UA-147560259-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Actualité Monde - Page 124

  • En Israël, la tentation de l'exil : rester ou partir, le doute s'installe

     4489602_3_ea72_une-jeune-fille-court-vers-un-abri-a_0976f42a7fff52d9ed1a1fb59a936fda.jpg

    Ce sujet, généralement passé sous silence, est aujourd'hui souvent évoqué ouvertement jusque dans la grande presse. Ainsi, nous avons lu avec intérêt l'article du Monde* que vous pourrez consulter ci-après. Nous avons jugé intéressant de le donner à lire ici, au moment où George Steiner publie un nouvel ouvrage (Un long samedi, chez Flammarion) dans lequel il récuse le sionisme, au fond au nom d'une haute éthique juive, universelle, a-territoriale; et où Aymeric Chauprade refuse que l'anti-sionisme puisse être un élément déterminant de notre politique étrangère. Somme toute, un Intéressant débat ! Lafautearousseau   u 

     

    Dans quelques jours, Nitzan Cohen quittera Israël, le pays où elle est née, avec un billet aller simple, direction New York. Pour combien de temps ? Rien n'est encore tranché. Cette jeune femme de 27 ans, diplômée de psychologie, veut surtout prendre un peu le large. Détentrice d'un passeport américain, elle mûrit depuis plusieurs mois sa décision. L'opération "Bordure protectrice" menée cet été à Gaza n'a fait que renforcer son choix.

    "Israël est un petit pays avec une guerre tous les deux-trois ans, décrit-elle. La pression est constante." Nitzan a fait ses études à Beersheba, la capitale du Néguev, régulièrement exposée aux tirs de roquette du Hamas à Gaza. A chaque confrontation, l'alarme ne cessait de retentir, précipitant tout le monde aux abris. "J'aime mon pays, mais je ne trouve pas vraiment normal de vivre ainsi", explique-t-elle.

     

    « MAUVIETTES MÉPRISABLES »

    Quelque 30 % des Israéliens se disent aujourd'hui tentés par l'émigration, selon un sondage diffusé début septembre par la chaîne de télévision israélienne Channel 2. Pour en savoir plus sur les motivations des candidats à l'exil, il suffit de consulter la page Internet Quitter Israël, un site en hébreu délivrant conseils et témoignages. Les uns citent l'insécurité et la tension causées par un conflit qui n'en finit plus. Les autres évoquent une trop grande implication du fait religieux dans le quotidien. Pour beaucoup parmi les jeunes, c'est aussi le coût de la vie qui sert d'aiguillon au départ : depuis cinq ans, les salaires ont stagné tandis que les prix de l'immobilier ont explosé. "J'ai beaucoup de mal à trouver un appartement décent à un prix normal, rapporte Danna Frank, une résidente de Tel-Aviv qui vient de terminer son école de cinéma. Quand je lis ce que racontent sur Facebook mes contacts partis à Berlin, ça me fait sérieusement réfléchir : il est clair qu'on y vit mieux avec beaucoup moins."* 

    4489600_3_635e_parmi-les-motivations-des-candidats-a-l-exil_8d9a54617d6b13099bbc9c8f7de77782.jpg

    L'émigration existe depuis la création de l'Etat hébreu. Mais elle reste un phénomène qui fait débat dans un pays construit par ses immigrants. La langue reflète ce malaise : les Israéliens partis à l'étranger sont surnommés yordim, "ceux qui descendent", par opposition aux nouveaux venus, les olim ("ceux qui montent"). Dans les années 1970, le premier ministre Yitzhak Rabin n'avait que mépris pour ces déserteurs traités de "mauviettes méprisables". A l'automne 2013, un documentaire filmant le quotidien de jeunes Israéliens établis en Europe et aux Etats-Unis a relancé la polémique. Le ministre des finances Yaïr Lapid avait fustigé "ces gens prêts à jeter à la poubelle le seul pays qu'ont les Juifs parce que Berlin est plus confortable".

