Pénitence post-attentats : le désir d’être coupable
Peut-on se délivrer de ce penchant pervers ? C'est la question que pose Mathieu Bock-Côté
Nous partageons l'intention de fond de ces réflexions. Etant précisé - Mathieu Bock-Côté en sera d'accord - que s'il est une culpabilité de l'Occident, c'est d'avoir nié son identité profonde, rejeté sa tradition, de n'être presque plus lui-même. De s'être en quelque sorte dissout, à tel point qu'il est aujourd'hui à reconstruire ou à refonder. LFAR
C’est chaque fois la même chose: dès les premières explosions à Paris, les figures autorisées de la vie médiatique ont commencé leur sermon : surtout pas d’amalgame entre l’islam et l’islamisme !
Alors qu’elles n’ont pour la plupart pas lu une ligne du Coran, elles ânonnent que l’islam est une religion de paix et que ce serait verser dans l’intolérance que d’oser nuancer cette affirmation.
Les morts gisaient encore sur le plancher du Bataclan qu’elles en rajoutaient : ce que nous devons redouter, c’est moins de nouveaux attentats qu’une réaction « populiste ». On doit moins craindre les balles que la peur. Elles invitèrent nos sociétés à se garder de la tentation « islamophobe », qui consiste, on l’aura compris, à regarder l’islam autrement qu’avec des yeux de Chimène.
La faute à la France ?
Certains poussèrent même l’odieux jusqu’à mettre sur le même pied les « islamophobes » et les islamistes ou les « populistes » et les «t erroristes ». L’essentiel, c’est de créer une équivalence entre ceux qui attaquent et ceux qui se défendent pour se placer en surplomb, au nom d’un pacifisme moralisateur flattant leur sentiment d’être absolument vertueux.
Les belles âmes ont continué : certes, on doit pleurer les morts et vomir les assassins, mais la France en particulier et l’Occident en général ne l’ont-ils pas un peu cherché ? N’ont-ils pas récolté ce qu’ils ont semé ? Qui sème la guerre et l’exploitation récolte le djihad. En gros, les morts sont moins les victimes des assassins de l’État islamique que de leur propre gouvernement.
Dans le cas de la France, on l’accusera d’avoir créé les conditions du terrorisme en laissant en déshérence ses banlieues, même si depuis plusieurs décennies, elle engouffre des milliards pour les entretenir. Qu’importe aussi si ces banlieues pratiquent à son endroit une forme de séparatisme ethnoreligieux alimenté par des imams salafistes. Qu’importe la haine de la France.
La culture de l’excuse écrase tout. S’il arrive aux belles âmes de reconnaître péniblement que nous sommes en guerre, ils la définissent à leur manière : c’est une guerre entre l’humanité et le terrorisme. Mais ce dernier, il ne faudra jamais le caractériser en l’associant à l’islamisme même s’il s’en réclame ouvertement et s’en veut le bras armé dans la conquête de l’Europe.
On aimerait croire que ce discours, finalement, est minoritaire. Il l’est certainement chez le commun des mortels. On se fâche, un jour, de se faire accuser de mériter les baffes qu’on reçoit. Mais ce discours est dominant dans les médias. Il l’est encore plus dans les universités, surtout dans les départements qui prétendent réfléchir à la société. Or, une société pourrit par la tête.
Non coupable !
Qu’on se comprenne bien. Personne ne s’imagine que l’État islamique est le seul représentant de l’islam. Personne ne croit qu’un terroriste se cache derrière chaque musulman ou réfugié syrien. Et il va de soi que l’immense majorité des musulmans a été horrifiée par les attentats. Personne ne croit non plus que l’Occident soit sans faute ni reproche.
