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LAFAUTEAROUSSEAU - Page 1193

  • Prince Jean de France : « Les 130 ans des Troupes de Montagne »

    Pour ces 130 ans, Prise d'armes à Grenoble. © Dauphiné Libéré

     

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    Tout au long du mois de juin les Troupes de Montagne ont fêté leurs 130 ans.
     
    Plusieurs événements, dont une soirée de gala, ont marqué ces commémorations célébrées à Grenoble le jour de la Saint Bernard, patron des montagnards.
     
    J’y accompagnais mon régiment, le 4ème RDC, et ma soeur Marie son bataillon, le 7ème BCA. Nous nous sommes retrouvés autour du « Premier Salon des Artistes des Troupes de Montagne », où elle exposait, parmi d’autres, l’une de ses toiles. Puis autour d’une collation, nous avons pu échanger avec les officiels et les artistes, dans cet esprit de cordiale amitié qui caractérise les Troupes de Montagne.
     
    Quelques semaines plus tôt, j’étais à Gap pour fêter avec le 4ème RDC, la Saint Georges, patron des cavaliers.
     
    À mon arrivée, j’étais pris en charge par les lieutenants du régiment, pour un dîner en ville. Le lendemain, nous parcourions 16 kilomètres de chemins de montagne avec près de 700 mètres de dénivelé. C’est vrai que l’important est de participer; mais il va falloir que je m’entraîne un peu plus pour la prochaine fois ! La journée, agrémentée d’épreuves où les différents escadrons se sont mesurés les uns aux autres, s’est terminée par une collation avec les blessés du régiment. Le second jour, nous avons commencé par la messe à la cathédrale de Gap en présence de Monseigneur l’Évêque. Puis nous avons enchainé avec la commémoration aux morts, la Prise d’armes et le défilé. Cette journée mémorable s’est terminée autour d’un repas de corps où le Colonel de Thieulloy me remettait la « tarte » du régiment.
     
    Un signe marquant la relation toujours plus forte entre le 4ème Régiment de Chasseurs et son Prince.  

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    Le trail de la Saint Georges © 4e Régiment de Chasseurs  

      

    Domaine Royal de Dreux, le 26 juin 2018

    Jean de France, duc de Vendôme

     

    Le site officiel du Prince Jean de France

  • Et en même temps…

    Fête de la musique à l'Elysée ...

     

    par Gérard Leclerc

     

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    Oui, il y a de quoi s’interroger sur le fameux « en même temps » macronien à l’exemple d’Alain Finkielkraut qui n’a pas hésité à exprimer hier son indignation, à propos de la fête de la musique à l’Élysée, avec son étalage d’obscénités en images et en paroles dans la cour d’honneur. Est-ce là vraiment un style compatible avec une pratique jupitérienne du pouvoir ? Est-ce vraiment le même homme qui converse avec le Pape et se prête au cérémonial du Latran ? Comment la communication présidentielle peut-elle justifier pareil contraste ? Serait-ce du pur cynisme ou une façon de solliciter toutes les clientèles possibles ?

    Certains communicants macroniens font de la surenchère. On parle d’« un geste fort en ouvrant l’Élysée à des artistes non conformes pour que le palais ne soit plus cette forteresse insensible à l’extérieur ». Et de dénoncer « cet amas hétéroclite de conservateurs, de coincés et possiblement d’homophobes » coupables de protester. D’après Anna Cabana du Parisien, le président s’est amusé de l’épisode qu’il n’aurait pas vraiment programmé. « Ça buzze ? » aurait-il demandé à un de ses collaborateurs ? « Oh oui ! » lui aurait-il été répondu et Macron de renchérir : « Et les gens adorent. »

    Non, tous les gens n’adorent pas et vos collaborateurs ont beau insulter les récalcitrants, vous jouez là un petit jeu qui trahit vos fonctions. Et beaucoup pensent, avec Alain Finkielkraut, que le parti-pris de vacarme et de laideur que vous avez adopté, ne fait que souligner les ambiguïtés qui étaient présentes durant votre campagne électorale. Par exemple, lorsque vous affirmiez qu’il n’y avait pas de culture française.