     

    « PARTIR SERAIT COMME TRAHIR »

    Pour le démographe Sergio Della Pergola, en dépit du tam-tam médiatique, le taux d'émigration est en réalité très faible. "Plus faible qu'en Suisse et dans la plupart des pays développés, précise-t-il. Et parmi ceux qui disent vouloir partir, il est difficile de distinguer ce qui relève de la discussion de salon ou du projet concret." Ce professeur à l'université hébraïque de Jérusalem affirme aussi que la question s'est banalisée : "Israël est une société plus mûre et la mobilité internationale y est devenue une donnée comme une autre." C'est ce que semble montrer l'enquête de Channel 2 : chez 64 % des sondés, le sujet de l'émigration suscite des réactions de bienveillance ou d'indifférence. Seuls 36 % y sont hostiles.

    Pourtant, les Israéliens tentés par l'exil confessent souvent une ambivalence face à leur projet. Michal et Avi (les prénoms ont été changés) ont vécu neuf ans à Londres. En janvier 2013, à la naissance de leur fille, ils sont revenus à Jérusalem. L'enchaînement de violences de l'été – kidnappings, meurtres et offensive sanglante à Gaza – les fait aujourd'hui douter. "La situation politique me désole et me donne envie de repartir, raconte Michal d'un ton voilé par l'émotion. Mais mes grands-parents ont choisi de quitter l'Allemagne et les Pays-Bas pour venir ici au début des années 1930. Partir définitivement après deux générations serait comme trahir un engagement."

     

    * Par Marie de Vergès - Le Monde, 20 septembre 2014            

  • La France face au mondialisme, de Jean-Yves Dufour par Louis Anders*

     b13fd0e6b1a98003781740f9959aeb48_LivreDufour.jpg

    La pensée politique française peut se retrouver dans des plis insoupçonnés. C'est en auto-édition qu'un jeune auteur a décidé de publier un ouvrage documenté sur la souveraineté, qui s'effrite en France année après année. Mais rien ne se perd jamais...

    « Le souverainisme n'est pas spécialement une idéologie mais simplement l'état politique d'une authentique nation libre ». Ces mots de Jean-Yves Dufour éclairent le but de La France face au mondialisme : montrer que le pays est de moins en moins souverain et que des forces travaillent à prendre ses pouvoirs. Livre militant qui appelle dans sa conclusion à la résistance dans tous les domaines possibles, mais ouvrage argumenté, détaillé de beaucoup d'anecdotes et d'informations vérifiées. Et développé à la manière d'une dissertation particulièrement travaillée.

    Qui sont et que veulent les mondialistes ? Rien de moins que la création de grands blocs continentaux unifiés dans l'optique d'un gouvernement mondial, affirme l'auteur qui cite toutes ses sources. Qu'a-t-on à y gagner ? Des dangers, essentiellement, à cause de l'éloignement des pouvoirs, estime-t-il. « Nous nous adressons à tous ceux qui ont senti que quelque chose clochait dans les décisions politiques nationales et internationales mais sans parvenir à définir exactement quoi ». Ce livre permet d'y voir plus clair.

    La France face au mondialisme, le nouveau paradigme, de Jean-Yves Dufour (livre auto-édité sur http://autres-talents.fr/, 9 euros). 

    Source Politique magazine (Site)

     

  • Islamisme - L’évêque chaldéen de Mossoul prévient les Européens : "Vous aussi vous êtes en danger"

     1037317548.jpg

    Lundi dernier (25.08) nous avons commenté la tribune de David Cameron au Daily Telegraph (17.08), s'inquiétant du risque que courent « les rues anglaises » d’être « bientôt à la merci des djihadistes  ». L'essentiel de notre commentaire tenait dans notre titre : "L’Europe commence à réagir, mais pour l’instant sans grande cohérence et mollement, à la menace islamiste, intérieure et extérieure".

