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Actualité Monde - Page 125

  • La Libye du Boulevard Saint Germain : Une guerre civile ? (I/III), par Champsaur.

    Le terme peut sembler excessif, mais c’est celui retenu par le pertinent analyste, ex officier, Patrick Haimzadeh (Au cœur de la Libye de Kadhafi, chez J.C. Lattès). 

    LYBIE AU COEUR DE LA LYBIE DE KHADAFI.jpg 

    200 pages, 15 euros

    Que sait-on vraiment de la Libye ? Que dissimule la personnalité fantasque et mégalomaniaque du colonel Kadhafi… Pour tenter de mieux cerner les origines et les enjeux de la guerre civile, et pour comprendre comment ce régime a pu perdurer plus de quarante ans, Patrick Haimzadeh, l’un des meilleurs connaisseurs de la Libye, nous propose un tableau clair et complet de ce pays. 
    Il y est question d’histoire, des conquêtes phéniciennes jusqu’à la Libye actuelle, en passant par l’occupation italienne, de géographie humaine aussi, où l’on apprend que cette région a toujours été une interface entre Maghreb et Machreq, ainsi que de culture. 
    Cet ouvrage se nourrit d’entretiens multiples effectués ces dernières années, avec des Libyens de tous horizons, mais également d’imprégnation de terrain et de confidences recueillies au fil d’amitiés suivies. 
    C’est donc autant à un voyage livresque qu’incarné que nous convie l’auteur. On y trouvera notamment le portrait d’une ville ordinaire, Tobrouq, essence même de l’échec du système kadhafien, ou encore celui d’un jeune entrepreneur de Tripoli, et, bien sûr, des pages édifiantes sur la véritable nature du Guide, de son épopée et de son régime. 
    Mais la Libye, c’est avant tout un peuple de plus de quatre millions d’habitants dont la grande majorité n’a d’autre aspiration que de vivre dans la dignité et la paix.

     

     

    * Patrick Haimzadeh est arabisant et spécialiste de la Libye où il a été en poste diplomatique pendant plusieurs années. Outre la connaissance des organes officiels du pouvoir, ce séjour lui a permis d’aller à la rencontre du pays réel. Il a travaillé auparavant en Egypte, en Irak, au Yémen et au sultanat d’Oman, pour le compte de la France ou des Nations Unies, en tant que coopérant, analyste ou négociateur dans des contextes de crise. Il vit maintenant à Paris, dans le 18e arrondissement.

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  • "Egypte, l'espoir déçu" : les reportages, et les "pages" de France info, qui confirment et valident l'analyse de Champsaur...

    C'est peu de dire que "ça bouge", en Egypte : 14 millions de personnes dans les rues du pays, contre le président récemment élu !...

    Les 18, 19 et 20 juin derniers, Champsaur nous a proposé une analyse approfondie et fort documentée : Egypte : Islamisation ou chaos. Ou les deux ( à lire ou relire ici : partie I, partie II, partie III). Il y expliquait entre autre, pour ceux qui l'ignoraient, la "première manche" gagnée par le Président sur l'armée, mais la seconde gagnée par l'armée sur le Président...

    Or, voici qu'à peine une semaine après, le 25 juin, France info dresse un "état des lieux", publie sur son site une très intéressante et très complète "page" d'information, et donne la parole - entre autres... - à Vanessa Descouraux : le tout vient confirmer, en tous points, ce qu'écrivait Champsaur dans ces colonnes, une semaine avant : le rapprochement s'impose, et il est instructif...

    Et, le lundi 1er juillet, après l'imposante manifestation de rue et l'ultimatum lancé au président Morsi, France info diffusait des commentaires confirmant ceux du 25 juin... 

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    Dans les rues de toute l'Egypte, ils ont été 14 millions, comme lui !....

