Quand les Verts mettent trop les gaz !
Par Marc Rousset

« Un État qui crée des dettes et imprime de la monnaie sans valeur ment à son peuple et le conduit vers le précipice. »
Si je vous dis, ex abrupto, que la norme RT2012 (issue du Grenelle 2 de l’environnement) est une hérésie, vous vous direz probablement qu’il faut que j’arrête la consommation de certaines substances.
Rassurez-vous, il n’en est rien.
RT2012, c’est l’actuelle réglementation thermique des bâtiments : isolez, isolez, entend-on partout.
Seulement, il y a un hic : l’application de cette norme (obligatoire pour toute nouvelle construction) fait que pour deux maisons à l’isolation identique, celle qui est chauffée au gaz sera classée « performante » (classe B ou C) alors que celle chauffée à l’électricité sera classée « médiocre », classe E.
Bilan de l’opération : la plupart des maisons neuves sont, désormais, équipées de chauffages au gaz, et c’est bien là qu’est le hic pour notre beau pays.
Car on ne produit pas de gaz, en France, alors que, grâce au nucléaire, on produit de l’électricité à ne savoir qu’en faire !
Quelques chiffres pour fixer les idées.
La France a importé pour 8,5 milliards d’euros de gaz naturel en 2017, en provenance essentiellement de Norvège (40 %), de Russie (11 %), des Pays-Bas (11 %) et d’Algérie (9 %).
Le déficit commercial de la France s’est creusé en 2018 pour atteindre environ 60 milliards, en raison essentiellement de la hausse de la facture… énergétique.
Dans la très sérieuse étude Chiffres clés de l’énergie, édition 2018, du Commissariat général au développent durable, il est montré que 40 % de la consommation d’énergie primaire en France est issue du nucléaire, 29 % du pétrole, 16 % du gaz et que le reste est constitué du charbon et de ces fameuses « énergies renouvelables ».
La part des « énergies renouvelables » est anecdotique, surtout si on enlève le bois de chauffage – quasiment 100 % de la biomasse solide.
On notera, également, que ces données sont corrigées des variations climatiques, le « changement climatique » n’a donc rien à voir dans ces chiffres.
Comme je l’ai déjà écrit, pour moi, la transition énergétique est faite en France depuis belle lurette. Elle remonte aux chocs pétroliers de 1973 et 1976.
Parfois, je me demande si je ne rêve pas : alors que nous avons, en France, une énergie disponible à profusion, une énergie totalement décarbonée, une énergie qui n’a jamais fait de victimes, une énergie dont la technique de production est totalement maîtrisée, on s’en va acheter du gaz à prix d’or !
Il y a même des méthaniers qui viennent des États-Unis avec du gaz de schiste.
Mais il est vrai que lorsqu’on est entré dans l’idéologie « verte », voire la « religion verte » et même « le fanatisme vert », il devient impossible de raisonner. On l’a constaté chez Pascal Praud, la semaine dernière.
Si l’on veut du « tout électrique », il faut évidemment du « tout nucléaire » ou presque. À mon avis la trottinette à voile ou à vapeur n’a pas un grand avenir. ■









On sait que chaque deuxième dimanche de mai, depuis près d'un siècle, l'Action Française rend hommage à celle qui a sauvé la France alors que tout semblait perdu.





