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  • Ces monarchies que l'on instaure.... (2/2) : le Tsar Loukachenko, et le tsarévitch de cinq ans, son petit-fils.....

     

    Le président Biélorusse et son fils Nikolay, Minsk, septembre 2008 

    Le président Biélorusse et son fils Nikolay, Minsk, septembre 2008.

    Depuis un an, le président Loukachenko s’affiche en public avec un petit garçon aujourd’hui âgé de 5 ans. Récemment, il a révélé qu’il s’agissait de son propre fils… et qu’il le préparait à sa succession.

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  • Ces monarchies que l'on instaure.... (1/2) : Kim Jong-il prépare l'arrivée du petit prince rouge...

                Eh, oui, on instaure des monarchies en ce début du XXIème siècle ! Et, qui plus est, parfois -ce qui est franchement cocasse... - dans des régimes communistes.

                Et pas des communistes décadents ou amollis, ou corrompus. Non, dans des régimes authentiquement marxistes-léninistes, chez des purs et durs.

                On avait été un peu sidéré par le népotisme des Castro, avec cette transmission par fratrie - pourrait-on dire - du pouvoir. Mais dans ces deux autres enfers sur terre que sont le pays de Loukachenko - la Biélorussie - ou celui de Kim Jong Il - la Corée du Nord - là on explose carrément tous les compteurs : là c'est, en effet, carrément la transmission directe du pouvoir, le retour à une hérédité qui devrait s'en faire étrangler plus d'un... mais passons.....

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    Kim Jong-il lors d'une visite non datée dans l'usine de fabrique de farine de maïs de Pyongyang.

    Le parti s'apprête à tenir un congrès extraordinaire qui doit mettre en scène l'arrivée aux commandes du troisième fils du dictateur. 

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  • Les abus du nouvel Ancien régime : on "supprime" la Justice, c'est tellement plus simple !......

               En auront-ils parlé, en leur temps, les révolutionnaires, des abus de l’Ancien Régime ! Et l'histoire officielle, celle des Michelet et du trop fameux Mallet Isaac, par exemple, les auront-ils ressasés !

               Mais on voit bien que, deux siècles après la merveilleuse Révolution (!), 130 après l’instauration de la République et l’installation du merveilleux Système (!), les abus sont toujours là, et que, de ce point de vue, le-dit Système, qui prétendait régénérer à tour de bras, n'a rien régénéré du tout; il a échoué; il n’a pas tenu ses promesses, il a terriblement vieilli, et surtout terriblement mal vieilli. 

               Au point qu'il est devenu lui-même le nouvel Ancien régime, croulant sous ses promesses non tenues et ses échecs flagrants; et, n'en déplaise à Michelet eu au Mallet Isaac, sous ses abus !.....

               L'épisode de ce qui n'est rien d'autre que l'escamotage de l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris en est un des exemples les plus éloquents : petit retour en arrière.....

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    Petits arrangements entre amis, du même Pays légal, de la même Classe politique.....

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  • Quelle "chance pour la France" !.....

                C'est au moment où l'on nous explique doctement que la déchéance de nationalité, de toutes façons, cela ne peut qu'être rarissime et toucher un nombre infime de personnes, qu'on tombe sur ce fait divers (!), publié sur le fil AOL, courant septembre.

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  • Immigration et pillage de l'Afrique....

    « …Il serait regrettable que notre pays contribue à ce qu'on appelle la « fuite des cerveaux », dont les pays en voie de développement ont le plus grand besoin….. »

    Les évêques de la Commission pour la Mission universelle de l'Eglise (CEMUE)

    C’est dans la courte déclaration lisible ici :

    http://www.zenit.org/article-25489?l=french

  • Le prince Jean de France trace son sillon : nouvelles étapes

            Le prince Jean de France trace son sillon. C’est l’expression que nous avons souvent utilisée, parce qu’elle rend compte du processus engagé par le Prince il y a, déjà, quelques années, pour « gagner le cœur des Français ». Il trace son sillon de plus en plus activement, de plus en plus largement. Et c’est, pour les royalistes, dont nous sommes, une bonne nouvelle. Mais là n’est pas le plus important. Le plus important c’est que l’action, la présence du Prince, son implication, de plus en plus nette, de plus en plus connue et reconnue, dans la vie nationale, est aussi, est surtout une bonne nouvelle pour la France.

