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Actualité Europe - Page 62

  • Retour géopolitique de 25 ans en arrière, avec Thomas Molnar : Déclin de l'empire soviétique

     

    1978112346.jpgC'est un document d'archives exceptionnel que nous vous proposons aujourd'hui, tiré précisément des archives de Lafautearousseau. Il s'agit d'une conférence de Thomas Molnar, donnée à Marseille vers le milieu des années 1980, pour l'Union Royaliste Provençale

    Ce document est exceptionnel d'abord parce qu'il permet de retrouver le penseur puissant que fut Thomas Molnar et le cheminement de ses analyses. A notre connaissance, il existe peu d'enregistrements de lui. Celui-ci est l'un des rares.

    Ce document est aussi exceptionnel par le sujet traité : le déclin de l'empire soviétique. Il en prévoyait la fin prochaine. Nous doutions un peu à cette époque qu'elle fût possible à court ou moyen terme. Elle se produisit quatre ou cinq ans après.

    Enfin, dans cette conférence Molnar donne sur la Russie de toujours, sur la Mitteleuropa, sur la montée de l'Islam, sur les Etats-Unis d'Amérique, l'Allemagne et la France, des aperçus qui valent toujours pour le monde d'aujourd'hui, qui l'expliquent et l'éclairent. LFAR  • 

     

     

    Sur Thomas Molnar l'on pourra lire la très courte notice de Wikipédia. 

    Voir aussi la note que nous lui avions consacrée, l'année de sa mort (2010)

     

  • Brexit or not Brexit ? Par Jacques Burnel*

     

    Les résultats inattendus des élections législatives en Grande-Bretagne dessinent des inconnues dans les horizons anglais et européens.

    Et le « Brexit » est devenu une perspective envisageable… En faisant mentir tous les sondages qui promettaient des résultats serrés, la réélection triomphale du Premier ministre David Cameron a bouleversé la donne au Royaume-Uni. Exit Ed Miliband, dirigeant d’un parti travailliste qui connait sa plus sévère défaite depuis 1987. Avec 331 sièges à la Chambre des communes, les conservateurs obtiennent la majorité absolue. Confirmé dans ses fonctions par la reine, comme c’est l’usage dans cette monarchie parlementaire, David Cameron aura les mains libres pour former un gouvernement 100% Tories même s’il a affirmé vouloir « rassembler le pays ». Il a ainsi rendu hommage à son ex vice-premier ministre libéral-démocrate Nick Clegg, l’un des grands perdants de ce jeu électoral aux résultats inattendus. Avec Ed Miliband et Nigel Farage (dont le parti anti européen UKIP n’a obtenu, en raison du mode de scrutin majoritaire, qu’un seul siège malgré son arrivée en troisième position), il fait partie de ces dirigeants de parti pour lesquels ces élections auront été fatales.

    Quelles sont les raisons d’une victoire que même les plus optimistes des conservateurs n’espéraient pas ? La première tient à l’enjeu européen revêtu par cette élection britannique. Poussé par l’aile eurosceptique de son parti (1/3 des députés Tories) et la montée en puissance de l’UKIP, qui milite pour une sortie de l’UE, David Cameron avait promis, en cas de victoire, de tenir d’ici fin 2017 (mais il pourrait finalement avoir lieu dès 2016) un référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Une promesse qui a visiblement été entendu par une opinion britannique travaillée par cette question.

    La deuxième tient à la déroute des travaillistes en Ecosse, un bastion historique du New Labour. Le pays au chardon a offert 56 sièges sur 59 au SNP (Scottish National Party, indépendantiste et classé à gauche de l’échiquier politique), privant le Parti travailliste d’autant de voix à Westminster. Les électeurs écossais de gauche ont-ils voulu faire payer au Parti travailliste son alliance avec le Parti conservateur sur la question de l’indépendance, rejetée par référendum en 2014 ? Ou se sont-ils souvenus que, lors de la magistrature précédente, Miliband s’était interdit de s’allier avec eux au Parlement de Londres ? Toujours est-il que les indépendantistes écossais deviennent le troisième parti représenté à la Chambre des communes et que, si ce succès inédit enfonce les travaillistes, il pourrait jouer des tours à la majorité conservatrice dont les marges de manœuvre seront étroites. Car les représentants du SNP ne manqueront pas de faire valoir le manque de légitimité du gouvernement de Londres pour les représenter.

