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Actualité Monde - Page 123

  • A propos de la Turquie, "ILS" disaient... Une analyse remarquée d'Eric Zemmour*

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    "ILS disaient" : la Turquie a vocation naturelle à entrer dans l'Union européenne.
    ILS disaient : la Turquie a occupé une partie importante des Balkans ; ne disait-on pas jadis : "l'Empire ottoman est l'homme malade de l'Europe".
    ILS disaient : la Turquie est un membre indiscutable de l'OTAN et un allié loyal de l'Occident.
    ILS disaient : le chef d'Etat turc, Erdogan, est un "islamiste modéré". Il doit être donné en exemple aux islamistes tunisiens et égyptiens ; il prouve que l'islam est compatible avec la démocratie.
    ILS disaient : la Turquie a des frontières communes avec l'Irak, la Syrie, ce qui permettra à l'Europe d'étendre jusqu'aux confins du Moyen-Orient son oeuvre de paix.
    ILS disaient : la Turquie atteindra bientôt les 100 millions d'habitants, qui seront un formidable marché pour les produits de nos entreprises.
    ILS s'appelaient Jacques Chirac, Alain Juppé, Dominique de Villepin, Dominique Strauss-Kahn, Pierre Moscovici, Laurent Fabius, François Hollande, … etc. Nicolas Sarkozy avait même supprimé le verrou du referendum prévu pour l'entrée de la Turquie dans l'Europe, alors même qu'il s'y était déclaré hostile…
    ILS traitaient d'islamophobes ceux qui osaient contester qu'un pays de 100 millions de musulmans puisse pénétrer dans une Europe aux racines chrétiennes.
    ILS traitaient d'imbéciles ceux qui rappelaient que faire de la Turquie un pays européen, c'était comme si la France avait été un pays africain parce qu'elle avait conquis l'Algérie.
    ILS traitaient d'illetrés économiques ceux qui se méfiaient de l'ouverture des marches. Et d'ignorants, ceux qui demeuraient dubitatifs face à l'oxymore "islamiste modéré" ?
     
    Depuis lors, la Turquie a emprisonné des centaines de journalistes et d'esprits rebelles. Erdogan a accentué l'islamisation du pays, en submergeant les derniers réduits cosmopolites des grandes villes comme Istanbul, par une immigration des paysans fort pieux d'Anatolie. La Turquie a rallié la coalition occidentale contre l'Etat islamique, alors qu'elle est, avec l'Arabie saoudite, son allié le plus important, laissant passer par sa frontière armes et hommes venus combattre de toute l'Europe, comme de nouvelles Brigades internationales. Erdogan laisse massacrer les Kurdes dans Kobané assiégée, comme en 1944 les Soviétiques étaient restés l'arme au pied devant Varsovie, pendant que les troupes allemandes décimaient les résistants polonais.
    Erdogan tombe le masque : il est avant tout un Sunnite qui combat les chiites ; un patriote turc qui ne laissera jamais les Kurdes avoir leur Etat ; un islamiste qui lui aussi rêve de restaurer le califat islamique.
     
    Depuis, ILS se taisent. ILS se font discrets. ILS rasent les murs. u


    * Source : Le Figaro Magazine, 17 octobre 2014

  • Enquête aux pays du Levant, par Louis-Joseph Delanglade

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    A voir les images télévisées de Kobané, ville kurde de Syrie, drapeau noir de larmée islamique sur certains bâtiments et chars turcs massés de lautre côté de la frontière, on se félicite que la France ne soit pas allée trop loin dans son engagement : on peut juger symboliques, voire dérisoires, les quelques frappes de nos Rafale, limitées au seul territoire irakien, mais cest très bien ainsi car, si pour des raisons intérieures et extérieures évidentes et déjà évoquées dans ces colonnes, la France ne pouvait se récuser, elle na manifestement pas les moyens ni même sans doute aucun intérêt à aller au-delà.

    Il nous sera peut-être possible, avec, cest un fait, le soutien logistique non négligeable (indispensable ?) des Etats-Unis, de « sécuriser » au mieux les territoires de certains des pays issus des ex-A.O.F. et A.E.F. (Afrique-Occidentale et Afrique-Equatoriale françaises). En revanche, on peut raisonnablement penser quune victoire sur « lEtat islamique » nest pas pour demain et que la « coalition » sest engagée dans un processus qui risque de durer (très) longtemps et de coûter très cher. 