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            Il n’est pas si simple, dans la France et dans le monde d’aujourd’hui, d’être royaliste sans être utopiste, sans manquer de réalisme et de sérieux. Mais nous sommes convaincus qu’il n’y a pas de royalisme authentique s’il ne se rattache pas à la personne concrète du Prince qui incarne et qui prolonge la tradition royale. Le propre de la monarchie est d’être incarnée dans un Prince de chair et d’os, sans lequel le royalisme se dégrade en idéologie sans consistance. Le premier devoir des royalistes est donc, tout naturellement, de soutenir le Prince.

            Lisez donc la dernière Lettre de Gens de France, association voulue, fondée, présidée par le Prince et destinée à soutenir son action. Elle en donne une remarquable vision d’ensemble, en même temps qu’ une description détaillée qui en montre l’ampleur et l’intérêt.

            Le Prince, lui-même, y trace, tout d’abord, en termes saisissants et forts, l’esprit et la ligne directrice de son action : « Dans les toutes premières présentations que j’ai faites d’Un Prince français, à Béziers et Senlis, en octobre dernier (…), je me demandais si le message qu’il contenait parviendrait aux Français. Mais, en même temps, ceux-ci recevaient un tout autre message, lui-même très brutal : sous leurs yeux, le monde dans lequel ils vivaient, fondé sur le règne de l’argent et de la spéculation, commençait à se fissurer, à s’écrouler ! Cela aurait pu ne concerner que les fauteurs de trouble, ces « élites » financières qui surfaient sur les bulles spéculatives. Mais, de proche en proche, tout l’édifice a commencé à s’effriter sous le poids des dettes. Les Français se voient désormais entraînés dans la spirale de la désagrégation sociale ». Dès lors, le Prince définit le principe, l’axe de son action des mois, voire des années à venir : « Aujourd’hui, avec Gens de France, je me fixe un axe prioritaire. Notre pays doit par tous les moyens résister à la désagrégation sociale. C’est sur ce point que je souhaite faire entendre ma voix. La montée du chômage, l’éclatement des familles, l’urbanisation sauvage, les migrations non contrôlées, le poids de la fiscalité, les crises de l’enseignement, d’autres facteurs, encore, constituent autant de sources de l’éclatement du lien social ». Il faut lire ce texte tout entier !

            Il y a, ensuite, d’octobre 2009 à mai 2010, un tableau impressionnant, très documenté, du tour de France que le Prince a fait, pendant cette période, pour présenter son livre « Un Prince Français ». Ce sont des milliers de Français que le Prince a rencontrés au cours de ces présentations. Et cette Lettre de Gens de France, remarquablement réalisée, en donne un aperçu qui intéressera royalistes et non-royalistes.

            Elle se termine par une analyse de la crise, de François Reloujac, que nous comptons publier, bientôt, ici-même : "Quelques leçons politiques de la crise économùique".

            Il faut suivre les activités de Gens de France. Il faut aussi, soutenir cette association et, naturellement y adhérer.

            Enfin, le vendredi 19 novembre 2010, à 19 heures, à Paris, aura lieu l’assemblée générale de Gens de France. Nous vous conseillons vivement d’y assister.

    CLIQUEZ SUR LES LIENS SUIVANTS :

    LETTRE GENS DE FRANCE (N°19).pdf

    ADHESION A GENS DE FRANCE (N°19).pdf

    ASSEMBLEE GENERALE GENS DE FRANCE.pdf

  • Patrimoine, Racines, Traditions : Balade en France

                    Tout à fait inattendu ! Un jardin d'aujourd'hui, tout neuf, qui nous vient directement... des Romains !

                 Explication(s).....

                 C'est La Provence - du samedi 18 septembre - qui nous explique que le Musée d'Arles antique (où se trouve notamment le magnifique buste de César récemment trouvé dans le Rhône) vient de s'offrir le jardin idéal imaginé, il y a vingt siècles, par Pline le Jeune (1). 

                 Lequel l'avait si bien décrit qu'il a suffi - si l'on peut dire... - de suivre ses plans, ses conseils, ses directives.... : et voilà le résultat : pas mal non ? 

                 Astérix dut-il s'en retourner dans sa tombe, il nous pardonnera - pour une fois... - cette petite entorse à son célébrissime "delirant, isti romani" (pour les non latinistes : ils sont fous ces romains !... ); sans rancune, et merci, Pline !

