UA-147560259-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

LAFAUTEAROUSSEAU - Page 1627

  • 5 Novembre 1914 ... Le grand-duc Nicolas, celui qui commande aujourd'hui les armées russes ...

     Gd duc Nicolas.JPG

    Une personne qui a de nombreuses relations européennes me dit :

    "La lecture du Livre bleu, où le gouvernement de Sa Majesté britannique a recueilli tous les éléments diplomatiques qui le concernent depuis la crise austro-serbe jusqu'à la déclaration de guerre à l'Allemagne, cette lecture pose à l'esprit tout sorte de doutes et de questions. On finit par se demander si cette guerre a été tant que cela voulue et provoquée par l'Allemagne toute seule.

    Une chose dès l'abord évidente, c'est que cette fois la Russie était détermée à aller jusqu'au bout, à ne pas se laisser intimider par l'Allemagne, à ne pas subir un affront pareil à celui de 1909, lorsqu'elle avait reculé devant l'ultimatum allemand porté par M. de Pourtalès à Petrograd. Ensuite il est clair que le président Poincaré et M. Viviani, dangereusement novices en matière de politique extérieure, se sont laissé embobiner pendant leur voyage du mois de juillet en Russie. En sorte que, dès les premières complications austro-serbes, la France et la Russie se présentent d'accord, résolues à la résistance et envisageant le risque de guerre.

    Déjà en 1913, lorsque le grand-duc Nicolas, celui qui commande aujourd'hui les armées russes, était venu à Paris, il avait dit "Êtes-vous prêts ? C'est le moment." J'en avais été informé de la meilleure source. Et puis, à Nancy, le grand-duc et la grande-duchesse n'étaient-ils pas allés jusqu'à la frontière pour apercevoir Metz ? Ne s'étaient-ils pas fait photographier de ce point de vue, par un symbole translucide où la Russie offrait la revanche à la France ?...

    Dès le 24 juillet, en effet, Sir G. Buchanan, ambassadeur d'Angleterre en Russie, mande à son gouvernement qu'il a eu une conversation à l'ambassade de France, avec M. Sazonof et M. Paléologue, et que celui-ci lui a "donné à entendre que la France remplirait, si cela devenait nécessaire, toutes les obligations que lui imposait son alliance avec la Russie, outre qu'elle seconderait fortement la Russie dann toutes ses négociations diplomatiques".

    A la question de savoir si l'Angleterre se joindrait à la Russie et à la France, Sir G. Buchanan répond dans le sens de ses instructions et conformément aux principes de la politique anglaise, politique qui consistait à ne jamais engager l'Angleterre avec la Russie et la France à fond et sans conditions et à toujours conserver la liberté d'appréciation et d'action du Royaume-Uni. Et son rapport ajoute :

    "L'ambassadeur de France et M. Sazonof continuèrent tous deux à me presser pour une déclaration de solidarité complète du gouvernement de Sa Majesté avec les gouvernements français et russe, et j'ai, en conséquence, dit qu'il me semblait possible que vous voudriez, peut-être, consentir à faire de fortes représentations aux deux gouvernements allemand et autrichien, faisant valoir auprès d'eux qu'une attaque sur la Serbie par l'Autriche mettrait en question la paix entière de l'Europe. Peut-être pourriez-vous trouver moyen de leur dire qu'une telle action de la part de l'Autriche amènerait probablement une intervention russe qui impliquerait la France et l'Allemagne, et qu'il serait difficile à la Grande-Bretagne de rester à l'écart si la guerre devenait générale. M. Sazonof répondit que, tôt ou tard, nous serions entraînés à la guerre si elle éclatait : (nous (Anglais) aurions rendu la guerre plus probable si, dès le début, nous ne faisions pas cause commune avec son pays et avec la France... Il me semble, d'après le langage tenu par l'ambassadeur de France, que, même si nous déclinons de nous joindre à elle, la France et la Russie sont résolues à prendre fortement position.