     

    M. De Villepin souligne fort justement que lislamisme, « considéré ici comme une barbarie, est brandi là-bas comme un étendard ». M. Frachon, directeur éditorial du Monde, va jusqu’à affirmer quon peut contenir ou affaiblir « lEtat islamique » mais quon ne peut le vaincre. Admettons-le en effet : on pourra tuer des (dizaines de) milliers dislamistes, dautres sont déjà nés qui les remplaceront - avec laide, même inavouée, de certains Etats sunnites. Qui pis est, ces islamistes sont déjà partout dans ce Proche-Orient décomposé, même au Liban, dans la montagne à la lisière de la Syrie. 

     

    De toute façon, une solution de long terme ne peut être que politique. On en est très loin, pour la seule et bonne raison que les Américains, et dans une moindre mesure les Européens, ont fait tout ce quil ne fallait pas faire depuis vingt-cinq ans : deux guerres qui ont eu raison de lIrak de Saddam Hussein et, aujourdhui, une politique activement hostile à la Syrie de M. Assad. Or, cest bien en Irak et en Syrie que prospère « lEtat islamique ». La nécessaire restauration de lEtat syrien et de lEtat irakien  sera(it) une oeuvre de longue haleine : cette restauration, pour souhaitable quelle soit, nest peut-être tout simplement pas/plus possible, vu labsence évidente, chez les « Occidentaux », de toute vision stratégique et tout simplement vu l’état de décomposition extrême dans lequel se trouve le Levant post-colonial.

     

    LIran, réintégré de facto dans le jeu international, et la Turquie, spectatrice intéressée de la bataille pour Kobamé, pourraient bien être les gagnants à terme, en saisissant au moment voulu les opportunités qui ne manqueront pas de se présenter - celui-là en Irak, celle-ci dans le « Kurdistan ».

     

    LIran et la Turquie, les deux Etats « forts » et dailleurs non arabes.  u

     

  • Libye : Pourquoi pas le roi ? Par Péroncel-Hugoz

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    Pour toutes sortes de raisons anciennes et actuelles, nous sommes heureux de publier ce texte de Péroncel-Hugoz, paru dans le quotidien en ligne marocain indépendant le 360.ma où il tient la chronique "coup de dent" renouvelée chaque jeudi soir. Ce journal qui est le premier media francophone du Maroc toutes catégories confondues, audiovisuel non compris. Merci à Péroncel-Hugoz d’avoir pensé à nous en faire le service. Nous en ferons bon usage ! Lafautearousseau. 

     

    Soumise au rigoureux conformisme du "Politically correct", la "pensée" mondialiste se veut bien sûr "républicaine" et il faudrait mettre ses tenants sur la braise afin qu’ils acceptent (peut-être mais pas certain…) d’examiner, pour la Libye déchirée, la possibilité d’une restauration monarchique.

    La révolution anti-Kadhafi a commencé début 2011 à Benghazi, chef-lieu de Cyrénaïque, par la première exhibition publique, depuis le coup d’Etat militaire de 1969, des couleurs royales libyennes. Aussi, l’émir Si Mohamed El Sénoussi, 50 ans, petit-neveu du dernier monarque et en exil à Londres depuis 1988 (après avoir connu, enfant, les geôles kadhafiennes) a-t-il accompli son devoir, en tant que prétendant au trône, en réclamant d’abord le rétablissement de la Constitution de 1951, supprimée en totale illégalité par les putschistes. Après on verrait à organiser des élections, à réformer si nécessaire ladite Constitution, etc.

    En tout cas, sous l’empire de ce texte, les Libyens avaient vécu tranquillement à l’abri du sceptre absolu mais débonnaire du roi Idriss 1er * (1889-1983, émir de Cyrénaïque en 1946 puis roi de Libye de 1951 à 1969), dans un Etat commençant à peine à profiter de son naphte. Jeune Afrique vantait alors le "gouvernement libyen où dominent des jeunes souhaitant moderniser leur pays." **

    La dynastie-confrérie sénoussie, originaire d’Oranie, opposée à la colonisation italienne en Libye (1911-1943), jouissait d’une double légitimité: politique, et aussi religieuse, car elle alla porter le message coranique jusqu’au cœur de l’Afrique noire -mission que Kadhafi , ironie de l’Histoire, reprendra à son compte…


    Malgré les silences, sauf exception, de la presse occidentale et, autant qu’on sache, l’aide peu abondante des dix-sept dynasties musulmanes régnantes (en comptant les sept principautés formant les Emirats- Arabes-Unis), le tour de l’altesse sénoussie devrait venir si un grain de bon sens arrive à s’insinuer, sur le rivage des Syrtes, entre seigneurs de la guerre, chefs de bandes, islamistes professionnels et ex-flics kadhafistes. Des influences internationales, notamment arabes, pourraient jouer. L’émir Si Mohamed devrait, de son côté, se montrer physiquement plus audacieux, par exemple, en tombant du ciel à Benghazi où se trouvent ses plus fidèles partisans. Son point faible, c’est le traditionnellement maigre attachement dynastique de Tripoli -un peu comme Barcelone, en Espagne, n’a jamais cessé de bouder Sa Majesté catholique, mais sans pour autant l’empêcher de régner … u  