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    (1) : neveu de Pline l'Ancien, c'est lui - Pline le Jeune - qui a si bien décrit l'éruption du Vésuve, avec une telle précison et une telle rigueur scientifique, que l'on appelle depuis "éruption plinienne" les éruptions volcaniques....

           http://www.arleswebtv.fr/spip.php?article292

  • Delendum est Giecum ? Un mathématicien dénonce le "carbocentrisme".....

                 Nous avons parlé ici-même plusieurs fois de Claude Allègre, de ses doutes sur le sérieux de certaines analyses climatiques et environnementales, et de ses critiques répetées sur un certain climatiquement correct...

                 Ce qui ne veut bien sûr pas dire que nous prenons pour argent comptant tout ce que dit Claude Allègre, ni que nous faisons nôtres toutes ses positions...

                 Le sujet étant extrêment important, et complexe, le mieux est évidemment d'aller voir un maximum de personnes, si possibles différentes, et d'écouter un maximum de points de vue, afin de tâcher d'y voir un peu plus clair.

                 Voici, après nous être arrêtés sur les propos de Claude Allègre, une autre charge, menée par Benoît Rittaud cette fois, et, plus précisément, contre le Giec, c'est-à-dire donc, encore et toujours, contre un de ces nombreux "correct" qui prétendent tout étouffer, de ce qui n'est pas "eux"....          

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  • Aujourd'hui, dans les Ephémérides : 25 septembre 1993, Soljénitsyne est en Vendée.....

                Le Prix Nobel de littérature 1970 y prononce son Discours aux Lucs sur Boulogne, à l'occasion de l'inauguration de l'Historial de Vendée, qui maintient le souvenir de ce premier Oradour sur Glane, toujours sans reconnaissance officielle : 
                http://historial.vendee.fr/ .
     
               C'est la première fois que Soljenitsyne vient en France.
               Philippe de Villiers, et le Conseil Général de la Vendée, l’ont invité pour le bi-centenaire de la Résistance de la Vendée, et pour rendre hommage aux victimes de la Révolution, matrice et origine de toutes celles qui l'ont suivie. 
              Il présidera, aux côtés de l’Académicien Alain Decaux, l’inauguration du Chemin de Mémoire des Lucs.
              Pour lire l'intégralité de son discours:
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  • Nouvelles du Blog : de la semaine écoulée à celle qui vient.....

                Vous avez pu le constater très souvent, et nous en avertissions d'ailleurs à chaque fois : lorsque nous annoncions, le samedi matin, la liste des futures notes de la semaine, il arrivait très fréquemment que les impératifs de l'actualité nous obligent à modifier cette programmation.

                Depuis quelques temps, nous avons tâtonné un petit peu, car il n'est pas mauvais, non plus, d'annoncer de quoi l'on va traiter; et plusieurs parmi vous nous avaient d'ailleurs suggéré de le faire.

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  • Colloque d'automne du CEPS samedi et dimanche.....

                Le Centre d'Etude et de Prospection pour la Science  organise son colloque d'automne samedi et dimanche à Orsay (1), sur le thème : 

                Les limites de la science.

                http://le-cep.org/activites/pg2010_2.pdf

    (1) : La Clarté-Dieu, 95  rue de Paris, 91402 Orsay.

     

  • PS : sur deux phrases glanées, comme ça, au hasard des flashes info.....

                La première est de Mélenchon (le style en est d'ailleurs reconnaissable) : "...Ça me fait trop rire; cette affaire... C'est devenu une agence de placement, ce parti...."

                Pour Ségolène en particulier, qui l'avait invité à sa Fête de la Fraternité (?), ce n'est pas très gentil mais, bon, c'est Mélenchon. Et, au moins c'est du parler vrai.....

             La seconde est de Ségolène, précisément, et toujours à cette même fête. Elle a exhorté les jeunes présents en leur disant, texto : "Vous devrez travailler dur, et d'abord à l'école !..."

               Elle ne doit pas être sensible aux contradictions, elle qui - avec tout son Parti, dans un bel ensemble... - appelle les "travailleuses/travailleurs" à descendre dans la rue pour la retraite à soixante ans, là où toute l'Europe prend le chemin inverse...

             L'embêtant, quand on dit "blanc" aux uns et "noir " aux autres, c'estq u'on finit toujours par se prendre les pieds dans le tapis.....