    D’autant plus que le SNP, pro européen, voit d’un très mauvais œil le référendum sur l’adhésion à l’UE. En cas de « Brexit » et d’indépendance de l’Ecosse, Glasgow devrait en effet renégocier une laborieuse et hypothétique adhésion à l’UE. C’est ce qui avait freiné un certain nombre d’écossais en 2014, tentés par l’indépendance. « Emancipez-vous de la Grande-Bretagne et vous sortez de l’Europe ! », leur avait dit Bruxelles, oubliant tous ses principes fédéralistes dans la crainte d’un fâcheux précédent…

    Reste à David Cameron à naviguer entre ces différents écueils pour réussir à éviter un « Brexit » qu’il ne souhaite pas. Avant les législatives, il a prévenu qu’il avait l’intention de faire campagne pour le maintien dans l’Europe. Mais seulement si Bruxelles répond à ses exigences comme celle de rapatrier certaines de ses compétences vers les Etats membres, notamment en ce qui concerne la politique agricole commune, la politique énergétique et l’immigration. Un sujet de plus en plus sensible en Angleterre. L’UE pourrait céder sur un certain nombre de points. Mais quelle sera la réaction des autres partenaires européens ? C’est l’inconnue de l’après élection en Grande-Bretagne. En attendant celle, majuscule, du résultat du référendum de 2016 ou 2017. 

    *   - Politique magazine

  • « Vous avez dit souveraineté ? » : c'est le dossier du numéro de mai de Politique magazine - qui vient de paraître

     

    Découvrez le numéro de mai !

    Dossier : Vous avez dit souveraineté ?

    Quarante ans d’abandons successifs de souveraineté ont profondément altéré l’indépendance et l’autorité de notre pays dans le monde. Sont-ils irréversibles ? La réponse est non. Alors, comment faire pour retrouver nos marges de manœuvre sans compromettre nos grands équilibres ?

    Sommaire (Cliquez sur l'image ci-dessous) 

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  • Laissez-la vivre ! par Louis-Joseph Delanglade

    Le voyage de Rosetta et l’ « atterrissage » de Philae constituent, malgré quelques ratés, un exploit technologique et scientifique certain. M. Guetta en est tout enthousiasmé: [cela] « nous montre ce que nous pourrions être et faire ensemble, avec un peu plus de temps, de volontarisme et de vision » (France Inter, jeudi 13). Il y a certes un fond de vérité dans ces propos : oui, une certaine Europe, intelligente et novatrice, ne demande qu’à exister davantage. On ne peut que regretter, dès lors, que les « pères fondateurs » de ce qui est devenu lUnion européenne aient enclenché un processus à rebours de tout bon sens. Au mépris de toutes les réalités, et dabord des réalités nationales, ils ont privilégié l’économie puis la monnaie, proposant lhorizon dun grand marché libéral et mondialisé.

     

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    Or, malgré eux et malgré même la plupart de ses actuels dirigeants politiques, lEurope actuelle reste fermement ancrée dans ses composantes nationales. LAllemagne réunifiée vient ainsi de fêter les vingt-cinq ans de la chute du mur de Berlin sans que MM. Hollande ou Cameron daignent se déplacer. Eux-mêmes, mais chacun de son côté, commémorent seuls la fin de la Grande Guerre qui, pour lAllemagne ne représente forcément pas la même chose. Quant à la Russie, elle manifeste ouvertement, comme lillustre si bien les affaires de Crimée et dUkraine, son désir de rejouer un rôle de premier plan sur la scène mondiale.

    M. Hollande a tort, qui salue lexploit de Rosetta et Philae comme « une victoire de lEurope », laissant supposer quil est laboutissement dune politique commune aux pays de lUnion. Or, lUnion nest pas lEurope, elle nen est quune approximation dévoyée. En fait, existent plutôt et de façon plus ou moins développée des Europe(s), notamment cette « Europe » de la recherche spatiale, alliance fructueuse des intelligences en vue dun objectif spécifique, mais alliance de chercheurs « nationaux »

    M. Guetta a tort, qui affirme se sentir conforté dans son « nationalisme européen ». Outre quil est paradoxal dentendre le camarade Guetta reprendre à son compte une expression déjà et plutôt utilisée par des gens qui sentent le soufre, il est piquant de lentendre l’employer deux jours seulement après que M. Hollande eut cru bon de fustiger tous les nationalismes dans son discours du 11 novembre à Notre-Dame-de-Lorette. De toute façon, M. Guetta peut bien rêver : nexistent ni nation européenne ni peuple européen.

    En revanche, lexploit de Rosetta et Philae est porteur dune leçon politique. Lorsquils sunissent dans un but précis, sur la base daccords inter-gouvernementaux, les grands pays européens, politiquement fourvoyés dans lUnion, obtiennent des résultats remarquables. Cette Europe des vieilles nations est d’évidence le chemin à suivre. Quon la laisse vivre !  ♦

  • Un référendum sur le retour de la monarchie, en Roumanie, courant 2016 ?