    Ainsi voilà qui est bien clair : la Russie, décidée à reprendre son rôle de protectrice des Slaves en Orient et à ne plus subir d'humiliation comme en 1909 (annexion de la Bosnie) et en 1913 (démonstration contre le Monténégro), la Russie s'est assuré le concours absolu de la France. Comme il s'agit de résister à une nouvelle tentative de la politique d'intimidation pratiquée avec succès depuis si longtemps par l'Allemagne et l'Autriche, la Russie demande que l'Angleterre fasse connaître que la Triple-Entente tout entière sera unie. Autrement l'Allemagne, ayant la certitude de se retrouver en face de la Russie et la France seules, ira jusqu'à la dernière extrémité, elle aussi, et ne reculera pas devant la guerre.  

    Alors, on commence à comprendre, on craint de commencer à comprendre que l'Angleterre a affiché à dessein ses intentions pacifiques, qu'elle a joué de la réputation pacifiste de ses libéraux et, derrière ce paravent, laissé l'Allemagne s'engager à fond; puis, quand l'Allemagne a été engagée de façon à ne plus pouvoir se dédire, l'Angleterre s'est présentée. Elle aurait ainsi provoqué la guerre par une des plus profondes subtilités dont fasse mention l'histoire. Même le caractère pacifiste du ministère radical a été savamment exploité et donné comme une garantie de neutralité par les éléments qui, dans le cabinet, ont organisé ce piège que l'Allemagne appelle un guet-apens. Ce sont certainement Sir Edward Grey et Winston Churchill qui ont monté et mis en scène tout ce drame. Le récit de Sir Edward Goschen (l'ambassadeur anglais à Berlin), où la surprise, la déception, la rage de l'Empereur, du chancelier et de M. de Jagow, sont observées avec tant de sang-froid et peintes avec tant de talent, ce récit, sur lequel se ferme Le Livre bleu, permet de mesurer la profondeur de l'abîme dans lequel l'Allemagne officielle s'est sentie précipitée par la Perfide Albion."

    La lecture des documents diplomatiques donne avec force l'impression que les choses ses ont bien passées de cette manière. Ce n'est d'ailleurs pas une impression personnelle. M. de K...  a recueilli de la bouche d'un diplomate étranger que je ne puis nommer et qui voit beaucoup la reine Amélie de Portugal*, une version très sensiblement pareille des évènements. Ce n'est pas seulement à Berlin que l'on attribue au gouvernement britannique la pensée mère de ce vaste conflit.

    Si j'ajoute que l'ambassadeur de Russie en France, le remuant et entreprenant Isvolski, déclare à tout venant que cette guerre est "sa guerre", il reste à conclure que le gouvernement français a été manoeuvré par ses alliés, et il n'a pas donné le moindre symptôme de l'action de son libre arbitre. ♦  

    1914-le-destin-du-monde-de-max-gallo-927903138_ML copie.jpg

     

     

     

     

     

    * Amélie de Portugal (1865-1951), veuve du roi de Portugal Charles 1er assassiné en 1908, fille du comte de Paris, chef de la maison de France après la mort du comte de Chambord, soeur du prétendant le duc d'Orléans, arrière-petite-fille du roi Louis-Philippe.

  • Politique magazine, le nouveau site ! A lire ! A consulter régulièrement, à faire connaître ...

    Nous rappelons la mise en ligne récente du nouveau site de Politique magazine.

    Ce nouveau site - qui correspond parfaitement à ce que doit être la présence sur le Net d'un mensuel de la qualité de Politique magazine - vit, se développe et se renouvelle rapidement. Il s'agit là de toute évidence,  de la réalisation d'une véritable équipe, large, jeune, intelligente et dynamique qui donne à réfléchir sur la politique, l'économie, les idées, l'art et la culture, les faits de civilisation. Bref, il en résulte un site que l'on trouve plaisir et intérêt à consulter régulièrement.    

    Politique magazine a annoncé cette nouvelle parution et l'a présentée dans les termes reproduits ci-dessous. ♦

     Logo P M.jpg

     www.politiquemagazine.fr

    Découvrez le nouveau site de Politique magazine, mensuel de référence de l’actualité politique depuis plus de 10 ans.

    Fier du succès de son site actuel, Politique magazine entend donner un élan plus puissant à la diffusion de ses idées. Son objectif est clair : faire entendre une voix discordante dans le paysage médiatique monocorde d’aujourd’hui. Au cœur de sa réflexion, la question de la légitimité républicaine. Elle se pose, gravement, face à la succession des échecs des différents gouvernements.

