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Famille de France, Prince Jean

  • Famille de France & Patrimoine • Promenade au Domaine royal de Dreux

     

    Ce dimanche [13 août], notre ami François De Rolleboise était au Domaine royal de Dreux ; la résidence officielle de l’héritier de la Maison Royale de France, le Prince Jean de France ; pour une petite séance photo consacrée au Domaine royal.

    Le prince Jean et la princesse Philomena ont emménagé au Domaine Royal en mars 2011. Depuis, le parc de trois hectares est un terrain de jeu idéal pour le prince Gaston, la princesse Antoinette, la princesse Louise-Marguerite et leur petit-frère le jeune prince Joseph. Le duc de Vendôme quant à lui a installé son bureau dans une tour de la demeure et la princesse Philomena qui apprécie sa vie au Domaine royal de Dreux, est fortement engagée au sein de la vie associative locale. Aujourd’hui visitons donc ensemble le Domaine royal de Dreux…

     

    Si le Domaine royal de Dreux est aujourd’hui la résidence officielle de l’héritier de la Maison Royale de France, le domaine, est certainement depuis le XIXe siècle  le Domaine royal le plus intimement attaché à l’Histoire politique et dynastique des Princes d’Orléans.

    L’Histoire du Domaine Royal de Dreux

    Le comté de Dreux, situé à la frontière du duché de Normandie, est rattaché au domaine royal en 1023. Le roi Louis VII donne en 1137 le comté de Dreux en apanage à son frère Robert. Ses descendants vont posséder ce fief durant deux siècles et demi. Un château fut édifié au XIIIe siècle. On peut voir encore certains vestiges du château-fort de Dreux tels que les murailles et quatre grosses tours rondes.  À l’avènement d’Henri IV, la place de Dreux rejoint le camp des ligueurs catholiques qui s’opposent au nouveau roi. Assiégée par Henri IV en 1590, la forteresse doit se rendre en 1593 après un siège mené par Sully. Le domaine de Dreux abandonné sombre dans l’oubli et tombe en ruine. En 1775, Louis XVI cède le comté de Dreux à son cousin le duc de Penthièvre, Gouverneur de Bretagne et Grand Amiral. Après le décès du prince en 1793 en son château de Bizy, le château de Dreux est mis sous séquestre puis vendu aux enchères à un marchand de bois.

    Au retour des Bourbons, la duchesse d’Orléans, fille du duc de Penthièvre   rachète le domaine et décide d’y faire bâtir une chapelle. La duchesse douairière d’Orléans  souhaite donner une sépulture décente aux morts de sa famille. Elle  choisit l’architecte parisien Claude-Philippe Cramail pour l’édification d’une chapelle funéraire de style classique en forme de croix grecque avec une rotonde surmontée d’une coupole. La duchesse d’Orléans décède en 1821 avant l’achèvement de la chapelle. Son fils Louis-Philippe termine l’édifice qui fut béni l’année suivante en 1822. Louis-Philippe, devenu roi des Français en 1830 décide de faire de cette chapelle le lieu de sépulture des princes de la Maison d’Orléans. Le roi agrandit la chapelle dans un style néo-gothique en vogue à l’époque. L’édifice est terminé en 1844. Louis-Philippe d’Orléans (1979-1980), fils du feu prince Thibaut, comte de La Marche est le représentant de la huitième génération de princes d’Orléans qui reposent dans la chapelle royale. Un élégant pavillon à tourelles fut bâti en 1844 par Louis-Philippe dans le parc de la chapelle royale pour servir de logement à Mgr Guillon, doyen des Aumôniers. Ce bâtiment, appelé encore de nos jours l’Évêché, sert de lieu de réception pour la famille de France après les cérémonies célébrées à la chapelle royale Saint Louis. Les cercueils du comte et de la comtesse de Paris défunts furent exposés dans le salon principal de l’Évêché pour recevoir les visites des fidèles et amis de la famille royale les jours précédents les obsèques des princes. Un autre bâtiment est accolé à l’Évêché. Il s’agit d’une ancienne maison en calcaire et briques rouges surmontée d’un toit à deux pentes et à pan coupé aux extrémités. Cette maison est aujourd’hui la demeure privée du duc et de la duchesse de Vendôme et de leurs enfants. Cette demeure bénéficie d’une vue magnifique sur la ville de Dreux. Cette maison a vu naitre le 7 septembre 1726, Francois-André Danican Philidor, un célèbre compositeur issu d’une dynastie de musiciens et théoricien du jeu des échecs.  •

    Source : La Couronne

  • Famille de France & Histoire • Le testament politique de Philippe VII de France, comte de Paris (1838-1894)

     

    A lire ce très beau texte, l'on retrouve l'esprit, les termes, les sentiments des Princes, aujourd'hui. Le Prince Jean de France en est l'évident continuateur. LFAR

     

    « Il m’a toujours paru fort imprudent, même pour les Princes et les hommes d’État qui ont joué un grand rôle parmi leurs contemporains, d’écrire un testament politique. Pour qu’un tel document puisse être utile à leurs successeurs, il faudrait qu’ils eussent reçu le don de lire dans l’avenir, don qu’il faut remercier Dieu de nous avoir refusé.

