À MOURIR DE RIRE
Par Aristide Renou
Ce matin, sur la ROFSB©*, Charline Vanhoenacker était dans une forme o-lym-pi-que ! Chaussée de ses sabots de compétition – un modèle à semelles de plomb lesté au mercure, conçu spécialement pour elle – l’humoriste officielle de la France qui sent bon et qui met un foulard rouge nous a régalé de l’une de ses chroniques à jamais inimitables, du moins on l’espère.
Le thème était : « 150 réfugiés ont été mis à l’abri du froid dans un gymnase du 16e arrondissement de Paris. Les habitants protestent parce qu’ils ne peuvent plus faire de sport ».
Avec un tel sujet, vous pensez bien que c’était du nan-nan pour notre Charline, et, en l’écoutant, on s’émerveillait, comme à chaque fois, que France-Inter ait su dénicher, parmi tous les humoristes de la terre, celle qui précisément saurait, sur chaque sujet et sans jamais faillir, sauter à travers tous les cerceaux de la correction politique et slalomer sur tous les terrains sans jamais manquer un seul cliché, si petit, si usé soit-il.
C’était léger, fin et appétissant comme un plat de frites froides et molles, assaisonnées de mayonnaise et de beurre fondu.
Charline s’en barbouillait avec délectation, il y en avait partout sur les murs, et on entendait distinctement dans la voix de notre Belge émoustillée le léger feulement, signe infaillible de la jouissance morale qui est le privilège – oh, bien mérité – de ceux que leurs opinions agréablement parfumées mettent au-dessus de la vile multitude nauséabonde.
C’est bien simple, on n’en était même plus au stade du grand-art mais carrément à celui du chef-d’œuvre. Jugez-en simplement par sa conclusion :
« Oui, les gamins du 16e arrondissement de Paris sont privés de gymnase pendant trois mois. Bon, ben il leur restera l’équitation ! Vous voulez quand même pas qu’ils fassent des exercices chez eux ? Si c’est pour casser un vase Ming en faisant son stretching ! Ça fait certainement parti du Grand Remplacement !! D’abord on nous empêche de faire du sport, du coup on a du cholestérol puis on meurt et ils peuvent prendre notre place. On ne se méfiera jamais assez de la perfidie des islamo-gauchistes. »
Hein ? Ça c’est de la chute, pas vrai ? Ça c’est de la conclusion impertinente et imparable !
Je suis épastrouillé, comme disent nos amis Belges, esbaudi, confondu, stupéfié. Et reconnaissant.
Car moi aussi j’aime l’humour et, bien que je n’aie aucunement la folle prétention d’égaler Charline dans cet exercice, je sais également distraire mon prochain avec quelques zamalgames bien sentis. Et comment ne me sentirais-je pas encouragé par l’exemple descendu de l’Olympe du rire ?
Tenez, laissez-moi vous donner un échantillon de mon modeste talent.
– 29 janvier, « la Sûreté départementale a arrêté un demandeur d’asile suspecté d’être le violeur du Saulcy (Metz). L’homme aurait agressé trois étudiantes messines entre octobre et novembre. L’ADN le met en cause. » (Le Républicain Lorrain)
Hihihi (gloussements de rire)
– 28 janvier, Avignon, Ydem Guiassa comparait devant la cour d’assisses de Vaucluse pour des viols sur deux femmes âgées de 71 et 88 ans (Le Dauphiné)
Ahahah ! (rires francs)
– 8 Janvier, Saint-Cyr-Au-Mont-d’Or (Lyon), une femme d’une quarantaine d’années est agressée par un individu armé d’un cutter. « Il a commencé par la frapper au visage avant de la faire sortir de son véhicule pour la conduire de force dans le bâtiment voisin en travaux. Là, sans qu’il ait expliqué son geste lors de sa garde à vue, il l’a forcée à se dévêtir et l’a abandonnée ainsi : en sous-vêtements, pieds nus et le visage tuméfié. » La victime a subi plusieurs fractures qui lui ont valu 30 jours d’ITT. Le suspect, qui a reconnu les faits, est un Congolais de 28 ans, sans domicile fixe (Le Progrès)
Wouahaha ! (rires à gorge déployée)
– 10 janvier, « Un homme de 48 ans a été placé en détention ce jeudi après-midi pour vol avec violences ayant entraîné la mort. Il est soupçonné d’avoir battu à mort un autre homme de 63 ans pour lui dérober quelques euros, le 5 décembre dernier, après une dispute à la sortie d’un bar du Vigan (Gard). Depuis les faits, le suspect était introuvable. Ce ressortissant malien, sans domicile fixe et en situation irrégulière depuis plus de 20 ans, s’était réfugié en région parisienne où il a de la famille. » (France bleu)
Ahaouhahaouah ! (rires massifs)
– 5 janvier, « Un homme âgé de 56 ans a été tué de 28 coups de couteau à son domicile à Joué-les-Tours (Indre-et-Loire). Les faits se sont produits à la mi-décembre et le meurtrier présumé est un migrant ivoirien de 22 ans (Photo) que la victime hébergeait. » (La Nouvelle République)
Rhahahouaha ! (hurlements de rire)
Allez, je m’arrête là, j’aurais peur de finir par vous faire mourir de rire. ■
* ROFSB© = Radio Officielle de la France qui Sent Bon.

