Histoire • Le « Abdelkrim » de la reine Victoria...
Victoria et son secrétaire indo-musulman
Par Péroncel-Hugoz
On croit tout savoir du plus célèbre des monarques britanniques, la reine Victoria (1819-1901), mais un nouveau film de Stephen Frears, en 2017, nous montrera sans doute que nous avons encore des choses à apprendre sur le plus long règne anglais…
Bien que Victoria ne soit jamais allée en terre d’islam, nul ne s’étonne de la voir parfois entourée de personnages en turban et caftan. Ne fut-elle pas « impératrice des Indes » à partir de 1876 ? En principe, pour remplacer le dernier Grand Moghol, déposé par Londres après la révolte des Cipayes (1857), ces soldats musulmans (ou hindous) de l’armée coloniale. La reine voulut alors autour d’elle des représentants de ses sujets ultramarins, et pas seulement comme serviteurs.
Fils d'un militaire
C’est ainsi qu’apparurent à partir de 1886, autour du Trône anglican, de « jeunes mahométans des Indes », en général vêtus d’éblouissants costumes exotiques. Parmi eux, Si Mohamed Abdelkrim (ou Abdoulkarim), né en 1863, fils de Haj Mohamed Ouazireddine, ancien combattant lors d’un conflit anglo-afghan. Parlant anglais, le jeune homme fut bientôt élevé au rang de « secrétaire indien de sa Gracieuse Majesté », « Mounchi » en ourdou, idiome des musulmans des Indes et, de nos jours, langue du Pakistan.
Abdelkrim (dit Abdoul), quasi homonyme de Mohamed Ben Abdelkrim, chef des insurgés nationalistes du Rif (1921-1926), devait servir et entourer la reine Victoria durant les quinze dernières années de son existence. La souveraine apprit même les rudiments d’ourdou sous la direction d’Abdoul. Dans des lettres intimes, Victoria ne tarit pas d’éloges sur son Mounchi. A telle enseigne qu’après le décès royal, en 1901, de méchantes langues, sans doute jalouses de la faveur dont le « secrétaire mahométan » avait bénéficié à la cour britannique, firent circuler des ragots sur leurs rapports, étroits sans doute mais toujours chastes, selon des témoignages inverses de témoins dignes de foi. La reine avait près d’un demi-siècle de plus qu’Abdoul… Et elle se voulut toujours u ne veuve vertueuse, demeurée fidèle à son mari, le prince Albert, décédé en 1861.
Saisie des papiers
De retour aux Indes, l’ex-secrétaire royal, après avoir mené bonne vie au milieu d’un essaim féminin de choix dans son bungalow, mourut jeune encore en 1909. Londres récupéra tous ses papiers, comme cela avait déjà été le cas en Angleterre après la disparition de Victoria. Cela fit bien sûr jaser… Jusqu’à notre époque où certains commentateurs en quête de comparaisons osées n’ont pas manqué de rappeler les liaisons de feu l’ex-princesse Diana de Galles avec un Pakistanais puis avec un Egyptien…
Attendons de voir la version cinématographique de cette exceptionnelle histoire Victoria et Abdoul que nous donnera cette année le cinéaste Stephen Frears, auteur entre autres d’un très grand film La Reine (The Queen) sorti en 2006, sur Elizabeth II et ses tumultes familiaux ; une oeuvre à la fois réaliste, minutieuse et profondément monarchiste. •
Repris du journal en ligne marocain le360 du 10.02.2017
Il y a déjà près d’un siècle que François Xavier est venu annoncer l’Évangile au Japon (en 1542), lorsque se déroulent les événements qui forment la trame de Silence. Les missionnaires jésuites, d’abord bien accueillis, ont suscité de nombreuses conversions, tant parmi les seigneurs que dans la population paysanne. Mais les bouleversements économiques et politiques ont amené la fermeture du pays aux étrangers.
Lors de son déplacement en Algérie, Emmanuel Macron a accordé un entretien à la chaîne Echorouk News où il qualifie la colonisation d'« acte de barbarie » et de « crime contre l'humanité ». Ces qualifications morale et juridique ont-elles un sens historiquement ?
Emmanuel Macron vient de se disqualifier. En visite en Algérie, il a osé déclarer que la présence française sur cette terre, ce fut de la « barbarie », un « crime contre l’humanité » !
Faut-il revenir à la question de la culture française, dont un des candidats à la présidence de la République a prétendu qu’elle n’existait pas ? Pourquoi pas ? Le sujet n’est pas médiocre, et même s’il y a lieu de s’intéresser aussi à des dossiers qui semblent peser plus lourd, celui-là est quand même essentiel, car il concerne la vie de l’esprit et ce qui nous permet de nous mieux reconnaître ensemble. J’ai déjà abordé le sujet, mais j’y reviens suite à une mise au point d’un de nos anciens ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon sur le site
Les Français sortiront de la campagne présidentielle usés, fatigués, plus divisés que jamais. Tous les regroupements électoraux – et, en fait, électoralistes – qui s’effectueront au second tour seront faux, viciés.
Kim Jong Un, le troisième représentant de la dynastie marxiste-léniniste de cette pauvre Corée du Nord, s'appelle - cela ne s'invente pas ! - « Nuage vertueux ». Il a succédé à son père Kim II (dit Kim Jong Il, ou « Cher dirigeant », ou « Dirigeant Bien Aimé), lequel succédait à son père, Kim 1er, fondateur de la dynastie : de son vrai nom Kim Il Sung, appelé rien moins que « Grand Leader », « Président éternel » ou encore - allons-y gaiment ! - « Professeur de l'humanité toute entière ». Rien que ça ! Modestes s'abstenir...
« Justice pour Théo ! » La banlieue brûle et le même slogan est diffusé sur toutes les ondes. La majorité des médias et une partie des politiques, relayant le discours des « associations », s'indignent, en chœur, des « violences policières » contre les « jeunes » des « quartiers ».
L’Europe occidentale se trouve aujourd’hui en état d’apesanteur. Tout ce qui a déterminé sa politique au cours des dernières années est en train de s’effondrer mais elle ne le sait pas encore.
Oui, vous avez bien lu, il a osé le dire :
Cédric Herrou se présente comme un paysan. Il lève le poing gauche, et parle pourtant plus comme un révolutionnaire bien formé, bien aguerri aux méthodes de l'agit-prop, que comme un céréalier, un maraîcher ou un éleveur ! Il est paysan comme la moindre personne dans la rue est Pape ou roi d'Espagne ! Quand on le voit à la télé, il est assez souvent vêtu « façon clown », bonnet de laine jaune vif, écharpe rouge vif aussi, pantalon d'une autre couleur encore. Mais ce clown, plutôt burlesque, a un je-ne-sais-quoi de trop sérieux ; voire même d'inquiétant dans le regard. Son vrai « métier » ? : prêter la main au passage de la frontière par des clandestins, et, donc, de fait, se faire l'un des maillons de la chaîne des « passeurs », en clair, des trafiquants de chair humaine, des négriers des temps modernes. Le beau paysan que voilà !

