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  • ZEMMOUR : QUAND LA RÉALITÉ DE L'ISLAM EN FRANCE SE RÉVÈLE PIRE QUE LES FANTASMES...

     

    Par Eric Zemmour

    [Figaro Magazine - 23-23.09]

    Dès l'origine de Lafautearousseau [02.2007], nous avons considéré qu'il était du devoir impératif des patriotes et royalistes français de signaler les risques immenses que l'immigration massive faisait courir à la France, à notre peuple, jusqu'à son islamisation, jusqu'au terrorisme meurtrier, jusqu'à la perte de notre identité et jusqu'à ce qui est aujourd'hui improprement nommé guerre civile. Nous n'avons cessé de réclamer les mesures énergiques qui s'imposaient, au risque, alors, de ne pas être compris, de paraître excessifs, quand ces mêmes mesures, même si, de fait, elles ne sont pas réellement mises en œuvre, sont, maintenant, universellement proposées, envisagées ... Zemmour réagit ici au récent sondage de l'Institut Montaigne sur la situation réelle de l'Islam en France. Situation qui défie notre nation et que Zemmour commente avec cette rigueur et cette lucidité qui le caractérisent. Et, naturellement, nous sommes d'accord.  LFAR     

     

    ZemmourOK - Copie.jpgIls ont sorti leurs rames. L'Institut Montaigne, le rapporteur Hakim El Karoui et les médias. Tous ont fait assaut de titres lénifiants, d'analyses anesthésiantes, d'optimisme forcé. Tous, en bons libéraux tolérants, étaient persuadés qu'une étude scientifique sur les « musulmans de France » détruirait les « fantasmes sur l'islam ».

    Le résultat est probant : la réalité « scientifique » s'avère pire que les fantasmes.

    Alors, depuis, ils rament. Ancienne plume de Jean-Pierre Raffarin, Hakim El Karaoui a trouvé 46 % de musulmans « sécularisés » qui acceptent les «valeurs de la République » ne revendiquent ni charia ni voile dans la rue. Ce sont les fameux « musulmans modérés » chers à notre langue de bois médiatique, mais ils ne sont qu'une petite moitié, et non la quasi-totalité, comme on nous le serine péremptoirement depuis des années ; et même ceux-là sont modérément musulmans et pratiquent beaucoup plus que leurs concitoyens d'autres confessions. Ce qui n'est pas négligeable, lorsque l'on sait que l'islam n'est pas une simple religion, au sens chrétien du terme, mais un ensemble juridique clés en main dont les prescriptions culturelles elles-mêmes sont des ordres divins.

    C'est ce que comprend et assume la jeune génération ; elle a basculé majoritairement dans un monde où l'Islam constitue une identité et une règle de vie et où le lien avec la France n'est que juridique et l'hostilité à la République affichée. Cette jeune génération gonfle les chiffres des deux autres catégories que notre rapporteur peine à distinguer entre 28 % qu'il juge lui-même « sécessionnistes », puisqu'ils estiment que la charia est supérieure aux lois de la République (!), et 25% qui sont dans l'affirmation d'une « fierté islamique », mais qui respecteraient « la laïcité », nous rassure notre rapporteur. Encore faut-il s'entendre sur les mots : pour eux, la laïcité se limite à la liberté religieuse. Ils rejettent en revanche l'essence même de la « laïcité à la française » qui est la discrétion religieuse dans l'espace public. Logiquement, ils sont une grosse majorité à ne pas digérer l'interdiction du voile à l'école, à exiger le halai partout, à l'école comme au travail, à vouloir imposer leur expression religieuse dans les entreprises comme dans la rue.

    Les femmes sont plus rigoristes que les hommes (encore un mythe « féministe » qui s'envole !) ; et les convertis à l'islam manifestent le zèle de tous les convertis. Ce fondamentalisme islamique est porté par le dynamisme démographique et soutenu par l'argent des monarchies pétrolières. Il n'est pas le produit, comme le croit le rapporteur, d'une « révolte » contre une situation sociale difficile, car il se retrouve dans tous les pays du monde où vit une forte communauté musulmane, du Sénégal à l'Indonésie, en passant, bien sûr par les pays arabes.

    Les chiffres ont donc parlé éloquemment : sur des parcelles nombreuses du territoire français vivent des millions de personnes qui sont en train de faire sécession : ils ont leur religion, leur loi, leur culture, leur mode de vie, leurs héros, leurs idéaux. Un peuple dans le peuple. 

  • Alain Juppé, pour qui justement, par exception, nous conseillerons de ne pas voter !

     

    par Richard Portier

    Un commentaire reçu sur Lafautearousseau le 26.09 ... Parmi les excellents. Il y en a quelques uns de farfelus et beaucoup de très bons. Celui-ci ressort de cette dernière catégorie ... Qui plus est, il fait le portrait d'un homme pour qui, à coup sûr, il ne faudra pas voter à la prochaine présidentielle ...  LFAR 

     

    Alain Juppé est le numéro Un des politiciens, intellos et médiacrates français « dhimmis volontaires ».

    Comme Sarkozy entre autres (mais qui lui s'en cachera pendant les sept ou huit mois a venir...) il sait que le Grand Remplacement est en voie d'accomplissement, il l'a accepté, et cela ne le gêne pas. (« Périsse Rome pour peu que mon destin s'accomplisse...»).

    Celui devant lequel il se prosterne, l'envoyé d'Allah a Bordeaux, et peut-être bientôt en France (si, pour leur malheur, les Français faisaient de Juppé un Président) c'est Tarek Oubbrou, imam de Bordeaux.

    Un musulman, d'environ 35 ans, encarté au PS, vivant actuellement à Marseille, mais ayant été un jeune disciple d'Oubbrou en études coraniques au début des années 2000 à Bordeaux a appris il y a peu (téléphone arabe ? sûrement pas dans nos médias...) que Juppé envisageait de faire d'Oubbrou un ministre ... « lui Président »... Ce jeune homme a déposé une plainte contre Oubbrou. Il a donné des précisions sur l'enseignement qu'il avait reçu de lui, avant de se dégager de son influence, rapportant notamment que le 11 septembre 2001 Oubbrou était tombé dans ses bras en pleurant de bonheur....

    Contournant avec la technique désormais bien rodée des maires-dhimmis la loi de 1905, Juppé a offert à Oubbrou un vaste terrain où il finance la construction d'un gigantesque , superbe et couteux centre « culturel ». Le culturel et le cultuel ne faisant qu'un en Islam, il comportera une très vaste mosquée, mais bien-sûr. ça n'était pas la motivation initiale...

    Soyez assurés qu'Oubbrou et ses adjoints y prêcheront le « vivre-ensemble » et les valeurs de paix, de tolérance, et d'amour consubstantielles à (de ?) l'Islam.

