Monde • Chronique d’une Saint Sylvestre au royaume du Danemark
A la suite de notre publication, hier samedi 7 janvier, d'un article intitulé « Panique au royaume de Danemark après que la Reine a déclaré refuser le modèle multiculturel », le professeur Gérard Lehmann, de l'université de Danemark Sud, nous a adressé le message suivant : « Je renvoie à mon article sur Euro Libertés ! Le discours de Sa Majesté Margrethe à la Saint Sylvestre 2016, que j´ai commenté sur le site Euro Libertés n´a pas fait scandale au Danemark : La médiasphère a tout simplement ignoré les passages les plus importants sur l´immigration et sur l´identité nationale. Il en est de même du livre écrit en collaboration avec un journaliste danois et publié en octobre 2016. La méthode n'est pas seulement pratiquée en France... Ass. prof. em. dr. Gérard Lehmann, Syddansk Universitet, Danemark ». C'est donc avec plaisir que nous reprenons ci-dessous ledit article, pour la pleine information des lecteurs de Lafautearousseau. Avec tous nos remerciements à son auteur. LFAR Conformément à la tradition, Sa Majesté Margrethe II s’est adressée au peuple danois quelques heures avant le nouvel an. Deux des sujets abordés de prime abord concernent une brûlante actualité : l’afflux de vagues migratoires et l’identité nationale. Ils méritent un intérêt particulier.

Sa Majesté Margrethe II, reine du Danemark.
Les vagues migratoires
« S’ils espèrent beaucoup de leur nouvelle existence, nous attendons aussi d’eux certaines choses. Les réfugiés doivent comprendre où ils se trouvent : dans un pays où ce n’est pas seulement le climat qui est tout autre, mais dans un pays où le mode de vie et les usages sont différents, avec une longue histoire et de profondes racines.
Il n’est pas facile de s’adapter à un nouveau pays. C’est une dure tâche, qui exige de la bonne volonté et un esprit ouvert. »
Il y a ceux, déclare-t-elle, qui ont appris la langue, les traditions danoises, qui ont un travail et qui ont veillé à ce que leurs enfants aient un bon départ dans la vie : « foulent un sol solide et se sentent chez eux au Danemark. Ils font partie de la communauté danoise.
C’est avec raison qu’ils peuvent craindre d’être l’objet d’un scepticisme qui peut naître quand des vagues massives arrivent dans le pays, et quand certains ont du mal à s’installer. Mais ils ne doivent pas payer pour ceux qui ne se donnent pas la même peine pour faire partie de la communauté danoise.
Faire partie de la communauté danoise est très important. Ce n’est pas quelque chose que l’on peut exiger, mais c’est quelque chose qui se fait peu à peu, qui arrive presque insensiblement. C’est quand « ils »devient « nous » et « eux » deviennent « nous », les Danois, nous les Danois ! »
L’identité nationale
« Avons-nous besoin d’être danois ? Est-ce que la nationalité a la moindre signification dans une société globale industrialisée ?
Quelle question ! »
Bien sûr, affirme Sa Majesté, nous sommes danois, mais nous sommes aussi très différents, originaires de la ville ou de la campagne, ayant reçu une éducation différente : « mais nous savons que nous sommes danois. C’est une partie de notre identité. »
Politiquement correct ?
Racines, histoire, identité, tradition : les mots d’une rébellion contre le politiquement correct, lequel consiste – merci Péguy ! – à ne pas dire ce que l’on voit et surtout à ne pas voir ce que l’on voit. Populisme, islamophobie, fascisme, voilà les étiquettes que l’establishment politico-médiatique français leur colle.
Une cécité de même origine affecte-elle la sphère médiatique danoise ? La réponse nous est donnée par la publication on line Den Korte Avis (Nouvelles brèves), site de réinformation danois exemplaire. Voici ce qu’on y lit à propos de l’allocution de Sa Majesté : « Ces sujets ont été évoqués précédemment, mais jamais dans de telles proportions que dans ce discours […] Le parti médiatique de gauche n’a pas apprécié. Donc la presse politiquement correcte a fait ce qu’elle a l’habitude de faire quand quelque chose lui déplaît. Elle a tenté dans la mesure du possible de le taire. Le message principal du discours fut occulté et fut l’objet d’une évocation plus diffuse qu’habituellement.