Peut-on néanmoins en finir avec l’entreprise de culpabilisation des peuples occidentaux ? Peut-on se délivrer du désir pervers de se vouloir à tout prix coupable du mal qu’on subit ? Surtout, est-il possible, devant ceux qui n’en finissent plus de faire le procès de l’Occident, de répondre simplement : non coupable. •
Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie et chargé de cours aux HEC à Montréal. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) et de La dénationalisation tranquille: mémoire, identité et multiculturalisme dans le Québec post-référendaire (Boréal, 2007). Mathieu Bock-Côté est aussi chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada.
« Nous, militants d’Action française, sommes ici rassemblés devant le palais de justice de Marseille en ce soir du 20 novembre 2015. Près d’une semaine jour pour jour après les attentats du 13 novembre, nous voulons dénoncer un certain nombre de dysfonctionnements et d’injustices. En effet, le président de la République et son gouvernement sont coupables des tueries abominables perpétrées sur notre territoire par les islamistes radiaux. Ils ont fait preuve de naïveté quant au danger terroriste qui nous menace en permanence. Avec mépris, ils ont laissé policiers, pompiers et secouristes aller au charbon tandis qu’ils étaient occupés à préparer leur discours de politiciens apeurés. Nous dénonçons avec la plus grande force l’incapacité de nos dirigeants et parlementaires à décider et voter des lois pour garantir la sécurité des Français. Leur manque de volonté politique a des conséquences aujourd’hui mortifères. Dès lors nous appelons les Français à tirer les leçons de ce chaos : D’abord en considérant l’Union européenne et sa politique de négation des frontières comme étant l’institution à l’origine de tous les dangers passés et futurs. Nous les exhortons à déconsidérer avec la plus grande force l’ensemble de la classe politique de droite et de gauche, qui décennies après décennies se rend coupable de la plus grande médiocrité et du plus grand laxisme face aux assassins. Nous vous demandons de sanctionner l’échec de la politique de François HOLLANDE qui continue jour après jour à faire venir en France des milliers de clandestins. Ces clandestins n’ont rien à faire dans notre pays, d’une part parce que nous ne pouvons rien pour eux en terme d’emploi et de logement mais aussi et surtout parce que derrière chacun d’eux se cache un terroriste potentiel. Alors Français, reprenez votre pouvoir de décision pour votre propre pays ! La république a fauté ! La république met en danger le peuple français ! La république nuit à la France ! Venez avec nous crier votre colère ! Reprenez votre Patrie et demandez la démission du gouvernement !
C'est à l'Obs [Bibliobs] que nous laisserons le soin de rendre compte des récents - et bien-sûr importants - propos de Michel Houellebecq. Voici un article signé Marcelle Padovani ainsi introduit : « L'écrivain français a publié une tribune virulente dans le quotidien italien Corriere Della Sera ». Houllebecq y va fort, en effet. Son hostilité envers les hommes et l'idéologie du Régime est radicale. Toute la presse, de nombreux sites ont évoqué cette tribune. Beaucoup l'ont saluée. Nous aussi, sans hésitation ! LFAR

Ayant renoncé à toute carrière politique, après avoir servi la France aussi bien sous le président Mitterrand que sous le président Chirac, l’ex-élu vendéen et européen, Philippe de Villiers, homme politique atypique, ne cachant pas ses fidélités capétienne* et chrétienne, se consacre maintenant à ses mémoires. Et aussi à gérer les grands spectacles historiques du Puy-du-Fou (Vendée), succès mondial que même les Etats-Uniens, d’habitude peu enclins à décerner des lauriers à des réussites françaises, ont plébiscité … la Russie de Vladimir Poutine également, et désormais Villiers est mandaté par le président russe pour installer deux grandes manifestations historiques pérennes sur la Terre des Romanoff, ce qui fait grimacer les hiérarques socialistes de Paris, spécialistes des coups bas contre le « nouveau tsar Poutine », même quand il est un bon client du savoir-faire français …
- « Hassan II : Les Français ont perdu le fil de leur Histoire. Pour aimer un pays, il faut sentir qu’il a un passé. Ce n’est plus votre cas. Vous dépensez tant de temps à battre votre coulpe sur la poitrine de vos propres ancêtres.