    * Les Marocains, attachés à Mohamed V, n’apprécièrent guère qu’Idriss vînt visiter le sultan illégitime Mohamed Ben Arafa …

    ** Article repris par l’hebdomadaire le 25 août 2003

    Sur la terreur policière du régime républicain instauré en Libye en 1969, lire "Au pays des hommes. Une enfance en Libye" par Hicham Matar, Denoel, Paris, 2007 et 2O11; on peut également consulter le chapitre " Kadhafi contre Septime-Sévére ", dans mon livre "Villes du Sud", Payot, Genève, 1990, chapitre dédié, il y a 25 ans déjà, "aux victimes de Kadhafi" .  

    Source : Péroncel-Hugoz 

    Vétéran des grands reporters du Monde, Péroncel-Hugoz s’est taillé de longue date une réputation en renvoyant les "idées reçues" à leurs expéditeurs, selon les leçons de ses maîtres, Hubert Beuve-Méry et Michel Jobert, à ses risques et périls, car il fut expulsé manu militari d’Égypte pour avoir écrit que l’armée de Sadate était infiltrée par des extrémistes, en attendant d’être refoulé par les dictatures du Soudan, de Syrie ou d’Algérie qu’il avait critiquées.

    Auteur d’une dizaine d’essais sur les pays du Sud, du Radeau de Mahomet ( 1983) à 2000 ans d’histoires marocaines (2014), il a également édité comme directeur de collection, à Paris, puis à Casablanca, une soixantaine de textes sur cette même partie du monde, tels que des extraits d'un travail du futur roi Mohammed VI sur les relations Maroc-Europe ou, plus récemment, un essai politique qui a fait froncer bien des sourcils au Maghreb : Arabes, si vous parliez … par le président tunisien Moncef Marzouki.

    Péroncel-Hugoz prépare maintenant une réédition de l’âme marocaine, fruit, dans les années 1940-1950 des amours du philosophe orientaliste arabisant François Bonjean avec une simple fille des Oudaïas. Il déchiquette 
    à belles dents, sur Le360, chaque semaine, les actualités marocaines et étrangères.

  • En Israël, la tentation de l'exil : rester ou partir, le doute s'installe

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    Ce sujet, généralement passé sous silence, est aujourd'hui souvent évoqué ouvertement jusque dans la grande presse. Ainsi, nous avons lu avec intérêt l'article du Monde* que vous pourrez consulter ci-après. Nous avons jugé intéressant de le donner à lire ici, au moment où George Steiner publie un nouvel ouvrage (Un long samedi, chez Flammarion) dans lequel il récuse le sionisme, au fond au nom d'une haute éthique juive, universelle, a-territoriale; et où Aymeric Chauprade refuse que l'anti-sionisme puisse être un élément déterminant de notre politique étrangère. Somme toute, un Intéressant débat ! Lafautearousseau   u 

     

    Dans quelques jours, Nitzan Cohen quittera Israël, le pays où elle est née, avec un billet aller simple, direction New York. Pour combien de temps ? Rien n'est encore tranché. Cette jeune femme de 27 ans, diplômée de psychologie, veut surtout prendre un peu le large. Détentrice d'un passeport américain, elle mûrit depuis plusieurs mois sa décision. L'opération "Bordure protectrice" menée cet été à Gaza n'a fait que renforcer son choix.

    "Israël est un petit pays avec une guerre tous les deux-trois ans, décrit-elle. La pression est constante." Nitzan a fait ses études à Beersheba, la capitale du Néguev, régulièrement exposée aux tirs de roquette du Hamas à Gaza. A chaque confrontation, l'alarme ne cessait de retentir, précipitant tout le monde aux abris. "J'aime mon pays, mais je ne trouve pas vraiment normal de vivre ainsi", explique-t-elle.