    36388717_1580301862079900_5348234989425131520_n.jpgÀ l’incident de la fête de la musique, on peut ajouter la décision du président de l’Assemblée nationale, macronien notable, d’afficher les couleurs LGBT sur le palais Bourbon, au moment même où Anne Hidalgo les impose sur le pavé parisien. Mettre sur le pavois les couleurs d’un courant communautariste, c’est continuer à briser l’unité de la nation et susciter de nouvelles luttes civiles. Pas précisément de la belle ouvrage, plutôt du sale travail.  

    Gérard Leclerc

    Chronique diffusée sur radio Notre-Dame le 2 juillet 2018.

  • Les Syriens et les Russes lancent une offensive dans le Sud de la Syrie.

    Deraa capitale de la province de même nom

     

    Par Antoine de Lacoste

     

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    Depuis la reprise de la Ghouta et du camp de Yarmouk dans la banlieue de Damas, il ne reste plus que deux zones tenues par les islamistes en Syrie : la province d’Idleb, au nord-ouest, et celle de Deraa dans le sud.

    Russes et Syriens se sont mis d’accord pour s’attaquer d’abord à celle de Deraa, moins bien défendue qu’Idleb.

    Deraa est symbolique : c’est dans cette ville (la capitale de la province porte le même nom que la province elle-même) qu’ont démarré les premières émeutes lors des « printemps arabes », en 2011. De timides au départ, les manifestations sont vite devenues insurrectionnelles et islamistes. La maladroite et brutale répression du gouverneur de l’époque n’avait fait qu’envenimer les choses. Il fut d’ailleurs relevé de ses fonctions par la suite.

    Un long ballet diplomatique a précédé cette offensive. Il fallait en effet parler avec les Américains et les Israéliens afin de sonder leurs intentions.

    Les Américains tout d’abord, car Deraa se situe dans une zone de « désescalade », où les combats sont sensés ne pas reprendre. Washington avait alors assuré les insurgés de son soutien en cas d’attaque syrienne. De plus, la base américaine d’al Tanf se situe non loin de là, à l’est.

    La teneur des discussions russo-américaines n’est pas connue à ce jour, mais la conclusion, quant à elle, fut très claire : les Américains ont averti les insurgés qu’il ne fallait pas compter sur leur soutien. Pourquoi ce revirement qui a provoqué la fureur des islamistes condamnés dès lors à la défaite ? L’avenir le dira sans doute mais il n’est pas exclu que la Jordanie ait joué un rôle dans cette affaire.

    Elle est en effet un allié traditionnel de Washington et elle a très mal pris le transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, dont, depuis 1948, elle est le gardien des lieux saints musulmans. C’est une humiliation qui n’est pas digérée et qui embarrasse les Américains.

    Par ailleurs le roi Abdallah II souhaite normaliser sa relation avec la Syrie. La reprise de Deraa par l’armée syrienne ne lui déplairait donc pas et on ne peut exclure que les Américains aient voulu faire un geste en direction d’Amann.

    Les conversations avec Israël sont évidemment plus complexes, car le Golan est tout près. Poutine et Netanyahu en ont longuement discuté à Moscou. Il sera intéressant de voir si l’armée syrienne se rapproche du Golan, au risque de se faire bombarder. Ce qui est sûr c’est que les Iraniens ne participeront pas à cette offensive car l’aviation israélienne attaquerait immédiatement.

    Au fond, Netanyahu n’a guère envie de voir l’armée syrienne se réinstaller au pied du Golan, qu’Israël occupe illégalement depuis 1967 et qui appartient en fait à la Syrie. Mais il souhaite conserver de bonnes relations avec la Russie et il sait maintenant que l’insurrection islamiste ne peut plus gagner.

    L’issue militaire de cette offensive ne fait certes aucun doute, mais pour peu qu’Israël n’intervienne pas. Ce serait toutefois un bien dangereux engrenage. 

    Retrouvez l'ensemble des chroniques syriennes d'Antoine de Lacoste dans notre catégorie Actualité Monde.

  • Retrouvez ce reportage nîmois inédit de Péroncel-Hugoz entre culture et actualité !

    3679871411.3.jpgCe reportage est en cinq parties. Il suffit de suivre les liens ci-dessous.

    Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [1] 

    Des Africains jeunes et moins jeunes

    Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [2]

    Auguste et Antonin

    Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [3]

    De Napoléon III à Vichy 

    Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [4]

    Un duo à la mode bobo 

    Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [5]

    Des Africains jeunes et moins jeunes 

    Bonne lecture d'été ...

  • Le vent tourne-t-il ?