     

  • Première sélection du prix des Impertinents...

                Le jury du Prix des Impertinents, réuni le 20 septembre au Montparnasse 1900, partenaire du prix, a procédé à sa première sélection 2010 :

    - Olivier Bardolle, Petit traité des vertus réactionnaires, L’Editeur

    - Michel Bernard, Le corps de la France, La Table Ronde

    - Robert Redeker, Egobody, Fayard

    - Pierre Rigoulot, La véritable histoire d’Ernesto Guevara, Larousse

    - Zoé Shepard, Absolument dé-bor-dée, Albin Michel

    - Michèle Tribalat, Les Yeux grands fermés, Denoël

             Le Prix des Impertinents distingue un essai s’inscrivant à contre-courant de la pensée unique.

            Son jury est composé par Christian Authier, Jean Clair, Louis Daufresne, Chantal Delsol, Bruno de Cessole, Paul-François Paoli, Jean Sévillia (président du jury), Rémi Soulié (secrétaire général), François Taillandier et Eric Zemmour.

            Voici deux ou trois choses qui pourront peut-être vous intéresser, sur chacun des cinq ouvrages pré-sélectionnés....

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  • D'actualité, et pour garder le moral.....

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             La grand'mère dit à sa petite-fille :

       - "Moi, à ton âge, je travaillais déjà !..."

             La petite-fille répond :

        - "Moi, à ton âge, je travaillerai encore !..." 

  • Souvenons-nous de Molnar

     

    molnar,communisme,marxisme leninismeNous avons appris, tardivement, le décès de Thomas Molnar, survenu aux Etats-Unis, le 26 juillet. Nous avions, avec lui, beaucoup de liens, de souvenirs, et, surtout, une profonde amitié d'esprit.

    Nous publions, aujourd'hui, un excellent hommage de Michel Fromentoux, dans Action Française 2000. L'essentiel y est dit. Mais notre contribution propre consiste, ici, à donner à voir et à écouter une conférence de Molnar, tenue à Marseille, pour l'Union Royaliste Provençale, dans les années 80. Une de celles qu'il y donnait chaque année.

    Sa qualité technique n'est pas fameuse. Mais il existe, sans-doute, peu de documents vidéo de cette époque, permettant de retrouver vivante la personnalité, la parole même, la pensée, si attachante, l'extrême lucidité de Thomas Molnar. Nous en possédons une seconde. Nous la publierons, aussi, un jour prochain. La réflexion de Thomas Molnar, en effet, n'a pas fini de nourrir et d'enrichir la nôtre, encore aujourd'hui. C'est ainsi que notre communauté d'esprit et de tradition se prolonge, vivante, à travers les années et les situations ...  Lafautearousseau

     

     

    Thomas Molnar par Michel Fromentoux 

    Soulignant les contradictions dans lesquelles se perdent les faiseurs de systèmes, Thomas Molnar souffrait de voir les puissances intellectuelles et même religieuses trop absorbées par l’esprit de la modernité..

    Notre ami le philosophe Thomas Molnar a rendu son âme à Dieu le 20 juillet dernier à Richmond (Virginie). C’est avec tristesse que nous apprenons la nouvelle de l’extinction d’une des trop rares grandes voix qui s’efforcent de faire comprendre au monde dit moderne qu’il court à sa ruine. Nous nous souvenons des articles sévères mais jamais désespérés qu’il nous donnait régulièrement dans Aspects de la France puis L’Action Française hebdo dans les années 80-90, ainsi que des conférences passionnantes qu’il prononça à l’Institut d’Action française, à Paris. Jamais il ne refusa d’apporter son concours au combat que nous continuons de mener envers et contre tout.

    Au carrefour de l’Est et de l’Ouest

    Cet observateur attentif des idées et des mœurs était né à Budapest le 26 juin 1921, avait passé sa jeunesse en Transsylvanie, puis en Belgique, et avait dû s’exiler aux États-Unis où il enseigna dans plusieurs universités dont celle de Long Island et de Yale. Grand ami de la France dont il parlait impeccablement la langue, il avait épousé une Allemande, aimait passer ses vacances en Espagne, et participait à des colloques dans le monde entier. En 1969, il donna des cours à l’université de Transvaal, et devint en 1985 docteur de l’université de Mendoza en Argentine. Cet homme ouvert à l’universel était tout le contraire d’un mondialiste. En disciple brillant de Joseph de Maistre et de Charles Maurras, cet ami de Georges Bernanos savait quel trésor représentent pour l’humanité entière les apports enracinés profondément dans chaque nation historique. Dès qu’il put rentrer dans sa Hongrie natale libérée du joug du communisme, il accepta avec joie d’enseigner à l’université catholique de Budapest, tout en gardant sa chaire à l’université de Yale.

