Histoire longue : constante des peuples et des nations, par Hervé Juvin
Hier, nous évoquions la nation comme l'une, sinon la première, des conditions de notre survie. ("La nation, voilà la survie !" par Bernard Pascaud). Ceci, après que, lundi dernier, Louis-Joseph Delanglade ait traité des menaces qui pèsent, aujourd'hui, sur la nationalité française (immigration massive, question des binationaux, islamisme radical, etc.).
Nous donnons aujourd'hui la parole à Hervé Juvin, observateur aux vues larges et néanmoins concrètes des évolutions du monde actuel, qui insiste ici sur un autre aspect des choses : le retour de l'Histoire longue.
Le monde, analyse-t-il, est, en effet, en train de renouer avec l’Histoire longue, avec les constantes des peuples, ces courants lents et profonds qui déterminent l’Histoire. Hervé Juvin en donne quelques exemples au hasard avant de revenir sur le cas de l’Ukraine et de la Russie (Vidéo - 7'37'').
À propos d'Hervé Juvin

Hervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d'essais sur l'économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d'articles, notamment dans Le Débat (Gallimard), L'Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.

Qui cherche à discerner les grandes lignes d'intelligibilité des forces de la Révolution actuellement en œuvre dans le monde, en Europe et en France, peut en repérer aisément deux principales. L'une concerne la personne humaine : il s'agit de « déconstruire les stéréotypes de genre », de chosifier l'embryon, de promouvoir l'avortement et l'eugénisme, le « droit au suicide », « l'assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité », de « créer une nouvelle civilisation », bref de nier la nature humaine dans ce qu'elle a de plus sacré à rebours de l'anthropologie la mieux établie. L'autre grand axe est d'ordre géopolitique et correspond au mondialisme, c'est-à-dire la remise en cause du droit des États à avoir leur identité, leur indépendance et leur modèle politique propre.

A nos lecteurs qui ont déjà envoyé leur contribution, en 2012 et 2013, nous redisons nos remerciements chaleureux. Que leur envoi ait été de 5 €, ou bien davantage, ils ont apporté leur pierre.
Pour éviter des "débordements" à l'issue du match de football Algérie-Russie (Tiens tiens ! Il y aurait eu des débordements à la suite du match Algérie-Corée du Sud le 17 juin? Bizarre, on n'en a parlé nulle part...), une élue grenobloise a expliqué à la radio que des mesures avaient été prises dans sa ville, notamment en démontant le mobilier urbain "qui pourrait gêner" (sic !). 

En 2001, puis en 2007 et 2008, la France est humiliée sur son sol par les sifflets que lui adressent les « supporteurs » de l’Algérie, puis du Maroc et de la Tunisie. En 2009, à Marseille, des milliers de personnes descendent et saccagent Canebière et Vieux-Port à la suite d’un match Algérie-Egypte. Nouvel accès de fièvre vendredi dernier, à la fin du match Algérie-Russie : ce qu’une presse complaisante appelle des « débordements de liesse populaire » ressemble plutôt à une razzia sur les principaux de nos centres-villes. M. Valls qualifie ces incidents d’ « insupportables ». Le ministère de l’Intérieur annonce la mobilisation de milliers de gendarmes et de policiers, ainsi que des « moyens lourds » de maintien de l’ordre à l’occasion du huitième de finale Algérie-Allemagne de ce 30 juin. A quand l’état de siège ?



Demain, retrouvez, sous ce titre, le lundi de Louis-Joseph Delanglade. 