    Votez Juppé ! Il vous mènera au même endroit que les autres, mais avec lui ça ira plus vite...

  • "Maghrébins" : Fabienne Sintès met un « zéro » à Goasguen, et nous, nous lui mettons un zéro pointé, à elle et sa comparse

     

    Mur-bleu gds.jpgDepuis le mois d'août dernier, c'est Fabienne Sintès, et son équipe, qui anime le 7/9 de France info. C'est intéressant, vivant, instructif, varié; de la bonne radio, qui ne mérite qu'un seul reproche, mais il est de taille : faire passer la carte de « parti » avant la carte de journaliste, c'est-à-dire être, mais alors sans aucune gêne ni aucun complexe, d'extrême-extrême gauche, alors que le fait d'être un service public, payé par l'argent public impose une stricte neutralité dans les commentaires.

    Durant ce 7/9, notre fine équipe décerne une note par jour, à une personnalité X qui s'est exprimée sur un sujet X : ce jeudi 15 septembre, c'est Claude Goasguen qui est noté : 0 !

    Mais qu'a-t-il donc fait, ou dit, le malheureux, pour avoir son O ? C'est tout simple, il a osé transgresser l'interdit, le politiquement correct, et tweeter : « Nous avons un problème avec les maghrébins. Il faut avoir le courage d'aborder le problème. Non pas dans la discrimination mais franchement ! »

    Tissot-Panafieu_gymnase_Japy_2008_02_27_n8.jpgOn s'étouffe dans le studio, on va composer le 112, l'infarctus semble imminent, en tout cas l'hystérie est à son comble : il a osé ? Eh bien, on va le punir en lui mettant zéro, na ! Ca, c'est de la radio !

    Franchement, le seul tort de Claude Goasguen est d'avoir parlé d' « un problème » : c'est mille, dix mille, cent mille, un million de problèmes que nous avons avec les maghrébins, même si Fabienne Sintès et les siens les appellent « Français » : Français, Mohammed Merah, les frères Kouachi, Larossi Abdallah, l'assassin de Nice ? 

  • Conférence : Hilaire de Crémiers à Nancy c'est ce soir ...

    Heraldique_Lorraine.pngNotez dès maintenant la date de cette réunion - 30 septembre - et diffusez cette invitation sans modération.  

    Amicalement 

    Philippe SCHNEIDER

    Président de l'U.S.R.L

    UNION DES SECTIONS ROYALISTES LORRAINES
  • Traités de libre-échange : bienvenue dans le monde d'Orwell

     

    Par Jean-Michel Quatrepoint

    Le Comité Orwell a organisé le 27 septembre un colloque autour des traités de libre-échange. Jean-Michel Quatrepoint dénonce cette nouvelle forme de guerre économique que mènent les Etats-Unis contre l'Europe [Figarovox - 23.09]. L'analyse que Jean-Michel Quatrepoint fait ici - comme toujours, lucide et réaliste - intéresse les patriotes français et, dans notre cas, les royalistes.  LFAR

     

    4163199303.jpgNous sommes en guerre ! On pense, bien sûr, à Daech et au terrorisme islamiste. Mais il y a aussi une autre guerre, plus sournoise, plus vicieuse, puisqu'elle nous oppose à des amis, des alliés. Je veux parler de la guerre avec les États-Unis, de la guerre entre l'Europe et les États-Unis, de la guerre aussi entre le modèle culturel anglo-saxon, un modèle communautariste, et notre modèle républicain, laïc. Cette guerre a un champ de bataille : le marché, l'économie. Avec un objectif pour les États-Unis, ou plutôt pour les multinationales, en très grande majorité anglo-saxonnes : assurer un nouvel ordre mondial, où le rôle des États est réduit à la portion congrue, où les citoyens sont cantonnés à un rôle de consommateurs, où la politique s'efface devant les impératifs du marché et d'un libre-échange total, absolu.

    Cette bataille, elle se joue aussi sur les traités commerciaux, à travers le TAFTA, le TPP pour le Pacifique, le TISA pour les données. Sans oublier le traité entre l'Europe et le Canada qui a servi en quelque sorte de matrice aux négociations transatlantiques sur le TAFTA. Cette offensive américaine se déroule comme à la parade. Dans un premier temps, les autorités judiciaires d'outre-Atlantique ont mis en place un arsenal juridique pour imposer peu à peu l'extraterritorialité du droit américain. C'est ainsi qu'on a vu se multiplier, depuis des années, les amendes colossales contre les groupes européens. Amendes pour avoir obtenu des contrats dans divers pays du Tiers Monde avec des commissions. On pense, bien sûr à Alstom. Amendes pour avoir financé des opérations commerciales avec des pays frappés d'embargo par les États-Unis. On pense, bien sûr, à BNP Paribas. Amendes pour avoir bidouillé, comme Volkswagen, les moteurs Diesel vendus sur le marché américain, etc. À chaque fois ce sont des montants considérables. Des milliards, voire des dizaines de milliards de dollars.

    Pis, ces menaces pèsent sur le système bancaire européen qui n'ose plus financer les investissements des entreprises, françaises et autres, dans des pays sensibles. Ainsi, les banques françaises sont très frileuses sur l'Iran, sur la Russie. Nos entreprises ratent des contrats. Pour le plus grand profit… des Américains. Bref, tout se passe comme si cette menace subliminale que fait peser la justice américaine et Washington sur les banques et entreprises européennes était destinée à les paralyser, à les tétaniser. Parallèlement, le capitalisme américain a déployé sur une très grande échelle une forme moderne de corruption : l'influence, le trafic d'influence. Plus besoin de verser des bakchichs, il suffit d'offrir aux dirigeants politiques, aux élites européennes de belles et rémunératrices fins de carrière, ou de faciliter l'accès de leurs progénitures aux cercles restreints du pouvoir des multinationales.

    Aujourd'hui, les masques tombent. C'est un ancien président de la Commission européenne dont on savait qu'il était très proche des Américains qui pantoufle chez Goldmann Sachs. On découvre qu'une ancienne commissaire à la concurrence avait pris systématiquement des décisions nuisibles aux intérêts industriels européens tout en étant administrateur d'un fonds off shore aux Bahamas. Cerise sur le gâteau : elle a intégré Bank of America et, au printemps dernier, le groupe américain… Uber. Un autre commissaire, négociateur et thuriféraire de l'accord TAFTA, a, lui, rejoint les conseils d'administration de CVC Partners, un fonds américain et Merit Capital. Bref, les Américains savent remercier ceux qui ont œuvré pour eux. Mais ceux qui rechignent à intégrer ce nouvel ordre mondial sont frappés. Volkswagen, mais aussi Deutsche Bank et maintenant Airbus que l'on menace de dizaines de milliards d'amende, parce que le groupe aurait bénéficié de subventions européennes. Mais comment Boeing s'est-il développé sinon avec l'argent du département de la Défense ? Comment la Silicon Valley est-elle devenue ce qu'elle est sinon avec les subsides sous diverses formes de l'État américain ? Comment les GAFAM et autres NATU (Netflix, Airbnb, Tesla et Uber) prospèrent-ils sinon en optimisant fiscalement aux États-Unis (les multinationales américaines ont exporté plus de 2 000 milliards de dollars dans les paradis fiscaux) et en ne payant pratiquement pas d'impôt en Europe ? Et lorsque une commissaire européenne ose s'élever contre les avantages exorbitants accordés par l'Irlande à Apple, c'est le président Obama et 250 patrons américains qui volent au secours de la firme et somment l'Europe d'abandonner ses poursuites.

