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Actualité Monde - Page 6

  • L’offensive turque se déploie en Syrie, par Antoine de Lacoste

    Erdogan a mis sa menace à exécution. Les territoires du nord de la Syrie d’où les Américains se sont retirés, font l’objet depuis deux jours de pilonnages de l’artillerie et de l’aviation.

    Dans le même temps des chars et des troupes ont pénétré en territoire syrien. Selon le journaliste du Figaro Georges Malbrunot, 4 chars turcs ont été détruits par les kurdes qui opposent une farouche résistance.

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  • Les Américains en Syrie : partiront ? partiront pas ?... par Antoine de Lacoste

    Rien n’est simple et rien n’est sûr avec Donald Trump.

    Dimanche soir, à la suite d’un entretien téléphonique avec Erdogan, il créait la surprise en annonçant le retrait des troupes américaines du nord de la Syrie : « Il est temps pour nous de sortir de ces guerres ridicules et sans fin, dont beaucoup sont tribales, et de ramener nos soldats à la maison. »

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  • Trump, l’Iran et le détroit d’Ormuz, par Antoine de Lacoste

    (article rédigé pour Politique magazine, publié ici avec l'aimable autorisation et du journal et d'Antoine de Lacoste)

    Depuis que Donald Trump a choisi de se retirer de l’accord nucléaire conclu entre l’Iran et les principales puissances de la planète, la tension est à son comble au Proche-Orient.

    Trump avait d’ailleurs annoncé la couleur tout au long de sa campagne électorale. Pour lui, ce traité signé en 2015 faisait la part trop belle à l’Iran et il convenait de le renégocier. C’était bien sûr un argument électoral pour contrer le camp démocrate, mais pas seulement. Cet engagement de retrait relevait également de la ferme volonté de contenir la montée en puissance iranienne afin de protéger Israël et l’Arabie Saoudite, piliers des alliances américaines au Proche-Orient.

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  • Chine communiste : 70, pour 70 ans et 70 millions de morts !

    L'empire européen des héritiers directs de la Révolution française, de sa Terreur et de son Génocide, de son Totalitarisme politico/religieux messianique a fait naufrage en URSS, redevenue Russie, et en Europe de l'Est, et c'est tant mieux.

    Mais le marxisme-léninisme perdure, toujours oppresseur, en Chine, en Corée, au Viet-Nam, à Cuba... même s'il n'est idéologiquement plus qu'une coquille vide et qu'il n'a gardé que les formes répressives extérieures du communisme, les plus efficaces jamais inventées au monde : Xi Jin Ping est bien le nouvel Empereur de Chine et pas plus "communiste" que vous et moi.

    Pourtant, parmi les commentateurs, bien peu sont ceux qui ont rappelé les 70 millions de morts de Mao et de ses héritiers : Gilles Bouleau l'a fait au JT d'hier soir, sur TF1, c'est à noter. 

    Les autres ? Ils sont douillettement installés dans le doux conformisme du "chaos figé des conservateurs du désordre", qui a succédé au "chaos explosif des révolutionnaires", selon l'excellente formule de Gustave Thibon; c'est-à-dire que, pour parler clair, les révolutionnaires français, pères des russes qui n'ont que prétendu améliorer leurs "performances" (!) sont toujours au pouvoir à Paris, même si c'est sous la forme apparemment policée d'un Emmanuel Macron : comment pourraient-ils condamner à Pékin ce qu'ils sont à Paris, sous la forme douce, dont parlait Tocqueville ?

    Oui, il est difficile à un père de désavouer ses enfants : comment notre République idéologique, révolutionnaire, totalitaire, Nouvelle Religion républicaine, pourrait-elle condamner un régime communiste en Chine qui, même s'il n'est plus communiste que dans la forme, n'en reste pas moins son fils spirituel direct ?

    Robespierre et sa clique de terroristes sont morts, une partie de leurs enfants aussi (ex-URSS et Europe de l'Est) mais une autre  partie de leurs enfants court toujours; elle est hélas toujours bien vivante, et toujours malfaisante, hélas pour les peuples qui supportent la monstruosité d'une idéologie venue tout droit de... Paris !