    Voici qu'un reportage réalisé à Erbil, au Kurdistan irakien, par le journaliste italien Lorenzo Cremonesi pour le Corriere della Sera (19.08), nous donne à lire les déclarations de Mgr Amel Nona, archevêque chaldéen de Mossoul, l'ancienne Ninive,  qui a dû fuir à Erbil, avec des dizaines de milliers de chrétiens. 

    Nous en reproduisons ici quelques passages significatifs : 

    " Nos souffrances d’aujourd’hui constituent le prélude de celles que vous Européens et chrétiens occidentaux subirez aussi dans un proche avenir, si vous n'y prenez pas garde ; l'islam n'est pas une religion de paix ; rappelez-vous les paroles de saint Jean Paul II ". 

    " J’ai perdu mon diocèse. Le lieu physique de mon apostolat a été occupé par les radicaux musulmans qui veulent que nous nous convertissions ou que nous mourions. Mais ma communauté est toujours vivante (…) Je vous prie, essayez de nous comprendre. Vos principes libéraux et démocratiques ne valent rien ici. Vous devez repenser notre réalité au Moyen-Orient. Parce que vous accueillez dans vos pays un nombre toujours plus grand de musulmans, vous aussi vous êtes en danger. Combien de djihadistes ont vu le jour chez vous ! Vous devez prendre des décisions fermes et courageuses, même au prix de contredire vos principes de terre d'asile où seraient vécues la liberté, l'égalité et la fraternité. Vous pensez que tous les hommes sont égaux (…). L’islam ne dit pas que tous les hommes sont égaux. Vos valeurs ne sont pas les leurs. Si vous ne le comprenez pas à temps, vous deviendrez victimes de l’ennemi que vous avez accueilli chez vous ".

    Notre réflexion : il serait bon, utile, et politiquement important que Mgr Amel Nona communique son expérience à ses confrères français et européens, au Pape lui-même, et qu'il les persuade de la réalité des dangers qu'il signale. Mais là, nous avons affaire à un tout autre discours. Et ce n'est pas au bénéfice de nos sociétés.

     

  • Vous avez dit "service après-vente" ? ... Sissi est sarcastique mais il a, hélas, raison

    4372943_7_c35c_abdel-fattah-al-sissi-le-22-fevrier-2013-au_2d9aede83f61a3276f693d4cf2bfca44.jpg

    " C'est bien ce que vous avez fait en Libye, mais maintenant, il faudrait assurer le service après-vente. " 

    C'est ce que le président égyptien, le maréchal al Sissi, a déclaré aux députés français qu'il a reçus au Caire. Ce sont les paroles d'un homme d'expérience qui connaît la chaîne des causes et des conséquences.

    Mais, précisément, ce service après-vente, nous l'assurons, bon gré mal gré, bien obligés (!), au Mali et en Centre-Afrique. Sans exclure que puissent se créer, ailleurs, d’autres zones de tension, c'est-à-dire, pour être plus clairs, d’autres fronts. Chacun sait qu'à la chute du régime de Kadhafi, les armes libyennes pillées se sont largement répandues dans toute l'Afrique sahélienne et jusqu'au Proche-Orient ... Nous aurions pu en trouver, aussi, en Syrie, si, comme le recommandaient Nicolas Sarkozy, Bernard Henri Lévy et François Hollande, nous y étions imprudemment intervenus aux côtés des rebelles ou des terroristes qui les utilisent contre Bachar el Assad ... Ces terroristes que les Américains bombardent en Irak et nous aussi, peut-être, bientôt, à leurs côtés, avec les Anglais.

    L'incohérence de ces politiques - notre œuvre ! - est totale et rien ne semble pouvoir la corriger. Ainsi, Bernard Henri Lévy s'agite présentement en Ukraine, pour que nous nous engagions aux côtés des Ukrainiens contre les Russes.