On est tenté de dire que la tentative de la reine Margrethe d’envoyer sur ces sujets importants un message clair à la population a été boycottée. »
Dans un ouvrage paru en octobre 2016 et rédigé par le commentateur politique Thomas Larsen (1), la reine Margrethe fait part de ses appréhensions. Elle craint que les afflux massifs d’immigrants ne conduisent à la création de sociétés parallèles : « Je croyais que, d’une manière ou d’une autre, ils deviendraient comme nous. Cela ne s’est pas fait. »
Un silence remarquable a sanctionné l’ouvrage lors de sa publication.
Chez eux chez nous ?
De l’autre côté du Belt, la Suède illustre le cauchemar d’un suicide programmé et consciencieusement administré par ses élites civiles et religieuses. La réalité dépasse la fiction orwellienne.
Au moment où l’Europe du Grand Remplacement est confrontée à des enjeux majeurs pour la survie de son identité, de sa culture – et de sa survie tout court –, cet écho venu du Danemark nous est un réconfort et un encouragement. •
(1) De dybbeste rødder – Dronningen fortæller om Danmark og danskerne. Traduction : Les racines les plus profondes. La reine parle du Danemark et des Danois.
La scène avait quelque chose d'atroce et, en même temps, de terriblement banale. À quelques jours du 25 décembre, un camion se lance sur un marché de Noël de Berlin, tue une douzaine de personnes et en blesse une cinquantaine. On croit revivre les événements de Nice quand Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait frappé le soir du 14 juillet. Là aussi, il s'agissait de semer la terreur dans un moment de réjouissance et de traumatiser la population. On peut imaginer la suite médiatique : certains diront que l'événement demeure un incident isolé. On chantera en chœur « pas d’amalgame ». D'autres se demanderont encore une fois si l'Occident ne l'a pas cherché, bien qu'on se demandera de quelle manière l'Allemagne a bien pu se rendre coupable d'une forme plus ou moins intransigeante de laïcité néocoloniale, pour emprunter le jargon à la mode. Le système médiatique, devant l'islamisme, cultive l'art du déni. Il déréalise les événements, les égrène en mille faits divers et empêche de nommer la guerre faite à l'Occident.
Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'
« E.T. téléphone Jean-Claude Juncker. Rentrer chez toi. » Message reçu cinq sur cinq par le meilleur ambassadeur de l’Union européenne auprès des planètes habitées du système solaire. Jean-Claude Juncker est connu pour ses fréquents excès éthyliques qui parviennent à conférer un peu de jovialité à ce morne fonctionnaire luxembourgeois. Après le réveillon de Noël, qu’il faudra rebaptiser pour complaire aux hiérarques dans son genre, gageons que le président de la Commission européenne n’a plus toute sa tête au bout de la troisième bouteille de schnaps pour sortir des bêtises pareilles… Il nous avait habitués au pire, mais il se surpasse pourtant à chaque fois.
Le vent a soufflé fort. Du début à la fin de l'année. Un vent d'ouest chargé de fureur, de ressentiment, de désespoir. Un vent qui emporte tout sur son passage. Un vent qui ne respecte rien, aucune vache sacrée, aucune institution, aucune tête couronnée. Un vent révolutionnaire et réactionnaire à la fois. Le vent des peuples qui ne veulent pas mourir, et des nations qui veulent rester elles-mêmes. Un vent populiste, ont dit avec mépris et colère les élites. Le vent du repli, de la peur, ont-elles continué sans rien comprendre.
Le vent ne cessait de souffler. Il emportait encore le premier ministre italien, Matteo Renzi. Encore un référendum, encore une coalition des non. Encore un social-libéral emporté par la houle populaire. Déjà la routine. Sur une photo prise quelques mois plus tôt, on voit Obama, Cameron, Renzi et Hollande entourer Angela Merkel pour un sommet occidental. L'Allemande est la dernière à garder son trône. Pour combien de temps encore ?