    Pensé pour la commodité et l’agrément de ses lecteurs, vous retrouverez sur ce nouveau site :

    Une information régulièrement mise à jour, autour de trois axes principaux :  

    « Le meilleur des mondes », où figurent des articles sans concession centrés sur l’actualité politique, sociale et économique ;

    « Idées » où sont rassemblés les textes les plus représentatifs de Politique magazine, qui pense que la politique, au sens vrai du terme, fait la sagesse des gouvernements ;

    « Civilisation » où se retrouvent des critiques et commentaires de l’actualité culturelle. 

    L’ensemble des articles publiés dans Politique magazine, accessibles gratuitement pour tous les abonnés grâce à un identifiant et un mot de passe personnel.

    - La liberté d’organiser votre lecture. En cliquant sur les « tags » (thèmes sur fond rouge sous chaque titre d’article), vous obtenez en un instant tous les articles autour d’un même sujet !

    - La possibilité de vous exprimer en laissant des commentaires sous chaque article.

    - La possibilité de passer des annonces et des publicités sur les pages du site.

    Pour tout renseignement sur les nouvelles possibilités du site de Politique magazine, écrivez-nous à cette adresse contact@politiquemagazine.fr ou appelez au 01 42 57 43 22.  u 

  • L’Ami retrouvé ? par Louis-Joseph Delanglade

     afriquecarte.jpg

     

    Les événements qui secouent le Burkina Faso (autrefois Haute-Volta) prouvent une fois de plus, après tant d’autres du même genre, que l’Afrique noire n’en finit pas de se chercher. Quand elles ne sont pas tributaires d’une décolonisation bâclée et peu soucieuse des réalités ethniques, voire géographiques, les « nations » africaines peinent à trouver une stabilité politique faisant consensus. On n’en finirait pas d’égrener la litanie des conflits, coups d’Etat, révolutions, etc. qui déstabilisent et ensanglantent le continent depuis un demi-siècle. Il serait pourtant vain et prétentieux d’adopter la posture paternaliste du donneur de leçons : les pays africains, notamment les pays dits « francophones », existent bel et bien et, selon une tradition que rien ne saurait remettre en cause, la France se doit de traiter avec les Etats. 

    Il y a quelques années, M. Guaino, par la voix de M. Sarkozy, délivrait à Dakar un message sans doute maladroit puisque mal compris. Il est de toute façon inutile et certainement contre-productif de reprocher aux gens d’être ce qu’ils sont. Les Africains sont dans l’Histoire, autant que nous, mais selon leur personnalité propre. Et c’est avec eux, tels qu’ils sont, que l’on doit traiter si l’on veut resserrer ou (re)nouer des liens solides - et profitables aux deux parties comme en témoignent par exemple les diverses interventions de nos troupes sur le sol africain. 

    La France dispose encore d’atouts-maîtres dans la région. D’abord sa langue, langue officielle de la quasi-totalité de ses ex-colonies, ce qui assure à cette « communauté » une assise linguistique et culturelle incontestée. Ensuite une implantation, encore bien réelle, dans des secteurs aussi variés que le commerce, l’économie, la médecine ou l’enseignement. Et encore, une présence demandée dans les domaines régaliens que sont la monnaie (zone franc C.F.A.) et la Défense (bases militaires françaises). 

    De toute façon, nous n’avons pas vraiment le choix. L’influence de la France en Europe ne cesse de diminuer à proportion de l’élargissement de l’Union et de l’accroissement progressif des pouvoirs supra-nationaux. Son effacement, par manque de moyens, de l’Asie et du Pacifique est notoire - tout comme son absence du continent américain. Ne lui reste véritablement que l’Afrique pour asseoir ses prétentions à demeurer une puissance internationale.  