     

    « MAUVIETTES MÉPRISABLES »

    Quelque 30 % des Israéliens se disent aujourd'hui tentés par l'émigration, selon un sondage diffusé début septembre par la chaîne de télévision israélienne Channel 2. Pour en savoir plus sur les motivations des candidats à l'exil, il suffit de consulter la page Internet Quitter Israël, un site en hébreu délivrant conseils et témoignages. Les uns citent l'insécurité et la tension causées par un conflit qui n'en finit plus. Les autres évoquent une trop grande implication du fait religieux dans le quotidien. Pour beaucoup parmi les jeunes, c'est aussi le coût de la vie qui sert d'aiguillon au départ : depuis cinq ans, les salaires ont stagné tandis que les prix de l'immobilier ont explosé. "J'ai beaucoup de mal à trouver un appartement décent à un prix normal, rapporte Danna Frank, une résidente de Tel-Aviv qui vient de terminer son école de cinéma. Quand je lis ce que racontent sur Facebook mes contacts partis à Berlin, ça me fait sérieusement réfléchir : il est clair qu'on y vit mieux avec beaucoup moins."* 

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    L'émigration existe depuis la création de l'Etat hébreu. Mais elle reste un phénomène qui fait débat dans un pays construit par ses immigrants. La langue reflète ce malaise : les Israéliens partis à l'étranger sont surnommés yordim, "ceux qui descendent", par opposition aux nouveaux venus, les olim ("ceux qui montent"). Dans les années 1970, le premier ministre Yitzhak Rabin n'avait que mépris pour ces déserteurs traités de "mauviettes méprisables". A l'automne 2013, un documentaire filmant le quotidien de jeunes Israéliens établis en Europe et aux Etats-Unis a relancé la polémique. Le ministre des finances Yaïr Lapid avait fustigé "ces gens prêts à jeter à la poubelle le seul pays qu'ont les Juifs parce que Berlin est plus confortable".

     

    « PARTIR SERAIT COMME TRAHIR »

    Pour le démographe Sergio Della Pergola, en dépit du tam-tam médiatique, le taux d'émigration est en réalité très faible. "Plus faible qu'en Suisse et dans la plupart des pays développés, précise-t-il. Et parmi ceux qui disent vouloir partir, il est difficile de distinguer ce qui relève de la discussion de salon ou du projet concret." Ce professeur à l'université hébraïque de Jérusalem affirme aussi que la question s'est banalisée : "Israël est une société plus mûre et la mobilité internationale y est devenue une donnée comme une autre." C'est ce que semble montrer l'enquête de Channel 2 : chez 64 % des sondés, le sujet de l'émigration suscite des réactions de bienveillance ou d'indifférence. Seuls 36 % y sont hostiles.

    Pourtant, les Israéliens tentés par l'exil confessent souvent une ambivalence face à leur projet. Michal et Avi (les prénoms ont été changés) ont vécu neuf ans à Londres. En janvier 2013, à la naissance de leur fille, ils sont revenus à Jérusalem. L'enchaînement de violences de l'été – kidnappings, meurtres et offensive sanglante à Gaza – les fait aujourd'hui douter. "La situation politique me désole et me donne envie de repartir, raconte Michal d'un ton voilé par l'émotion. Mais mes grands-parents ont choisi de quitter l'Allemagne et les Pays-Bas pour venir ici au début des années 1930. Partir définitivement après deux générations serait comme trahir un engagement."

     

    * Par Marie de Vergès - Le Monde, 20 septembre 2014            

  • La France face au mondialisme, de Jean-Yves Dufour par Louis Anders*

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    La pensée politique française peut se retrouver dans des plis insoupçonnés. C'est en auto-édition qu'un jeune auteur a décidé de publier un ouvrage documenté sur la souveraineté, qui s'effrite en France année après année. Mais rien ne se perd jamais...

    « Le souverainisme n'est pas spécialement une idéologie mais simplement l'état politique d'une authentique nation libre ». Ces mots de Jean-Yves Dufour éclairent le but de La France face au mondialisme : montrer que le pays est de moins en moins souverain et que des forces travaillent à prendre ses pouvoirs. Livre militant qui appelle dans sa conclusion à la résistance dans tous les domaines possibles, mais ouvrage argumenté, détaillé de beaucoup d'anecdotes et d'informations vérifiées. Et développé à la manière d'une dissertation particulièrement travaillée.

    Qui sont et que veulent les mondialistes ? Rien de moins que la création de grands blocs continentaux unifiés dans l'optique d'un gouvernement mondial, affirme l'auteur qui cite toutes ses sources. Qu'a-t-on à y gagner ? Des dangers, essentiellement, à cause de l'éloignement des pouvoirs, estime-t-il. « Nous nous adressons à tous ceux qui ont senti que quelque chose clochait dans les décisions politiques nationales et internationales mais sans parvenir à définir exactement quoi ». Ce livre permet d'y voir plus clair.

    La France face au mondialisme, le nouveau paradigme, de Jean-Yves Dufour (livre auto-édité sur http://autres-talents.fr/, 9 euros). 

