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Au Cinéma... - Page 6

  • Au cinéma, pour la chronique très politique et tout à fait actuelle du film Un métier sérieux, par notre ami Guilhem de Tarlé...

    Critique du film Un métier sérieux - AlloCiné

     

    A l’affiche : Un métier sérieux, Un film français, une comédie dramatique, de Thomas Lilti, avec Vincent Lacoste, François Cluzet, Adèle Exarchopoulos, Louise Bourgoin, William Lebghil, Lucie Zhang (l’équipe de professeurs).

    Boulevard Voltaire « chronique » sur la pénurie de professeurs dans notre pays dont la plus grosse ligne de dépenses porte précisément sur l’enseignement scolaire qui absorbe près de 95 % de l’impôt sur le revenu (82/87 Md €).
    L’abaya, qu’il faut évidemment interdire au nom de l’identité française, n’en est pas moins un « voile » qui cache la « clochardisation » de l’éducation nationale et du métier sérieux de professeur.

    Cette comédie est effectivement dramatique en nous montrant des profs mal dans leur peau, aux vies privées problématiques, face à des élèves qui leur tiennent tête et ne respectent en rien leur autorité.

    A qui la faute ? à eux, sans doute, au Plan (communiste) Langevin – Wallon, issu du Conseil National de la Résistance, à Mai 68, bref à la Gauche, et à la Droite qui lui a confié et bradé l’éducation et la culture.

    Restaurer l’éducation nationale, c’est d’abord rendre ses lettres de noblesse au métier sérieux de professeur, les réinstaller sur des estrades, leur garantir un revenu digne de la mission de transmettre le savoir, les faire bénéficier, comme les policiers, d’une présomption d’innocence et les soutenir face aux revendications et aux attaques dont ils peuvent faire l’objet… Mais pour cela faut-il encore qu’eux-mêmes s’assument, qu’ils affichent la fierté de leur travail, qu’ils récusent l’égalitarisme qui les rabaisse au niveau de ceux qu’ils ont à « élever », et que leurs tenues, leurs habillements, leur « uniforme » - puisqu’on en parle – soit à l’image de ce qu’ils devraient être : les Maîtres !

    Bref, Messieurs les « Enseignants », face à vos élèves, marquez la différence, commencez par vous dégauchir !

  • Au cinéma : Un crime au paradis, par Guilhem de Tarlé

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    France 3, le 28 août : Un Crime au Paradis, un film français, sorti en 2001, de Jean Becker, avec Jacques Villeret et Josiane Balasko (Jojo et Lulu Braconnier), André Dussolier (l’avocat, Maître Jacquard), Suzanne Flon  (la maîtresse) et Gérard Hernandez (Jacky), adapté du long-métrage de Sacha Guitry, La Poison  (1951).

    On ne résiste pas à un Sacha Guitry… même en  remaque.

    Nous avions d’ailleurs vu l’original, l’an dernier, avec énormément de plaisir et l’admiration que l’on doit « en même temps » au dramaturge, au réalisateur, à l’acteur, à l’hagiographe des gloires françaises et finalement à l’homme pour toutes ses occupations.
    j’ai fait, à l’époque, l’éloge des acteurs Pauline Carton, Louis de Funès et surtout Michel Simon, et je craignais une caricature dans cette « contrefaçon » de 2001. J’avais tort… A un an d’intervalle, on ne peut évidemment pas comparer les prestations ; il n’en est pas moins vrai que nous avons beaucoup apprécié l’excellent jeu du regretté Jacques Villeret.

    Sans doute, comme d’habitude, faut-il préférer l’original à la copie, mais celle-ci vaut quand même la peine d’être vue et – ce n’est pas si courant – en famille.
    Rappelons d’ailleurs deux autres bons films du même réalisateur, à savoir Le Collier rouge (2018) et Les Volets verts (2022).

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  • Au cinéma : Toni en famille, par Guilhem de Tarlé

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    A l’affiche : Toni en famille, Un film français de Nathan Ambrosioni, avec Camille Cottin dans le rôle-titre.