    Mais est-ce que cela, comme le reste, c'est à dire les questions graves - d'ordre intérieur ou extérieur - qui se posent à la France comme autant de défis, est ce qui préoccupe la classe politique et médiatique française ? A Paris, Alain Juppé a annoncé, hier, sa candidature à la présidentielle de 2017 et, déjà, lamentablement, l'on ne parle plus que de ça; ce qui intéresse, c'est le combat de coqs qui s’annonce ...

     

  • Philippe de Villiers au Figaro : L'Amérique veut abattre Poutine pour installer son modèle de société en Russie

    philippe-de-villiers-rencontre-poutine_0.jpg

    Les propos de Philippe de Villiers au long de cet intéressant entretien dans le Figaro* concordent avec nos propres positions en matière de politique étrangère ou de de politique française. Il élargit sa réflexion en posant la question de la survie de notre civilisation. D'accord ou pas d'accord, on lira ces lignes comme une contribution à un débat essentiel  ♦   Lafautearousseau    

    LE FIGARO. - Alors que le Puy du Fou va être décliné en Russie, Vladimir Poutine vous a accordé jeudi un long tête-à-tête au Palais des tsars. Quel était l’objet de l'entretien ?

    Philippe de VILLIERS - L’objet de notre encontre était la signature du protocole portant sur la création du Puy du Fou Tsargrad en Russie. Le choix de la Russie s'est orienté vers le Puy du Fou pour mettre en valeur le patrimoine historique de la Russie et l'âme russe. Vladimir Poutine souhaitait, en me recevant, souligner le grand intérêt qu’il porte à cette déclinaison de plusieurs parcs historiques en Russie. J'ai été frappé par le charisme de l‘homme d’Etat, sa hauteur de vue, son attention pour les échanges culturels. J’ai été très impressionné par sa détermination à garder la Russie ouverte au reste du monde. C’est sans doute pour cette raison que cet entretien a pris, à ses yeux, une valeur synodique. Il m'a répété que la Russie était accueillante aux investisseurs étrangers et français. Pour le Puy du Fou, le projet russe est d'une grande importance car il va agréger à cette œuvre commune les plus grands artistes russes. Tout Ie monde en France connaît le Bolchoï ou le théâtre Mariinsky. Nous allons avoir les plus grands pianistes, danseurs, architectes, de ce pays de haute culture et de grande sensibilité.

    Avez-vous parlé de la guerre en Ukraine et des sanctions européennes qui frappent la Russie ?

    J’ai dit à Vladimir Poutine que le Puy du Fou venait poser devant lui un acte de paix. En effet, ai-je ajouté, les sanctions sont des actes de guerre, Ies coopérations sont des actes de paix. Tous les esprits pacifiques qui aiment l'Europe et la Russie veulent secrètement sortir de l'engrenage car ils savent que les sanctions sont des humiliations qui provoquent les peuples qui ont encore une fierté. C'est le cas de la Russie. Poutine a répondu : « J’accueille votre arrivée en Russie comme un signe de la nécessaire désescalade. »  J'ai souligné auprès de lui que, selon moi, l'avenir de l'Europe ne doit pas s’écrire sur le continent américain, mais sur le continent européen. L'Europe ne peut pas se faire sans la Russie' Il a cité l’expression du général de Gaulle « l'Europe de l'Atlantique à l’Oural », une Europe de forme confédérale qui respecte les souverainetés.

    Vous avez déclaré sur Europe 1 : « Ce qui manque à la France, c’est un Vladimir Poutine ». Qu’entendiez-vous par là ?

    Je n’ai fait que répéter ce que j'entends tous les jours autour de moi en France dans les milieux populaires, cette phrase qui revient dans la bouche des gens de bon sens : « Il faudrait aujourd’hui en France un gars comme Poutine à la place de Hollande ! » C'est-à-dire un chef d’Etat patriote, visionnaire et qui prend des décisions.