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  • Égypte : Islamisation ou chaos. Ou les deux. (III/III)

    7. Quelle nouvelle constitution ?

    Dans un tel contexte il était inévitable que la nouvelle constitution soit l'objet de vives critiques. Les opposants estiment qu'elle n'est pas assez représentative du peuple, (coptes et libéraux n'ayant pas participé aux travaux de sa rédaction) et dénoncent son caractère islamique. Pour eux de nombreux passages remettent en question les libertés religieuses et individuelles. Parmi ces passages se trouvent la place de la Charia, la loi islamique. Les auteurs du projet ont conservé la formulation de la précédente Constitution, c'est-à-dire que les principes de la Charia sont les principales sources du Droit. Mais ils ont également précisé que ces principes font l’objet des interprétations de l'institution religieuse sunnite d'Al Azhar. Cela confère à une institution non démocratiquement élue, le pouvoir de définir les lois. De plus, deux clauses limitent la liberté d'expression : la première interdit toute insulte au prophète, et la seconde sanctionne les insultes aux personnes physiques. La liberté de culte n'est assurée qu'aux pratiquants des religions monothéistes. Concernant les droits des femmes, militants des droits de l'homme et opposants déplorent la révision du texte précédent, qui affirmait que l'égalité entre les sexes était garantie, selon la loi islamique. Le nouveau texte lui, reste assez flou en se contentant de déclarer que "tous les citoyens sont égaux devant la loi et égaux en droits et en devoirs sans discrimination". 

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     Le nouveau Président présente la nouvelle Constitution...

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  • Égypte : Islamisation ou chaos. Ou les deux. (II/III)

    1. L’Armée égyptienne pèse d’un poids considérable, autant par le budget qu’elle contrôle, et ses dérivés (comme l’immobilier), que par la force qu’elle peut déployer. Équipée par les États Unis depuis Camp David (1978). Le 8 décembre au matin, l’armée égyptienne a mis en garde les Frères musulmans, rejetant les méthodes du président Morsi, à savoir les pleins pouvoirs qu’il venait de s’octroyer afin de faire adopter en force une constitution théocratique. Elle laissa une option aux Frères musulmans : oui aux élections législatives pour élire une assemblée constituante, mais à la condition qu’ils ne présentent pas des candidats partout ; afin qu’ils ne soient pas majoritaires dans la future assemblée et pour qu’ils ne puissent pas y faire rédiger une constitution islamiste. Cependant, galvanisés par leurs succès et disposant alors d’une immense popularité, les Frères musulmans revinrent sur leur engagement et ils décidèrent de présenter partout des candidats. A l’issue du scrutin ils obtinrent la majorité parlementaire, ce qui leur permit de dicter la future constitution. L’armée qui avait été bernée tenta bien de s’opposer à la rédaction de la constitution islamiste mais les islamistes répliquèrent en lançant des masses vociférantes dans la rue. Devant ces démonstrations de force, l’armée choisit de reculer. 

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  • Égypte : Islamisation ou chaos. Ou les deux. (I/III)

    Une date et un lieu : 17 décembre 2010, Sidi Bouzid, Tunisie. Le suicide par le feu d’un jeune diplômé au chômage se débattant dans sa misère. Et le début d’une série de soulèvements propagés de manière inattendue. L’orientaliste Antoine Sfeir y va d’un brin d’humour : "Hosni Moubarak arrive au paradis, où il rencontre Nasser et Sadate ; les deux lui demandent : "kalachnikov ? poignard ? poison ?", et Moubarak de répondre "Non, Facebook …".

    Nous l’avons déjà écrit à de nombreuses reprises, il n’y a aucune unicité de motivations dans les révoltes des peuples arabes contre des présidents prédateurs à bout de souffle. Il faut exclure le cas de la Libye, pays très riche et peu peuplé, où s’est déclenché un soulèvement tribal, Cyrénaïque contre Tripolitaine, et trois pays occidentaux intervenant sous un prétexte très fallacieux sans considération pour la suite et les prolongements en dehors des frontières, en arrachant une résolution à l’ONU, d’ailleurs largement contournée (la 1973, du 17 Mars 2011). 

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  • Ce mercredi 19 juin : le procès du Qatar contre Mezri Haddad

    mezri haddad 1.jpgPour la première fois dans son histoire, le Qatar, via Al-Jazeera, s'attaque à une personnalité en s'en prenant à Si Mezri. La plaignante est Khadija Benguenna journaliste de la Jet-Set Qatarie - que cette affaire dépasse de loin d’après ses confidences... - : voici en vidéo l’origine du délit : http://www.tunisie-secret.com/Al-Jazeera-poursuit-en-justice-Mezri-Haddad_a459.html.

    Ce procès aura lieu le mercredi 19 juin à 16h30, devant la 17eme chambre du Tribunal de Grande instance de Paris, au Palais de Justice, 4 boulevard du Palais, 75001 Paris.