Le macronisme exsude une humeur noire qui est celle du vieux monde pourrissant. Griveaux-le-Radical (« nous devons aller plus loin dans le changement, être plus radicaux dans nos méthodes ») continuera à conspuer les prétendus radicalisés et à considérer avec méfiance les consultations populaires qui n’iraient pas dans son sens – les Français étant d’ailleurs pour moitié persuadés qu’elles ne serviront à rien.
Mais le maître des horloges a-t-il considéré que l’heure n’est plus à ces réformes ? La mondialisation heureuse, c’est fini : même Klaus Schwab, le fondateur du Forum de Davos, fait l’éloge de la nation ! Le ruissellement, c’est fini – si même cela a jamais commencé ! Le président de la Fédération des industries mécaniques, Bruno Grandjean, remarquait dans L’Usine nouvelle « [qu’il n’avait] pas vu beaucoup de gens dont l’ISF a été supprimé qui démontrent de façon claire que cela déclenchait chez eux une volonté d’investir fortement et de redresser le pays. On a besoin que les chefs d’entreprise démontrent qu’ils sont vertueux et font leur part du job. Plus de liberté implique plus de responsabilité de notre part. On a l’impression que tant qu’il restera un euro de taxe de plus qu’en Allemagne, rien ne sera possible. Ce n’est pas responsable. » (18/12/18).

On ne saurait dire assez à quel point un telle perspective est mortifère, en plus d’être philosophiquement glaçante. C’est l’instinct de vie de l’humanité qu’on entend ainsi étouffer, et l’élan qui pousse les hommes et les femmes, d’une génération à l’autre, à se reproduire pour la suite du monde. On aura compris que les hommes et les femmes ne devraient plus voir dans leurs enfants la suite de leur lignée – un tel principe serait probablement tribal, archaïque, et pourquoi pas, réactionnaire – mais plutôt s’inscrire à un pool collectif d’adoption mondialisé. On aurait envie de répondre que si l’adoption est une grâce et un acte d’une générosité inouïe, elle ne saurait, à l’échelle d’une civilisation non plus que pour la plupart des hommes et des femmes, se substituer à ce qu’on appellera pudiquement la manière traditionnelle d’avoir des enfants.
Lorsque la journaliste de L’Obs lui demande si c’est la France qui doit faire le plus d’efforts, il répond : « je précise que je ne vise pas les pays les plus pauvres, qui font plus d’enfants que les autres. Au contraire. Les pays riches sont les premiers à devoir décroître démographiquement. Ce sont eux qui ont le mode de vie le plus polluant. Par ailleurs, limiter nos naissances nous permettrait de mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes ». La dernière phrase est ahurissante mais est révélatrice de la tentation nihiliste d’un certain écologisme, qui carbure à l’aversion pour l’Occident et fantasme sur sa disparition. 
On discute toujours beaucoup sur ce que pourrait être une future monarchie. Mais la forme qu'elle prendrait dépendrait beaucoup des circonstances - sans-doute exceptionnelles - dans lesquelles elle apparaîtrait nécessaire. Autant ou davantage en tout cas que de toute théorie. Elle n'aurait pas à chercher ses modèles à l'étranger. Ce serait nécessairement une monarchie à la française. Quels en seraient les contours, au moins selon nos souhaits ?
« Oui ou non l'institution d'une monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée est-elle de salut public ? »






Le mystère plane aussi sur le sort du chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi. Donné mort ou blessé à plusieurs reprises, aucun élément récent n’est venu confirmer ces rumeurs. Son dernier message audio date du mois d’août.