Le drame qui a endeuillé, lundi soir, Berlin et l’Allemagne toute entière, n’est sans doute pas intervenu par hasard dans un marché de Noël. Au surplus, dans un des lieux les plus significatifs de la capitale, presque au pied de l’église du souvenir, cette église bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale et témoin de la détresse provoquée par la folie nazie. La correspondante du Monde parle à juste titre d’un monument emblématique comme prédestiné à pleurer les habitants de la ville. On présume, dans l’attente des résultats de l’enquête, qu’il s’est agi, pour les responsables et les auteurs de l’attentat, d’atteindre un pays dans sa chair vive, à un moment privilégié, là où s’affirment une culture et une forme de vie. Culture et vie stigmatisées au nom d’une conception contraire qui inspire un rejet radical et se justifie aussi par un énorme ressentiment.
Berlin est en deuil. Un lourd camion pris en main par un djihadiste a semé la mort le 19 décembre dernier dans le plus fameux marché de Noël de la ville. Un attentat islamiste qui est en lui-même un signe évident, signé Daech, revendiqué comme tel.
Le temps de Noël est ordinairement un temps de joie et de partage, mais le voilà aujourd'hui endeuillé par l'attentat survenu à Berlin et visant, explicitement, l'un des symboles même de notre civilisation : de la chaleur d'une étable et d'une famille aimante est née une certaine manière d'aborder le monde et ses périls, plutôt fondée sur l'amour et le don que sur ce que notre société de consommation en a fait désormais, entre envie et gaspillage.
Il y aura encore des milliers de bougies allumées qui, sans forcément qu'on le sache, nous rattachent à une tradition ancienne et d'origine fort peu laïque ; il y aura ces dessins d'enfants en mémoire du petit camarade, d'un frère ou d'une mère, de toutes ces victimes venues fêter Noël et reparties sur un brancard ou, pire, dans un linceul ; il y aura ces discours émus et un peu fatigués des ministres et des diplomates, ces hommages venus de partout ; il y aura surtout ce chagrin qui, désormais, minera des familles entières...
Oui, cela a pris du temps, c'est vrai : c'est en 1998 que le projet a été décidé et, s'il devait être actif en 2008, le déploiement opérationnel définitif de l'ensemble du système (que les ingénieurs appellent « constellation ») ne sera effectif qu'en 2020. Qu'importe ! Pour l'instant, 15 satellites sont déjà en place, permettant une précision d'un mètre, contre dix à quinze mètres pour le GPS états-unien (cela étant dit sans la moindre arrière-pensée de dénigrement : c'est simplement une constatation...)
Daech a "revendiqué", le lâche assassin de Berlin est un demandeur d'asile : vous vous souvenez de ces photos de gares allemandes où des inconscients attendaient les dits réfugiés avec des pancartes « Willkommen ». En Allemagne, en France, partout en Europe, les agneaux ont invité les loups à souper ; et les loups sont entrés dans la bergerie ; et leur festin ne fait que commencer...
La construction, au pied de la Tour-Eiffel, de la cathédrale de la Sainte Trinité de Paris, avait été décidée en 2007 entre Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine. C'était la fin d'un assez mauvais feuilleton sur l'utilisation qui serait faite de ce terrain : certains avaient même proposé d'y édifier une mosquée ! En ce lieu hautement symbolique de notre ville capitale, on nous permettra de nous réjouir de voir surgir de terre plutôt la croix des racines chrétiennes de l'Europe que le croissant d'une religion qui a agressé et envahi par deux fois cette même Europe, en 711 par l'Espagne, et en 1492 par Constantinople. Et qui lui fait la guerre aujourd'hui de la façon que l'on sait...
Il est des phénomènes singuliers qui méritent qu’on s’y attarde. La presse française continue, tout uniment, de qualifier de « gaulliste » la droite dite « républicaine », à savoir « Les Républicains », continuateurs de l’UMP, elle-même continuatrice du RPR, lui-même héritier de l’UNR, et ainsi de suite. Ces volte-face successives sont matière à perplexité : ces gens-là savent-ils encore d’où ils viennent et qui ils sont ?
En les conduisant en Europe, au lieu de les ramener à leur point de départ, il se fait le complice actif des Mafias de passeurs-négriers.
Donald