    Voir aussi :

    http://www.desinfos.com/spip.php?article36440

    http://www.espacemanager.com/actualites/mezri-haddad-contre-al-jazeera-enfin-le-proces-tant-attendu.html

  • Le chef du gouvernement turc condamne les "ismes", en oubliant simplement le pire de tous !...

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    Et le marxisme-léninisme, alors ? La mémoire de Monsieur Erdogan semble aussi "sélective" (!) que son esprit est faux...

    Sans compter que, ultra contesté en ce moment chez lui-même, en Turquie, il lui est reproché par la rue son "islam-isme" (un comble, pour celui qui condamne les "ismes", du moins ceux qu'il n'a pas oubliés !...), et la même rue considère son attitude vis-à-vis des manifestants comme du... fascisme !

    On ne parle pas de corde dans la maison d'un pendu !...

  • La Chine et sa Défense Nationale, par Champsaur

    Dans la semaine du 22 Avril, la France a eu la très mauvaise surprise de se voir infliger un nouveau Livre Blanc sur la Défense. Mais ne grossissons pas le trait. Sa place dans les media fut très éloignée de la pathologie de DSK, ou de la biologie nouvelle à la mode Taubira. Il ne s’agissait que de notre Défense Nationale, son budget, son avenir, sa Loi de programmation. Question traitée dans le registre des célèbres prédécesseurs des gouvernants d’aujourd’hui. Comme Léon Blum en 1933, « Du moment qu'on démolit l'armée (française), j'en suis ", faisant écho à Maurice Thorez, à l'Assemblée nationale : " Nous ne croyons pas un seul instant à la Défense nationale... Les prolétaires n'ont pas de patrie ".

    Le 19 Décembre 1933 Léon Blum déclare à la Chambre : «  Nous serons toujours contre la prolongation du Service militaire (…) C’est une erreur de placer la sécurité d’une nation dans sa force militaire » (Cité par Léon Daudet dans l’AF n° 353 du 19 Décembre 1933, « Daladier à la botte de Léon Blum »).

    Il y a six ans, le 20 Juin 2007, le Monde titrait « Dépenses militaires, Un réarmement mondial, elles retrouvent le niveau de la guerre froide ». Et beaucoup d’articles pour dire et redire que la course aux armements était relancée. C’est pourtant dans ce contexte que notre document sorti d’un comité théodule tels que nos gouvernants du jour en raffolent, fut la justification à un nouveau coup de rabot sévère sur le budget d’une institution déjà tellement malmenée les années précédentes, malgré les dénégations, faisant écrire à un connaisseur de la chose militaire « Et la réflexion stratégique dans cette affaire ? » (Les Echos, 7 Mai 2013). Inutile de cacher que l’on paie le résultat direct du retour dans le commandement intégré de l’OTAN. 

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      Le missile intercepteur KT-2 est utilisé dans le système de défense antimissile que la Chine est en train de mettre en place...

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  • Mali, terrorisme islamique et Pôle emploi...

    IMMIGRATION ALGERIENS.jpgNous avions déjà posé la question, il y a quelques temps, lors de l'arrestation d'un djihadiste appelé "français" par les médias : français de plastique peut-être, disions-nous, mais "français de coeur et d'esprit", comme le disait le Père de Foucauld, certainement pas !

    Et d'une; puis venait notre question : par contre, ce "jeune" a peut-être tué un (ou plus...) de nos soldats...

    Aujourd'hui c'est un députe UMP qui relaie - le sachant ou non - notre interrogation : Christophe Guilloteau se met à parler d'eux comme nous, les appelant "des hommes résidant en France" : là, c'est plus clair, et surtout beauoup plus juste, que "Français" !...

    Comme Caton l'Ancien, avec son "Delenda est Cartago", nous devons populariser le slogan DECHEANCE/EXPULSION en le reprenant à chaque fois, à chaque "affaire", à temps et à contre-temps 

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    Déchoir expulser et donc remettre en cause la nature du Système qui est le nôtre.pdf 

  • Chypre, le coupable idéal, par François Reloujac*

    Alors même que la crise chypriote n’a pas fini de dérouler ses conséquences, il est déjà possible d’en tirer quelques enseignements partiels. Le premier de tous, c’est de constater que la solidarité européenne est un leurre et l’euro un piège.

     

    Lorsque, en 2004, sous la pression de la Grèce, Chypre est entrée dans l’Union européenne, celle-ci avait préféré ignorer que le nord de l’île était occupé par la Turquie. L’UE avait même commencé par verser des subventions à ce nord occupé ! Mais, à l’époque, personne ne voyait d’obstacle sérieux à cette adhésion : Chypre était le plus riche de tous les états qui demandaient leur adhésion.