    En 1958, la « Communauté française » s’est substituée à « l’Union française ». Mais les déclarations d’indépendance de 1960 ont vite eu raison de ce qui n’était qu’un prête-nom. Cependant, un « commonwealth à la française » aurait peut-être permis d’éviter une relation calamiteuse fondée sur un mélange détonant de « Françafrique » au tropisme semi-maffieux et d’idéologique approche « droits-de-l’hommiste ». Oui, il est grand temps de redonner vie à un projet véritablement communautaire qui s’inscrirait dans une vision stratégique à long terme. Et de retrouver ainsi l’ami africain.  ♦

  • 4 Novembre 1914 ... Je n'avais pas revu le général Mercier depuis le commencement des hostilité

     MERCIERAA.jpg

    Je n'avais pas revu le général Mercier* depuis le commencement des hostilités. L'ancien ministre de la Guerre, merveilleusement vigoureux et droit malgré son âge, allait à Nantes, et nous l'avons rencontré à la gare de Saint-Pierre-des-Corps. Nous lui avons dit :

    «C'est vous, mon général, qui avez été l'ouvrier de la victoire en donnant à l'armée le canon de 75.»

    Et le général de répondre, avec sa voix posée, sa parole précise et si calme :

    « Oh ! le canon de 75, je n'en ai été que l'éditeur. Mais ce qui est mon ouvrage, c'est la fusée que j'ai trouvée lorsque je commandais l'école de pyrotechnie.»

    Puis, toujours paisible, le général parle des perspectives de la guerre qu'il estime favorables. Il tient à la main quelques gâteaux qui composeront tout son repas. Et l'homme qui a donné à la France le plus formidable des instruments de guerre, dont la volonté prévoyante sauve en ce moment les nôtres et extermine l'ennemi, cet homme calme et modeste prend congé des femmes avec une exquise courtoisie et, toujours étonnamment droit, le pas ferme, retourne à son compartiment, où il prendra sa collation de grand travailleur sobre, tandis que là-bas, sur les champs de bataille, le canon de 75 et sa fusée fauchent les Allemands...

    Ce n'est pas sans une haute satisfaction que je puis me souvenir d'avoir pris la parole à Lyon, au mois de février de cette année, sous la présidence et aux côtés du général et d'y avoir montré l'orage montant sur la France et annoncé l'imminence de cette guerre. ♦  

    1914-le-destin-du-monde-de-max-gallo-927903138_ML copie.jpg

     

     

     

     

    * Auguste Mercier (1833-1921) était ministre de la Guerre de 1893 à 1895 lorsque fut condamné le capitaine Dreyfus.

  • La formidable leçon de Jeanne d'Arc ... et celle de Philippe de Villiers

    Philippe de Villiers publie dans quelques jours le Roman de Jeanne d’Arc aux éditions Albin Michel. Formidable trait d’union entre le ciel et la terre, Jeanne demeure aux yeux de tous les Français une héroïne extraordinaire. Mais pour Philippe de Villiers, Jeanne est aussi une figure politique actuelle.

    Elle sut tenir bon face aux élites (politiques, économiques et spirituelles) qui trahissaient la France. Le parallèle avec la trahison des "élites" d'aujourd'hui est clair. "La France aurait besoin de plusieurs Jeanne d’Arc !" affirme-t-il en souriant : "elle nous explique qu’il faut aimer la France", l’aimer envers et contre tout. "Les élites doivent retrouver l’idée de France et les Français doivent croire en la France."

    Mais, surtout, dans cette vidéo pour Famille chrétienne, Philippe de Villiers définit l'actualité de Jeanne d'Arc par la conception du Pouvoir qu'elle incarne et pour laquelle elle combat : "Pour Jeanne, le pouvoir doit être imprégné de pérennité et de sacralité. (...) Et puis enfin, il y a l'idée que la vérité peut conduire au martyre. Ce fut le cas de Jeanne. Aujourd'hui, la vérité est minoritaire. Plus que jamais !". Ici, Philippe de Villiers définit l'idée d'un Pouvoir (pérenne et sacral) radicalement différent de celui qui, aujourd'hui, détruit la France.

     

     

    « Pour Jeanne d’Arc, ce qu’un pays ne fait pas pour lui-même, personne ne le fera à sa place »

    « Jeanne d’Arc était plus savante que tous les érudits parce qu’elle aimait la France. » C’est la conviction de Philippe de Villiers, auteur d’un Roman de Jeanne d’Arc bientôt publié aux éditions Albin Michel. Aujourd’hui comme hier, les élites ont la tentation de trahir la France. Or, seul le fait de renouer avec son identité et son histoire permettra à la France de se relever et de rayonner dans le monde.  ♦

    Vidéo : Famille chrétienne.