    Source Politique magazine (Site)

     

  • Islamisme - L’évêque chaldéen de Mossoul prévient les Européens : "Vous aussi vous êtes en danger"

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    Lundi dernier (25.08) nous avons commenté la tribune de David Cameron au Daily Telegraph (17.08), s'inquiétant du risque que courent « les rues anglaises » d’être « bientôt à la merci des djihadistes  ». L'essentiel de notre commentaire tenait dans notre titre : "L’Europe commence à réagir, mais pour l’instant sans grande cohérence et mollement, à la menace islamiste, intérieure et extérieure".

    Voici qu'un reportage réalisé à Erbil, au Kurdistan irakien, par le journaliste italien Lorenzo Cremonesi pour le Corriere della Sera (19.08), nous donne à lire les déclarations de Mgr Amel Nona, archevêque chaldéen de Mossoul, l'ancienne Ninive,  qui a dû fuir à Erbil, avec des dizaines de milliers de chrétiens. 

    Nous en reproduisons ici quelques passages significatifs : 

    " Nos souffrances d’aujourd’hui constituent le prélude de celles que vous Européens et chrétiens occidentaux subirez aussi dans un proche avenir, si vous n'y prenez pas garde ; l'islam n'est pas une religion de paix ; rappelez-vous les paroles de saint Jean Paul II ". 

    " J’ai perdu mon diocèse. Le lieu physique de mon apostolat a été occupé par les radicaux musulmans qui veulent que nous nous convertissions ou que nous mourions. Mais ma communauté est toujours vivante (…) Je vous prie, essayez de nous comprendre. Vos principes libéraux et démocratiques ne valent rien ici. Vous devez repenser notre réalité au Moyen-Orient. Parce que vous accueillez dans vos pays un nombre toujours plus grand de musulmans, vous aussi vous êtes en danger. Combien de djihadistes ont vu le jour chez vous ! Vous devez prendre des décisions fermes et courageuses, même au prix de contredire vos principes de terre d'asile où seraient vécues la liberté, l'égalité et la fraternité. Vous pensez que tous les hommes sont égaux (…). L’islam ne dit pas que tous les hommes sont égaux. Vos valeurs ne sont pas les leurs. Si vous ne le comprenez pas à temps, vous deviendrez victimes de l’ennemi que vous avez accueilli chez vous ".

    Notre réflexion : il serait bon, utile, et politiquement important que Mgr Amel Nona communique son expérience à ses confrères français et européens, au Pape lui-même, et qu'il les persuade de la réalité des dangers qu'il signale. Mais là, nous avons affaire à un tout autre discours. Et ce n'est pas au bénéfice de nos sociétés.

     

  • Vous avez dit "service après-vente" ? ... Sissi est sarcastique mais il a, hélas, raison

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    " C'est bien ce que vous avez fait en Libye, mais maintenant, il faudrait assurer le service après-vente. " 

    C'est ce que le président égyptien, le maréchal al Sissi, a déclaré aux députés français qu'il a reçus au Caire. Ce sont les paroles d'un homme d'expérience qui connaît la chaîne des causes et des conséquences.

    Mais, précisément, ce service après-vente, nous l'assurons, bon gré mal gré, bien obligés (!), au Mali et en Centre-Afrique. Sans exclure que puissent se créer, ailleurs, d’autres zones de tension, c'est-à-dire, pour être plus clairs, d’autres fronts. Chacun sait qu'à la chute du régime de Kadhafi, les armes libyennes pillées se sont largement répandues dans toute l'Afrique sahélienne et jusqu'au Proche-Orient ... Nous aurions pu en trouver, aussi, en Syrie, si, comme le recommandaient Nicolas Sarkozy, Bernard Henri Lévy et François Hollande, nous y étions imprudemment intervenus aux côtés des rebelles ou des terroristes qui les utilisent contre Bachar el Assad ... Ces terroristes que les Américains bombardent en Irak et nous aussi, peut-être, bientôt, à leurs côtés, avec les Anglais.

    L'incohérence de ces politiques - notre œuvre ! - est totale et rien ne semble pouvoir la corriger. Ainsi, Bernard Henri Lévy s'agite présentement en Ukraine, pour que nous nous engagions aux côtés des Ukrainiens contre les Russes.

    Mais est-ce que cela, comme le reste, c'est à dire les questions graves - d'ordre intérieur ou extérieur - qui se posent à la France comme autant de défis, est ce qui préoccupe la classe politique et médiatique française ? A Paris, Alain Juppé a annoncé, hier, sa candidature à la présidentielle de 2017 et, déjà, lamentablement, l'on ne parle plus que de ça; ce qui intéresse, c'est le combat de coqs qui s’annonce ...