    De fait, le secteur financier de l’île – dont on parle beaucoup aujourd’hui – était déjà développé et représentait environ 20 % de son PIB. Héritage de l’occupation britannique, les banquiers chypriotes avaient été formés à bonne école par les financiers de la City. La république de Chypre, trait d’union entre l’Europe et le Moyen-Orient, possédait un système financier essentiellement axé sur les flux de capitaux, plus que sur les placements. 

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  • Mythes et manipulations de l'histoire africaine - Mensonge et repentance, par Bernard Lugan

     Bernard Lugan a prononcé une conférence extrêmement instructive et documentée, le 14 mars dernier, devant le Cercle Algérianiste de Marseille, que préside Jean-Louis Hueber : Mythes et manipulations de l'histoire africaine - Mensonge et repentance. La soirée, parfaitement réussie, devait s'achever par un repas regroupant de nombreux convives. Nous avons assuré l'enregistrement vidéo de la conférence de Bernard Lugan et, compte tenu de la masse d'informations qu'elle apporte sur la situation présente de l'Afrique, où la France se trouve actuellement engagée, nous la reproduisons ici. Nous remercions chaleureusement le Cercle algérianiste de nous y avoir autorisés.  

  • Il ne faut pas céder l'îlot de Tromelin, par François Jourdier

    (Sur Boulevard Voltaire)
    http://www.bvoltaire.fr/francoisjourdier/il-ne-faut-pas-ceder-lilot-de-tromelin,19156?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=0266d47b8d-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email

    Pour avoir une idée un peu plus nette de c'est qu'est une ZEE (Zone économique exclusive)et de ce que représente la sienne pour la France, voir dans notre Album L'aventure France racontée par les cartes.... la photo "La deuxième puissance martime mondiale" et les deux suivantes : "L'exemple de l'îlot de Clipperton"... et "La Polynésie française à l'échelle de l'Europe"

  • LA GALÈRE SYRIENNE, par Louis-Joseph Delanglade

    Nouveau coup de chaleur à gauche à propos de la Syrie où deux ans de « conflit » auraient fait soixante-dix mille morts et un million de déplacés et/ou réfugiés. M. Hollande ne se contente plus de la reconnaissance du contre-gouvernement formé par l'opposition et de l'échange d'ambassadeurs, il veut désormais – de concert avec M. Cameron – que soit levé l'embargo européen sur les armes à destination de la Syrie, quitte à passer outre à l'absence de consensus.  

    Les explications de MM. Hollande et Fabius sur le fond sont peu convaincantes. « La pression militaire fera ressurgir une solution politique » affirme gratuitement le président – plus pragmatique, Mme Merkel dénonce le risque de dissémination d'armes imprudemment livrées. « Il faut éviter tout ce qui pourrait entraîner une déflagration générale », lance de façon quelque peu incohérente le ministre – plus sagement le chancelier autrichien dit craindre une surenchère de la Russie et de l'Iran. Par ailleurs, certaines questions embarrassantes sur les « rebelles » ne sont pas posées. Ainsi, qui peut croire que « Bachar » - comme aime à le nommer M. Fabius, inutilement méprisant – fait depuis deux ans tirer sur un peuple unanimement dressé contre lui ? Comment penser que la puissante armée syrienne éprouverait tant de difficultés face à de simples gavroches ? Pourquoi nier qu'il s'agit non seulement d'une guerre civile mais plus sûrement d'une insurrection fomentée et armée par l'étranger sunnite (Qatar et Arabie Saoudite notamment) ? Pourquoi, tout simplement, ne pas y voir un nouvel épisode de la lutte entre le pouvoir alaouite des Assad et l'extrémisme sunnite (qu'on se rappelle l'écrasement militaire de la révolte des fondamentalistes sunnites, menée par les Frères musulmans, à Hama en 1982,  avec plusieurs dizaines de milliers de morts) ? 