TOULON

Qui n'a pas rêvé de cette symphonie de gris splendidement photographiée par Raoul Coutard ? Bateau gris fer dans des vagues grises argentées par l'écume, gris satin du ciel de Terre-Neuve, gris mercure de la mer boréale presque gelée qui ondoie comme une peau, gris sale des quais enneigés de Saint-Pierre ou de Saint-Jean de Terre-Neuve.
Bien que les deux films aient été tournés à la même époque et soient sortis la même année (1979), je sais qu'on a trouvé des analogies entre Le crabe-tambour et Apocalypse now de Francis Ford Coppola, ce qui est concevable s'il ne s'agit que d'évoquer l'Extrême-Orient, la guerre menée dans des conditions atroces, la séduction vénéneuse et le raffinement de vie de ces contrées... (Mais alors pourquoi ne pas citer Full metal jacket et sûrement une palanquée d'autres films ?). Mais s'il s'agit de rapprocher le destin du Crabe et celui du commandant Kurtz (Marlon Brando), on voit mal l'analogie... Kurtz est un soldat devenu fou, recherché pour des méthodes sauvages, sanguinaires, même. Le Crabe s'est engagé dans la folle aventure du putsch d'avril 1961 et dans la plus folle encore désespérance de l'OAS, mais c'est une rébellion qui lui est imputée, non pas des assassinats de masse... Le personnage du Crabe-tambour est adapté, librement il est vrai, de la vie de Pierre Guillaume, aventurier de légende qui n'a jamais été suspecté par quiconque de folie ou de cruauté. Est-ce l'époque trouble décrite qui veut la confusion des genres ?
En plus d'être un fascinant reportage sur la mer et ceux qui la vivent, ou en vivent, Le crabe-tambour est aussi émaillé de figures qu'on n'oublie pas : dignité austère du Commandant, (Jean Rochefort, qui reçut pour son rôle un César), originalité alcoolisée du chef mécanicien (Jacques Dufilho, également césarisé), intelligence attentive de Pierre, le médecin (Claude Rich)... Et si c'est, comme tous les films de Pierre Schœndœrffer, un film d'hommes (mais comment définir cela ?), les apparitions d'Aurore Clément et d'Odile Versois, l'infirmière et la patronne du bistrot La Morue joyeuse à Saint-Pierre, sont lumineuses et tendres...
A l’instar de nombreux bâtiments de Marseille, l’immeuble abrite une statue d’angle. Il s’agit traditionnellement d’une effigie religieuse (une Vierge ou un saint protecteur) placée dans une niche.
Le choix de cette iconographie soulève toutefois plusieurs questions. En 1895, la Pucelle d’Orléans n’est encore qu’une héroïne populaire (béatification en 1909, canonisation en 1920).




Et le lendemain, dimanche 12 mai, à Paris Cortège Traditionnel de Jeanne d'Arc
Depuis la parution du Multiculturalisme comme religion politique, où il mettait les pieds dans le plat du politiquement correct à la française et à la québécoise, le sociologue et chroniqueur politique venu de la belle province d’outre-Atlantique, Mathieu Bock-Côté, est devenu l’une des voix qui comptent et portent dans la vie intellectuelle française. 
N'est-ce pas Emmanuel Valls qui, dans une brocante à Evry, réclamait « quelques Blancs, quelques Whites, quelques blancos » ?
Les célébrations de la Victoire commencent à Moscou par le défilé militaire sur la place Rouge. Cela mérite d'être regardé, n'est-ce pas ? Avec un rien de regret et d'envie ... Superbe !
Où sont allés se nicher les regards de ce Monsieur Simon Blin ? Dans quelles archives obscures ce journaliste de Libération est-il allé puiser, pour découvrir ce que Jean-Charles Masson, notre ami disparu depuis, avait écrit en 1984, il y a trente-cinq ans dans le mensuel Je Je Suis Français que nous éditions alors et auquel lafautearousseau a succédé ? Ne cherchons pas. Il l'a fait. Décidément, on n'écrit jamais pour rien et ce que l'on a écrit se retrouve un jour ou l'autre en des lieux inattendus. Libération le fait à sa manière, avec son vocabulaire stéréotypé et stigmatisant. Qu'importe ! Il a lu. Il a publié. [Libération, 5 mai 2019 : « Les droites dures s’enracinent dans « l’écologie intégrale »]
Les Français d’abord, la planète ensuite. Nouveau mantra pour une écologie d’extrême droite ? Pour comprendre ce twist écolo, un concept-clé : l’« écologie intégrale ». La présidente du RN ne le dit pas comme cela mais tout dans le nouveau discours de son parti fait écho à cette notion à la croisée du souci de l’identité française et de la préservation de l’écosystème.
Jean Viansson-Ponté vient de succéder à Hilaire de Crémiers à la direction du mensuel Politique Magazine placé sous le parrainage de grandes signatures passées et actuelles : Déon, Dutourd, Piat, Volkoff mais aussi Jean des Cars, Rouvillois, Trémolet de Villers et Jean-Christian Petitfils. Avec l’aide de Philippe Ménard, rédacteur en chef et éditorialiste du journal, Jean Viansson-Ponté veut faire de Politique Magazine un mensuel de combat et de réinformation qui prenne le temps d’enquêter et de décrypter l’actualité. Politique Magazine, [Illustration ci-contre] une arme supplémentaire pour la presse alternative !