    Toni en famille… la bande annonce est meilleure que le film, et les critiques trop favorables ne l’ont probablement pas vu… une femme seule à la tête d’une famille nombreuse. L’un des fils demande à aller voir son père… en fait aller sur sa tombe. On n’en saura pas davantage sur l’histoire de cette mère « célibataire » de  5 adolescents !

    L’important est sans doute ailleurs de nous présenter une femme qui cherche à se « réinventer », qui veut être « à la hauteur » de ses enfants et être « une mère qui leur ressemble» !  Ce vocabulaire « moderne », prétentieux – « pas qu’un peu » - et ces expressions « intellectuello-snobinardes » sont destinées à nous immerger au cœur d’une « famille monoparentale » dont les adolescents se chamaillent avant de « fusionner » et de faire leur « coming out » sous le regard attendri de leur mère !

    Convenons qu’il y peut-être du réalisme dans cette photo de notre (triste) société et reconnaissons au réalisateur de n’avoir pas coché toutes les case du « cinématographiquement correct » : ni « sexe », ni « joints », ni « diversité » !

    Je laisse donc à mon épouse le mot de la fin : « cela aurait pu être pire » !

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  • Au cinéma : L'arbre aux papillons d'or, par Guilhem de Tarlé

    L'Arbre aux papillons d'or - film 2023 - AlloCiné

     

    Cannes 2023 : L’Arbre aux papillons d’or, un film vietnamien de Pham Thiên Ân avec Le Phong Vu (Thien) et Nguyen Thinh (Dao).

    L’Arbre aux papillons d’or, « Caméra d’or au Festival de Cannes »… les papillons, la caméra, cela fait beaucoup d’or, il ne manque que la palme d’or  de la longueur (3h), des longueurs et de la lenteur… Pour ma part, je n’ai pas dor… mi, peut-être en raison du bruit que faisaient les spectateurs en remuant sur leurs sièges.

    Curieux, quand même, ce film primé à Cannes sur la quête de la Foi, avec des photos d’oratoire, une inhumation chrétienne où l’on prie le Notre-Père et le Je-vous-salue-Marie, et encore Thiên qui explique de façon très orthodoxe à son neveu Dao que la Foi, c’est quand il prête un jouet à un ami et qu’il est sûr de le récupérer « parce que (cet ami) est gentil ».
    Encore plus curieux quand M. Luu raconte ses souvenirs de guerre contre le Viêt-Cong.

    Est-ce un documentaire sur le Vietnam d’aujourd’hui ? Le scénario se cherche à l’image de Thiên à la poursuite de son frère aîné, au milieu de la campagne vietnamienne.
    Cela aurait pu faire un bon court-métrage d’une demi-heure !
    Pour une fois mon épouse est encore plus sévère que moi qui m’a fait promettre d’éviter à tout jamais ce réalisateur.

    la « caméra d’or » est un prix décerné au « meilleur premier film ».
    Puisque ce film veut nous interroger sur la Foi, espérons que, comme dans l’ Evangile, ce premier sera le dernier.

     

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  • Au cinéma : Anatomie d'une chute, par Guilhem de Tarlé

    Critique du film Anatomie d'une chute - AlloCiné

     

    Festival de Cannes 2023 :  Anatomie d’une chute, un film français de Justine Triet, avec Milo Machado Graner ( Daniel, 11 ans, malvoyant), Sandra Hüller (Sandra, sa mère), Swann Arlaud (l’ami et avocat de Sandra) et Antoine Reinartz  (l’avocat général).

    Anatomie d’une chute… Avec cette réalisationJustine Triet  a obtenu la Palme d’or au Festival de Cannes 2023, ce qui aurait pu la faire chuter tellement elle accompagna cette distinction d’une déclaration politique gauchisante… mais c’est vrai que de ce côté sinistre tout est permis… Imaginez qu’au lieu d’évoquer « l’exception culturelle française » elle ait parlé de « préférence nationale culturelle »… cette locution dite « d’extrême droite » lui aurait fermé définitivement l’accès aux médias et à Cannes.