    Aussi, au moment où je me prépare tout particulièrement à paraître devant ce souverain Juge, n’ai-je pas l’intention de tracer une ligne de conduite à mon fils. Il connaît mes pensées, mes sentiments, mes espérances ; il aura toujours pour guide la conscience de ses devoirs et l’amour passionné de la France qui est la tradition invariable de notre Maison.

    C’est à mes amis que je tiens à dire un dernier adieu, au moment de terminer une vie que je n’ai pu consacrer aussi utilement que je l’aurais voulu au service de notre pays. Et je ne m’adresse pas seulement à ceux avec qui j’ai été en relations directes. J’appelle amis et amies toutes les personnes, quelle que soit leur condition sociale, qui, de mon vivant, ont fait des vœux pour le succès de la cause monarchique et qui prieront Dieu pour moi au jour de ma mort. Ce m’est une consolation de songer qu’elles se souviendront de moi, lorsque mes jours plus heureux luiront sur la France, lorsque, comme je le souhaite avec ardeur, les passions politiques et religieuses qui divisent en ce moment profondément les enfants d’un même pays seront apaisées.

    Cet apaisement ne pourra être que l’œuvre de la monarchie nationale et traditionnelle. Seule, elle pourra réunir dans un effort commun tous les dévouements, tous les élans généreux, qui, à l’honneur de notre pays, ne sont le monopole d’aucun parti.

    Lorsque je ne serai plus, j’espère que la France rendra justice aux efforts que j’ai faits, au lendemain de ses désastres, pour l’aider à chercher à se relever en revenant au principe monarchique. En 1873, j’ai été à Frohsdorf pour écarter tous les obstacles personnels et pour donner l’exemple du respect absolu du principe héréditaire dans la Maison de France. Dix ans après, le parti monarchique montrait sa visibilité et son esprit politique en ne laissant pas ébranler par la transmission du dépôt traditionnel qui passait du représentant de la branche aînée au représentant de la branche cadette.

    J’ai cherché à répondre à la confiance que ce grand parti avait montrée à son nouveau chef en travaillant à fusionner les éléments divers dont il se composait. Le résultat des élections de 1885 montra que ce travail n’avait pas été inutile. Nos adversaires politiques y répondirent par l’exil. Je n’avais rien fait pour le provoquer, si ce n’est d’exciter leurs alarmes. Je ne fis rien pour l’éviter, et je le subis comme l’une des plus dures conséquences de la situation que me faisait ma naissance.

    J’ai poursuivi sans relâche dans l’exil l’œuvre commencée sur le sol français, au milieu des circonstances les plus difficiles. J’ai pu me tromper parfois sur les hommes et sur les choses, mais je l’ai toujours fait de bonne foi, et j’ai le droit de dire que tous mes actes n’ont jamais été inspirés que par mon dévouement à la France et à la cause que je représente.

    Mon but a toujours été de conserver le dépôt du principe traditionnel dont ma naissance m’avait constitué le gardien, et de prouver à la France que ce principe n’avait rien d’incompatible avec les idées modernes, avec notre état social actuel.

    En transmettant cet héritage à mon fils aîné, je demande à tous mes amis de se serrer autour de lui. J’ai confiance dans l’avenir ; j’espère qu’ils se partageront cette confiance. Elle sera leur soutien au milieu de toutes les épreuves et le gage de leur succès final.

    Je ne puis pas croire, en effet, que Dieu ait pour toujours abandonné la France, le pays auquel il a donné saint Louis et Jeanne d’Arc. Or, pour qu’elle se relève, il faut qu’elle redevienne une nation chrétienne. Une nation qui a perdu le sentiment religieux, où les passions ne sont plus contenues par aucun frein moral, où ceux qui souffrent ne trouvent pas un motif de résignation dans l’espoir de la vie future, est destinée à se diviser, à se déchirer, à devenir la proie de ses ennemis intérieurs ou extérieurs.