  • Syrie : Pourquoi s’est-on trompé ? Par Jean-Baptiste d'Albaret*

    LivreSyrie             

    Oui, la France s’est aveuglée sur la nature du conflit en Syrie. En fermant précipitamment son ambassade, elle s’est privée d’un formidable outil de renseignement. Non, la « révolution » syrienne n’a jamais été uniquement composée de parfaits démocrates. C’est faire fi des profondes divisions de l’opposition et des persécutions contre les chrétiens dans les zones libérées. Oui, l’Occident, et la France avec lui, s’est trompé. On est même ébahi d’un tel défaut de clairvoyance qui a conduit à faire de la Syrie un sanctuaire du djihad mondial. Quant à notre pays, il a abandonné à la Russie son rôle historique au Moyen-Orient, et notamment celui de protecteur des chrétiens d’Orient. Par l’indigence de sa politique, la France de Sarkozy et de Hollande a laissé passer l’occasion de regagner une influence dans cette partie du monde qui devrait lui être chère. Comment s’est-on refusé à voir que nos alliés sunnites sont les mêmes qui financent les groupes terroristes que nous combattons par ailleurs ? Pourquoi la plupart des médias internationaux se sont-ils contentés de reprendre les informations délivrées par Al Jazeera, la chaine du Qatar ? Dans un petit essai percutant et rondement mené, Frédéric Pichon, spécialiste de la Syrie et des minorités, revient sur le malentendu géopolitique le plus tragique de ces dernières années. Le personnel politique et les journalistes de notre pays n’en sortent pas grandis. Indispensable pour qui veut avoir une vision claire des événements.  ♦

    Syrie, pourquoi l’Occident s’est trompé, de Frédéric Pichon, 132 p., 13,50 euros.

     

    Politique magazine Par   

  • L'affaire Louis XVII, c'est avant tout la préfiguration et la matrice des horreurs totalitaires du XXe siècle ! A ne pas rater : L'ombre d'un doute de Franck Ferrand, ce soir, 20 h 45, sur FR3

    POUR TRAVAUX DIVERS.jpg

    Cliquez sur l'image

     

    « L'affaire Louis XVII, c'est avant tout la préfiguration et la matrice des horreurs totalitaires du XXe siècle ! »

    Le mystère Louis XVII

    21 janvier 1793. Sur la place de la Révolution, à Paris, Louis XVI est guillotiné. Neuf mois plus tard, Marie-Antoinette est décapitée à son tour. L'héritier du trône, Louis XVII, reste écroué dans la prison du Temple. Le garçonnet décède dans sa cellule deux ans après la mort de ses parents, avant d'être jeté dans une fosse commune. Pourtant, 38 ans plus tard, un certain Charles Guillaume Naundorff, horloger allemand, se présente à Paris et affirme être Louis XVII. Le fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette a-t-il survécu ? Le petit mort du Temple était-il vraiment l'héritier du trône ? Des notes secrètes apportent un nouvel éclairage sur ce mystère. ♦ 

    A ne pas rater : L'ombre d'un doute de Franck Ferrand, ce soir, à 20h45, sur FR3    

    Source : FR3

     

  • 3 novembre 1914* ... Ce dont témoignent les mémoires de Bismarck ...

    Bundesarchiv_Bild_146-1990-023-06A%2C_Otto_von_Bismarck.jpg

     

    On commettrait une lourde erreur en allant espérer que l'idée libérale et révolutionnaire dissociera l'Empire allemand, puisque c'est d'elle, au contraire, que cet Empire est né, puisque l'unité s'est faite contre l'ancienne constitution, contre les anciennes lois et les anciennes mœurs de l'Allemagne et contre les dynasties réputées réactionnaires, puisqu'elle s'est même faite contre les conservateurs prussiens, comme en témoignent si éloquemment les mémoires de Bismarck.