     

  • Philippe de Villiers au Figaro : L'Amérique veut abattre Poutine pour installer son modèle de société en Russie

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    Les propos de Philippe de Villiers au long de cet intéressant entretien dans le Figaro* concordent avec nos propres positions en matière de politique étrangère ou de de politique française. Il élargit sa réflexion en posant la question de la survie de notre civilisation. D'accord ou pas d'accord, on lira ces lignes comme une contribution à un débat essentiel  ♦   Lafautearousseau    

    LE FIGARO. - Alors que le Puy du Fou va être décliné en Russie, Vladimir Poutine vous a accordé jeudi un long tête-à-tête au Palais des tsars. Quel était l’objet de l'entretien ?

    Philippe de VILLIERS - L’objet de notre encontre était la signature du protocole portant sur la création du Puy du Fou Tsargrad en Russie. Le choix de la Russie s'est orienté vers le Puy du Fou pour mettre en valeur le patrimoine historique de la Russie et l'âme russe. Vladimir Poutine souhaitait, en me recevant, souligner le grand intérêt qu’il porte à cette déclinaison de plusieurs parcs historiques en Russie. J'ai été frappé par le charisme de l‘homme d’Etat, sa hauteur de vue, son attention pour les échanges culturels. J’ai été très impressionné par sa détermination à garder la Russie ouverte au reste du monde. C’est sans doute pour cette raison que cet entretien a pris, à ses yeux, une valeur synodique. Il m'a répété que la Russie était accueillante aux investisseurs étrangers et français. Pour le Puy du Fou, le projet russe est d'une grande importance car il va agréger à cette œuvre commune les plus grands artistes russes. Tout Ie monde en France connaît le Bolchoï ou le théâtre Mariinsky. Nous allons avoir les plus grands pianistes, danseurs, architectes, de ce pays de haute culture et de grande sensibilité.

    Avez-vous parlé de la guerre en Ukraine et des sanctions européennes qui frappent la Russie ?

    J’ai dit à Vladimir Poutine que le Puy du Fou venait poser devant lui un acte de paix. En effet, ai-je ajouté, les sanctions sont des actes de guerre, Ies coopérations sont des actes de paix. Tous les esprits pacifiques qui aiment l'Europe et la Russie veulent secrètement sortir de l'engrenage car ils savent que les sanctions sont des humiliations qui provoquent les peuples qui ont encore une fierté. C'est le cas de la Russie. Poutine a répondu : « J’accueille votre arrivée en Russie comme un signe de la nécessaire désescalade. »  J'ai souligné auprès de lui que, selon moi, l'avenir de l'Europe ne doit pas s’écrire sur le continent américain, mais sur le continent européen. L'Europe ne peut pas se faire sans la Russie' Il a cité l’expression du général de Gaulle « l'Europe de l'Atlantique à l’Oural », une Europe de forme confédérale qui respecte les souverainetés.

    Vous avez déclaré sur Europe 1 : « Ce qui manque à la France, c’est un Vladimir Poutine ». Qu’entendiez-vous par là ?

    Je n’ai fait que répéter ce que j'entends tous les jours autour de moi en France dans les milieux populaires, cette phrase qui revient dans la bouche des gens de bon sens : « Il faudrait aujourd’hui en France un gars comme Poutine à la place de Hollande ! » C'est-à-dire un chef d’Etat patriote, visionnaire et qui prend des décisions.

    Quel regard portez-vous sur sa conception de la démocratie et des droits de l'homme ?

    Vladimir Poutine est un chef d'État élu avec 63% des suffrages, de manière démocratique. Et j'ai pu mesurer son immense popularité, que ce soit à Moscou ou en Crimée, durant les jours passés là-bas. Quant à la question des droits de l’homme, Vladimir Poutine a exprimé des réticences devant les excentricités des Femen et la propagande de l'homosexualité. C'est la raison pour laquelle tous les chefs d'État occidentaux ont refusé d'aller aux Jeux olympiques de Sotchi. C’était absurde ! Le président Poutine ne veut pas donner la Russie aux Femen et à l’OTAN, on le comprend ! L'Amérique ne se comporte pas d'une manière raisonnable. Elle veut « otaniser » le monde entier et met le feu partout ! Ce qu'elle désire, ce n'est pas seulement l’Ukraine dans l’OTAN, c'est aussi abattre Poutine pour prendre la Rassie et y installer son idéologie multiculturaliste, mondialiste et consumériste. Elle veut imposer son modèle de société, en particulier aux pays enracinés qui lui résistent.

    Que répondez-vous à ceux qui estiment que vous jouez le jeu de propagande russe ?