  • Afrique du Sud: " Les étrangers dehors !", "trop, c'est trop !", la fièvre xénophobe sème le chaos à Johannesburg

    (photo : un policier, seul pour protéger un magasin d' "étrangers" des émeutiers...)

    France info a parlé - le mercredi matin 4 septembre, au matin - de ce sujet, traité deux jours avant par RFI.

    On attend avec intérêt (avec gourmandise ?) la réaction de SOS Racisme, de la Ligue des Droits de l'Homme, de Marlène Schiappa, de Bernard-Henry Lévy...

    Car, à Johannesburg, on n'y va pas de main morte : c'est, carrément, "TROP, C'EST TROP ", "LES ETRANGERS DEHORS !" et les "migrants sont attaqués, pourchassés, volés, tués pour certains (deux cents morts depuis un an)...

    De qui occasionner un étouffement collectif à BFM/TV et dans toutes les radios du même style : pourtant, bizarrement, étrangement : rien ! Vous en aviez entendu parler, vous ? Franchement ?

    En Afrique du Sud, des noirs attaquent, pillent et tuent des étrangers, des migrants, et personne ne dit rien ? Mais où sont donc passé les pseudo humanitaires ? Où est l'intelligentsia bobote du politiquement correct immigrationniste ? Où est BHL ?...

    Et surtout : où est Lilian Thuram ? Pardon, saint Thuram, vous savez, celui qui parle de "les blancs"/"les noirs" et qui explique que "les blancs" sont racistes : là, on a "des noirs" qui tuent "des noirs" (trois à peine pour le moment immédiat, mais deux cents tout de même l'an passé...). Comme le dirait Fernand Reynaud, dans un sketch resté célèbre "Allo, Tonton (Thuram) ? Pourquoi tu tousses ?..."

    Avis de recherche : comme on disait autrefois, si vous apprenez quelque chose, appelez le journal, qui transmettra...

    Voici le scripte de l'émission de RFI.

    Edifiant (si l'on peut dire !)...

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  • Yves Cochet, ou le grand n'importe quoi...

    Ce monsieur ne semble pas avoir compris que c'est plutôt en Inde, en Afrique, dans tous les pays surpeuplés, où les gens ont, de toute évidence, trop d'enfants, qu'ils n'ont pas la possibilité d'éduquer correctement, qu'il faut limiter les naissances...

    Bizarre, bizarre...

    Ah, au fait, un petit rappel à Yves Cochet : ATD/Quart Monde évalue à un milliard le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, et à beaucoup plus ceux qui sont en situation d'extrême précarité.

    Yves Cochet, qui semble avoir trouvé la pierre philosophale, pourrait-il nous expliquer comment il compterait faire "rentrer" un milliard de personnes, et plus, en Europe en général, ou en France  en particulier ?

    On a hâte d'avoir la réponse...

  • France : deux millions de musulmans déchus de la nationalité...

    Ah, non, pardon, on s'est trompé ! Désolés de vous avoir fait une fausse joie, de vous avoir fait rêver ! Ce n'est pas en France, mais en Inde que cela se passe... :

    https://ripostelaique.com/linde-montre-lexemple-2-millions-de-musulmans-dechus-de-nationalite.html?fbclid=IwAR3gTkFrg-QHo30u6U8jpGjnFwu29a3cctsTiF5_jwIZGxN1ULGpyNygkeQ

    Mais, au fait, ce qui se fait ailleurs (ici, en Inde, sans soulever la moindre critique de qui que ce soit) ne pourrait-il se faire en France ?

    Par exemple, au moment où s'ouvre le procès de ces cinq femmes qui ont voulu faire sauter Notre-Dame de Paris avec des bonbonnes de gaz : pour ça, elles sont "françaises et nées en France", on nous l'a  assez répété, "matraqué" même; donc, elles ont pris les armes contre leur propre pays, elles ont voulu semer la mort sur leur propre terre, qu'elles ont trahi en prenant les armes (!) contre lui, faisant allégeance à Daech. 

    Est-ce qu'on ne pourrait pas changer nos lois, afin de pouvoir déchoir de la nationalité et expulser des gens pareils ? Puisque, bien que nous soyons en guerre - mais seulement en parole... - contre le terrorisme nous n'avons pas de Cours martiales qui, elles, enverraient "vite fait" les traîtres au poteau d'exécution...