    Trop, c'est trop! Ou les Européens se couchent et nous allons collectivement basculer dans un monde où quelques monopoles régneront sur notre vie de tous les jours, géreront nos données… un monde digne de Big Brother. Ou l'Europe se réveille, refuse ces diktats, renvoie les accords TAFTA aux calendes grecques. On ne négocie pas dans une position de vassal. Voilà pourquoi la bataille du TAFTA est symbolique. Voilà pourquoi si nous voulons défendre nos valeurs, une certaine idée de la géopolitique, il faut dire non au TAFTA, relancer l'idée de la préférence communautaire, défendre nos banques et nos grandes entreprises. À condition, bien sûr, qu'elles veuillent être défendues et qu'elles n'aient pas déjà pactisé avec l'Oncle Sam… pour un plat de lentilles.   

    Jean-Michel Quatrepoint est journaliste économique et vice-président du Comité Orwell.

  • M6 : Bernard de La Villardière a parlé vrai dans son « Dossier tabou » sur l'Islam

    L'imam Abdelali Mamoun 

     

     
    Mur-bleu gds.jpgBernard de La Villardière a parlé vrai dans son « Dossier tabou » sur l'Islam
     
    Et d'abord, quand il confirme qu'un tel reportage est un peu inquiétant, et que la caméra n'est pas bienvenue, même dans les lieux publics. Il se réfère - prudemment ? - à un certain imam Abdelali Mamoun, qui explique qu'il n'y a pas d'Islam « de France » mais un Islam « en France », qui plus est géré par des autorités étrangères.
     
    Nous n'avons jamais dit autre chose sur Lafautearousseau, ni les nombreuses personnalités bien documentées auxquelles nous avons plusieurs fois donné la parole, comme Annie Laurent.
     
    Bernard de La Villardière rappelle cette « bousculade » en banlieue avec des jeunes « très excités » qui le bousculent et s'en prennent à la caméra :  « on a préféré battre en retraite mais on n'a pas appelé les forces de l'ordre. ». On imagine la réaction des médias si des jeunes d'AF, mécontents d'un reportage sur eux, s'en étaient pris au journaliste et à sa caméra : mieux vaut ne pas penser à l'hystérie qui en aurait résulté ! Et aux propos de NKM !..
     
    A Sevran, le maire « un peu tout » Stéphane Gatignon a aidé une école musulmane rigoriste à ouvrir : dans cette école, ni la Mairie ni le Ministère n'ont leur mot à dire. Tiens, mais, n'y a-t-il pas une certaine loi de 1905 ? Le maire a quand même été un peu gêné... Mais pourquoi, direz-vous, écrivons-vous « maire un peu tout » ? Parce que, d'abord communiste, le maire a quitté le parti et est devenu « EELV », puis il a quitté EELV et est devenu « Ecologiste », et le voilà maintenant rabatteur de voix musulmanes. Que voulez-vous ? Si l'on veut être élu, ou réélu, il faut ce qu'il faut !
     
    Bernard de La Villardière, au moins, n'a pas mâché ses mots sur ce maire « gobe-tout » : « Cet homme fait partie des élus locaux qui ont composé avec les musulmans (comme Juppé à Bordeaux, ndlr), pour ne pas dire plus, qui se bouchent les yeux pour ne pas voir et qui vont dans le sens du vent. Ils se disent qu'il y a un vote musulman et qu'il faut se le mettre dans la poche. Comment ? En cédant aux multiples pressions pour permettre, par exemple, la création d'une école musulmane, qui visiblement n'est contrôlée ni par l'Education nationale ni par la Mairie... » 
     
    M6, mercredi 28 septembre, Magazine « Dossier tabou », de 21h à 22h50
  • Nouvelles « religieuses » d'ici et d'ailleurs...

    Les villes de Clermont-Ferrand et de Koweït 

     

    Par Péroncel-Hugoz

    TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Peroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360l'un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  • 

     

    IMG - JPEG - Copie.jpgRRETOUR EN CHERIFIE, FIN AOÛT 2012

    Le consul de France à Koweït, David Hocquet, s'est converti à l'Islam, en complet veston, publiquement, dans une mosquée de la ville. L'ambassadeur, Mme Yada Nafi,  n'a pas eu, elle, à franchir ce pas, ayant eu le privilège de naître dans la « bonne religion », celle qui est à la mode en Europe occidentale en tout cas...

    L'Islam entier se  réjouit de la conversion de M. le consul de France.

    Mahométane aussi est Yamina Benguig, actuel ministre des Français de l'étranger et de la Francophonie; elle est née Belaïdi en 1955, dans une famille kabyle, et aurait été instruite par des religieuses catholiques. Son père fut agitateur syndicaliste algérien en France du Nord, Mme Benguigui, naturalisée française en 1989, doit son patronyme à son époux, un dentiste juif algérien, Francis, qui a donc dû se convertir à l'Islam car un non-musulman ne peut pas se marier avec une « vraie croyante ». La ministre est ainsi devenue la belle-soeur de l'acteur-chanteur Patrick Bruel, alias Benguigui.

    La mairie socialiste de Clermont-Ferrand vient d'annoncer que le « carnaval » de la ville s'intitulera désormais « Fête de l'égalité et de la diversité »...

    Le Lutetia, palace parisien, célèbre entre autres pour avoir été un siège nazi durant l'Occupation, appartient à présent - revanche sur les malheurs de l'Histoire - au groupe israélien Akinov. Le Lutetia héberge Dominique Strauss-Kahn depuis qu'Anne Sinclair l'a chassé du domicile conjugal. A l'étage où Strauss-Kahn a sa chambre ne servent plus désormais que des valets de sexe bien masculin...