    Une députée socialiste a dit que j'agissais contre l’Europe. Je lui réponds que j'agis pour la paix et l’amitié franco-russe mais que, hélas, l’Europe aujourd’hui n'agit pas pour elle-même, mais pour la politique américaine, sous l’impulsion de José Manuel  Barroso, Herman Van Rompuy et François Hollande. L'Europe est devenue la cinquante et unième étoile du drapeau américain. J'accuse l'Amérique de chercher la guerre partout dans le monde parce qu’elle y voit la seule solution d'écluser sa dette monstrueuse due au mondialisme de ses dirigeants.

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  • Quand Christophe Barbier a raison

    Nous relevons dans l'édito de Christophe Barbier du dernier numéro de l'Express (13-19 août 2014), deux affirmations avec lesquelles nous sommes pleinement d'accord.

    Elles méritent d'être signalées. Les voici :

    "La France a tort de ne pas procéder dès à présent à des frappes aériennes contre les djihadistes".

    et, décision qui devrait "déjà avoir été prise par François Hollande : augmenter le budget de l'armée française, car demain sera guerrier".

    Nous avons écrit et répété maintes fois, ici, que le budget de notre Défense devrait être porté à 4% du P.I.B. ! L'augmenter au lieu de le réduire, ce serait déjà ça ! 

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  • Globalisation ou confusion ? Une table ronde passionnante, au Collège des Bernardins

     

    Il nous est arrivé d'exprimer notre désaccord avec les orientations actuelles de l'Eglise catholique en certains domaines politiques précis. Précis et de grande importance pour l'avenir de nos sociétés. Par exemple, en matière d'immigration. Par exemple, encore, sur la vision qu'a l'Eglise de la mondialisation. Orientations, analyses, exhortations qui, parfois, nous sont apparues comme  de dangereuses illusions. Dangereuses, en tout cas, pour notre pays et notre civilisation - ou ce qu'il en reste.

    Y-a-t-il aussi, dans la mouvance catholique, tout près du Saint-Siège, tout près du Pape, des cercles d'influence, des communautés, des institutions, des intelligences, en qui l'on puisse reconnaître réalisme, lucidité, sagesse politiques, ampleur des vues et des idées ? Sans aucun doute si l'on se réfère à l'exemple de ce colloque, organisé au Collège des Bernardins et régulièrement diffusé par KTO, la chaîne de télévision catholique. On l'aura compris, il s'agit en grande partie de géopolitique.    

    La vidéo est longue; elle dure 1h40. Mais elle nous paraît importante. Et tous ceux que la réflexion géopolitique passionne devraient l'écouter avec intérêt et, même, avec un vrai plaisir. 

    Une recommandation, un souhait : que l'on ne se hasarde pas à écrire un commentaire sans l'avoir écoutée ! Les idées générales - toujours les mêmes - devraient céder la place, en l'occurrence, à la réflexion que peut susciter chez nous tous, les analyses réalistes et lucides de ce remarquable colloque.

    Nous signalerons, en particulier, les interventions de Lucio Caracciolo, directeur de la revue italienne Limes et celle de Jean-David Levitte, ambassadeur de France, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques, l'une et l'autre empreintes, à notre avis, d'une remarquable lucidité.    

     

    Lafautearousseau

     

     

    Diffusé le 08.07.2014 - Durée 100 mn

    La géopolitique de la globalisation. Etat des lieux, Lucio Caracciolo, directeur de la revue Limes ; un monde en transition accélérée mais sans pilote, Jean-David Levitte, ambassadeur de France, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques ; Que peut-on faire ? Quel chemin pour l'Europe dans la globalisation ?, Mario Giro, sous-secrétaire d'État aux affaires étrangères du gouvernement Matteo Renzi. Répondant : Andrea Riccardi, ancien ministre italien, fondateur de la Communauté de Sant'Egidio ; Modérateur: Antoine de Romanet, codirecteur du département Société Liberté Paix, Collège des Bernardins.

  • Mais que va donc faire John Kerry à Bagdad ?

    4443048_5_4b6e_des-membres-des-forces-speciales-irakiennes_64113727e4cb4f82744144529a7af878.jpgSomme toute, Barak Obama a recueilli des Busch père et fils un héritage bien embarrassant, en Irak, alors que les Etats-Unis ont rouvert un cycle isolationniste et que, dans la conscience américaine, Bagdad, l'Irak, le Moyen-Orient, après l'avoir obsédée, sont maintenant redevenus lointains, très lointains. Mieux aurait valu qu'ils le restent ? Sans doute. En tout cas, à Washington, on aimerait bien ne plus avoir à y penser. Mais comment s'en désintéresser tout à fait, quand le chaos que les Américains y ont eux-mêmes semé explose, aujourd'hui, jusqu'aux portes de Bagdad ? Alors John Kerry se rend en Irak et les paroles qu'il y prononce, en parfait décalage avec les réalités dramatiques du terrain, sont déconcertantes de naïveté banale. Sans la moindre chance d'être écouté, il appelle les Irakiens à "dépasser les considérations confessionnelles", tandis que, de leur côté, les présidents Obama et Hollande plaident curieusement pour un impossible "gouvernement d'union nationale". Mais quelle union ? Quelle nation ? Comme il est difficile, pour ces gens-là d'oublier leurs schémas politiciens habituels, de prononcer d'autres paroles que vaines, nulles et non avenues !