    La seule manière d'empêcher l'Allemagne de nuire étant de la remettre dans son état de "mosaïque disjointe", ce n'est pas sur la révolution ni sur les conceptions du libéralisme et de la démocratie qu'il faut compter pour obtenir ce résultat, puisqu'en Allemagne ces conceptions sont inséparables de l'idée unitaire. C'est aux anciens éléments traditionnels, à ce que Bismarck appelait les "éléments centrifuges" de l'Allemagne qu'il faut s'adresser au contraire.  ♦ 

     

    1914-le-destin-du-monde-de-max-gallo-927903138_ML copie.jpg

     

     

     

     

     

    * Journal de Jacques Bainville (1901/1918) - Tome I - Plon 1948

     

  • .../...

    LFAR W E ESSAI.jpg

  • Rire ou sourire un peu ... même s'il n'y a vraiment pas de quoi

    33000 postes ....jpg

    33 000 postes supprimés dans l'armée d'ici à 2019 !  ♦

    Source : Figaro magazine

  • Dominique Jamet a raison : Halloween Go Home !

    halloween_hazards    

    Un usage séculaire, témoignage de notre civilisation, avait voué les premiers jours de novembre au recueillement, à la méditation, au souvenir des morts...

    Jusqu’à quel point faut-il prendre au sérieux l’épidémie galopante de clowns terrifiants dont les médias se font ces derniers jours le complaisant écho ? La rumeur n’exagère-t-elle pas le phénomène, la publicité qui lui est donnée ne favorise-t-elle pas son expansion ? Deux points sont en tout cas effectivement « terrifiants » : le premier est l’horrible laideur morale et physique des masques, des travestissements et des personnages qui prolifèrent dans nos rues et s’emparent des esprits. Psychopathes, vampires, morts-vivants, zombies, tueurs, pustuleux, griffus, gluants, dégouttant de bave et de sang, ils nous imposent désormais un peu plus à chaque retour de novembre leur prolifération immonde et des parents inconscients transforment leurs enfants en cauchemars ambulants, quand ils ne vont pas eux-mêmes danser au bal des vampires ou se faire peur sur le petit train fantôme de l’horreur. Et c’est ici que le bât blesse encore. Un nombre grandissant d’adultes supposés raisonnables ne le sont pas et vivent dans le monde déjanté, décalé, grotesque et gothique que des mercantis leur ont fabriqué, jusqu’à vouloir reproduire dans la vie les traits et les actions de leurs modèles.

    Le cauchemar fait naturellement partie de nos nuits et de nos rêves. « Le sommeil de la raison engendre des monstres », c’est le titre d’une série fameuse et terrible de Goya. Mais ce n’est pas la raison qui est en cause ici. La terreur est devenue une industrie, l’épouvante un commerce florissant dont d’habiles et cyniques manipulateurs connaissent et exploitent toutes les ficelles.

    Un usage séculaire, témoignage de notre civilisation, avait voué les premiers jours de novembre au recueillement, à la méditation, au souvenir des morts. Toute forme de Barnum, eût-elle le visage avenant d’une citrouille, en était bannie. L’actualité nous offre assez de sujets d’horreur pour qu’il soit inutile d’y greffer un carnaval de monstres made in USA. Halloween Go Home !  ♦

    Source : Boulevard Voltaire - 

     
     
    Journaliste et écrivain
    Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais. Co-fondateur de Boulevard Voltaire, il en est le Directeur de la Publication
  • En direct de Rabat, ce dimanche : Haro sur les orientalistes ? Par Péroncel-Hugoz*

    1026923273.jpg

    © Copyright : JH Hilali 

    Depuis plusieurs mois, et jusqu’au 15 novembre, se déroule avec jusqu’ici un très maigre écho médiatique une exposition de niveau international à la Banque Al-Maghrib, avenue Mohammed-V, à Rabat. Pour accentuer la confidentialité, il faut entrer par la porte de derrière. Un samedi matin, je m’y suis trouvé seul avec l’orientologue François Pouillon, fils de feu le célèbre architecte. Le gardien et la caissière paraissaient étonnés. Le dossier de presse n’était pas disponible: « Revenez lundi ! »… Bref, nous nous sommes débrouillés comme des grands, muets d’admiration devant cette débauche inouïe de glorieuses signatures. 