    Même chose pour Salah Abdeslam, qu'on loge et nourrit depuis des mois, même si c'est en prison... 

    Les Indiens n'ont pas nos états d'âme !...

  • En limogeant le faucon Bolton, Trump met fin à la doctrine du changement de régime hostile

    Sa nomination avait surpris et inquiété. Bolton est en effet un des faucons les plus intransigeants du monde politique américain. Farouche partisan de la calamiteuse intervention militaire en Irak, il n’avait jamais exprimé le moindre regret à ce sujet tandis que Trump qualifiait cette aventure de "pire des pires décisions jamais prises".

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  • Sahel, le point sur la situation : "Sans prise en compte de l’histoire, la guerre du Sahel ne pourra pas être gagnée", Bernard LUGAN

    (lu - avec intérêt... - sur la page fb de Stéphane Blanchonnet)

     

    Lundi 19 août 2019, une nouvelle et importante attaque des GAT (Groupes armés terroristes) menée dans le nord du Burkina Faso, a fait des dizaines de morts, de blessés et de disparus dans les rangs de l’armée burkinabé.
    Pourquoi, six ans après la chevauchée de Serval, un conflit au départ localisé au seul nord-est du Mali, limité à une fraction touareg et dont la solution passait par la satisfaction de revendications politiques légitimes, s’est-il transformé en un embrasement régional paraissant échapper à tout contrôle ?

    La réponse tient en deux points :

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  • D'accord avec... Jean-Philippe Chauvin : La forêt amazonienne mérite toute notre attention

    Article parue sur le Blog La Nouvelle chouannerie :

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1573%3Ala-foret-amazonienne-merite-toute-notre-attention&catid=53%3A2019&Itemid=64&fbclid=IwAR2s5kuolq48ndSu4L0XjPdLMSJ_ajwIGn78O75eBVwWMT23XWfFn9dXv6I

     

    Rappel : samedi dernier, 24 août, nous avons publié ici-même un court article, "Macron ? C'est le coup de com' permanent", suivi d'un document assez complet : l'entretien avec Paulo Moutinho, chercheur, interrogé par Jordi Miro :

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/08/24/macron-c-est-le-coup-de-com-permanent-6171629.html

  • Macron ne cesse de recadrer, et de se faire recadrer en retour...

    Quand le singe veut monter au cocotier, il faut qu’il ait les fesses propres,dit le proverbe africain. Macron ne cesse de donner des leçons au monde entier, mais il ne cesse pas non plus d'en recevoir, et de cinglantes, en retour. Et, là, c'est l'image de la France sur la scène internationale qui est écornée...

    Après Trump et Poutine il y a peu, voilà qu'il fait la leçon à Bolsonaro, au demeurant fort critiquable sur son action à propos de l'Amazonie, tout le monde en convient.

    Fort bien.

    Mais cela lui a valu une réplique cinglante - et, elle aussi, tout à fait juste - du Grand conseil coutumier des peuples amérindien et bushinengé, qui a dénoncé l'hypocrisie des gouvernements brésilien et français ce dimanche, sur France info, par la voix de son président, Christophe Pierre...

    Extraits :

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  • Macron ? C'est "le coup de com' " permanent !

    L'Amazonie brûle ? C'est évidemment un désastre, une tragédie catastrophique pour tout être humain qui a deux sous de jugeotte, pour tout Homme qui aime, admire et respecte la Création, dont Chateaubriand disait "La Création est la visibilté de Dieu"...

    Que fait Macron ?

    Il commence par donner très maladroitement le bâton pour se faire battre, et méprise le président Brésilien, très certainement plus que critiquable (voir le "point" ci-après) comme il a traité de lépreux les dirigeants européens hostiles à l'invasion des "migrants", s'attirant en guise de réponse l'accusation - fondée, sur la forme - de "colonialisme"...

    Mais, surtout, il proclame cyniquement qu'il va, du coup, s'opposer au Traité d'échange avec le Mercosur - un mauvais Traité, que nous refusons - alors même qu'il vient... de laisser passer le CETA !

    Plus contradictoire, plus cynique, plus manipulateur que ça, tu meurs !