  • Sarkosix contre Sarkosus : n'oublions pas « nos ancêtres les Romains »

    Capture d'écran du film « Astérix et Obélix au service de Sa Majesté »

     

    Par David Brunat  

    En invoquant « nos ancêtres les Gaulois », Nicolas Sarkozy a semé le trouble voire déclenché la foudre des historiens. David Brunat considère au contraire [Figarovox du 26.09] que l'ancien président de la République est - comme nous tous - un Romain qui s'ignore. Nous ne lui donnerons pas tort de dénoncer ainsi les simplifications et la démagogie inhérents à la démocratie à la française. Ni de rappeler nos racines latines. Nous trouvons seulement qu'il verse un peu trop dans l'excès inverse : notre fond gaulois est aussi une réalité qu'il n'est pas bon d'occulter. Même « le grand Bainville » - l'expression est d'Eric Zemmour - le note dans son Histoire de France : « Les Français n'ont jamais renié l'alouette gauloise et le soulèvement national dont Vercingétorix fut l'âme nous donne encore de la fierté. » Dans un contexte où nous, Français - avons tant besoin de retrouver les motifs de notre fierté, n'en écartons aucun, n'oublions pas celui-là. Fût-ce pour les besoins d'une tribune au demeurant excellente et fort utile.  Lafautearousseau

     

    david-brunat.jpgPar Toutatis ! Que les dieux de Vercingétorix et de Diviciacos (druide gaulois tenu en haute estime par Cicéron et par César en personne) me gardent d'emboucher à mon tour la trompette de la controverse enflammée née des propos incendiaires de l'ancien président de la République sur « nos ancêtres les Gaulois » et autres aïeux tutélaires et symboliques.

    Piètre historien mais virtuose de la manœuvre électorale et tribunitienne, Nicolas Sarkozy savait ce qu'il disait, ou plutôt savait pourquoi il le disait, lorsqu'il a vanté les origines gauloises communes et idéales des fils et filles de France. Le « roman national » autorise bien des libertés avec la vérité historique - c'est d'ailleurs le propre du roman d'avoir le droit d'inventer, de broder, de fantasmer.

    Les historiens ont poussé les hauts cris. Ils étaient dans leur rôle. Sur le plan historique, Sarkosix a dit des âneries, mais avec l'excuse que ces âneries - asinus asinum fricat - furent propagées au XIXe par les pères barbus et cultivés de la IIIe République. Les historiens sérieux savent en effet que les Gaulois du début de l'ère chrétienne, disons deux générations après Vercingétorix, se sentaient romains. Qu'ils étaient romains. Que cette image d'Epinal de Gaulois farouchement épris de liberté, résistant à l'impérialisme de Rome, grands, vaillants, blonds, musclés comme Conan le Barbare, patriotes échevelés et même un poil nationalistes, est justement une image d'Epinal, un mythe forgé de toutes pièces entre 1870 et 1914 pour des raisons de propagande et pour faire bisquer Bismarck et le nouveau Reich, afin de contrer idéologiquement cette Allemagne nouvellement unie et assimilée aux envahisseurs romains, brutaux, impérialistes, impitoyables.

    Il fallait alors de toute urgence s'inventer un passé de résistance, d'indépendance, de liberté originelle. Il fallait faire corps et faire nation, alors même que Vercingétorix lui-même n'a jamais rêvé d'une quelconque « nation gauloise » et que, très vite, la culture celte disparut complètement, absorbée par une romanité hégémonique et du reste parfaitement acceptée par les élites gauloises, qui servirent dans les armées romaines et envoyèrent leurs fils étudier à Rome.

    Je voudrais juste profiter de ces propos de tribune électorale - propos populaires et plébéiens au sens premier et latin - pour rappeler à quel point notre héritage commun - héritage non biologique, non génétique, mais culturel, symbolique, politique et social - est profondément romain.

    Comme tous ses compatriotes, Sarkosix s'exprime dans une langue qui dérive directement du latin. Les mots français d'origine gauloise sont rares (truite, ruche, javelot, chamois …), y compris ceux qui illustrent « l'esprit gaulois », à commencer par le précieux et polysémique « con » (utilisé par ex. dans la locution : « Casse-toi, pauvre con »), qui vient tout droit du latin cunnus.

    La carrière qu'a embrassée Sarkosix parallèlement à ses mandats politiques, celle d'avocat (advocatus), doit beaucoup aux Latins et à leur système juridique, et presque rien aux anciens Gaulois.

    Surdoué du cursus honorum politique, Nicolaus fut longtemps le premier édile de Neuilly et plusieurs fois ministre (et il n'est pas inutile de se souvenir que minister signifie en latin « celui qui sert » …). Il s'est toujours plu à se présenter comme un homo novus s'étant élevé tout seul à la force du poignet, aux forceps, en passant sous les fourches caudines de l'establishment. Il a donné ses ordres à ses préfets et influencé le Sénat. Il a aussi fait figure de Brutus en prenant jadis parti électoralement contre son ancien mentor Chirac. Il a savouré un triomphe en 2007 mais approché de la Roche Tarpéienne en 2012. Las ! Peu désireux d'imiter le sage Cincinnatus, il a snobé l'Aventin et il piaffe d'impatience de redevenir César.

    Ce tribun du peuple offre un magnifique mélange d'histrion et d'imperator, comme l'antique scène romaine en produisit tant. Et regardez comme il chérit cette République - Res publica - qu'il prétend incarner mieux que quiconque et dont il n'a de cesse de reprendre la tête !

    Bref, ce chef de guerre qui prétend lutter pour les couleurs gauloises sous l'étendard mythiquement unificateur de la Gaule est un Romain qui s'ignore. Alors qu'il s'apprête à en découdre dans ces périlleuses primaires (encore un terme latin dans le village gaulois !), il rêve certainement de s'exclamer à l'exemple du grand César, modèle de tous les ambitieux : Veni, vidi, vici. « À moi la pourpre impériale, et au diable ce loser de Vercingétorix étranglé dans une prison romaine ! Puissent Juppé, Fillon et tous les autres subir le même sort », se dit-il peut-être dans son for (= forum) intérieur, sans le proclamer urbi et orbi.

    Bref, en un mot comme en mille, ce Gaulois-là, accro aux frissons transgressifs du Rubicon et aux enivrantes couronnes de laurier, tient plus de Sarkosus que de Sarkosix.

    Le 24 septembre, dans un discours à Perpignan, il en a remis une couche et célébré, outre ses chers Gaulois, « nos ancêtres les rois de France, les Lumières, Napoléon, les grands républicains, les tirailleurs musulmans, les troupes coloniales mortes au Chemin des Dames, etc. ». Soit. Mais dans cette liste à la Prévert, pas un mot, pas une allusion sur les Romains. Rayés de la carte mentale de cet ingrat.

    Il sera cependant peut-être d'accord avec l'idée selon laquelle « la vertu de la race, c'est la noblesse » (« Generis virtus nobilitas »). Ce fut la maxime d'un empereur romain, le successeur de Caligula et le prédécesseur de Néron: l'empereur Claude. Aussi appelé, excusez du peu, le « divin Claude » (Claude, comme le nom de l'associé de Sarkosus avocatus). Né l'an 10 av. J.C. à Lyon, ou Lugdunum, capitale des Gaules. Fondée par un Romain, Lucius Plancus (joli patronyme !), lieutenant de César et gouverneur de la Gaule chevelue.