    Le premier devoir de mes amis est donc d’arracher la France à la voie funeste qui la conduirait à une telle catastrophe. J’espère que, dans cette œuvre de salut, ils verront se réunir à eux tous les honnêtes gens que l’expérience ne peut manquer d’éclairer un jour. C’est le dernier vœu de l’exilé pour une patrie à laquelle il recommande à ses enfants de rester toujours dévoués et fidèles. »  • 

    Philippe VII, comte de Paris, Chef de la Maison de France (de 1883 à 1894)

    Stowe-House, 21 Juillet 1894.

    Le prince Phillippe d’Orléans, comte de Paris

    Source : La Monarchie Française. Lettres et documents politiques (1844-1907).

    Comte de Chambord – Comte de Paris – Duc d’Orléans. P. 198 à 201.

    La Couronne

  • Famille de France • Les Princes en visite dans la région toulousaine

    Région toulousaine : Un moment familial et français

       

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgDouce France, cher pays de mon enfance

    Nous passons depuis quelques jours nos vacances dans la région de Toulouse. Le soleil y a installé ses quartiers malgré des orages passagers qui ont laissé ces derniers jours quelques traces. La ville rose qui abrite le tombeau de Saint Thomas d’Aquin est aussi connue pour ses arts culinaires et son industrie aéronautique ; deux aspects de ses multiples talents qu’il nous a été donné de mieux connaître.

    test-271x300.pngNos hôtes pour le séjour nous ont organisé il y a quelques jours un barbecue autour du foie gras et du melsat. Ils avaient invité pour l’occasion leurs amis de la « route de Carcassonne », comme on dit par ici, avec leurs nombreux enfants qui venaient de prendre leurs quartiers d’été dans la région. Les conversations, légères et sérieuses à la fois, étaient parfois interrompues par les rires joyeux des enfants courant autour des différents petits groupes ainsi constitués. Nous n’avons vraiment pas vu le temps passer et bientôt la fraicheur du soir rappelaient aux uns et aux autres qu’il était temps de rentrer. Nous venions de passer un de ces moments français de partage et d’amitié.

    Aujourd’hui, je visitais l’entreprise FLEURET. Son président m’avait convié pour un tour de l’établissement spécialisé dans la fabrication d’emballages pour le transport de pièces aéronautiques et militaires : moteurs d’hélicoptères, ailes d’avion, laser méga joule… Nous nous sommes attardés sur ce dernier qui permet aujourd’hui à la France de simuler, à l’intérieur d’une sphère complètement étanche, une explosion nucléaire. Je m’étais intéressé à ce sujet il y a quelques années et avais visité le centre de Bordeaux où il est installé et ensuite celui de Cadarache dont les activités nous font espérer qu’un jour la fusion remplacera la fission.

    Le terroir et l’art de vivre, d’une part et l’innovation technologique d’autre part, sont vraiment les deux points forts de cette belle région. On retrouve cela partout en France, sous des aspects différents bien entendu. Cela m’émerveille et me fait toujours plus aimer mon pays. Je voudrais transmettre cette affection à mes enfants, mes proches et tous ceux que je côtoie afin de pouvoir reprendre avec le poète ce beau refrain : « …douce France, cher pays de mon enfance… » 

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    Visite de l'entreprise FLEURET


    Région toulousaine, le 24 juillet 2017

    Jean de France, duc de Vendôme 

    Le site officiel du Prince Jean de France

  • Témoignage : « Ma visite du Domaine royal de Dreux avec le prince Jean de France »

     

    Par Karine S. 

    C’était le dimanche 2 juillet, que le rendez-vous était donné à la chapelle royale avec S.A.R le Prince Jean d’Orléans.

    Celui-ci nous a accueillis avec quelques mots sympathiques à l’entrée du domaine de Dreux. La visite a commencé sur la butte permettant la vue panoramique de la ville. Le prince Jean d’Orléans nous fit un rappel historique et explicatif de la construction de la ville. Il nous expliqua également la place forte et stratégique, la butte où fut construite la chapelle royale. Puis, il nous guida vers cette magnifique chapelle de style néoclassique et néogothique. Nous fûmes tous surpris par les volumes de celle-ci, paraissant plus petite vue de l’extérieur. Les vitraux sont inspirés de compositions religieuses comme historiques, mêlant technique et beauté artistique. Il est difficile de croire qu’ils ont bravé les siècles de guerres et d’intempéries vu leur bon état comme leur perfection. Nous fûmes émerveillés par ce savoir-faire architectural et artisanal.