    Quel regard portez-vous sur sa conception de la démocratie et des droits de l'homme ?

    Vladimir Poutine est un chef d'État élu avec 63% des suffrages, de manière démocratique. Et j'ai pu mesurer son immense popularité, que ce soit à Moscou ou en Crimée, durant les jours passés là-bas. Quant à la question des droits de l’homme, Vladimir Poutine a exprimé des réticences devant les excentricités des Femen et la propagande de l'homosexualité. C'est la raison pour laquelle tous les chefs d'État occidentaux ont refusé d'aller aux Jeux olympiques de Sotchi. C’était absurde ! Le président Poutine ne veut pas donner la Russie aux Femen et à l’OTAN, on le comprend ! L'Amérique ne se comporte pas d'une manière raisonnable. Elle veut « otaniser » le monde entier et met le feu partout ! Ce qu'elle désire, ce n'est pas seulement l’Ukraine dans l’OTAN, c'est aussi abattre Poutine pour prendre la Rassie et y installer son idéologie multiculturaliste, mondialiste et consumériste. Elle veut imposer son modèle de société, en particulier aux pays enracinés qui lui résistent.

    Que répondez-vous à ceux qui estiment que vous jouez le jeu de propagande russe ?

    Une députée socialiste a dit que j'agissais contre l’Europe. Je lui réponds que j'agis pour la paix et l’amitié franco-russe mais que, hélas, l’Europe aujourd’hui n'agit pas pour elle-même, mais pour la politique américaine, sous l’impulsion de José Manuel  Barroso, Herman Van Rompuy et François Hollande. L'Europe est devenue la cinquante et unième étoile du drapeau américain. J'accuse l'Amérique de chercher la guerre partout dans le monde parce qu’elle y voit la seule solution d'écluser sa dette monstrueuse due au mondialisme de ses dirigeants.

    Lire la suite

  • Quand Christophe Barbier a raison

    Nous relevons dans l'édito de Christophe Barbier du dernier numéro de l'Express (13-19 août 2014), deux affirmations avec lesquelles nous sommes pleinement d'accord.

    Elles méritent d'être signalées. Les voici :

    "La France a tort de ne pas procéder dès à présent à des frappes aériennes contre les djihadistes".

    et, décision qui devrait "déjà avoir été prise par François Hollande : augmenter le budget de l'armée française, car demain sera guerrier".

    Nous avons écrit et répété maintes fois, ici, que le budget de notre Défense devrait être porté à 4% du P.I.B. ! L'augmenter au lieu de le réduire, ce serait déjà ça ! 

    5181333272383.jpg

  • Globalisation ou confusion ? Une table ronde passionnante, au Collège des Bernardins

     

    Il nous est arrivé d'exprimer notre désaccord avec les orientations actuelles de l'Eglise catholique en certains domaines politiques précis. Précis et de grande importance pour l'avenir de nos sociétés. Par exemple, en matière d'immigration. Par exemple, encore, sur la vision qu'a l'Eglise de la mondialisation. Orientations, analyses, exhortations qui, parfois, nous sont apparues comme  de dangereuses illusions. Dangereuses, en tout cas, pour notre pays et notre civilisation - ou ce qu'il en reste.

    Y-a-t-il aussi, dans la mouvance catholique, tout près du Saint-Siège, tout près du Pape, des cercles d'influence, des communautés, des institutions, des intelligences, en qui l'on puisse reconnaître réalisme, lucidité, sagesse politiques, ampleur des vues et des idées ? Sans aucun doute si l'on se réfère à l'exemple de ce colloque, organisé au Collège des Bernardins et régulièrement diffusé par KTO, la chaîne de télévision catholique. On l'aura compris, il s'agit en grande partie de géopolitique.    

    La vidéo est longue; elle dure 1h40. Mais elle nous paraît importante. Et tous ceux que la réflexion géopolitique passionne devraient l'écouter avec intérêt et, même, avec un vrai plaisir. 