     

    par Louis-Joseph Delanglade

     

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    L’Union européenne peut bien prendre des mesures lors de son « sommet » de Bruxelles des 28 et 29 juin. Elles n’engagent à rien puisque l’accueil des bateaux de migrants dans des centres contrôlés, puis leur répartition et leur délocalisation « se feront sur la base du volontariat ».

    Quant aux « plateformes de débarquement » hors Europe, c’est-à-dire en Afrique du Nord, elles relèvent de la souveraineté des éventuels pays d’accueil, apparemment très réticents, si ce n’est hostiles. L’Union a peut-être sauvé la face mais surtout prouvé une fois de plus sa médiocrité. 

    M. de Villepin peut bien répondre de façon incantatoire à une question sur ce qu’aurait été son attitude dans la récente affaire de l’Aquarius détourné vers Valence (France Inter, 27 juin) : « C'est une occasion unique de respecter à la fois nos valeurs et le droit maritime […]. J'accueille l'Aquarius, et je prends la parole devant les Français pour expliquer ce qui est en jeu derrière l’Aquarius.» M. Legrand, éditorialiste politique militant, approuve au nom de « l’identité historique et philosophique de la France » (France Inter, 28 juin). On l’a compris, l’expression « nos valeurs » ne signifie rien d’autre ici que faire passer l’intérêt des autres avant le nôtre. Quant au droit maritime, rappelons deux choses : il fait certes obligation de secourir un navire mais un navire en danger, ce qui n’était pas le cas de l’Aquarius ; ce secours incombe par ailleurs au pays le plus proche mais, curieusement, l’Aquarius fait toujours en sorte que ce soit l’Italie et non la Tunisie géographiquement bien plus proche des côtes libyennes. La manoeuvre est trop grossière et Mme Le Pen a raison : il faut mettre sous séquestre au plus vite ce navire irresponsable. 

    MM. Toubon et Lévy peuvent bien faire mentir les chiffres de l’Insee et déclarer que le nombre des migrants diminue année après année. C’est ignorer volontairement et que la notion de « solde migratoire » n’est pas, pour l’Insee, en rapport avec la nationalité et qu’il existe toujours un nombre considérable d’entrées illégales et donc non comptabilisées. C’est, de toute façon, refuser d’aller à l’essentiel, à savoir que, depuis bientôt un demi-siècle, la France a été victime de vagues migratoires incessantes, avec la complicité des autorités politiques, économiques, médiatiques et religieuses. Vivent donc en France des millions de personnes, soit dans l’illégalité, soit dans la légalité et même avec des documents d’identité français, en formant une ou plutôt des communautés avant tout soucieuses de rester elles-mêmes c’est-à-dire étrangères à ce que nous sommes. Dès lors, même s’ils ne sont que mille de plus, que cent de plus à arriver, c’est la goutte d’eau… Voilà le ressenti des Français. 

    M. Macron vient quand même de reconnaître que le navire Lifeline  fait « le jeu des passeurs » en échappant volontairement aux garde-côtes libyens pour se diriger en toute illégalité vers l’Europe. Et M. Larcher, président du Sénat, déclare tout haut ce que tout le monde sait mais qu’on se garde bien de dire : « Des Aquarius, il y en aura des dizaines et des dizaines. » Ces propos dénoncent bien un trafic d’êtres humains fondé sur la complicité objective des « humanitaires » et des « passeurs » : ceux-ci pour de l’argent et ceux-là par idéologie visent le même objectif, entretenir le flux migratoire. C’est au fond ce que nous écrivions il y a un an et demi, le 28 novembre 2016 exactement, dans ces colonnes*. Ça commence donc enfin à bouger au sommet de l’Etat. Le vent est peut-être en train de tourner.  ■ 

    * Le mouvement perpétuel

  • Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [5]

    Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes

     

    Par Péroncel-Hugoz

     

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    Dimanche 10 juin 2018

    150 km d’autoroute tôt le matin, le jour du Seigneur, de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume à Nîmes, ce n’est rien ; notre époque a parfois des avantages. 