    La visite s’est poursuivie, par la partie intime de la famille royale : la nécropole. Nous avons marché, guidé par le Prince dont le sang irrigue notre histoire. A travers les caveaux recouverts de magnifiques gisants sculptés dans le marbre blanc, il nous permit d’approcher les heurs et les malheurs des membres de sa famille royale.

    Il s’en suivit une belle balade dans le parc arboré d’arbres anciens aux plus récents d’essences diverses. Les enfants ont pu pour certains jouer à grimper dans les sculptures naturelles qu’offrent les arbres, alors que d’autres tentèrent de jouer avec les poules se baladant en toute liberté. Accueillis par la princesse Philoména, son épouse, pour terminer la journée, nous fûmes invités en toute simplicité dans leur intimité à boire un café. Au-delà d’une belle journée ensoleillée, ce fut un moment enrichissant pour moi en tant que simple sympathisante royaliste. Après avoir eu un rappel historique et émerveillée par la visite des lieux, j’ai découvert un Prince accessible. Un homme de son temps, passionné par son histoire, de la vie de sa ville comme de sa région et de ses habitants, de l’évolution culturelle, industrielle de celle-ci. Un homme d’avenir et responsable, face aux difficultés pour garder un héritage comme d’assurer un avenir à ses enfants. J’ai découvert une famille qui s’investit dans la sauvegarde du patrimoine afin de préserver l’image de la France à travers le monde. Bref un Prince préoccupé du social comme investi dans la Francophonie et les difficultés de notre temps.

    La Couronne

  • Famille de France • Prince Jean : « Je veux rendre hommage aux membres de nos familles qui vivent un handicap »

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgLes trente-six ans du foyer de Blanche – l’Arche d’Aigrefoin

    « Cette fin de semaine, le foyer de ma sœur Blanche fêtait ses trente-six ans. Les foyers de l’Arche sont organisés en différentes maisons d’une dizaine de personnes handicapées et de leurs accompagnateurs. Celui dans lequel vit Blanche porte le nom de Magnificat, qui correspond tout à fait à la joie et la bonne humeur qui régnaient en ce quatorze juillet.

    Cette fête marque aussi un changement fort pour elle. Cela fait trente-trois ans qu’elle est résidente à l’Arche et elle va maintenant rejoindre une autre maison sur le même site qui accueille les plus anciens avec une assistance médicalisée. 

    Blanche a grandi à Magnificat, c’est là qu’elle se sent chez elle. Comme notre frère François qui réside à l’Arche de Paris, elle est toujours heureuse de pouvoir sortir régulièrement nous voir. Cependant c’est grâce à l’Arche qu’ils ont construit leur environnement d’adulte avec leurs amis, leurs activités au Centre d’Aide par le Travail et leurs loisirs. 

    Ces invitations sont toujours pour nous des moments privilégiés qui sortent de l’ordinaire, dans une joyeuse effervescence comme vous le verrez sur certaines photos. 

    Je veux rendre un hommage particulier aux membres de nos familles qui vivent un handicap et qui nous apportent tant. Ils nous communiquent une vraie joie fraternelle ; une belle leçon d’humanité à un moment où beaucoup d’entre eux n’arrivent pas jusqu’à la naissance parce qu’ils ne sont pas désirés. Je le dis ici, leur vie vaut vraiment la peine d’être vécue … et pour moi, que serait ma vie sans eux ? »  • 

     

    Jean de France, duc de Vendôme
    Domaine Royal, le 17 juillet 2017 

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    La joie partagée avec Blanche de l'anniversaire du foyer Magnificat

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    Les résidents du foyer Magnificat

    Le site officiel du Prince Jean de France

  • Famille de France • Retour au musée de Dreux du portrait du roi Louis-Philippe

       

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpg« Ce mardi 4 juillet, le roi Louis-Philippe retrouvait le chemin du Musée d’art et d’histoire de Dreux.

    Après plusieurs mois de restauration, ce magnifique tableau reprenait sa place dans la salle consacrée aux Orléans, au second étage du musée.

    Je ne connaissais pas le Musée d’Art et d’Histoire de Dreux. « L’appel du grand large » nous fait souvent passer à côté de ce qui est sous nos yeux. Classé premier dans le département et quatrième dans la région, ce musée contient plusieurs chefs-d’œuvre méritant le détour : Granet, Vlaminck ou Monet.

    Ce portrait en pied, probablement de Noyal d’après celui du Baron Gérard exposé à Versailles, superbement restauré retrouvait ainsi tout son éclat, surtout de mon point de vue le bleu de la redingote. On y voit le Roi en uniforme prêtant serment sur la charte de 1830 entouré des symboles de la royauté. Ce tableau est tout simplement superbe.