    "Populo gobe tout !", disait Maurras. Or, il se trouve que, là, c'est quand même tellement gros qu'il n'est pas sûr que "populo" le gobe, ce "coup de com' "... 

    Le point sur le désastre qui nous touche tous, qui touche toute l'humanité, avec Paulo Moutinho, chercheur, interrogé par Jordi Miro... (source : AFP)

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  • CETA (II/II) : En 6 minutes, Natacha Polony explique pourquoi il ne fallait pas ratifier le CETA...

    Puisqu'ils semblent ne pas comprendre, suggérons à ces élus Larem (et à tout le monde, d'ailleurs...) d'écouter Natacha Polony : c'est clair, concis et très pédagogique :

     

    https://polony.tv/focus/pourquoi-ne-fallait-il-pas-ratifier-le-ceta-?fbclid=IwAR3E_J23oEgfJRxEME8QfgBvjtLLv8PmIEf1PetWMqpONnGWkdUIvhqoJUw

  • L’extrême centre, le populisme des élites

     

    296519203 - Copie.jpg C'est, selon son habitude, à une fine analyse que Roland Hureaux se livre ici [Causeur - 20.05]. Nous sommes familiers de sa pensée politique depuis qu'il fut l'un des participants du colloque d'Action française du 7 mai 2016, à Paris. On parle souvent des populismes, de droite ou de gauche, comme de menaces extrémistes ; moins de celle incarnée par l’idéologie libérale majoritaire. Roland Hureaux considère que la menace qu'incarne l’extrême centre s’avère pourtant plus dangereuse et mériterait d’être reconsidérée… Il nous paraît avoir bien raison.    LFAR

    Par Roland Hureaux

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    « Il se fait passer pour raisonnable mais présente les dangers de toutes les idéologies ».

    C’est une chose entendue chez les gens de bon ton, dans les classes dirigeantes occidentales : il faut se méfier des extrêmes, ils sont dangereux. L’extrême droite évoque le spectre du nazisme (à supposer que le « parti socialiste national des travailleurs allemands » d’Hitler ait été vraiment de droite), l’extrême gauche le spectre du stalinisme ou du maoïsme.

    Non seulement, ils sont dangereux, mais ils véhiculent, dit-on, des sentiments mauvais, « nauséabonds »: ils sont le parti de la haine.

    Le peuple et son contraire

    Le populisme, qui ambitionne d’exprimer le sentiment populaire, porte généralement des idées jugées extrémistes en particulier quand il remet en cause l’ordre libéral international ou encore la construction européenne ou l’euro : il sent mauvais. Pour tout dire, comme son nom l’indique, il sent le peuple. Il faut s’en méfier comme de la peste. Dans notre géographie idéologique, les personnes convenables ne sauraient se mêler à lui.

    Face aux extrêmes, les centristes de toute nature sont, eux, des gens bien élevés : ils s’inscrivent dans le « cercle de la raison » tracé par Alain Minc. Ils ne rejettent ni l’euro ni l’Europe de Bruxelles, pas même l’Otan ou le libre-échange, encore moins la mondialisation, nécessairement heureuse. Pour parler comme Karl Popper, ils sont partisans de la  société ouverte et non de la  société fermée. La société, c’est comme le visage qu’il vaut mieux  avoir ouvert que fermé.

    L’illusion de la modération

    Les hommes du centre représentent une idéologie libérale très convenable. Dangereuse illusion.

    D’abord parce que le rattachement des idées de la droite ou de la gauche fortes aux totalitarismes du passé, que généralement ces courants récusent, est hasardeuse. Une personnalité aujourd’hui aussi peu contestée que le général De Gaulle fut, tout au long de sa carrière, suspectée, voire accusée de menées fascistes ; nous mesurons aujourd’hui l’absurdité de ce procès.

    Ensuite et surtout parce que le libéralisme auxquels se réfèrent les gens convenables a, lui aussi, pris au fil des ans le caractère d’une idéologie ; c’est cette idéologie que nous appelons l’extrême centre.

    L’extrême centre, une idéologie comme les autres

    Une démarche idéologique se reconnait à plusieurs caractères : des idées trop simples, comme par exemple la suppression de la propriété privée ou le libre-échange universel, avec souvent des effets collatéraux désastreux : l’oppression totalitaire ou la régression économique dans le cas du libéralisme européen. Au bout, le rejet des peuples : hier les dissidents, aujourd’hui les gilets jaunes.