     

    Des Africains jeunes et moins jeunes 

    Ce n’est pas tout, car en errant dans Nîmes, ce dimanche, outre quelques bruyantes familles gitanes, pardon roms, on croise des groupes de jeunes Africains  l’air désœuvré, occupés seulement sur les bancs publics, à tripoter leur portable ou leur tablette dernier cri  -  mais vivant la plupart aux crochets de la France car décrétés « mineurs isolés »… On voit de grands dadais paraissant 25 ans bien sonnés se donner pour des ados de 15 ans. Les « assoces » s’opposent farouchement, à Nîmes et ailleurs, à ce que les praticiens examinent ces migrants à statut privilégié, afin d’évaluer leur âge véritable….

    Il y a en France,  pays représentant à peine 1 % de la population mondiale, 52 « aides sociales », distribuées par milliards à longueur d’année aux migrants économiques, officiels ou clandestins, et autres nécessiteux. Les aides françaises à la « misère du monde » ont représenté en 2017 15% de toutes les aides sociales données à travers la planète. Ce n’est pas demain que nos impôts baisseront …  

    sarcophage-720x420.v1521195557.pngIl est vrai qu’en parcourant le musée de la Romanité on oublie un peu, face aux grandeurs de notre passé, ces chiffres sociaux, à la fois terribles et sordides ; la France n’a plus les moyens de ces largesses à tout vent mais elle ne sait pas comment s’y prendre pour commencer à réduire le train de vie social de l’État.

    Peyrefitte-Alain-C-etait-De-Gaulle-Tome-1-Livre-275798646_L.jpgEt puisque notre Romanité est, par les temps actuels, un sujet à la fois de consolation et de fierté, pour accentuer ce dernier trait, si je rencontrais Jean-Paul Fournier, huguenot du terroir, fils d’un gendarme (comme le maréchal Juin) et, depuis 2003, maire chiraquien, juppeïste, puis sarkoziste, de Nîmes, toujours « guerrier anti-Front national » , je lui demanderais simplement de graver sur le grand mur d’entrée du Musée, cette phrase de De Gaulle, figure dont M. Fournier se réclame parfois : «  Nous sommes avant tout un peuple européen de race blanche, de CULTURE GRECQUE ET LATINE et de religion chrétienne* »   ■  FIN

    *Alain Peyrefitte, de l’Académie française, C’était de Gaulle (Tome 1. P. 52)  

    Le Musée de la Romanité à Nîmes est ouvert tous les jours de 10 h à 19 h en juin, de 10 h à 20 h en juillet-août. Ensuite, tapez ou cliquez museedelaromanite.fr                                                                                          

    Retrouvez les quatre articles précédents :

    Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [1]

    Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [2]

    Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [3]

    Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [4]

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  • Culture • Loisirs • Traditions

  • Livres • Zemmour en vérité

     

    Par Hilaire de Crémiers

     

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    Eric Zemmour a la simplicité du courage vrai, avec en plus ce courage moral qui est devenu aujourd’hui une vertu si rare.

    Son talent, c’est l’écriture et la parole, une parole qui n’est chez lui qu’une autre forme d’écriture. Tout ce qu’il dit, même à l’emporte-pièce, a déjà été pensé, travaillé dans son esprit et c’est pourquoi il est toujours pertinent. Il l’est même de plus en plus ; c’est le fruit d’une expérience soutenue avec constance, d’une activité intellectuelle continue, d’un souci permanent de l’exactitude et de la justesse, tant dans la connaissance et le jugement que dans l’expression pour la meilleure des compréhensions. Lire ou entendre un billet de Zemmour est un régal pour un Français cultivé, honnête et de bonne foi. Inutile de qualifier ce qui caractérise ses ennemis, ceux qui ne peuvent supporter sa personne ni ses propos.

    Il déplaît comme il plaît et pour les mêmes raisons.