    Dans une des salles sont aussi exposées les œuvres des enfants qui ont suivi cette année les enseignements au musée, dont ma fille Antoinette. Pour clôturer la journée, nous assistions à la représentation musicale de Gaston au conservatoire de Dreux. »   

     

    Jean de France, duc de Vendôme
    Domaine Royal, le 10 juillet 2017

     

    Le site officiel du Prince Jean de France

  • Famille de France • Gaston d’Orléans

      

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpg« Quel lien peut-il y avoir entre Blois et Chambord ?

    La ville de Blois, comme le château de Chambord, viennent de démarrer leur période estivale. J’étais présent à Chambord pour une « soirée américaine » donnée par l’Orchestre de la Garde républicaine et pour un spectacle médiéval. Quant à la ville de Blois, elle inaugure une exposition consacrée à Gaston d’Orléans. D’après Marc Gricourt, le maire de Blois, cette figure n’avait pas été mise à l’honneur dans sa ville depuis des lustres.

    Blois et Chambord faisaient partie de l’apanage de Gaston d’Orléans, il y a donc réalisé de nombreux aménagements. Comme Louis-Philippe à Versailles, Gaston a évité à Chambord une « mort certaine ».

    1.-LOrchestre-de-la-garde-républicaine-c-La-Nouvelle-République-1.jpgQue ne dit-on pas des Orléans ? Il semblerait que tous les malheurs du « Royaume » nous soient dus ! Heureusement nous avons la peau dure. En fait, nous sommes plutôt des hommes de paix, bons militaires, passionnés des arts, plutôt attachés à la religion, très jaloux de notre indépendance. C’est ce qui ressort de l’exposition qui est consacrée à Gaston d’Orléans, sous la direction d’Elisabeth Latrémolière, dans un effort bien documenté de réhabilitation, qui bénéficie aussi au travail de Jean-Marie Constant.

    1.1.-Spectacle-médiéval-à-Chambord-1-1024x682.jpgJe ne nierai pas néanmoins le côté rebelle des Orléans, que l’on ressent aussi dans cette exposition. Il est sans doute lié à l’origine de notre nom. Pour faire court : en pleine Guerre des Gaules (58-51), les Carnutes de Cenabum (Orléans) se révoltèrent contre Jules César qui, en représailles, brûla la ville… Mais il y a un autre aspect qui domine aujourd’hui notre génération et celle de nos enfants : l’esprit familial. »   

     

    Jean de France, duc de Vendôme
    Domaine Royal, le 4 juillet 2017

    [Photo à droite ci-dessus  : l'orchestre de la Garde républicaine] 

    2.1.-Lexposition-Gaston-dOrléans-1-756x1024 - Copie.jpg

    Le site du Prince Jean de France

     

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    Dans la Famille de France l'avenir dure longtemps : Le prince Gaston à Blois pour l’inauguration d’une exposition sur Gaston d’Orléans

  • Dans la Famille de France l'avenir dure longtemps : Le prince Gaston à Blois pour l’inauguration d’une exposition sur Gaston d’Orléans

    Le présent et l'avenir de la Maison de France (Photo lanouvellerepublique.fr)

     

    Sur cette visite à Blois, le Prince Jean a publié sur son site officiel, ses propres impressions et de belles photographies. Nous ne manquerons pas de reprendre l'ensemble tout prochainement, pour les lecteurs de LAFAUTEAROUSSEAU ...

     

    Vendredi 30 juin, Son Altesse Royale le prince Jean de France, accompagné de son fils le prince Gaston et de son neveu le prince Pierre, étaient au châteaux de Blois en compagnie de Stéphane Bern (parrain de l’exposition), pour l’inauguration d’une exposition consacrée au frère du Roi Louis XIII, le prince Gaston d’Orléans intitulée : « Gaston d’Orléans, prince rebelle & mécène ».

    Une exposition pour réhabiliter un prince libre, moderne et indépendant

    Longtemps présenté comme un conspirateur, ourdissant des complots contre la couronne depuis ses résidences d’exils, manipulé par ses proches, Gaston d’Orléans est injustement resté dans l’ombre de l’histoire. Enfant préféré de sa mère, il reste ce frère cadet jalousé, prétendant au trône jusqu’à la naissance de Louis XIV en 1638. Prince tout entier dressé contre la centralisation du royaume, il s’oppose aux deux cardinaux-ministres Richelieu et Mazarin. Il ira même jusqu’à se marier par amour avec Marguerite de Lorraine, allant contre la volonté de Richelieu et de son frère Louis XIII !