    Tout cela, il est vrai, est à s'arracher les cheveux pour qui n'aime pas à s'embarrasser de détails historiques superflus. Dans son désir ardent de reconquérir la titulature suprême, Sarkosus est prêt à raser gratis et à faire table rase (tabula rasa) de l'héritage romain. Sa garde prétorienne le soutiendra jusqu'au bout. D'autres, (très) nombreux, soupirent et sifflent : « Quousque tandem abutere, Nicolaus, patientia nostra …»?

    Par Jupiter, ils sont fous, ces Romains qui se prennent pour des Gaulois !  •

    David Brunat  

    Normalien et philosophe de formation, David Brunat est écrivain et conseiller en communication. 

  • Enseignement : Elle veut le tuer, et nous nous disons « Vive le Latin ! »

    Le latin : un trésor de la langue française.

     
     
    Mur-bleu gds.jpgNajat Vallaud Belkacem veut supprimer de fait le latin, mais tout en disant qu'elle ne le fera pas et qu'elle veut au contraire le sauver, au moyen d'une de ces usines à gaz dont le Système a le secret. En gros, et pour « faire clair », elle annonce :

    1. Un saupoudrage des cours de français avec « les éléments fondamentaux des apports du latin et du grec à la langue française »;

    2. L’intégration du grec et du latin à « Langues et cultures de l’antiquité », l’un des huit enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI)... 

    La véritable motivation - de fond - est de couper les petits Français de leurs racines (« du passé faisons table rase ...», c'est bien cela, le programme révolutionnaire, non ?). Et cette motivation tire argument d'un chiffre censé clore le débat : dénigré, maltraité (cours mal-placés), dévalorisé depuis des lustres, il n'est pas étonnant que le latin ne concerne plus que 18% des élèves : c'est même un exploit ! 
     
    Najat-Vallaud-Belkacem.jpgMais, si elle supprime une langue ancienneancienne », et non pas « morte », la nuance est capitale...) au motif qu'elle ne concerne que 18% des élèves, que Mme le Ministre aille au bout de sa logique, et qu'elle demande, par exemple, la suppression du PS, qui ne concerne lui aussi - et en comptant large... - que 18% des électeurs !   •
  • « Migrants » : quand François Hollande joue avec les nerfs des Français

     

    Par Gabriel Robin

    François Hollande a décidé de s’attaquer au problème calaisien. Et Gabriel Robin fait de cette décision une excellente analyse ...

     

    2008088630.jpgConcentré sur une mission quasi impossible qui devrait l’amener à être réélu en 2017, François Hollande a décidé de s’attaquer au problème calaisien. Présent à Calais le lundi 26 septembre, le très impopulaire dixième président de la Ve République a pris soin d’éviter le cœur du problème en ne se rendant pas directement dans la « jungle » pour constater par lui-même les dégâts provoqués par l’immigration de masse. François Hollande n’est pas un homme courageux, comme le démontre sa venue à Calais sous le faux prétexte de poser la première pierre de « Calais Port 2015 ».

    Si le Président sent bien que les Français sont excédés par la crise migratoire, il n’a pas les armes pour y répondre et ne le sait que trop bien. Ainsi, il s’attache à détourner l’attention en ne s’attaquant qu’à la « jungle de Calais » de sinistre réputation. Plutôt que de placer les « migrants » dans des charters comme cela devrait être fait, le Président soutient la construction de Calais miniatures sur l’ensemble du territoire français, à l’exception de la Corse. Évidemment, si l’on tient compte de la démographie et du manque de volonté politique contre l’immigration massive en France et en Europe, ces petits Calais en gestation sont appelés à s’agrandir considérablement.

    « Notre volonté, c’est de démanteler Calais entièrement et de pouvoir avoir des centres d’accueil et d’orientation répartis sur l’ensemble du territoire », a affirmé François Hollande. Avant d’enfoncer le clou en déclarant avec un aplomb incroyable que « la France, ce n’est pas une France où on trouvera des campements.  

    Nous prendrait-il tous pour des idiots ? En Australie, il n’y a pas de camps puisque les bateaux chargés de « migrants » sont abordés puis ramenés chez eux. En France, il y a des camps et il continuera à y en avoir avec les politiques menées par le gouvernement. Quant à Nicolas Sarkozy, il tenait exactement le même discours daté lorsqu’il était lui-même président de la République. Non, il ne suffira pas de « lutter contre les passeurs », de « démanteler les camps » ou de demander aux Britanniques de « prendre leur part dans l’effort humanitaire que la France accomplit ici et continuera à accomplir demain », comme l’a dit le candidat socialiste aux primaires.

    Pour ne plus voir de situation calaisienne en France, il faut en finir avec une logique mortifère d’accueil inconditionnel à l’autre imposée par les politiques européennes et le lobbying d’associations subventionnées de l’extérieur pour abolir les frontières nationales. Il convient, aussi, de révéler la vérité sur ces « migrants » dont on nous rebat les oreilles. L’ultra-majorité d’entre eux ne vient pas de Syrie mais de pays d’Afrique comme l’Érythrée ou le Soudan… Fuyant la guerre chez eux, pour certains du moins, ils finiront par l’apporter chez nous.

    En l’état des choses, démanteler Calais revient à généraliser Calais à la France entière. Si François Hollande l’ignore, c’est qu’il n’est pas à la hauteur de ses fonctions. Mais ça, nous le savions déjà. 

    Juriste

    Boulevard Voltaire, 27.09

  • Jean Sévillia : « Malgré l'effondrement de notre société, une France tient encore debout »

    Crédits Photo : FABRICE DEMESSENCE

     

    Par Vincent Tremolet de Villers           

    À l'occasion de la sortie d'un recueil de trois essais, Jean Sévillia a accordé au FigaroVox [26.09] un entretien où il revient sur l'historiquement correct et le moralement correct qui pèsent plus que jamais sur notre société. Mais il ne doute pas d'une « renaissance future ».  LFAR

     

    902697296.3.jpgVous publiez en un recueil trois essais historiques et politiques: «Historiquement correct», « Moralement correct » et « Le Terrorisme intellectuel ». Commençons par ce dernier, dont la première parution date de l'an 2000. Seize ans plus tard, le terrorisme intellectuel a- t-il disparu, et sinon quelles sont ses nouvelles formes ?