    La palme d’or au festival de Cannes est une raison suffisante pour un beau-frère de refuser d’aller voir ce film, auquel l’un de ses neveux a pourtant participé…

    Il aurait tort, surtout, parce que malgré sa longueur, 2h30 – et sans doute la fin aurait pu être écourtée –, ce long-métrage vaut la peine, et pourrait s’inscrire dans mon panthéon cinématographique, catégorie « procès ». j’avais apprécié Saint Omer, en début d’année, mais je me souviens particulièrement, il y a soixante ans – « je vous parle d’un temps » - d’un film magnifiquement interprété par Pierre Brasseur, les Bonnes causes, dont j’ai toujours retenu la morale : il n’y a que de bons avocats !

    Je laisse la question en suspens en vous appelant à la barre au procès de Sandra.

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  • Au cinéma : Banel et Adama, par Guilhem de Tarlé

    Banel & Adama - film 2023 - AlloCiné

     

    Festival de Cannes 2023 : Banel et Adama, le premier long métrage, franco-sénégalais, de Ramata-Toulaye Sy avec Khady Mane et Mamadou Diallo dans les rôles titre.

    En refusant de devenir le Chef du Village, Adama se soustrait aux « lois fondamentales du Royaume », en l’occurrence un territoire du nord du Sénégal, et les calamités s’accumulent sur la population. C’est finalement un éloge de la tradition, de la coutume, des lois ancestrales et de la sagesse de nos parents. Un propos bienvenu au moment même où le Gouverneur de la zone européenne envoie prêcher « la bonne parole » sur le territoire africain avec un « ambassadeur  des droits LGBT » !
    Dommage que ce film en VO peule soit particulièrement mal sous-titré avec plus de la moitié du texte écrit en blanc, illisible sur des photos en clair. L’énergie que l’on déploie à essayer de lire et de comprendre nous interdit de nous immerger dans la chaleur suffocante et la sécheresse du paysage. Sans doute ne s’ennuie-t-on pas, mais on ne partage aucune émotion. Une fois encore, ce film pêche par le snobisme « intellectuel » et prétentieux de la VO.

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  • Au cinéma : Hypnotic, par Guilhem de Tarlé

    Hypnotic - film 2023 - AlloCiné

    Festival de Cannes 2023 : Hypnotic, Un film américain de Robert Rodriguez, avec Ben Affleck (le détective Danny Rourke) et Alice Braga (Diana Cruz).

    Hypnotic… Etions-nous sous emprise ou sous hypnose pour aller voir un tel film d’action ? Un scénario sans intérêt qui nous balade de la réalité à la fiction, et réciproquement. Même par très forte chaleur, il vaut mieux aller chercher ailleurs une salle climatisée.

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  • Au Cinéma : Limbo, par Guilhem de Tarlé

    Limbo - film 2021 - AlloCiné

     

    Art et Essai :  Limbo, un film Hongkongais (VOSTF) de Soi Cheang, avec Yase Liu (Wong To),   Ka Tung Lam et Mason Lee (le flic vétéran et son supérieur).

    Limbo… Deux acteurs principaux n’apparaissent pas au générique à savoir les bas-fonds de Hong-Kong et, surtout, la Violence extrême de ce long-métrage (1h58).

    Malgré la nuit et les coins sombres que surplombent des tours vertigineuses de lumière blafarde, impossible de s’endormir au milieu des poubelles, des détritus, des mains coupées et autres membres démembrés sous les coups qui pleuvent autant que le déluge qui inonde les ruelles de la ville.
    Certes, on ne s’ennuie pas à tenter de dénouer ces histoires qui s’enchevêtrent, du trafic de « caisses » à celui de la drogue en passant par un serial killer, avec la « violence policière » et un « homicide routier »… mais trop de violences tuent sans doute la violence ; et l’émotion, et l’empathie pour les victimes, et l’intérêt pour l’intrigue, disparaissent sur les visages des spectateurs qui quittent la salle, se regardant les uns les autres, avec un sourire au coin des lèvres.

    Mon épouse est plus bienveillante que moi, qui n’a pourtant pas su m’expliquer ce titre de Limbo. Le nom d’Enfer nous semblerait plus approprié.