    sans-titre.pngGaston d’Orléans : Prince rebelle, mécène, collectionneur

    Articulée autour de ces trois grandes facettes de Gaston d’Orléans, l’exposition réunira pour la première fois, une partie de sa célèbre collection de médailles et d’antiques, de coquilles, de cartes géographiques, de livres et de reliures mais aussi l’exceptionnel ensemble de peintures sur vélin, réalisés par Nicolas Robert, qui reproduisent avec minutie et somptuosité les plantes et les oiseaux du jardin botanique qu’il créa à Blois. Du prince rebelle en désaccord avec son frère sur la gestion politique du royaume au collectionneur dont les objets formaient l’un des plus riches cabinets de l’Europe en passant par le mécène qui révèle sa passion pour l’art, la culture, l’architecture et la botanique : cette rétrospective met l’accent sur un prince érudit et profondément humaniste. 

    La Couronne

  • Famille de France • Adhérer à Gens de France, soutenir l’action du prince Jean de France

     

    Publié le 10 juin 2017 - Réactualisé le 3 juillet 2017

    « Gens de France » est  l’association officielle de S. A. R. le prince Jean de France. L’association « Gens de France », a pour objet de réunir autour du prince et de sa famille, les gens de France qui souhaitent favoriser la relation entre les personnes, contribuer au bien de notre pays et à son rayonnement à l’étranger. Parmi les diverses actions que mène l’association du prince grâce au soutien de ses adhérents, la principale consiste à permettre à des personnes ou groupes de personnes d’accéder à l’histoire à travers le patrimoine, en particulier le Domaine Royal de Dreux et sa Chapelle Saint-Louis.

    Soutenir Gens de France, c’est non seulement soutenir le prince dans sa mission au service de la France et des Français mais c’est également soutenir un beau projet que le prince à récemment rappelé : Qu’est ce que Gens de France?

    Le moindre soutien est déjà un signe de votre présence, adhérez si vous n’avez pas encore sauté le pas. Renouvelez votre adhésion si vous ne l’avez pas encore fait, ou bien, vous pouvez encore faire un simple don à l’association.  N’oubliez pas : 66 % de vos cotisations et dons sont déductibles de votre impôt sur le revenu, dans les limites légales applicables. Un don de 100 euros ne vous coûte que 34 euros !  •

     

    Pour adhérer, merci d’imprimer le bulletin d’adhésion ci-dessous et de le retourner avec votre cotisation à :

    ASSOCIATION GENS DE FRANCE

    Domaine Royal, 2 Square d’Aumale 28100 DREUX

    Bulletin d’Adhésion à Gens de France

    Source La Couronne

     
    Voir aussi dans Lafautearousseau ...
     
  • Famille de France • Le Prince Jean de France : Inauguration du musée franco-américain de Blérancourt

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpg« Samedi dernier avait lieu la réouverture du musée franco-américain de Blérancourt après plusieurs années de travaux.

    Nous y étions invités avec Philomena par les amis américains du château. En présence du ministre de la culture, des représentants de l’ambassade américaine, des amis français et américains de Blérancourt, des divers conservateurs et de nombreuses autres personnalités. 

    Une belle journée à la campagne placée sous les auspices de l’amitié franco-américaine à laquelle est dédié le musée. La Guerre d’Indépendance des États-Unis d’Amérique tout d’abord où de nombreux officiers français se sont illustrés avant de voir le roi Louis XVI y apporter la forte contribution de notre pays. La Guerre de Sécession aussi avec une salle dédiée. La première guerre mondiale ensuite et l’évocation de l’engagement d’Anne Morgan à quelques jours des 100 ans de l’entrée en guerre des États-Unis. La Seconde Guerre mondiale enfin.

    Cette journée s’est terminée à Compiègne par la visite du palais impérial construit par Gabriel sous Louis XV, résidence Napoléonienne par excellence et qui a vu le mariage du roi Léopold avec la princesse Louise, fille du roi Louis-Philippe. » 

     

    Jean de France, duc de Vendôme
    Le 25 juin 2017 

    Le site du Prince Jean de France

  • Le Prince Jean de France : Deux manifestations avec nos troupes alpines

     

    TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgA quelques mois d’intervalle, j’étais à Gap pour une passation de commandement, et à Grenoble pour une manifestation autour de la restauration de l’Hôtel des troupes de montagne de la 27e brigade d’infanterie de montagne à laquelle appartient le 4è régiment de chasseurs dont je suis le parrain.

    A Gap avait lieu il y a quelques semaines la passation de commandement entre le Colonel Fatinet et le Lieutenant-Colonel de Thieulloy. Nous y étions en famille avec Philomena, Gaston et Antoinette. Le 4è RC est un régiment de cavalerie rattaché à la brigade alpine à laquelle appartient aussi le 7è BCA. Ce régiment participe à de nombreuses missions opérationnelles. Il est en ce moment au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane.