Aux États-Unis, la Fed est en train de capituler et de faire marche arrière face au risque imminent de krach, d’où les cocoricos triomphants des médias sur l’envolée récente à Wall Street, qui repose en fait sur du sable. La Fed met fin à la politique annoncée de l’augmentation des taux d’intérêt actuellement à 2,25 %-2,50 % et envisage même, l’année prochaine, l’arrêt de la politique d’assouplissement quantitatif monétaire à l’envers, voire même, si nécessaire, une reprise de la création monétaire et, donc, de l’augmentation de ses actifs. La Fed a acheté des centaines de milliards d’obligations de 2008 à 2015, au point d’avoir quintuplé, à 4.500 milliards dollars, la taille de son bilan. Face aux « contre-courants » possibles évoqués par Jerome Powell, la Fed, comme au Japon, n’hésitera pas à condamner la monnaie, à réduire les taux d’intérêt pour prolonger la vie du Système et éviter le krach boursier, jusqu’au jour où, suite à la perte subite de confiance, tout explosera !
Le bitcoin, c’est fini, avec une crypto-devise à 4.000, contre 20.000 dollars fin 2017 ! Les banques centrales, un signe qui ne trompe pas, se sont ruées sur l’or et ont acheté 4.315 tonnes d’or en 2018, les réserves actuelles de la Chine s’élevant probablement à 17.100 tonnes, soit deux fois celles des États-Unis. À Londres, l’once d’or vient de franchir le seuil psychologique de 1.300 dollars.

La judiciarisation du terrorisme de guerre revient, dans les faits, à privilégier l’Etat de droit, c’est-à-dire à considérer le pouvoir judiciaire supérieur au pouvoir politique. En l’occurrence, cela nous conduira à quelques aberrations insupportables. On va ainsi juger, condamner et incarcérer quelques dizaines d’individus qui rejoindront les trop nombreux terroristes surpeuplant déjà nos prisons, soutenus par des familles et un entourage communautaire fanatisés, dans l’attente d’une sortie inévitable puisque forcément programmée par notre système judiciaire. Interrogé sur Europe 1, M. Kepel, spécialiste de l'islam et du monde arabe contemporain, décrit ces « revenants » (« les durs des durs […] auréolés de gloire ») ; il reconnaît que leur retour et la succession de procès qui s’ensuivra seront mal acceptés par l’opinion publique ; il affirme d’ailleurs que ni la Justice ni l'administration pénitentiaire n’ont pris la vraie mesure du problème posé ; mais il estime en fin de compte que ce sera la moins mauvaise des solutions. Résignation.
Vous ne voulez pas la guerre ? Vous l’aurez quand même car ceux d’en face la veulent, quelque forme qu’ils lui donneront (ce sont eux qui ont la main). Mieux vaudrait admettre cette évidence et accepter d’utiliser tous les moyens à disposition d’un pays en guerre. A s’y refuser, on court le risque encore plus grand de l’ouverture d’un « front intérieur ». Ce serait non seulement la guerre, mais la pire des guerres.



Ce sont nos amis du blog La Couronne qui ont réuni et publié, les premiers, les premières photos de presse et une brève vidéo des obsèques du Comte de Paris. Nous reprenons ici leur commentaire.





En raison de l'importante actualité princière, à laquelle nous nous devions de faire largement écho, nos rubriques habituelles du weekend ont été exceptionnellement supprimées. Pour Lafautearousseau Weekend, rendez-vous samedi et dimanche prochains. Bonne lecture, bonne journée à tous ! LFAR
Les obsèques de Monseigneur le comte de Paris seront célébrées ce samedi 2 février 2019 à 15 heures, en la chapelle royale Saint-Louis de Dreux. 


