Saint Louis et notre temps, par Henri VI, Comte de Paris

Le prince Jean de France et son fils Gaston, 4 ans et demi, devant la statue de Saint Louis, dans la chapelle royale de Dreux (Photo Jours de France)
Nous avons évoqué à plusieurs reprises, ces jours derrniers, avec Jean-Philippe Chauvin, Bernard Poyet, Robin de La Roche, et aussi, à travers la présence et les activités des Princes de la Maison de France, notre option royaliste. Nous y revenons. En effet, dans cette année du 800ème centenaire de la naissance du roi Saint Louis, les princes de la Maison de France sont présents et prennent leur part, la première, aux diverses manifestations qui rappellent et actualisent la mémoire du grand roi. Dans cette famille, qui est plus que jamais un recours pour notre pays en grave crise, l'avenir dure longtemps. Du Comte de Paris, au prince Jean et à son fils Gaston, les Princes donnent le ton de cette année Saint Louis : il ne s'agit pas seulement de commémorer, mais de le faire en lien avec le souci de beaucoup de Français pour la France contemporaine. Que, dès son jeune âge, le prince Jean y associe déjà son fils Gaston, signifie que cette présence, cette permanence ne sont pas près de cesser.
En 1970, Henri VI, Comte de Paris, père de l'actuel Comte de Paris, grand-père du prince Jean, avait déjà publié un texte important pour le 700ème anniversaire de la mort de Saint Louis. Il y établissait un parallèle saisissant entre la société française du XIIIème siècle et la nôtre et montrait les bienfaits de la monarchie. Ce texte, publié dans Le Monde, avait été, à l'époque, largement diffusé par l'Union Royaliste Provençale, au moyen d'un tiré à part, précédé d'une courte note explicative. Il reste, sur le fond, d'une parfaite actualité. Seul, le passage où le Prince constate l'absence d'alternance n'est plus conforme à la réalité d'aujourd'hui. Le Prince critique aussi le fait que près d'un quart des Français se trouvaient alors exclus de l'effort national parce qu'ils votaient communiste. Cette situation a bien changé mais la remarque peut très bien s'appliquer aujourd'hui aux électeurs du Front National ou d'autres mouvements patriotes de Droite ou de Gauche que la pensée unique ostracise systématiquement.
Il nous a paru utile et intéressant de publier ce texte. Lisez la suite !
lafautearousseau


Par-delà le discours dit de droite, dit de gauche ou d'ailleurs, l'essentiel touche aux fondamentaux... un choix de civilisation !
Elu il y a deux ans, M. Hollande n’aurait, paraît-il, de chance d’être réélu en 2017 qu’à l’occasion d’un second tour contre Mme Le Pen. Si c’était vrai, il devrait se réjouir de l’état de déliquescence dans lequel se trouve l’U.M.P. – M. Estrosi va plus loin puisqu’il vient tout récemment de la déclarer morte. De fait, la succession des « affaires » qui éclaboussent plusieurs personnalités de ce parti, à commencer par la première d’entre elles, M. Sarkozy, donne le vertige et la nausée. 



Il y a urgence. Urgence à réformer. En cette période estivale qui s'ouvre, tous les indicateurs sont au rouge. Au plan économique, rien dans les mesures prises par le gouvernement n'a permis à la croissance de réapparaître. Des entreprises ferment tous les jours. La barre des 5 millions de chômeurs a été franchie au mois de mai et l'Insee ne prévoit pas de baisse du chômage pour l'année zor4. Au plan politique, les querelles intestines et les scandales qui éclaboussent l'opposition achèvent de déconsidérer la classe politique. La récente mise en examen de Nicolas Sarkozy pour « corruption active » est le dernier épisode en date du jeu de dupes qui se joue autour de l'Élysée. Le chef de l'État est totalement discrédité et sa majorité ressemble à une cour de fin de règne où tous les couteaux sont tirés. La vie politique française, sur fond de dérives économiques et de scandales politiciens, donne ainsi l'impression d'un délabrement rarement atteint.
Quelle serait la réaction des médias, des partis politiques, des ligues antiracistes, du gouvernement et des Français en général si un groupe d’activistes venait insulter une cérémonie commémorative du massacre d’Oradour sur Glane ou de la rafle du Vel d’hiv et la perturber par des gestes obscènes sous le regard indifférent des forces de l’ordre ? Je pense que cela soulèverait, à juste titre, une énorme vague de protestations indignées et de manifestations de colère. C’est pourtant un événement semblable qui s’est produit le 5 juillet dernier à Marseille sans que cela ne suscite la moindre émotion. Ce jour-là, comme chaque année, à l’appel de l’Amicale des Oraniens, Pieds-Noirs et anciens combattants honoraient la mémoire du millier d’innocentes victimes civiles françaises enlevées, torturées et massacrées par le FLN le 5 juillet 1962 à Oran. Au cours la cérémonie, un groupe de gauchistes renforcé par des manifestants échappés de la Gay Pride se mit à insulter les anciens combattants et l’ensemble des personnes présentes à cet hommage puis à mimer des actes obscènes. Non seulement la police n’est pas intervenue mais un journal local a rendu compte de cet événement en le qualifiant de « polémique » à propos du 5 juillet 1962, renvoyant dos à dos Gay pride et Oraniens, ces derniers étant accusés d'exprimer leur homophobie



On sait que le gouvernement de Berlin a décidé, jeudi après-midi, de sanctionner sèchement la CIA, en raison de de ses activités d'espionnage, notamment industriel, en RFA ; on sait qu'Angela Merkel, en termes apparemment modérés, a rappelé qu'il n'était pas convenable de "s'espionner entre alliés" et que le porte-parole du gouvernement allemand a informé de la décision prise par un bref communiqué "froid et factuel", rédigé comme suit : "il a été demandé au représentant des services secrets américains à l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique, de quitter l'Allemagne"; enfin, il est significatif que, de son côté, Der Spiegel s'est autorisé à traiter de cet incident en termes beaucoup moins diplomatiques, qui traduisent bien l'exaspération allemande : "que va faire le basset allemand ? Accepter sa vie de chien ou réagir ?".
Nous avons aimé cette "leçon de Chambord", qui est aussi une balade estivale, des références à l'Histoire, des souvenirs personnels, et une réflexion politique, royaliste, qui n'est pas théorique mais vécue. On sait que ce genre d'engagement, commencé souvent très jeune et poursuivi toute une vie, est, souvent, plus convainquant que les meilleurs des raisonnements... D'aucuns se souviendront que c'est là ce que disait Péguy à propos de Maurras : ses démonstrations les plus rigoureuses n'emportaient pas forcément l'adhésion; mais, disait Péguy, quand on savait que cet homme là était prêt à mourir pour ses idées, pour ce Roi qu'il voulait pour la France, alors là, on s'arrêtait, on écoutait, on devenait attentif ... C'est en quelque sorte en ce sens que nous publions, en toute amitié d'esprit et convictions partagées, ces lignes de Jean-Philippe Chauvin.