    Alors, pourquoi plaît-il ? Cette question suffit et la réponse vaudra de même pour l’interrogation contraire. Pour le savoir il suffit de lire le remarquable essai que Danièle Masson lui consacre. C’est plus et mieux qu’une biographie, avec ces mêmes qualités d’intelligence, de clarté, de style juste et direct pour analyser ce qu’il convient d’appeler « le cas Zemmour ». En chapitres rapides, précis, elle traite de son sujet qui l’a, par sa singularité, « interpellée » pour reprendre le mot du jargon actuel, en fait étonnée, intéressée, à la vérité captivée. La vie et l’œuvre de Zemmour passent sous son regard attentif, aigu et bienveillant, aussi admiratif qu’amusé. Danièle Masson est philosophe sans le dire ; elle a côtoyé Gustave Thibon et Maurice Clavel ; nul mieux qu’elle ne connaît Simone Weil et, élève de Jacqueline de Romilly et de Pierre Grimal, rien de la pensée antique ne lui échappe – « rien de ce qui est humain ne lui est étranger » – , pas plus que de la pensée moderne qu’elle a analysée et critiquée. C’est toute notre tradition helléno-latine et française qui, en quelque sorte, à travers elle, regarde Zemmour, et qui se réjouit finalement du seul fait qu’il existe et tel qu’il est. Il fallait rien moins qu’un fils de famille juive d’Algérie, né à Montreuil, grandi dans le peuple et avec le peuple, au milieu des Français de souche et des Maghrébins, qui sait donc tout de la société en vérité et qui n’a cessé d’approfondir comme naturellement, mais en une longue persévérance, son amour de la France, de l’histoire, de la littérature, de la vie de son pays.

    C’est ce qui fait toute la force de son jugement qui n’en devient que plus redoutable. Il dit tout haut ce que la France, la vraie France, pense tout bas. Et toute la bande des bourgeois qui prétendent mener la France, gouverner les Français, penser pour eux, tous élevés dans les bonnes écoles, tous profiteurs de la société, tous renégats de leur religion, de leur histoire, de leurs familles, de leur patrie, ne peuvent pas le supporter, évidemment. Il leur dit la vérité, leur vérité. Il les a dépeints tels qu’ils sont : répugnants et ridicules. Tous amis de la trahison, au cours des quarante dernières années de décadence où ils se sont servis !

    Et, cependant, Zemmour n’est pas un bloc figé de pensées et d’attitudes : son œuvre et sa vie en témoignent. Il aime Napoléon qui a pu incarner – mais trop à sa manière – une force et une gloire françaises ; et de Gaulle pareillement ; mais, il aime de plus en plus, à l’école de Bainville, les quarante rois qui, en mille ans, ont fait la France. Danièle Masson, dans les derniers chapitres de son essai, note sa réflexion religieuse. Éric Zemmour est si français qu’il attache la plus extrême importance à la conservation du catholicisme traditionnel qui est l’âme de la France. Il se désespère de voir l’islam conquérir peu à peu et inexorablement notre pauvre pays avec la complicité active de dirigeants politiques et religieux d’une lâcheté et d’une imbécillité inqualifiables. Il est triste pour la France. Il voit, il dit, il prédit : il y a du prophète chez Zemmour.      

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    Éric Zemmour, Itinéraire d’un insoumis, Danièle Masson, Essai, Pierre Guillaume de Roux, 258 p, 23 €

    Hilaire de Crémiers

  • Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [4]

    « Gladiateurs héros du Colisée »

     

    Par Péroncel-Hugoz

     

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    Dimanche 10 juin 2018

    150 km d’autoroute tôt le matin, le jour du Seigneur, de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume à Nîmes, ce n’est rien ; notre époque a parfois des avantages.

     

    Les gladiateurs en gloire

    Donc, entrons dans le musée proprement dit :    beaucoup d’escaliers, de planchers et parois en verre, de lumières électriques mais on oublie vite tout cela devant la romanite-big-1000x1000.v1521195488.jpgsplendeur, la rareté, la variété des pièces exposées : mosaïques, marbres, statues, bijoux, armes, tout y est. Et les armes, sujet pourtant peu « correct » chez nous, par les temps qui courent, bénéficient même jusqu’au 24 septembre d’une foisonnante expo temporaire sur « les gladiateurs au Colisée ». Bravo !

    Parmi les raretés des collections permanentes, relevons une tête de l’empereur Tibère, contemporain de Jésus Christ ; et surtout deux têtes de ces princesses syriennes, dites les « Julia » qui furent très influentes sous les Sévères, autre dynastie romaine glorieuse, après les Antonins. Ces femmes d’Orient, qui furent femme ou mère d’empereurs, jouèrent donc un rôle de premier plan à l’époque sévérienne. On peut s’étonner que nos féministes , toujours à l’affut de figures  « émancipées » ’dans les siècles écoulés, ne se soient pas emparées des cinq ou six Julia qui gouvernèrent l’Empire romain en concertation non conflictuelle avec les césars. Il est vrai que ces Syriennes étaient monarchistes dans l’âme ce qui a dû heurter nos actives féministes, féminardes et autres fémens…

    En sortant du temple moderne de la Romanité, grand tour de ville, de la Maison Carrée à la Fontaine au Crocodile, des jardins XVIIIe de la Fontaine à la caserne Montcalm (1695) où Jean Bousquet, alors député- maire, fit placer en 1993 une plaque célébrant la brillante intervention de la Division française Daguet deux ans auparavant en Irak.