    A Grenoble pour les 150 ans de l’Hôtel des troupes de montagne une manifestation était organisée sous l’égide du Général Pons commandant la 27è brigade. Pour l’occasion j’ai assisté avec ma sœur Marie à une représentation musicale très enjouée autour de la construction du bâtiment sous Napoléon III. Suivait une réception autour des spécialités de la région, occasion privilégiée de parler avec les élus de la mairie et du département ainsi qu’avec les officiers des différents corps réunis. La réception s’est terminée par une projection retraçant l’histoire du bâtiment. 

    Deux moments privilégiés pour marquer un attachement fort à nos armées et assurer ainsi comme colonel de réserve le lien avec la nation. 

     

    Jean de France, duc de Vendôme
    Le 25 juin 2017

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    A Grenoble l’Hôtel des troupes de montagne 

    Le site du Prince Jean de France

     

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    Le Prince Jean de France : Servir son pays

  • Hier, la princesse Philomena a fêté son 40ème anniversaire

     

    Hier, lundi 19 juin, Son Altesse Royale la princesse Philomena d’Orléans, duchesse de Vendôme, a fêté son 40ème anniversaire. 

    La princesse Philomena, est l’épouse de S.A.R. le prince Jean de France. La princesse est née le 19 juin 1977 à Vienne, patrie de sa mère Maria-Antonia Edle von Steinhart. Avant son mariage, la future duchesse de Vendôme a vécu dans plusieurs pays et parle couramment cinq langues.

    En épousant le prince Jean de France le 2 mai 2009 à Senlis, Philomena de Tornos y Steinhart est devenue officiellement la nouvelle duchesse de Vendôme. Un titre qui fut porté la dernière fois par la princesse Henriette de Belgique, fille des comtes de Flandre et sœur du Roi Albert Ier depuis son mariage en 1896 avec le prince Emmanuel d’Orléans, duc de Vendôme jusqu’à sa mort en mars 1948.

    Depuis 2011, Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Vendôme habitent au domaine royal de Dreux avec leurs quatre enfants : le prince Gaston, né le 19 novembre 2009 dans le 14e arrondissement de Paris, la princesse Antoinette, née le 28 janvier 2012 à Vienne (Autriche), la princesse Louise-Marguerite, née le 30 juillet 2014 à Poissy (Yvelines), le prince Joseph, né le 2 juin 2016 à Dreux.

    La princesse Philomena s’occupe personnellement au quotidien de ses enfants et le duc de Vendôme semble ravi de seconder son épouse. Elle aime la vie de famille et cultive donc l’esprit de famille. La duchesse de Vendôme est une maman comblée qui souhaite que ses enfants connaissent et cultivent des liens avec leurs nombreux cousins et cousines disséminés à travers l’Europe. 

    L’équipe de Lafautearousseau présente à Madame la duchesse de Vendôme tous ses vœux à l'occasion de son anniversaire.

    La Couronne

  • Famille de France • Archives : Le message du Pape Benoît XVI au duc et à la duchesse de Vendôme, lors de leur mariage

     

    Le 2 mai dernier,  Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Vendôme ont célébré leur huitième anniversaire de mariage.

    Lors de leur  mariage le 2 mai 2009, en la cathédrale de Senlis, lecture avait été faite d’un message envoyé aux époux par le Cardinal Bertone, transmettant aux jeunes mariés la  bénédiction apostolique que le pape leur accordait bien volontiers.

    Par la suite du 1er au 3 juin, l’héritier de la Maison royale de France s’était rendu à Rome en compagnie de sa jeune épouse, avec Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, qui avait célébré leur mariage à Senlis, deux autres évêques et trois parlementaires. À cette occasion, S.A.R. le prince Jean de France avait pu rencontrer Benoît XVI et le remercier pour la bénédiction de leur union.

    Cliquez sur l’image pour l’agrandir :

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     La Couronne

  • Le Prince Jean de France : Un patrimoine chrétien, vivant

     

    30378855.jpg« Rome, Chartres, Dreux. Trois lieux qui ont en commun d’appartenir à notre patrimoine chrétien, vivant.

    Rome où je viens de rencontrer le Pape François. La ville antique mais aussi le siège des successeurs de Pierre. Une ville colorée et chaleureuse avec ses rangées d’orangers parfumés, ses ballets de diplomates qui vont et viennent encadrés par des voitures de police bruyantes dans un trafic toujours plus dense mais où visiblement chacun trouve son chemin, à la « romaine ». Avec ses bâtiments avec terrasses où vous pouvez déguster votre café « ristretto » tout en embrassant d’un coup d’œil les toits de la ville, en profitant de la légère brise qui arrive d’Ostie.