    jacques-majorelle-irounen-large.jpg

    Jugez-en : Majorelle, Edy-Legrand, Marquet, Cruz-Herrera, Portaels, Lévy-Dhurmer, Pontoy, Mantel, Henry Rousseau, Benjamin-Constant, Dufy, etc. Et même un Dinet d’adolescentes dénudées où la pudeur musulmane en prend un petit coup… Mais Dinet étant devenu par choix le haj Nasreddine, tout lui est pardonné, notamment dans l’Algérie voisine… Et puis, de toute façon, c’est de l’Art ! Cette magnifique collection est spacieusement présentée avec des cartouches très lisibles, dans des volumes modernes bien éclairés, lovés au creux de cet édifice bancaire Art déco d’outre-mer qui, en lui-même, est déjà un trésor. Bravo donc à cette sévère banque d’état, qui sait pratiquer le mécénat avec une modestie presque excessive.

    Cette visite m’a mis du baume au cœur après la rébuffade essuyée quelques jours auparavant à Rabat au tout récent Musée d’Art moderne et contemporain, de l’ancêtre Ali R’bati (1861-1939) au bien vivant Mohamed Tabal (il vient d’être décoré par le roi). D’emblée, j’avais été ébloui, séduit par cette architecture tout en dentelures légères due au cabinet Karim Chakor ; un dessin qui a fait crier certains au « néo-Lyautey » et que, pour ma part, je qualifierai plutôt de « style national marocain ». Enfin un temple de l’Art, construit au XXIe siècle, et qui ne ressemble ni à de monstrueuses canettes de bière cabossées ni à ces géantes oreilles métalliques avec lesquelles les Anglo-américains écoutent le reste de la planète !

    Et sur les cimaises, quelle richesse, quelle variété, que de bonnes surprises ! Epoustouflant. Et puis soudain une interrogation, une anxiété : « ils » n’ont tout de même pas oublié de consacrer une salle aux orientalistes et assimilés, ces peintres du Vieux Continent qui, durant 150 ans, ont tant reçu du Maroc, de Delacroix à Matisse, mais lui ont aussi tant donné !

    Quelques vieux istiqlaliens xénophobes ont-ils eu leur mot à dire dans l’organisation de ce musée? Pas croyable ! Personne ne serait venu leur mettre sous les yeux le préambule de la Constitution de 2011 qui intègre officiellement « l’affluent méditerranéen » à la marocanité ?

    Sur le moment, franchement, j’étais abasourdi. Je me disais: c’est un peu comme si un musée français excluait l’Italien Modigliani ou l’Espagnol Picasso. Pire: c’est comme si une exposition européenne sur les arts andalous ignorait les Arabo-berbères d’Ibérie. Ça en ferait du bruit… Pour ma part, mon premier mouvement, en quittant le musée de Rabat, fut de me taire. Et puis ma consoeur, Bouthaina Azami m’a libéré en posant « la » question à l’artiste et connaisseur Abdelkébir Rabi, et sa réponse m’a fait un bien fou: « L’identité d’un artiste n’est pas seulement géographique, elle peut et doit être assimilée à son expérience émotionnelle et affective et, de ce fait même, au pays qu’il sublime et où son art s’est accompli ».

    Merci Rabi ! Vous méritez qu’on vous ressorte ce « dit » prêté au prophète de l’Islam: « Un seul juste dans le pèlerinage rachète tous les pélerins!» Dont acte… ♦ 

    Lectures

    • « Diptyk . L’Art vu du Maroc ».  N° 25 d’octobre- novembre 2014, 20 000  Casablanca www.diptykblog.com

    • « Mohamed ben Ali R’bati: un peintre à Tanger en 1900 ». Collectif. Ed. Malika, Fondation Slaoui, Casablanca, 2000

    • Abdelkader Mana, « Les Gnaouas et Mohamed Tabal ». Ed. Lak international, Mohammedia, 1998. Préface de Georges Lapassade

    • François Pouillon, « Les deux vies d’Etienne Dinet, peintre en Islam ». Le Nadir, Balland, Paris, 1997 

    Par Péroncel-Hugoz                

    © Copyright : Le360