    Les mahométanes en voile sont apparemment moins nombreuses à Nîmes qu’en Arles, sauf aux feux rouges où d’ailleurs ce ne sont pas des Nord-Africaines mais des Syriennes qui réclament l’aumône au lieu de rentrer dans leur pays où plus de 80% du territoire a été libéré et pacifié  sous l’étendard du tenace dictateur christianophile  Bachar El Assad, appuyé sur ses solides alliés russes et persans.    

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    Nîmes, les jardins XVIIIe de la Fontaine

     

    A suivre demain, lundi …

    Lire les articles précédents :

    Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [1]

    Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [2]

    Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [3]

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  • Culture • Loisirs • Traditions

  • Histoire & Actualité • « Les Manants du Roi », le nouveau film de Patrick Buisson

    Présentation des Manants du roi, jeudi soir, 28 juin, au Grand Rex

     

    2293089609.14.jpgAvant-hier jeudi 28 juin, alors que les bobos parisiens vaquent à leurs insignifiantes occupations, Patrick Buisson a présenté son dernier film Les Manants du roi, Vendée 1793-1796, projeté au Grand Rex, devant deux mille personnes, dont nombre de personnalités, venues assister à l'avant première. Jean Gugliotta y était présent, notamment pour Lafautearousseau.

    Ce nouveau film prolonge le succès du beau livre-événement de Patrick Buisson, La grande histoire des guerres de Vendée, paru à la fin de l’année 2017. Le film, Les Manants du Roi, est coproduit par la chaîne Histoire, dont Patrick Buisson est le directeur général, et par la société Erealprod.

    MANANTS_DU_ROI_2806_PARIS_Page_1.jpgÀ travers les points de vue de plusieurs personnages issus de deux camps différents, les Bleus et les Chouans, ce film inédit nous plonge dans l’histoire des guerres de Vendée, entre 1793 et 1796. Six comédiens, en costume d’époque, donnent vie à ces différents personnages.

    Le film est émaillé d’extraits de fictions, de gravures d’époque et de reproduction de vitraux.

    Ce film est tout le contraire d'une oeuvre de fiction car tout y est rigoureusement exact et Jean-Louis Cassarino, est presque traumatisé par son rôle de conventionnel...

    MANANTS_DU_ROI_2806_PARIS_Page_2.jpgSelon Patrick Buisson, la guerre de Vendée est terminée. La guerre de tranchée pour l'occulter ou la faire reconnaître se termine par la victoire des vaincus. L'exécution du plan d'extermination intervient sans aucune nécessité de défense nationale. Plus personne ne conteste désormais que ce crime de masse fut idéologique et génocidaire. L'existence du génocide vendéen n'est juridiquement plus contestable. Le débat s'est déplacé du terrain historique au terrain juridique et les crimes commis en Vendée répondent en tout point aux critères définis pour qualifier un génocide. Camille Desmoulins qualifiait les Vendéens d'animaux à face humaine. Ce n'est pas balance ton porc mais égorge ton porc ! La lutte de la Convention contre la Vendée fut une guerre de religion. Celle de la déesse raison contre « l'obscurantisme »...

    Ce soulèvement populaire, ce Non Possumus d'un peuple de géants est le legs de la Vendée martyr.  ■  

    Diffusion sur la chaine Histoire à partir du 4 juillet.

    Page Facebook dédiée.

     

    Lire aussi dans Lafautearousseau ...

    Une conférence exceptionnelle de Patrick Buisson à l'Action Française Paris

    [Vidéo] Patrick Buisson sur France Inter : « En matière de terrorisme d'État, la Terreur, c'est nous qui l'avons inventée »

    [Vidéo] Patrick Buisson répond aux auditeurs de France Inter

  • Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [3]

     Nîmes : vue extérieure du Musée de la Romanité face aux Arènes

     

    Par Péroncel-Hugoz

     

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    Dimanche 10 juin 2018

    150 km d’autoroute tôt le matin, le jour du Seigneur, de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume à Nîmes, ce n’est rien ; notre époque a parfois des avantages.