    Il suffirait d'évoquer quelques manifestations toutes récentes du terrorisme intellectuel, ce que je fais dans la préface de ce volume qui réunit des textes plusieurs fois déjà réédités et actualisés, pour constater que, non seulement le phénomène n'a pas disparu, mais qu'il sévit plus que jamais. Faut-il rappeler les attaques subies au cours des dernières années, pour ne retenir que quelques figures en vue, par les philosophes Alain Finkielkraut ou Michel Onfray, par le journaliste Eric Zemmour, par le comédien Lorànt Deutsch ou par le romancier Michel Houellebecq ? Faut-il rappeler les conditions dans lesquelles s'est déroulé le débat - ou plus exactement l'absence de débat - sur le Mariage pour tous, où il était posé par principe qu'en être partisan était le signe d'un esprit ouvert et moderne et qu'en être l'adversaire était le fait d'une mentalité intolérante et rétrograde ?

    Dans une société démocratique où le débat d'idées est censé être libre, tout se passe comme si certaines idées étaient interdites, certains sujets tabous, et certaines voix moins légitimes que d'autres puisqu'elles contreviennent à la pensée dominante, qui est la pensée des élites politiques, culturelles et médiatiques. Le mécanisme du terrorisme intellectuel n'a pas varié. Il consiste à jeter l'opprobre sur les opposants à cette pensée dominante en leur collant, explicitement ou implicitement, une étiquette qui a pour but de les réduire au silence en jetant le discrédit sur leur personne et leur propos. Ces étiquettes se traduisent par des mots - réactionnaire, raciste, fasciste, homophobe, etc. - qui n'ont plus un sens objectif : ils peuvent s'appliquer à n'importe quoi et n'importe qui afin de les disqualifier selon le principe de l'amalgame et de la reductio ad hitlerum. Ce qui change, en revanche, c'est l'objet du terrorisme intellectuel, puisque celui-ci est indexé sur l'idéologie dominante. Il y a cinquante ans, quand le marxisme triomphait chez les intellectuels, être anticommuniste valait de se faire traiter de « chien » par Jean-Paul Sartre. Aujourd'hui, alors que l'antiracisme et le multiculturalisme sont présentés comme des impératifs catégoriques, affirmer que l'origine et l'ampleur des flux migratoires pose un problème à la France et à l'Europe en général vaut d'être accusé de racisme.

    Dans votre ouvrage Historiquement correct, vous rétablissiez un certain nombre de vérités que l'histoire « grand public » ne diffusait pas. Considérez-vous que les légendes noires de l'Histoire de France se sont estompées ?

    J'aimerais le croire, mais ces légendes qui concernent d'ailleurs toute l'histoire occidentale et pas seulement l'histoire de France ont la vie d'autant plus dure qu'elles sont véhiculées et répercutées par de multiples canaux, depuis les manuels scolaires jusqu'aux jugements lapidaires qui émaillent les discussions de bistrot. Ce que j'ai appelé l'historiquement correct, le politiquement correct appliqué à l'histoire, vient de loin. Il a sa propre histoire que l'on peut reconstituer, puisqu'il mêle procès contre l'Europe catholique venant des Encyclopédistes, vision négative du monde d'avant 1789 et légende dorée de la Révolution française, legs de l'école républicaine des XIXe et XXe siècles, refus de l'histoire événementielle et lecture socio-économique du passé, héritage de l'école marxiste, et enfin histoire analysée au prisme des droits de l'homme, fruit de l'individualisme ambiant. Rétablir la vérité est un travail long, et patient. Il suppose d'opposer des faits aux légendes, et surtout pas des légendes inversées, ce qui serait le contraire de la démarche historienne. Avec le temps, en faisant progresser la recherche, on obtient des résultats. Les guerres de Vendée de 1793-1794, par exemple, sont beaucoup mieux connues qu'elles ne l'étaient il y a un demi-siècle, parce qu'il y a eu d'authentiques travaux d'historiens sur cet épisode dramatique, et bien rares sont ceux qui nient que la population civile vendéenne de l'époque a été victime d'une entreprise d'extermination. Autre exemple, on commence à reconnaître que la traite négrière était un système qui n'impliquait pas que les Européens, puisque certaines tribus africaines vendaient leurs frères de couleur, et qu'il a toujours existé une traite interafricaine, des hommes étant réduits en esclavage et mis en vente à l'est du continent par des trafiquants arabo-musulmans.

    Comment expliquer le décalage entre le sérieux des publications historiques et la légèreté avec laquelle le cinéma et les séries télés abordent cette même histoire ?

    En soi, ce décalage n'est pas nouveau. Les feuilletons écrits du XIXe siècle, quand ils campaient leur intrigue dans le passé, prenaient déjà des libertés avec l'histoire réelle. Même chose pour le théâtre ou le cinéma. Et même chose encore pour la télévision quand elle était un genre naissant. Les grandes séries télévisées historiques des années 1960 et 1970 n'obéissaient déjà pas aux canons universitaires, mais au moins y avait-il un souffle, une ambition. Du Chevalier de Maison-Rouge (1963) à Vidocq (1967) et des Cathares (1966) aux Rois maudits (1972), toute une génération y a gagné le goût de l'histoire, même si la véracité de ces films était discutable. On peut donc faire de la fiction télévisée avec une certaine exigence historique. Encore faut-il avoir le goût de l'exigence et le respect du passé, ce qui n'est guère dans l'air du temps de nos jours.

    La place de l'histoire se réduit dans les programmes scolaires et se diffuse de plus en plus à la radio (Franck Ferrand), la télévision (Stéphane Bern), en librairie, dans les festivals… Comment expliquer ce paradoxe ?

    Ce paradoxe n'en est pas un. Il y a même un lien de causalité direct entre l'amenuisement de la place accordée à l'histoire à l'école et le succès des bonnes émissions historiques, des biographies des grands personnages et des spectacles et reconstitutions historiques. En réalité, dans une époque bouleversée, les gens cherchent des repères, y compris dans le passé. Si l'école n'enseigne plus l'histoire de notre pays comme elle l'enseignait autrefois, ils vont chercher eux-mêmes ces repères. Ce mouvement ne fera que s'accélérer : plus on voudra nous couper de nos racines, plus elles seront prisées, par un mouvement naturel de réappropriation d'un héritage volé, occulté ou méprisé. La philosophe Simone Weil affirmait que le passé est un des plus vitaux des besoins de l'âme humaine. Que Madame Najat Vallaud-Belkacem lise Simone Weil…

    Dans votre préface vous revenez sur les notions discutées de « victoire culturelle » et de « bataille des idées ». Considérez-vous que les « réacs » ont gagné ?

    C'est un refrain que reprend, sur un ton dépité, la presse de gauche : la droite - ou les conservateurs, les réactionnaires, etc. - auraient gagné la bataille des idées. Or ce refrain est largement trompeur. Il est vrai, ce qui est nouveau par rapport au paysage des idées d'il y a quinze ans, que quelques figures telles qu'Alain Finkielkraut ou Eric Zemmour obtiennent de réels succès d'audience quand la télévision ou la radio leur tendent un micro, ce dont je me réjouis. Mais ces individualités demeurent des exceptions sur les ondes, et leurs propos suscitent un violent contre-feu, quand ce ne sont pas des menaces de poursuites judiciaires, parfois mises à exécution. Il est encore vrai que la pensée de gauche mouline dans le vide, mais elle continue néanmoins à mouliner… Il n'est que d'observer la façon dont sont analysés les facteurs qui conduisent des jeunes vivant en France au djihadisme pour constater que les commentateurs tournent toujours autour d'explications sociales - pauvreté, exclusion, déscolarisation, etc. - pour ne pas voir et nommer la réalité, qui est politique, culturelle et religieuse.