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  • Au cinéma : Rendez-vous à Tokyo, par Guilhem de Tarlé

    Rendez-vous à Tokyo - film 2021 - AlloCiné

    A l’affiche :  Rendez-vous à Tokyo, un film japonais (VOSTF) de Daigo Matsui, avec Sosuke Ikematsu (Teruo, danseur professionnel),  et Sairi Itô (Yo, conductrice de taxi).

    Rendez-vous à Tokyo… « Loupez-le », « posez un lapin », fuyez-le… 2h interminables à bâiller...

    Sans doute ne suis-je pas « rentré dans le film » et pourtant je savais qu’il remontait le temps… Il y avait d’ailleurs dans ce que j’en avais lu tous les ingrédients pour me plaire. Yo aime son métier de conductrice de taxi  parce que « laisser les clients choisir des destinations et les y conduire donne l’impression d’aller constamment quelque part ». Vous dirais-je que je m’étais toujours dit qu’en cas de chômage, en attendant de retrouver un emploi, cela m’aurait tenté d’être, moi aussi, chauffeur de taxi, et particulièrement à Paris !

    J’attendais beaucoup surtout de cette date du 26 juillet qui jalonne ce long-métrage (1h55)… Le réalisateur doit ignorer que c’est le jour de la Sainte Anne, que je célèbre religieusement avec une épouse qui, comme ma mère, porte ce prénom.

    Encore raté… nous nous sommes, mon épouse et moi-même, profondément ennuyés à voir défiler des images de façon décousue et sans intérêt.

    Bref, j’aurais mieux fait de donner rendez-vous à Mitsuhirato dans Tintin et le Lotus bleu.

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  • À la télé : Bac Nord, par Guilhem de Tarlé (et ce n'est pas du cinéma !)

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    France 2, le 3 septembre : BAC Nord, un film français de Cédric Jimenez, avec Gille Lellouche, à partir de faits réels.

    BAC Nord… Nous n’avions pas pu voir de film en salle lorsqu’il est sorti il y a deux ans, en plein couvre-feu et sous (l’im)pass sanitaire auquel nous avions refusé de nous soumettre.

    Sans doute, le petit écran enlève au film de son intensité et nous avons regretté, surtout en première partie, des dialogues difficiles à entendre.

    Inutile, évidemment, d’insister sur l’actualité brûlante de ce long-métrage, et j’avoue, même si je ne me fais aucune illusion, avoir été impressionné par la scène de guerre civile que Cédric Jimenez a eu le « courage » de nous montrer.

    Certes il faut admettre un certain encadrement dans les méthodes de la police, mais la scène de la BAC empêchée d’entrer dans un quartier justifie suffisamment son mode d’action ultérieur.

    A ceux-là qui refusent la liberté « aux ennemis de la liberté », nous ne devons avoir aucun complexe pour répliquer « pas d’état de droit dans les zones de non droit ».

    Ce film doit nous inciter à affirmer publiquement notre solidarité avec la Police et notre soutien aux policiers injustement privés de liberté quand ils ne font que leur métier pour remplir la mission que leur assigne la France (bien avant la République).

    Contre le refus d’obtempérer, affirmons le droit et le devoir des policiers de tirer sur le véhicule pour l’obliger à s’arrêter.

    Messieurs les Policiers, Merci !

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  • Au cinéma : l’Expérience Almodovar, par Guilhem de Tarlé

    L'Expérience Almodóvar - Court Métrage - AlloCiné

     

    Arts & Ciné : l’Expérience Almodovar, deux courts métrages de Pedro Almodovar, à savoir Strange Way of Life, avec Ethan Hawke et Pedro Pascal et La Voix humaine, avec Tilda Swinton, adapté de l’œuvre éponyme de Jean Cocteau

    Mon épouse aime (aimait ?) particulièrement Almodovar, et elle me cite Volver (2005), où j’ai dû m’endormir… Certes, j’ai apprécié Julieta (2016), mais je me suis à nouveau profondément ennuyé à Douleur et gloire (2019).
    Pour lui faire plaisir, sans doute, fallait-il refaire L’Expérience.

