Dans le monde et dans notre Pays légal en folie : revue de presse et d'actualité de lafautearousseau...
"Avant le conflit en Ukraine, nous produisions entre 10 et 15 systèmes CAESAr par an. L’an dernier, nous en avons livré 43, et nous en visons 65 l’année prochaine..." (de Nicolas Chamussy, sur OpexNews)
Dans deux articles intéressants (extraits) , le JDD "fait un point" sur le Canon Caesar... (rappel, ndlr : CAESAR, acronyme de CAmion Équipé d'un Système d'ARtillerie)
1. Guerre en Ukraine : "Le canon Caesar s’en sort très bien"
"INDUSTRIE. Le directeur général de KNDS France, Nicolas Chamussy, fait le point sur les enjeux actuels de l’entreprise, entre soutien à l’Ukraine et développement du char du futur, en exclusivité pour le Journal du Dimanche.
Le JDD. Le Maroc aurait choisi votre concurrent israélien pour un contrat de 36 pièces d’artillerie autotractées. Rabat se serait plaint de problèmes récurrents sur les canons Caesar...
Nicolas Chamussy. Si les forces marocaines avaient estimé que le canon Caesar n’était pas une bonne solution, elles n’en auraient pas commandé 36. Elles ont acquis non seulement ces canons, mais aussi les véhicules d’accompagnement, d’observation et le système de conduite des feux, qui contribuent à la performance globale et s’interfacent avec leurs systèmes de commandement.

2. Dans "Caesar : l'empereur du champ de bataille made in France"
"REPORTAGE. Le canon Caesar, bijou d’ingénierie française, s’impose sur le front ukrainien. Immersion exclusive au sein de l’usine KNDS, passée en mode économie de guerre.
Comme bien des usines en France, le site de KNDS, à Bourges, vibre au rythme métallique des machines. Dans ces hangars ultrasécurisés, le fracas de la ferraille résonne continuellement. Par moments, une voix humaine s’élève au milieu du vacarme, rappelant que derrière chaque robot, l’humain reste maître de la machine. « Deux cents personnes se relayent en trois-huit, l’usine ne dort jamais », plastronne le chef de l’établissement, Laurent Monzauge. Au bruit assourdissant s’ajoute l’odeur d’huile et des arômes métalliques. « Je viens sur le site une fois par semaine, et ces essences de parfum me prennent au nez à chaque fois », semble s’enivrer Laurent Monzauge, qui a commencé sa carrière dans l’entreprise en tant qu’ouvrier avant d’occuper un bureau établi sur un autre site, moins chantant, à une poignée de kilomètres.
C’est entre ces murs que la légende du canon Caesar s’écrit. Des tubes en acier brut de trois tonnes sont acheminés depuis la société métallurgique Aubert & Duval (Loire) pour y être taillés. « Notre usine façonne ces ébauches au long d’une trentaine d’opérations. À force de chariotage et d’alésage, la pièce de canon pèsera 1,9 tonne pour 9 mètres de long, un monstre sur le champ de bataille », détaille Gabriel Massoni, porte-parole de KNDS..."