    Non seulement le concept de « néoréac », lancé en 2002 par le livre de Daniel Lindenberg, essayiste de gauche, procède d'un amalgame réducteur - non, Pascal Bruckner ne pense pas comme Natacha Polony qui ne pense pas comme Elisabeth Lévy et ainsi de suite - mais le fait que la haute cléricature de gauche ait disparu ou se taise n'empêche pas la basse cléricature d'être en place. Faites un sondage sur ce qu'on pense dans les salles de profs ou dans les rédactions des chaînes publiques de la loi travail ou de la question des migrants, et vous serez édifiés. Or dès lors que tous les Français passent par l'école ou regardent la télévision, ils en subissent l'influence, même si beaucoup savent aussi s'en libérer. Par conséquent, j'en suis bien navré mais, sur le terrain, la « victoire culturelle » n'est pas encore là. En dépit de tout, nous ne sommes pas sortis, culturellement parlant, du paradigme selon lequel il serait bien d'être de gauche et être de droite imposerait de s'excuser. C'est si vrai que la droite, qui ne brille pas par ses idées, fait tout pour faire oublier qu'elle n'est pas de gauche. Je ne suis pas de ceux qui croient que le clivage droite/gauche est caduc. Cette distinction structure notre vie politique depuis deux siècles, et elle n'est pas près de disparaître, même si ses frontières se sont déplacées, et même si les élites dirigeantes de droite comme de gauche communient dans un libéralisme libertaire qui les rapproche et souvent les confond.

    La bataille se déroule-t-elle à l'université, dans les librairies ou dans les émissions de divertissement ?

    Elle se déroule partout, puisque le politiquement correct se niche aussi bien dans les amphithéâtres des universités que dans les librairies et les studios de télévision ou de radio où les clowns d'aujourd'hui jouent les penseurs. A chacun son créneau ou son talent parmi les rebelles au politiquement correct. Personnellement, je ne me sentirais pas à l'aise dans une émission de divertissement, mais je me félicite que des amis s'y risquent. Dans les librairies, le succès des ouvrages qui expriment des idées à contre-courant prouve que les lignes bougent dans la société, à défaut d'un changement dans la sphère politique, culturelle et médiatique. Quant à l'université, elle n'est pas monolithique. Si vous saviez les témoignages que je reçois d'historiens universitaires me remerciant pour ce que j'écris…

    Le « moralement correct » est-il le même que celui que vous décriviez dans votre essai ?

    Oui. Nous sommes toujours sur le coup, et nous le resterons très longtemps, de la profonde révolution intellectuelle et morale des années 1960-1970 qui a érigé en paradigme l'individu et ses droits conçus comme un absolu. Très schématiquement, on considérait naguère que l'individu devait d'abord quelque chose à la société. On considère aujourd'hui, à l'inverse, que la société doit d'abord quelque chose à l'individu. Au sein de la famille, de l'école, de l'université, de l'entreprise, dans les loisirs ou la politique, dans le rapport à la culture ou à la religion, cela a tout changé. C'est l'individu qui fixe ses propres normes du bien et du mal et qui définit ce qu'il veut ou non accepter comme contrainte collective. En d'autres termes, il n'y a plus de normes objectives et indiscutables. Mais cette révolution est paradoxalement contraignante, puisque l'absence de normes est devenue une norme, et donc une obligation. C'est cela, le moralement correct.

    Vous reprenez à votre compte la citation d'Albert Camus lors de son discours de Stockholm: « Empêcher que le monde se défasse ». Le « vieux monde » ne s'est-il pas défait en grande partie ? N'est-ce pas le moment de reconstruire autre chose ?

    Si, mais on ne reconstruira pas sur du vide. Les plus grands créateurs ne sont jamais partis de zéro. Ils étaient d'abord des héritiers, même s'ils bousculaient l'héritage. Demain, il faudra reconstruire en s'appuyant sur les principes qui ont toujours fondé les civilisations. On ne peut faire l'économie de la réception et de la transmission, du lien entre les générations, du partage d'un héritage. En dépit de l'effondrement visible de notre société, ce qui tient encore debout repose sur des individus et des familles qui, elles-mêmes, tiennent bon sous la mitraille de l'époque. Ces forces-là sont plus nombreuses qu'on ne le croit. Elles sont la garantie de notre future renaissance.   

    Journaliste, écrivain et historien, Jean Sévillia est rédacteur en chef adjoint du Figaro Magazine. Il vient de publier Ecrits historiques de combat, un recueil de trois essais (Historiquement correct ; Moralement correct ; Le terrorisme intellectuel) qui vient de paraître aux éditions Perrin.  

    Vincent Tremolet de Villers    

    A lire aussi sur Lafautearousseau ...  

    Jean Sévillia : « Écrits historiques de combat »     

  • Comment Hollande pourrait-il encore se représenter ?

     

    « Le mois dernier, la France a enregistré 52.400 nouvelles inscriptions au chômage en catégorie A dont 50.200 en métropole. Une vraie douche froide, glacée même.» Marc Landré - Le Figaro, 26.09 à 19h09 

  • « Nos ancêtres, les Gaulois...» ça les rend fous !

     

    1903076588.3.jpgComme dit Astérix, qu'est-ce qu'on en « rit-Gaule » !

    Nicolas Sakozy ayant déclaré qu'à partir du moment où l'on devenait Français, c'était comme si l'on revêtait un vêtement, et que les ancêtres devenaient, à partir de ce moment-là, « nos ancêtres, les Gaulois », cela a arraché des commentaires allant du goguenard à l'hystérique un peu partout, sur l'échiquier politique.

    Passons sur Bruno Lemaire, qui nous a appris qu'il avait une arrière-grand-mère brésilienne (ce dont, très franchement, tout le monde se fiche éperdument...) et arrêtons-nous plus particulièrement sur deux réactions remarquables - au sens étymologique du terme - mais qui - remarquables - ne le sont certainement pas, dans le sens courant du mot, de nos jours...

    1. Alain Juppé s'est ainsi fendu d'un « c'est nul » devant un journaliste de BFM aux anges (et plus encore, frisant l'extase...), et twittant (à 6h30 du matin, s'il-vous-plaît !) sur « la nullité de la campagne » qui l'effrayait, et dont les « incongruités » l'attristaient.