    Une recommandation, un souhait : que l'on ne se hasarde pas à écrire un commentaire sans l'avoir écoutée ! Les idées générales - toujours les mêmes - devraient céder la place, en l'occurrence, à la réflexion que peut susciter chez nous tous, les analyses réalistes et lucides de ce remarquable colloque.

    Nous signalerons, en particulier, les interventions de Lucio Caracciolo, directeur de la revue italienne Limes et celle de Jean-David Levitte, ambassadeur de France, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques, l'une et l'autre empreintes, à notre avis, d'une remarquable lucidité.    

     

    Lafautearousseau

     

     

    Diffusé le 08.07.2014 - Durée 100 mn

    La géopolitique de la globalisation. Etat des lieux, Lucio Caracciolo, directeur de la revue Limes ; un monde en transition accélérée mais sans pilote, Jean-David Levitte, ambassadeur de France, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques ; Que peut-on faire ? Quel chemin pour l'Europe dans la globalisation ?, Mario Giro, sous-secrétaire d'État aux affaires étrangères du gouvernement Matteo Renzi. Répondant : Andrea Riccardi, ancien ministre italien, fondateur de la Communauté de Sant'Egidio ; Modérateur: Antoine de Romanet, codirecteur du département Société Liberté Paix, Collège des Bernardins.

  • Mais que va donc faire John Kerry à Bagdad ?

    4443048_5_4b6e_des-membres-des-forces-speciales-irakiennes_64113727e4cb4f82744144529a7af878.jpgSomme toute, Barak Obama a recueilli des Busch père et fils un héritage bien embarrassant, en Irak, alors que les Etats-Unis ont rouvert un cycle isolationniste et que, dans la conscience américaine, Bagdad, l'Irak, le Moyen-Orient, après l'avoir obsédée, sont maintenant redevenus lointains, très lointains. Mieux aurait valu qu'ils le restent ? Sans doute. En tout cas, à Washington, on aimerait bien ne plus avoir à y penser. Mais comment s'en désintéresser tout à fait, quand le chaos que les Américains y ont eux-mêmes semé explose, aujourd'hui, jusqu'aux portes de Bagdad ? Alors John Kerry se rend en Irak et les paroles qu'il y prononce, en parfait décalage avec les réalités dramatiques du terrain, sont déconcertantes de naïveté banale. Sans la moindre chance d'être écouté, il appelle les Irakiens à "dépasser les considérations confessionnelles", tandis que, de leur côté, les présidents Obama et Hollande plaident curieusement pour un impossible "gouvernement d'union nationale". Mais quelle union ? Quelle nation ? Comme il est difficile, pour ces gens-là d'oublier leurs schémas politiciens habituels, de prononcer d'autres paroles que vaines, nulles et non avenues !

    Lire la suite

  • Russie, Irak, Espagne : Trois liens partagés sur notre page Facebook, par Hélène Richard-Favre, par Jean-Louis Faure et par Jean-Philippe Chauvin

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Ce 17 juin, deux journalistes russes, ont été tués dans la région de Lugansk suite à l'attaque massive de zones ne contenant aucun objectif...  
    ___________________ 



    564197_101793823294807_820514040_n.jpg

     

     

    Jean Louis Faure 

    IRAK

    un supplétif des Etats Unis; rien n'a beaucoup changé ...

    http://www.lepoint.fr/monde/irak-les-mensonges-de-tony-blair-19-06-2014-1837761_24.php

     

     
    Un chercheur affirme avoir clairement prévenu Tony Blair en 2003 des risques d'une déliquescence de l'État irakien et d'une guerre confessionnelle.
     
    _____________________
     
    Quelques mots sur la monarchie espagnole en ce jour d'intronisation... 
     
     
    (La Nouvelle-Chouannerie, ou le Blog de Jean-Philippe...)
     