    C’est durant ces années qu’il se manifesta comme un combattant intrépide de la tradition catholique, dénonçant à chaque occasion l’esprit de la Révolution et ses conséquences dans la société et dans l’Église elle-même : on le lisait alors, outre L’Action Française, dans Itinéraires, Monde et Vie, Rivarol, plus tard dans Catholica… et ses articles aidaient à toucher du doigt les contradictions dans lesquelles se perdent, hors de tout fondement dans la tradition, les faiseurs de systèmes.  La liste de ses ouvrages publiés entre 1970 et 2000 est en elle-même tout un programme d’assainissement des esprits. En voici quelques uns : La Contre-Révolution (coll. 10/18), L’Animal politique (Table Ronde), Le Socialisme sans visage (PUF), Le Modèle défiguré - L’Amérique de Tocqueville à Carter (PUF), Le Dieu immanent - La grande tentation de la pensée allemande (Le Cèdre), L’Éclipse du sacré – Entretiens avec Alain de Benoist (Table Ronde), L’Europe entre parenthèses (Table Ronde), L’Américanologie, triomphe d’un modèle  planétaire ? (L’Âge d’homme), L’Hégémonie libérale (L’Âge d’homme), Du mal moderne : symptômes et antidotes ( Le Beffroi, Québec), Moi Symmaque suivi de L’Âme et la Machine (L’Âge d’Homme).

    Contre l’esprit de modernité

    Thomas Molnar avait vu s’établir et s’écrouler les grands totalitarismes, le national-socialisme et le communisme, qu’il avait courageusement combattus. Il ne souhaitait pas pour autant que vînt les  remplacer le libéralisme sur le modèle américain qu’il avait chaque jour l’occasion d’analyser. L’individualisme forcené ne libère pas l’homme, il limite son horizon à ses intérêts particuliers, affairistes et bassement matériels, et réduit le fondement de son être à l’égoïsme et au conflit, empêchant toute ouverture vers le surnaturel. Les fardeaux imposés jadis par des supérieurs, tirant leur légitimité d’au-dessus d’eux, ont été remplacés par de nouveaux fardeaux bien plus écrasants, ceux de l’argent, ceux de la masse, ceux des conformismes, ceux des systèmes idéologiques refermés sur eux-mêmes. Mais l’homme post-moderne commence à comprendre qu’il gît dans une prison, que ce monde désenchanté n’est pas le sien, il appelle cruellement de nouvelles réponses à ses angoisses, des discours sortant des sentiers battus du conservatisme ordinaire. En ce sens Molnar n’était ni de droite ni de gauche. Il souffrait de voir les puissances intellectuelles et même religieuses trop absorbées par l’esprit de la modernité et par les sirènes du nivellement universel, pour opérer cette révolution dans les esprits.

    Le marché des valeurs

    Il constatait  dans L’Hégémonie libérale que l’État, dans nos sociétés, n’est plus qu’un outil de gestion aux mains des lobbies, et que trop souvent l’Église se laisse réduire à un groupe de pression parmi d’autres qui propose son produit sur le marché mondial des valeurs. La société civile a commencé de tout envahir depuis la cassure de la chrétienté au XVIe siècle et elle impose à l’ère industrielle ses valeurs fondées sur les exigences de la mécanique comme le fondement d’une nouvelle morale, utilitaire et sans issue. Il importe donc de restaurer le politique et le sacré, l’État et l’Église, pour que la société puisse respirer dans l’ordre, dans le respect des hiérarchies, dans la soumission à l’ordre créé par Dieu.

    C’est, disait-il, « l’objectif de la réflexion sur les grandes institutions archétypales, mais ce n’est pas là œuvre purement humaine ». L’homme a trop longtemps oublié « sa condition de créature ». Tel est le message que laisse Thomas Molnar à tous ceux qui ont à cœur l’avenir de la civilisation. Nous ne devons pas l’oublier.  

    Action Française 2000 du 2 septembre 20