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    Dans un certain nombre de pays d'Europe, la situation des régimes en place est si dégradée - c'est évidemment le cas du nôtre - qu'une plus ou moins large partie des peuples se prennent à souhaiter un autre régime ou - c'est le cas de la Hongrie - à se doter d'institutions politiques non conformes à la doxa européenne.   

    La Roumanie, actuellement en pleine campagne présidentielle, pourrait organiser d'ici 2016 un référendum sur le retour de la monarchie. En effet, le Premier ministre Roumain (actuel candidat social-démocrate au poste de Président), Monsieur Victor Ponta, a promis durant la campagne d’organiser un référendum sur la forme de gouvernement du pays s’il était élu président : « Je crois que, dans les années à venir, en Roumanie, nous devrons non seulement avoir un débat public mais nous devrons également prendre une décision, par voie de référendum, sur la forme du gouvernement. », puis il ajouta « Nous devrions avoir un tel référendum sur la forme du gouvernement durant mon mandat, peut-être même d’ici 2016 ». Monsieur Victor Ponta a également déclaré qu’il démissionnerait si jamais les Roumains votaient en faveur de la Monarchie.

    Son principal adversaire, le candidat de la droite Klaus Johannis, est connu également pour ses sympathies monarchistes envers l'ancien Roi de Roumanie et a publiquement adressé une lettre au Roi Michel pour ses 93 ans, il s'est aussi fait  remarquer par sa façon de s'adresser au Roi comme si celui-ci était encore sur le trône. 

    Sa Majesté le Roi Michel Ier, roi actuellement sans trône, a déjà été roi de Roumanie du 20 juillet 1927 au 8 juin 1930 et du 6 septembre 1940 jusqu'à sa déposition le 30 décembre 1947. Il fut autorisé à retourner dans son pays natal seulement en 1997. Depuis 1997, le Roi Michel Ier et sa famille ont préféré se rapprocher du gouvernement roumain. L'ancien Roi a pris en charge quelques actions quasi-diplomatiques : par exemple, en 1997, il fit le tour des pays européens pour promouvoir l'admission de la Roumanie dans l'OTAN et dans l'Union européenne, et fut reçu officiellement par les représentants des gouvernements. Son épouse et ses filles ont organisé et financé des fondations humanitaires. En retour, le gouvernement leur a rétrocédé une partie des anciennes propriétés royales (châteaux de Săvârșin et de Peleș). Le Roi Michel Ier pense que la restauration de la monarchie en Roumanie ne peut se faire qu'en accord avec le peuple roumain, et a mis ses espoirs de démocratisation et de retour à la prospérité de son pays, dans l'intégration de la Roumanie dans l'Union européenne, accomplie en 2007. 

    Jusqu'à présent, la république paraît avoir toujours été la forme préférée de gouvernement dans le pays, mais, plus tôt cette année, un sondage a révélé que 45% des Roumains ont une « très bonne » opinion du Roi Michel. Un sondage similaire en 2013 indiquait que 30% des gens voteraient pour un retour de la monarchie, montrant par là une forte croissance dans le soutien à la monarchie. Pourquoi un peuple européen aimerait retourner en Monarchie ... question à poser, affaire à suivre.  ♦

     

    Source : Libération , La Couronne 

  • Après le NON écossais, la reine Elizabeth a appellé le royaume à l'unité

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    La reine Elizabeth II intervient fort rarement dans la vie politique du Royaume Uni. Elle l'a fait néanmoins, exceptionnellement, vendredi dernier, 19 septembre, après la victoire du non à l'issue du référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. Dans un message solennel écrit, la reine s'exprime, avant tout, pour appeler les Ecossais en particulier, le peuple britannique en général, à la compréhension réciproque, à la réconciliation et au souci du Bien Commun. Ce sont des paroles royales et non celles d'un chef de parti indûment devenu Chef de l'Etat.  u

    « Après de nombreux mois de discussion, de débat et une réflexion murie, nous connaissons maintenant le résultat du référendum que nous tous, à travers le Royaume-Uni, allons respecter. Pour beaucoup, en Ecosse et ailleurs, il y aura aujourd'hui des sentiments forts et des émotions contrastées au sein même des familles, parmi les amis et les voisins. Cela est bien sûr dans la nature d'une tradition démocratique robuste dont notre pays peut se réjouir. Mais je n'ai aucun doute que ces émotions seront tempérées par une compréhension des sentiments des autres. Maintenant, alors que nous avançons, nous devons nous souvenir qu'en dépit des opinions qui ont été exprimées, nous avons en commun un amour solide de l'Ecosse parmi toutes les choses qui aident à nous unir tous. Connaissant le peuple écossais, je n'ai aucun doute que les Ecossais, comme d'autres à travers le Royaume-Uni, sont capables d'exprimer des opinions fortes avant de se rassembler à nouveau dans un esprit de respect et de soutien mutuels pour travailler de manière constructive pour le futur de l'Ecosse et toutes les parties du pays. Ma famille et moi-même ferons tous ce qui est possible pour vous aider et vous soutenir dans cette importante mission ».