    Il s’agit donc de deux courts-métrages, sans aucun lien entre eux et très différents, d’une demi-heure chacun

    Strange Way of Life nous présente une « histoire » de « deux amis cow-boys», et je n’en dis pas plus pour ne pas tomber sous le coup de la Loi…

    La Voix humaine est le monologue d’une femme abandonnée qui attend que son mari (ou son compagnon), vienne chercher ses bagages… Je n’ai ni vu ni lu la pièce de théâtre de Jean Cocteau… et je ne pense pas la lire…

    Bref, une Expérience à ne pas recommencer.

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  • Au cinéma : Le colibri, par Guilhem de Tarlé

    Le Colibri - film 2022 - AlloCiné

     

    A l’affiche :  Le Colibri, un film italien (VOSTF) de Francesca Archibugi, avec Pierfrancesco Favino (dans le rôle-titre, le Docteur Marco Carrera),  Bérénice Bejo (Luisa Lattes), Nanni Moretti (le psychanalyste Daniele Carradori), et Kasia Smutniak (Marina Molitor, l’épouse du Colibri), d’après le roman éponyme de Sandro Veronesi.

    Le Colibri… Je n’ai pas lu le roman et ne sais donc rien de ce qu’a voulu raconter Sandro Veronesi, de même que je m’interroge sur le scénario de Francesca Archibugi dont je dénonce la fin qui relève de la promotion de l’euthanasie ou du suicide assisté !

    Dommage car on pourrait peut-être parler d’un bon film, en tout cas un long-métrage (2h06) au cours duquel on ne s’ennuie pas même si, finalement, je ne comprends rien à ces différentes histoires qui s’entrecroisent avec des va-et-vient incessants dans le passé…

    Un amour de jeunesse « non consommé », une épouse infidèle qui reproche à son mari de croire à ses mensonges, une fille qui se tue en laissant un enfant métis (pour cocher la case), et enfin cette référence au colibri que le réalisateur est obligé d’expliquer par deux fois… parce qu’il est petit… et Luisa Lattes de surenchérir : « tu es vraiment un colibri, tu dépenses toute ton énergie à rester au même endroit ».

    Trop d’intrigues tue l’intrigue, et le spectateur se perd qui peut seulement se laisser prendre au très bon jeu de Pierfrancesco Favino… et charmer, une fois de plus, par la très jolie Bérénice Béjo.

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  • Au cinéma : Un coup de maître, par Guilhem de Tarlé

    Un coup de maître - film 2023 - AlloCiné

     

    A l’affiche :  Un Coup de maître, film français de Rémi Bezançon, avec Vincent Macaigne (Arthur Forestier, propriétaire d’une galerie d’art) et Bouli Lanners (Le Peintre, Renzo Nervi).

    Un Coup de maître… Une histoire d’amour. L’histoire d’amour d’un grand peintre qui perdit sa raison de peindre, sa raison de vivre, et même peut-être sa raison « tout court » avec le décès de sa compagne.

     

    « Mes pareils à deux fois ne se font point connaître

    Et pour leurs coups d’essai veulent des coups de maître »

    (Corneille)

     

    Rémi Bezançon a déjà réalisé une douzaine de long-métrages et ce Coup de maître n’est donc pas un coup d’essai... il n’est pas non plus un coup de maître, même si le tableau est plaisant.

    il y a de tout, en effet, sur cette toile, avec une couche de fond de gauchisme.

    Il y a la promotion de l’ONG Action contre la faim dont les seuls noms de deux des fondateurs, Bernard-Henri Lévy et Jacques Attali, me coupent la digestion.
    Il y a la mise en cause – justifiée – de l’industrie agro-alimentaire.

    Il  y a une satire de l’art contemporain qui rappelle l’excellente pièce de théâtre Art de Yasmina Reza.

    Il y a le poing levé de Renzo Nervi, qui prône l’art subversif, mais aussi sa condamnation – à raison – du marché de l’art et je me souviens de Laurent Fabius, fils d’antiquaire, qui avait exclu les œuvres d’art de l’Impôt Sur la Fortune.

    Il y a enfin le meilleur qui évite le pire :

    « Il appelle la Mort.
    (…)

    C’est – dit-il –afin de m’aider

    A recharger ce bois… ».