    2-Chartres.jpgNous étions avec Philomena à Chartres pour la messe solennelle de clôture du pèlerinage de la Pentecôte. Quelle merveille du Moyen-Âge que cette cathédrale. Tout me plait. La voir au loin dans cette Beauce que j’aime, signe du lien tissé en France entre la terre et le ciel. Ses vitraux mis en valeur par les restaurations successives qui ont rendu au chœur tout son éclat. La liturgie de cette messe de clôture sous les bons offices de Monseigneur Pansard, évêque de Chartres, dans une cathédrale pleine à craquer de jeunes gens aux visages marqués par la fatigue, mais heureux. Ces chants du chœur qui s’élèvent sous les hautes voûtes comme un hymne d’action de grâce.

    Et notre chère Chapelle Royale, enfin, où nous venons d’accueillir les VMF de la région. Lieu de culture et de culte tel que l’a voulu le Roi Louis-Philippe. Un vrai bijou du XIXe siècle dans son architecture, sa sculpture, son orgue et ses vitraux. Une œuvre d’art inséparable de notre l’histoire chrétienne et monarchique. Eléments toujours présents aujourd’hui et je l’espère à l’avenir. Tout cela dans un cadre paisible ouvert sur la ville et la région.

    Un patrimoine vivant où les actes posés continuent de tracer l’histoire des liens qui existent entre l’homme et Dieu. »

     

    Le 12 juin 2016
    Jean de France, Duc de Vendôme

     

    « ... notre chère Chapelle Royale »

    Le site du Prince Jean de France

  • Bien commun : les sept piliers capétiens

     

    Le bien commun est le bien du tout qui permet la réalisation du bien des parties, parce que le bien est ce que toute chose désire et qui permet sa perfection et son perfectionnement.

    Les Capétiens l’avaient compris et ont d’ailleurs été les premiers à mettre en pratique un « développement durable politique » : de leur vivant, ils ont sacré leurs fils pour que l’œuvre puisse être continuée. C’est le pilier de la continuité, le premier des sept piliers capétiens. Des Capétiens qui avaient pour règle de servir, et non de se servir ; qui se sont aussi appuyés sur un système d’hommes dans lesquels ils avaient confiance (ce qu’ils appelaient loyauté). Ils se sont appuyés sur la liberté : ils ont gardé une autonomie et ont autorisé cette autonomie pour des personnes, des communautés, comme les villes franches. Ils ont adopté un système de règles simples et compréhensibles par tous, les règles fondamentales du royaume. Ils avaient le sens de la mesure, qui évite les aventures abracadabrantes. Et enfin, ils voulaient la justice (qui n’est pas l’égalité), c’est-à-dire rendre à chacun ce qui lui était dû. Service, continuité, confiance, liberté, simplicité, mesure, justice : voilà les conditions du bien commun mises en place par les Capétiens, qui leur ont permis de rester huit cents ans au pouvoir. 

    Quelques extraits de l’intervention du prince Jean lors du colloque organisé le 13 mai 2017 par le Cercle de Flore :
     
    La notion centrale est le temps long. Le temps long est une condition nécessaire pour servir le bien commun, surtout dans l’état actuel de notre pays. Et donc la nécessité de mettre en place un système qui permet le temps long.L’État est la cause qui met en place les conditions de réalisation : en premier, des lois simples, connues de tous et compréhensibles par tous, dans le cadre du bien commun. 
     
    Nous avons autour de nous une nature et des personnes qui ne sont pas de notre fait : c’est un patrimoine dont nous sommes dépositaires, que nous devons développer et transmettre. 
     
    Le développement durable est une condition structurelle du bien commun car il entraîne la responsabilité, celle de chacun à son niveau. 
     
    Il n’y a pas de France d’en haut et de France d’en bas, il y a un France, verticale, qui se projette sur un axe horizontal.
     
    « La légitimité, c’est l’histoire et l’implication dans la réalité d’aujourd’hui, à travers les actions qui sont menées, qui participent à la compréhension de ce qu’est la France. »
     
    Je ne sais pas si nous allons instaurer ou restaurer la monarchie. Je serais favorable à une instauration. Nous sommes encore loin de ça. Une restauration ne fait pas très neuf… mais parfois, pour être moderne, il faut être archaïque, au vrai sens du terme : avoir connaissance de ce qui s’est passé.