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  • Russie, Irak, Espagne : Trois liens partagés sur notre page Facebook, par Hélène Richard-Favre, par Jean-Louis Faure et par Jean-Philippe Chauvin

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Ce 17 juin, deux journalistes russes, ont été tués dans la région de Lugansk suite à l'attaque massive de zones ne contenant aucun objectif...  
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    564197_101793823294807_820514040_n.jpg

     

     

    Jean Louis Faure 

    IRAK

    un supplétif des Etats Unis; rien n'a beaucoup changé ...

    http://www.lepoint.fr/monde/irak-les-mensonges-de-tony-blair-19-06-2014-1837761_24.php

     

     
    Un chercheur affirme avoir clairement prévenu Tony Blair en 2003 des risques d'une déliquescence de l'État irakien et d'une guerre confessionnelle.
     
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    Quelques mots sur la monarchie espagnole en ce jour d'intronisation... 
     
     
    (La Nouvelle-Chouannerie, ou le Blog de Jean-Philippe...)
     
  • Le "tweet" de Mariani - qui dit vrai - renvoie au livre de Tidiane N'Diaye, qui dit vrai aussi : Le génocide voilé...

    C'est sans aucun "état d'âme" que nous avons - dès qu'il est "sorti" - repris le tweet de Thierry Mariani sur notre Compte twitter A.F.Royaliste :  

          Retweeted by lafautearousseau

     ·  7 mai

    .L'enlèvement par secte rappelle que l'Afrique n'a pas attendu l'Occident pour pratiquer l'esclavage

     

    Pourquoi ? On se souvient des propos pour le moins surprenant de Christiane Taubira sur la repentance. Une Christiane Taubira qui est, certes, pour une certaine repentance, oui, mais qui est, en même temps, bel et bien contre certaines repentances malgré tout... Elle n'a en effet pas craint de faire cette déclaration, pour le moins surprenante :  

    "...Il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane, pour que les "jeunes Arabes" ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes..." (!).

    genocidevoile-e1ca9.jpgOn sait qu'il y a une "Loi Taubira" sur l'enseignement de l'escalavage, qui ne reconnaît que "...la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XV° siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe"

    Ce à quoi l’anthropologue et économiste Tidiane N’Diaye, spécialiste des civilisations négro-africaines et de leurs diaspora, répond dans Le Génocide voilé (1) :

    "Les Arabes ont razzié l’Afrique subsaharienne pendant 13 siècles sans interruption. La plupart des millions d’hommes qu’ils ont déportés ont disparu du fait de traitements inhumains. La traite négrière a commencé lorsque l’émir arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un accord en 652 les obligeant à livrer annuellement des centaines d’esclaves. Ce fut le point de départ d’une énorme ponction humaine qui devait s’arrêter officiellement au début du XX° siècle...

    Sous l’avancée arabe..., des millions d’Africains furent razziés, massacrés ou capturés, castrés et déportés vers le monde arabo-musulman. Cela dans des conditions inhumaines, par caravanes à travers le Sahara ou par mer, à partir des comptoirs à chair humaine de l’Afrique orientale..."

    Il ne faut pas trop l'évoquer ?...

    Vraiment ?...

    (1): Le Génocide voiléGallimard, 288 pages, 21.5 euros.   

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  • La guerre civile en Irak, par Champsaur

    Insupportable loi d’une triste modernité, une information chasse l’autre. Les attentats se succèdent en Irak sans que le décompte des morts ne reçoive une considération au moins égale à la guerre civile en Syrie. Mystère de la diplomatie selon l’ONU …

    Le 29 Octobre 2013 le Sénat américain écrivit une lettre ouverte très officielle et ferme de mise en garde au président Obama quelques jours avant la visite du patron de l’Irak, le chiite Nuri Kamal Al-Maliki (photo, ndlr), mis en place par les Américains comme premier ministre.

    Le 1er Novembre Le Figaro titrait « En proie à la guerre civile, l'Irak se tourne vers l'Amérique ». Il s’avérait que la visite de Maliki visait surtout à acheter une liste de matériels militaires, terrestres et aériens, tout en gémissant sur la violence d’une situation qu’il ne contrôle pas.

    irak NURiI AL-MALIKI.jpg

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