    Quant à la sous-évaluation du danger islamiste, elle laisse pantois. « Plus la guerre continue, plus il y a des risques d'extrémisme » dit l'un; « le meilleur rempart contre l'extrémisme c'est la Coalition nationale syrienne » dit l'autre. MM. Hollande et Fabius seraient-ils donc les seuls à ignorer que les extrémistes du front Al-Nosra constituent déjà l'armature de la rébellion - au point que le toujours bien informé Los Angeles Times vient de révéler que la CIA a désormais pour objectif de faire liquider par des drones les chefs islamistes radicaux de Syrie ? Seraient-ils donc les seuls à ignorer que ces islamistes attirent là-bas de plus en plus de djihadistes étrangers, clones de ceux-là mêmes que nos soldats combattent actuellement au Mali - comme le souligne M. Oussama Suleiman, surnommé « le comptable de l'hécatombe syrienne » et peu suspect de sympathie pour le régime de M. Assad ? Seraient-ils donc les seuls à ignorer que ce sont les islamistes qui ont raflé la mise des « printemps arabes » de Libye, d'Egypte et de Tunisie – malgré les aides directes et indirectes des démocraties occidentales à leurs adversaires ?  

    Si les risques d'une levée de l'embargo sont  évidents, la France a-t-elle au moins un quelconque intérêt qui viendrait justifier la chose, comme c'est au fond le cas au Mali ? Nullement (en tout cas, il n'en est jamais question dans les propos officiels). Alors, pourquoi ? De bien mauvaises langues prétendent que l'affaire syrienne n'est qu'une échappatoire pour M. Hollande, peu à son avantage par ailleurs. Mais c'est sans doute, et  plus simplement,  l'idéologie qui explique la poussée de fièvre élyséenne. Il n'est que de considérer ses soutiens : l'appareil socialiste (entre autres MM. Désir et Cambadélis) qui se répand dans des médias complaisants, et dans la rue  les nouveaux va-t-en-guerre d'Amnesty International, d'E.E.L.V. et du N.P.A. ! On prône et on défend – quoi qu'il puisse en coûter au pays – les  «valeurs utopiques » de la démocratie universelle. 

    Il y aura forcément un vainqueur et un vaincu en Syrie. Le danger pour la France réside dans le jusqu'auboutisme de MM. Hollande et Fabius : si demain l'embargo est levé, il n'y a aucun doute qu'ils feront un pas de plus dans leur engagement, ce qui n'est pas peu inquiétant – car qu'irions-nous faire dans cette galère ?  

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    S'ils tiennent à ramer, qu'ils le fassent sans nous !

     

  • AFRIQUE, QUAND TU NOUS TIENS … par Louis-Joseph Delanglade

    Au début du mois, un article du « Figaro » (reproduit, d'ailleurs, dans ce blog) révélait que le gouvernement de Londres n'avait pas hésité à déchoir de leur nationalité britannique des « binationaux » pour cause de lien avéré avec une entreprise terroriste islamique : il est apparu à l'exécutif qu'un tel engagement renvoyait ipso facto, et du coup de jure, le « bi » à ses seules origines ethniques. D'ailleurs, certains de ces déchus ont par la suite été tués dans des opérations militaires anti-terroristes en Somalie ou ailleurs, justifiant ainsi la décision londonienne.


    En France, le sujet est tabou. Arc-boutée sur son idéologie immigrationniste et sur sa prétention à transformer les gens d'un coup de baguette « républicaine », l'ensemble du pays légal élimine toute allusion au problème par l'ostracisme intellectuel ou le légalisme aveugle. Il n'est certes plus besoin de prouver que l'incorporation massive dans le corps national, par naturalisation ou droit du sol, de centaines de milliers d'étrangers, a pour conséquence collatérale de « franciser » un nombre considérable de voyous : les noms de la majorité des délinquants parlent d'eux-mêmes... Mais c'est bien la tolérance à l'égard de la « binationalité » qui pose problème. Outre que, le plus souvent, la double nationalité ne correspond à aucune réalité juridique, elle permet à trop de gens de profiter de leur nationalité française pour servir des intérêts étrangers, voire hostiles à notre pays.

    On apprend ainsi que, si plusieurs Français ont été arrêtés à l'occasion des événements du Mali, tous, semble-t-il, sont des “franco-xxx” : « franco-congolais », « franco-malien », « franco-algérien », etc. M. Le Drian nous explique qu'il s'agit de « certains jeunes en quête d'un destin radical ». Nous savons lire : « jeunes » signifie dans la France d'aujourd'hui tout être humain de 15-35 ans ayant ce que certains appellent pudiquement « des origines ». Nous connaissons aussi le sens des mots : « radical » renvoie aux racines. Traduction de la phrase de M. Le Drian : « de prétendus Français engagés dans un combat identitaire islamiste ». Schizophrénie, dira-t-on. Peut-être, mais qui est schizophrène ? Sont-ce ces « jeunes » ? N'est-ce pas plutôt le ministre ?