     

    Un duo à la mode bobo 

    Donc la senhora de Portzamparc qui fait parfois équipe avec son époux, Christian, Breton né au Maroc, d’une noblesse remontant au moins à Charles VI, forme avec l’architecte un de ces couples coqueluche du Tout-Bobo mondialisé, traitant d’égal à égal avec Hilary Clinton ou Philippe Sollers. A chacune des nouvelles réalisations de Madame et de Monsieur, c’est aussitôt un concert universel de louanges, et si vous n’y adhérez pas,  c’est que vous êtes nul ou « facho »….

    Je ne vais pas essayer de  passer en revue tous les bâtiments réalisés sur les cinq continents par ce couple à la mode, et, il est vrai, travailleur, opiniâtre, imaginatif. Contentons-nous ce jour du Musée de la Romanité qui, vu de l’extérieur, même avec la meilleure volonté du monde, a tout à fait l’air d’une géante boite à chaussures un peu cabossée et mal emballée. La « peau » de verre et métal, jetée par Elizabeth de Portzamparc  sur son édifice nîmois, est justifiée par la conceptrice grâce à sa ressemblance supposée avec les plis des toges romaines… Au moins les déchirures de cette « toge » permettent de voir défiler les superbes arcades des Arènes.

    Ce qui fait passer l’effet « boite à chaussures », c’est l’immense toit-terrasse dont la dame architecte a couronné son œuvre. Un toit d’où toute la noble beauté de Nîmes apparaît en majesté avec sa tour Magne, ses jardins de la Fontaine, ses nombreux clochers (Nîmes a certes une forte marque huguenote, remontant à la Michellade de 1567, cette Saint-Barthélemy à l’envers, survenue un lustre entier avant la vraie et dont bien sûr, on ne parle jamais, surtout dans ces dîners en ville où, si on met sur la nappe le sujet Religion, il se trouve presque partout un catho de gauche [race en voie de disparition…] pour vous envoyer à la figure la Saint-Barthélémy de 1572, ce par quoi je réponds avec la Michellade de  1567) et aussi ses abondantes frondaisons et également en périphérie de menaçantes « cités » peuplées de femmes voilées et de « guetteurs »…  

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    Nîmes, la tour Magne

     

    A suivre demain, dimanche …

    Lire les articles précédents :

    Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [1]

    Nîmes - La romanité aux prises avec « la diversité » [2]

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  • Cinéma • Alberto Giacometti, The Final Portrait

     

    Par Guilhem de Tarlé 

    Alberto Giacometti, The Final Portrait, un biopic de Stanley Tucci, avec Geoffrey Rush (Alberto), Tony Shalhoub (son frère Diego), Sylvie Testud (son épouse Annette), Clémence Poesy (Caroline, sa maîtresse, prostituée), Armie Hammer (James Lord, écrivain) 

     

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    1964, l'année de mes 17 ans !

    N'étant pas plus artiste que je ne suis sportif - je n'exerce pas, je ne contemple pas  -  je ne sais même pas si le nom de Giacometti me dit quelque chose. J'ai donc découvert un sculpteur et un portraitiste, et surtout un homme exécrable, sans aucune civilité, imbu de lui-même en traitant son entourage comme moins que rien.

    Comment James Lord a-t-il pu se prêter à son manège et ne pas lui voler dans les plumes dès les premières minutes d'une séance qui devait durer quelques heures seulement ?

    A un tel degré, la patience est pathologique et le flegme de l'écrivain cache sans doute un orgueil incommensurable : avoir son portrait signé Giacometti !

    De ce tableau je ne suis personnellement pas preneur (il vaut paraît-il 20 millions de dollars !), et l'on n'en voit pas d'autres. Est- ce parce que l’artiste est incapable de finir ses œuvres : le mieux étant toujours l'ennemi du bien. Quant aux sculptures qui encombrent son antre, on ne les voit pas suffisamment pour émettre une opinion ... et d'ailleurs mon avis d'ignare serait sans intérêt. 

    Un bon film au demeurant sur la création d'une œuvre d'art, même s'il est lent, avec des longueurs mais celles-ci sont inhérentes au sujet et permettent au spectateur de partager la trop longue attente du portraituré.

    J'interromps là mon commentaire sinon, de retouches en retouches, je ne le publierais jamais. •  

    PS : vous pouvez retrouver ce « commentaire » et plusieurs dizaines d’autres sur mon blog Je ciné mate.