    Mais il est un caractère de l’idéologie qui, plus que les autres, ne trompe pas, c’est l’intolérance, le refus de conférer quelque respectabilité que ce soit aux positions adverses. Car toute idéologie est un projet messianique : l’ambition de transformer radicalement  la condition humaine, par la suppression de tel ou tel fondamental anthropologique : la propriété, la nation, ou l’instauration de la démocratie libérale. L’opposition aux idéologies n’est pas une opinion parmi d’autres ; elle est tenue par ses partisans pour un obstacle à une ambition  mirifique. Les ennemis du communisme  étaient des « vipères lubriques ». Ceux du libéralisme, assimilé à tort ou à raison aux constructions supranationales sur lesquelles repose l’Occident : Otan, Union européenne, etc. sont relégués dans les ténèbres extérieures où ont sombré  les gens infréquentables. Infréquentables, c’est-à-dire qu’aucun débat n’est permis avec elles. Dix prix Nobel d’économie ont contesté la pertinence de l’euro ; il n’est néanmoins pas permis d’en débattre ; sur l’euro, l’intimidation des opposants est telle que le Parti communiste  et le nouveau Front national (Rassemblement national) n’osent plus le remettre en cause.

    La menace fantôme

    Cette véhémence contre les opposants a son volet national. L’idéologue a besoin d’adversaires diaboliques. Porteur d’une vision eschatologique qui doit faire passer des ténèbres à la lumière, il ne supporte pas d’être mis en échec. La moitié néo-conservatrice (ou ultralibérale) de l’opinion américaine, qui a  soutenu Hillary Clinton, n’a toujours pas digéré la victoire de Trump, voué aux gémonies : l’idéologie amène la grande démocratie américaine au bord de la partition. La même véhémence a aussi un volet  international : porteuse d’un projet universel, l’idéologie ne supporte pas non plus les résistances extérieures à son projet universel. A intervalles réguliers, l’idéologie dominante occidentale désigne un bouc émissaire tenu pour l’ennemi de l’humanité et lui fait la guerre ; elle a besoin de produire des monstres pour se justifier : de Bachar el Assad à Vladimir Poutine, pour ne prendre que de récents exemples. Ceux qui, aux Etats-Unis et en Europe occidentale sont les plus agressifs vis-à-vis de la Russie sont, sur le plan intérieur,  des centristes.

    Le bilan des guerres des vingt dernières années est accablant : elles ont fait des centaines de milliers de morts. Aucune pourtant n’a été déclarée par des extrémistes, presque toutes par des idéologues du « mainstream ». En tous les cas, en Europe au moins, elles ont reçu le soutien de courants centristes et le désaveu de ceux que l’on taxe d’extrémisme.

    On dira que Bush fils et son âme damnée Dick Cheney, responsables de la  guerre d’Irak (2003) étaient des extrémistes – peut-être mais les Clinton, Obama et leurs émules  européens  qui  ont soutenu leurs entreprises : Blair, Hollande, Macron, Merkel, Juncker étaient tenus à des degrés divers pour des modérés.

    Les moins démocrates d’entre tous ?

    A l’inverse, les présidents américains qui sont passés pour des hommes de la droite dure, Nixon, Reagan et jusqu’ici Trump n’ont, à la différence des précédents,  déclenché aucune guerre mais, au contraire, en ont terminé plusieurs.

    Quand la secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright dit en 1996 que le renversement de Saddam Hussein méritait qu’on lui sacrifie la vie de plus de 500 000 enfants irakiens, elle exprime l’opinion d’une centriste.

    Avant même de faire des guerres, certains centristes s’avèrent des gens dangereux : le chercheur américain David Adler n’a-t-il pas montré que l’électeur du centre, aux États-Unis, était le moins attaché à la défense de la démocratie ? Ce qui est assez logique s’agissant d’un idéologue certain d’avoir raison et donc intolérant à toute opposition. 

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    Roland Hureaux
    est essayiste

Le quotidien royaliste sur la toile - ISSN 2490-9580 - SITE OFFICIEL