  • Le "tweet" de Mariani - qui dit vrai - renvoie au livre de Tidiane N'Diaye, qui dit vrai aussi : Le génocide voilé...

    C'est sans aucun "état d'âme" que nous avons - dès qu'il est "sorti" - repris le tweet de Thierry Mariani sur notre Compte twitter A.F.Royaliste :  

          Retweeted by lafautearousseau

     ·  7 mai

    .L'enlèvement par secte rappelle que l'Afrique n'a pas attendu l'Occident pour pratiquer l'esclavage

     

    Pourquoi ? On se souvient des propos pour le moins surprenant de Christiane Taubira sur la repentance. Une Christiane Taubira qui est, certes, pour une certaine repentance, oui, mais qui est, en même temps, bel et bien contre certaines repentances malgré tout... Elle n'a en effet pas craint de faire cette déclaration, pour le moins surprenante :  

    "...Il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane, pour que les "jeunes Arabes" ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes..." (!).

    genocidevoile-e1ca9.jpgOn sait qu'il y a une "Loi Taubira" sur l'enseignement de l'escalavage, qui ne reconnaît que "...la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XV° siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe"

    Ce à quoi l’anthropologue et économiste Tidiane N’Diaye, spécialiste des civilisations négro-africaines et de leurs diaspora, répond dans Le Génocide voilé (1) :

    "Les Arabes ont razzié l’Afrique subsaharienne pendant 13 siècles sans interruption. La plupart des millions d’hommes qu’ils ont déportés ont disparu du fait de traitements inhumains. La traite négrière a commencé lorsque l’émir arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un accord en 652 les obligeant à livrer annuellement des centaines d’esclaves. Ce fut le point de départ d’une énorme ponction humaine qui devait s’arrêter officiellement au début du XX° siècle...

    Sous l’avancée arabe..., des millions d’Africains furent razziés, massacrés ou capturés, castrés et déportés vers le monde arabo-musulman. Cela dans des conditions inhumaines, par caravanes à travers le Sahara ou par mer, à partir des comptoirs à chair humaine de l’Afrique orientale..."

    Il ne faut pas trop l'évoquer ?...

    Vraiment ?...

    (1): Le Génocide voiléGallimard, 288 pages, 21.5 euros.   

    taubira,repentance,jeunes,islam,traite negriere

  • La guerre civile en Irak, par Champsaur

    Insupportable loi d’une triste modernité, une information chasse l’autre. Les attentats se succèdent en Irak sans que le décompte des morts ne reçoive une considération au moins égale à la guerre civile en Syrie. Mystère de la diplomatie selon l’ONU …

    Le 29 Octobre 2013 le Sénat américain écrivit une lettre ouverte très officielle et ferme de mise en garde au président Obama quelques jours avant la visite du patron de l’Irak, le chiite Nuri Kamal Al-Maliki (photo, ndlr), mis en place par les Américains comme premier ministre.

    Le 1er Novembre Le Figaro titrait « En proie à la guerre civile, l'Irak se tourne vers l'Amérique ». Il s’avérait que la visite de Maliki visait surtout à acheter une liste de matériels militaires, terrestres et aériens, tout en gémissant sur la violence d’une situation qu’il ne contrôle pas.

    irak NURiI AL-MALIKI.jpg

    Lire la suite

  • Bruit de bottes en Oubangui-Chari, par Louis-Joseph Delanglade

    Que se passe-t-il en République centrafricaine ? La coalition militaire dite « Séléka », originaire du nord du pays à majorité musulmane, renverse, en mars 2013, M. Bozizé au profit de M. Djotodia. Aussitôt celui-ci la dissout mais elle continue de facto d’exister et sème désormais la terreur dans la population, ses exactions plongeant le pays, notamment le nord-ouest (région de Bossaonga), dans le chaos. Les violences, d’abord ethniques (éleveurs nomades musulmans d’un côté, paysans sédentaires chrétiens de l’autre), sont maintenant ouvertement confessionnelles – les chrétiens étant, comme c’est trop souvent le cas ailleurs, victimes du fanatisme islamiste.  