      (La Fontaine)

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  • Au cinéma : Gran Turismo, par Guilhem de Tarlé

    Gran Turismo - film 2023 - AlloCiné

     

    A l’affiche :  Gran Turismo, une production américaine de Neill Blomkamp avec Archie Madekwe (Jann Mardenborough) et David Harbour (Jack Salter).

    Les films d’action ne sont pas ma tasse de thé (ni mon « energizeer »), mais j’ai été attiré par la bande-annonce «d’après une histoire vraie », et j’ai un bon souvenir du Le Mans 66 (2019) qui racontait la lutte de Ford contre Ferrari pour mettre fin au règne des Italiens sur la course française.

    Gran Turismo… Je ne connaissais même pas ce nom dont Wikipédia dit qu’il s’agit d’ une « série de jeux vidéo de course automobile conçue par un studio japonais sur les consoles de la gamme PlayStation »… un univers qui m’est étranger… je ne sais pas ce qu’est un jeu vidéo ni une « PlayStation », mais je comprends à lire cela que l’on est en présence d’une réalisation à la Barbie qui fait la promotion, la « pub », d’une entreprise commerciale de jeux…

    Oui, mais « pas que », comme on dit maintenant, puisque ce long-métrage raconte précisément « l’histoire vraie » de l’anglais Jann Mardenborough, identifié par l’entreprise comme l’un des meilleurs joueurs, à telle enseigne qu’elle le forme à la « GT Academy » pour en faire un vrai pilote de vraies voitures de course, jusqu’à devenir un champion !

    Le profane que je suis aurait aimé que le réalisateur insiste davantage sur « l’avant », l’apprentissage du « gamer » (pour reprendre le franglais de la VF), qui m’aurait permis, en quelque sorte, de jouer moi-même à ce jeu vidéo. On assiste néanmoins à une histoire trépidante, comme dans le cockpit, que je recommande à mes petits-fils. On y voit en sus – trophée sur le podium – une magnifique et émouvante cérémonie d’ouverture des 24H du Mans… dont je me rends compte que notre époque écolo-anti-voitures a bien peu célébré le centenaire, en juin dernier… mais c’est vrai que ces gens-là ne s’intéressent aux automobilistes que comme « vaches à lait ».

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  • Au cinéma : Les filles d'Olfa, par Guilhem de Tarlé

    Les Filles d'Olfa - film 2023 - AlloCiné

     

    Festival de Cannes :  Les Filles d’Olfa, un documentaire franco-tunisien de Kaouther Ben Hania avec, dans leurs propres rôles, Olfa Hamouni et ses filles cadettes Eya et Tayssir Chikhaoui, et les actrices Hend Sabri, Ichraq Matar et Nour Karoui (la « doublure » d’Olfa et ses deux filles aînée Ghofrane et Rahma Chikhaoui, « dévorées par le loup »).

    Beaucoup trop de bavardages pour un film en vostf ; un scénario compliqué dans lequel la réalisatrice se met elle-même en scène pour expliquer sa mise en scène avec, en même temps sur le plateau - hidjab sur la burqa -, la personne réelle d'Olfa et l'actrice qui la double ; sans doute, enfin, à nouveau, un auteur (je me refuse à dire une "autrice") qui connaît trop bien son sujet pour se mettre à la (petite) hauteur du spectateur. Désolé,  mais je n'avais jamais entendu parler d'Olfa ni de ses 4 filles.
    Bref un long-métrage qui n'est pas fait pour moi, même si l'on voit avec intérêt cette mère, divorcée, s'activer pour l'éducation de ses enfants dans un huis-clos - une véritable pièce de théâtre - qui ne montre rie de l'environnement extérieur sauf quand c'est trop tard, quand ses aînées sont embrigadées dans le Djihad.
    Quelles images épouvantables que ces "êtres" en niqab, et cette petite fille née et vivant dans une prison, dont la maman est un fantôme noir !
    Avouerais-je néanmoins que je n'ai ressenti ni émotion ni empathie pour ces femmes dont aucune ne m'a même aguiché...
    Mon épouse, davantage impressionnée et plus favorable que moi, a néanmoins laissé tomber, en sortant de la salle, qu'on était loin des 4 filles du Dr March... Effectivement, mais elles non plus, j'aurais pu ne pas les voir...

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