  • Fichier S ? Réponse au sommet !

     

    PAR JACQUES TRÉMOLET DE VILLERS

     

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    Sur ma table, trois livres arrivés presque le même jour, L’avocat face à l’intelligence artificielle de Bernard Hawadier, Défends ma cause de Loïc Tertrais et Coulisses Judiciaires de Frédéric Valendré. 

    Justice et modernité

    La justice, ses mœurs, ses humeurs et son mystère, n’a pas fini de passionner ceux qui la font autant que ceux qui la subissent. Pourtant, ces méditations savantes – Hawadier – ou plus alertes – Tertrais – ou empreintes d’une lucidité scientifique – Valendré – sont toutes très centrées sur l’institution elle-même.

    Sera-t-elle dépassée, éclatée et transformée par la révolution technologique ? Aurons-nous demain une justice de robots ? se demande le premier, avocat expérimenté du Sud de la France ?

    Suis-je digne de la mission que je m’efforce d’accomplir ? se demande le jeune Rennais, marqué du signe de la foi ?

    Gardons-nous de tirer une conclusion, dit le troisième dont le scepticisme indulgent laisse la porte ouverte à de nombreuses améliorations.

    Mais l’actualité impose à notre esprit une autre interrogation : que ferons-nous, judiciairement, contre l’expansion du terrorisme islamiste ?

    Justice et terrorisme

    Les attentats sauvages, qui rappellent, sans les renouveler strictement, les années anarchistes du début du XXe siècle, posent à notre justice une question moins calme que celle de l’intelligence artificielle ou que les cas de conscience du jeune avocat.

    La France a connu, en Indochine, puis, surtout, en Algérie cette forme de guerre, qu’elle a su vaincre, militairement, même, si, politiquement, elle a été vaincue, au point maintenant, de porter la honte des méthodes qu’on lui reproche d’avoir employées.

    À l’époque, les esprits s’étaient indignés de voir l’armée qui n’était pas préparée – psychologiquement et philosophiquement – à ce combat, être contrainte de le conduire « par tous les moyens » pour l’emporter. Il devenait évident que nous ne devions pas retomber dans la même impréparation.

    Et, pourtant, nous y voici.

    La force du terrorisme peut se résumer à trois caractères essentiels.

    1. Il tue avec des moyens très faibles et une préparation qui peut être quasi inexistante. Par là, il est à la portée de tous et de n’importe qui.
    2. L’écho de son acte est sans proportion avec sa réalité militaire. L’émotion est immense ; les médias se mettent spontanément à son service. C’est sa victoire.
    3. Les commentaires qui suivent l’évènement engendrent, pour l’ensemble de la population, deux sentiments antagonistes mais concomitants : la colère à l’égard des assassins et la mauvaise conscience dans l’organisation de la riposte. L’émotion dit : « il faut les tuer », mais la conscience commente : « tuer ou arrêter qui ? et sur quels critères ? » D’où la conclusion « Les démocraties, si elles se respectent en tant que démocraties, sont impuissantes devant le terrorisme… ».

    Il faut donc, ou se laisser vaincre, ou renier nos principes pour pouvoir se défendre.

    Dans les deux hypothèses, nous sommes vaincus, car celui qui part en guerre en s’avouant à lui-même qu’il n’a pas le droit pour lui, est déjà vaincu.

    La solution est politique

    On le voit, la solution n’est pas d’abord juridique, ni judiciaire. Elle n’est pas dans une énième réforme de la procédure pénale à l’égard des « fichiers S » ou dans le vote d’une très suspecte « loi des suspects ».

    La solution est dans l’État, au sommet, où se décide l’effort de guerre pour la protection de la nation.

    La seule manifestation évidente de cette volonté d’État fera plus, à l’égard d’une population très mobile dans ses sentiments, très incertaine et trop sensible à la force, que toutes les opérations de police ou les condamnations à des peines de prison qui serviront de tremplins pour de nouveaux attentats.

    La justice n’est pas d’abord dans l’institution judiciaire. Elle est dans le cœur du Prince. La défense, toute proche, loge dans le même organe cordial et royal.

    Il faut donc un Prince, et un Prince qui a un cœur.

    Alors les robots seront domestiqués et les terroristes terrorisés.   

    Jacques Trémolet de Villers