    121229-rebelles-s%C3%A9l%C3%A9ka-gabonews.jpg

    Jeudi 21 novembre, M. Fabius affirme que la Centrafrique « est au bord du génocide », tandis que M. Hollande précise que la France n’acceptera pas que « des massacres » se produisent dans ce pays. Voilà qui rend plus que probable un prochain et rapide engagement militaire français. Faut-il s’en réjouir ou, à tout le moins ne pas le désapprouver ? Sans doute mais à condition de tirer toutes les leçons de l’opération Serval qui, rappelons-le, n’est pas vraiment terminée. 

    D’abord, cette intervention devrait s’inscrire dans le cadre d’une véritable politique française en Afrique, une politique qui soit totalement décomplexée. Il est peu satisfaisant d’entendre M. Hollande indiquer que la France est prête à accompagner l’action de la communauté internationale, et qu’elle attend donc l’aval du Conseil de sécurité des Nations Unies. Encore moins d’entendre M. Fabius dire que « l’ONU va donner une permission d’intervenir ». Sommes-nous donc tombés si bas ?

     

    Ensuite, cette intervention devrait illustrer une cohérence stratégique globale. Le mouvement « Séléka » en pleine radicalisation est sans doute en passe de devenir une sorte d’armée « djihadiste ». Or, la nébuleuse islamo-terroriste est financée par les pétro-monarchies sunnites du Golfe, les mêmes qui rêvent de renverser M. Assad en Syrie et de contrecarrer l’Iran chiite – cibles permanentes de la diplomatie française. Combattre les islamistes ici, les soutenir là : combien de temps ce grand écart sera-t-il possible ?

     

    Enfin, et surtout, il faut se donner les moyens de sa politique. Or le budget de la Défense ne cesse, année après année, de subir des coupes drastiques – ne vaudrait-il pas mieux amputer, voire supprimer, certains postes de notre généreuse politique « socio-humaniste » (comme la cmu ou le financement des « associations ») ? Le résultat est que la France reste cruellement dépendante aussi bien pour certaines technologies de pointe que pour du matériel plus basique mais non moins indispensable comme on l’a vu au Mali.

     

    Simple force d’appoint pour la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique, supervisée par l’Union africaine) dans son ancienne colonie ? La France vaut quand même mieux que cela.

  • Nuit, Silence et Amulettes… par Champsaur

    L’auteur a passé une quinzaine d’années dans les Services Spéciaux français, dans des activités opérationnelles, SDECE nom changé en DGSE. C’est donc perplexes et éberlués que nous sommes nombreux à avoir observé le déluge sur des activités de la NSA, sigle ne signifiant nullement Nuit, Silence et Amulettes, mais National Security Agency.

     

    Ce département de la communauté du renseignement américain est très connu des professionnels ainsi que de la littérature spécialisée, ce qui représente au niveau international beaucoup de monde. Même s’il ne l’est pas du grand public …

     

    Et donc cette vague d’étonnements, de surprises feintes, d’indignations théâtrales, d’affabulations accusatrices ont certes occupé des pages et des heures de media, mais sans que l’on perçoive le but de cette agitation, qui de toute évidence ne modifiera pas l’utilisation intensive de moyens techniques sophistiqués pour la promotion des intérêts des États Unis d’Amérique. 

    nsa.jpg

    A Fort Meade, au plus près des oreilles de la NSA... :

    http://www.liberation.fr/monde/2013/06/26/a-fort-meade-au-plus-pres-des-oreilles-de-la-nsa_914019

    Lire la suite

  • Turquie (2/2). Et, pourtant, on peut "rire jaune" : on aura été prévenus !...

    erdogan kosovo.jpg

    Source : Le Figaro magazine, 7 novembre 2013