    Creusons un peu. M. Ibrahim Aziz Ouattara est né il a vingt-cinq ans de parents maliens (il est donc malien), à Aubervilliers (il est donc français). En 2010, il est poursuivi et incarcéré pour projet d'attentat contre la mosquée de Paris. Il sort (évidemment) en 2012, l'affaire n'ayant pas encore été jugée, et se soustrait au contrôle judiciaire. Elevé dans les écoles de la République, c'est-à-dire aux frais du Gaulois de base, monsieur désire mourir en martyr (encore un mot qu'il faut traduire : le martyr est désormais un être violent cherchant à tuer) dans les zones de combat au Mali... donc là où se battent les soldats français. Projet terroriste, projet d'attaquer éventuellement des soldats français en guerre : c'est plus qu'il n'en faut, la cause est entendue. 

    Ou devrait l'être. Or, évoquant M. Ouattara et les autres, M. Hollande parle de « concitoyens perdus ». Cherchez l'erreur.

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    Français, ce "djihadiste français" ? Ah, que non !....

  • Tunisie : fin des illusions, par Champsaur

    tunisie,ben ali,chokri belaidL’assassinat de l’avocat Chokri Belaid, deux ans quasiment jour pour jour après les révoltes contre Ben Ali, son clan et son système, incite à relire comment ces évènements ont été perçus et rapportés (sottement baptisés révolution du jasmin … ?). Nous n’avons pas été la majorité à être réservés, voire soupçonneux, voire à ne pas croire une seconde qu’un parti se réclamant ouvertement de l’islam allait préserver l’embryon de sécularisation péniblement greffée depuis Habib Bourguiba.

    Il est édifiant de relire les retours romancés, les spéculations purement intellectuelles, les rêveries autour de la laïcité (on tremble quand on sait que personne ne sait définir le mot en français), repris en chœur selon le mode d’une réaction chimique qui diverge.

    Deux années sont un intervalle calendaire très court à l’échelle d’évènements géopolitiques. Ce qui montre que le ferment est bien présent, et ne demande pas beaucoup de temps pour s’échauffer. L’islam a pris très rapidement le contrôle du pays, et c’est un exercice futile de chercher des indices contraires. Nos intellectuels germanopratins durent se rendre à l’évidence : le Monde du 24 Octobre 2012, « La transition politique est en panne ».

    Arrêtons-nous à ce qu’écrivait Chokri Belaid peu de temps avant son assassinat: « Quand on les laisse prêcher la violence dans les mosquées et les universités de Tunis… s’adonner à la violence… s’accaparer les prières du Vendredi… prononcer leurs discours incendiaires pour inciter à la zizanie, aux assassinats, aux blasphèmes, à la discorde entre nous, et à la négation de notre identité tunisienne … on oublie qu’ils ne savent rien de la Tunisie ! … Cela nous mène à offrir une légitimité à l’entité sioniste en tant qu’État juif. L’État n’est plus que religieux ! Nous ne pouvons plus parler ni de patrie, ni d’union ! Nous ne sommes plus affiliés ni à la patrie, ni à la citoyenneté, ni à l’équité ! Nous ne sommes plus fidèles à nos pays ! Nous ne pouvons plus penser « Al dine lil’Lah wal watan lil’jamih » [La religion pour Dieu et la patrie pour tous] ! Observez où tout cela nous a déjà menés aujourd’hui. Observez notre jeunesse délibérément égarée ; le responsable de cet égarement étant « un gouvernement mêlé à certaines transactions », transactions qui sont la cause de la transformation des maisons de Dieu en lieux d’endoctrinement. Et, c’est notre peuple qui en paie les frais aujourd’hui ! De jeunes adolescents, sans éducation, sans savoir, et sans expérience. Il a suffi d’une « fatwa » lancée par un individu installé sous un « climatiseur » en Orient, en Arabie saoudite, ou au Qatar, capitale de la normalisation avec l’entité sioniste, pour que nos enfants, la chair de notre chair, aient à en payer les frais !»

    Nous n’en sommes pas les auteurs. Et la Tunisie n’est pas loin de la France … Nous ne pouvons que revenir aussi aux propos de Mezri HADDAD, archives sur le site de lafautearousseau