    2. Le président du groupe socialiste au Sénat, le très illustre inconnu Didier Guillaume, a carrément lâché, lui, un laconique « ça pue ! » !

    Pourtant, on ne se souvient pas d'avoir entendu Alain Juppé dire que c'était « nul » lorsque Chirac avait sorti son himalayenne hénaurmité sur « les racines musulmanes de la France », ni de l'avoir entendu parler à ce propos d' « incongruité », alors que, de toute évidence, s'il y a bien une incongruité, et de taille, c'est bien celle-là : comme dit Cyrano « c'est un pic... c'est un cap ! / Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »

    Mémoire sélective, sans doute, chez Juppé; ou alors, est-ce la fatigue, l'âge ?...

    Quant à l'illustre inconnu président socialiste etc... etc... il a probablement dû se tromper de débat : il pensait peut-être commenter le procès Cahuzac ! 

  • Ça suffit ?

     François Hollande à la tribune de l'assemblée générale de l'ONU. | AFP

     

    par Louis-Joseph Delanglade

     

    Depuis bientôt trente ans et la première intervention « occidentale » en Irak, tout semble avoir été fait pour aggraver la situation dans une région déjà largement mise à feu et à sang. Evoquant la Syrie et plus précisément l’Etat syrien, jugé responsable de tous les maux, M. Hollande vient d’affirmer avec force et gravité à la tribune de l’ONU que « ça suffit ». Les mots choisis (« tragédie », « honte », « martyre », etc.) ont pu paraître très durs et sans appel les injonctions (« imposer… assurer… permettre… sanctionner… »). Belle envolée oratoire, donc, de notre chef de l’Etat, mais de pure forme et sans conséquence aucune : n’étant pas en mesure de faire changer d’un iota la situation qu’il dénonce, M. Hollande n’a fait qu’ajouter un discours et des incantations aux « discours » et aux « incantations » dénoncés par lui-même, le même jour, à la même tribune. 

    Rien, si ce n’est l’aveuglement idéologique au sujet des « printemps arabes », ne justifiait de prendre fait et cause contre le régime de M. Assad, comme l’a pourtant fait M. Sarkozy en 2011. Dès lors que la révolte dégénérait en guerre civile sanglante, et au vu de ce qui venait de se passer en Irak, la faute politique était avérée. D’autant que la France ne disposait pas des cartes militaires qui lui auraient permis de jouer un rôle de premier plan. Cela, M. Hollande et ses ministres MM. Fabius et Ayrault, persévérant dans la politique du précédent quinquennat, ont mis du temps à le comprendre. Ces apprentis-sorciers droits-de-l’hommistes ont fait preuve d’un tel manque de réalisme  qu’ils sont à ranger parmi les responsables du chaos syrien. 

    Car les faits sont là, qu’illustre bien la carte des divers fronts dans la Syrie d’aujourd’hui. L’armée syrienne « loyaliste », avant même de pouvoir envisager de se confronter aux autres forces hostiles, qui occupent sans l’aval de Damas une partie du territoire national (Etat islamique mais aussi forces kurdes et armée turque), doit d’abord vaincre, en Syrie occidentale « utile », les diverses unités islamistes coalisées dans le « Jaïch Al Fatah », islamistes desquels les très minoritaires rebelles prétendument « modérés » de l’armée syrienne « libre » sont les alliés objectifs. Le régime syrien est bien le seul à défendre unité et indépendance nationales. 

    De plus, il faut admettre que les puissances impliquées mènent la politique qui leur convient. Pour des raisons religieuses et/ou géopolitiques qui leur sont propres, il semble évident que ni l’Iran ni la Russie ne devraient lâcher leur allié syrien. Parce qu’ils sont en campagne électorale et parce que la région a perdu pour eux de son importance énergétique, les Etats-Unis ne devraient plus s’y impliquer outre mesure et pourraient même s’en désengager progressivement.  

    Cependant, M. Hollande a quand même prononcé ce 20 septembre un discours qui ne fait que souligner les faiblesses et les inconséquences de la France. Il aurait sans doute mieux fait de se taire. Et, oui, de tels propos, ça suffit.  

     

  • Nous irions vers la « guerre civile » ? Alain Juppé devrait lire ou relire Camus...

      

    Mur-bleu gds.jpgDans son « négationnisme » insensé pour tout ce qui touche aux dangers de l'Islam, Juppé vient de franchir un pas de plus - encore un ! - dans l'angélisme coupable et suicidaire : «...qui veut faire l'ange fait la bête », disait Pascal, et c'est tout à fait ce qui arrive à notre Alain bordelais. Ainsi, selon lui, en nommant le terrorisme islamiste et en l'attaquant (mais, c'est lui qui nous attaque, nous égorge, nous fonce dessus en camion, nous fusille aux terrasses des cafés...) on mènerait une politique qui conduit à « la guerre civile » ! Il devrait, avant de parler de ce sujet relire Camus, et son « Mal nommer un objet, c'est ajouter au malheur de ce monde ».

    Or, si guerre il devait y avoir, ce ne serait pas une guerre civile (c'est-à-dire une guerre interne au peuple français), mais une guerre de Libération nationale, menée par les Français pour libérer la France de ces populations importées par le Système, qui ne veulent pas s'intégrer ni s'assimiler, mais nous intégrer et nous assimiler à « leur » Islam , dont nous ne voulons pas.

    Notre confrère Peroncel-Hugoz l'avait déjà fait remarquer, dans son commentaire du 5 mai 2016, posté sur Lafautearousseau :

    « UNE GUERRE CIVILE SE JOUE PAR DEFINITION ENTRE 2 PARTIES D'UN MEME PEUPLE, PAR EXEMPLE EN ESPAGNE JADIS OU EN SYRIE DE NOS JOURS. EN FRANCE IL EST A CRAINDRE QUE CE SOIT UNE GUERRE FRANCO-ETRANGERE SUR NOTRE SOL ENTRE INDIGENES ET ALLOGENES INSTALLES DANS LA PLACE. C'EST CE QUI SE PASSA AU LIBAN EN 1975-90 LORS DE LA GUERRE DITE A TORT CIVILE CAR ELLE FUT LIBANO-PALESTINIENNE OU SI ON PREFERE MARONITO-ISLAMIQUE . Je le sais, j'y étais ... »

    Précision : Camus n'a pas écrit la fameuse phrase sans cesse citée, mais déformée : « Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». Dans L'homme révolté, il a écrit : « La logique du révolté est... de s'efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel. » Et, dans un essai de 1944, paru dans Poésie 44, (Sur une philosophie de l'expression), il précisait : « Mal nommer un objet, c'est ajouter au malheur de ce monde ».

    Pour Camus, bien sûr, « un objet » ce n'est pas « les choses »; c'est un objet philosophique, le réel, ici et maintenant, ce qui tombe sous notre observation, tout ce qui est appréhendable par chacun de nous.