  • Hélène Richard-Favre, à propos de la crise ukrainienne : "La Suisse doit préserver le principe de sa neutralité"

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    Nous remercions Hélène Richard-Favre - qui suit attentivement notre blog et nous donne ses points de vue sur les affaires de Russie - de nous avoir transmis l'information que nous publions, ici  ♦  Lafautearousseau

    Récemment interrogé sur sa vision de la stratégie ukrainienne de Poutine, Didier Burkhalter, Président de la Confédération helvétique, s’est montré pour le moins évasif, voire implicitement critique. La Suisse remettrait-elle en question sa traditionnelle neutralité ?

    Hélène Richard-Favre, écrivain franco-suisse et bloggeuse de renom, a donné un éclairage détaillé à cette question dans . l'interview qui lui a été demandée par La Voix de la Russie.

    A lire ou à écouter, un fichier audio étant disponible. 

  • L'Europe dont les peuples ne veulent plus, par Hilaire de Crémiers*

    Le verdict populaire est sans appel. L’Europe qui était de moins en moins crédible, ne l’est plus du tout, mais tout sera fait pour maintenir le système et continuer dans la même voie. Quant à Hollande, il est devant une crise institutionnelle majeure.

     

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    François Hollande peut-il durer ? Tous les éléments sont contre lui...

     

    Le résultat des élections européennes était prévisible et depuis fort longtemps. Certains se croient obligés maintenant de s’en offusquer. Ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes. L’Europe s’est faite contre les peuples ; les peuples votent contre l’Europe : il fallait s’y attendre.

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  • Poutine, "déferlement anti-russe"... : Jusqu'où iront-ils ? Le dernier lien partagé par Hélène Richard-Favre sur notre page Facecbook...


    Hélène Richard-Favre a partagé un lien.
     
     
     
    Qui n'a entendu ou lu cette question à propos du président russe, Jusqu'où ira Vladimir Poutine?  Or à suivre l'actualité que délivre la...
  • Le roi d'Espagne abdique en faveur du prince des Asturies

    2007-Leon-Don-Juan-Carlos-y-Do_54358598936_53389389549_600_396.jpgAucune des royautés européennes n'est un modèle de ce que nous souhaitons pour la France. Tout simplement parce que, en France, tant qu'il y a eu des rois, ceux-ci ont régné et gouverné. Avec ou sans ministériat - pour reprendre l'expression de Louis XIV - et qu'ils aient délégué plus ou moins, tous ont exercé le pouvoir, à leur façon, mais d'une manière toujours effective.

    Rien de cela ne se passe dans les monarchies nordiques, ou espagnole : le roi - ou la reine - n'y exerce aucun pouvoir d'administration directe des choses et des gens; même si leur influence sur la vie de leur pays dépasse souvent le strict rôle institutionnel qui leur est attribué par les textes constitutionnels. Aucune de ces royautés n'a voulu ou pu préserver vraiment leurs peuples de la décomposition qui frappe toutes les sociétés dites occidentales. Et pourtant, toutes ces royautés ont en commun quelque chose de bon : le poste suprême y est occupé ("séquestré").

    Les Français auraient raison d'y réfléchir, au moment où de nombreux observateurs politiques de tout bord, en viennent à penser que l'élection présidentielle est la plaie des Institutions françaises ...

     

     

    Pour ceux qui l'ignorent, le titre de Prince des Asturies est réservé, en Espagne, au fils du roi, désigné pour la succession. Equivalent au terme de Dauphin, en France, ou de prince de Galles, en Grande-Bretagne, ce titre vient de la nuit des temps : en 711, l'Espagne fut envahie par les Maures -et non par les Arabes... - et la monarchie wisigothique, qui avait remplacé l'Empire romain, s'écroula sous la poussée des tribus berbères. Les restes de l'armée wisigothique, vaincue, se réfugièrent dans les montagnes cantabriques difficilement accessibles du nord du pays, de la Galice et des Asturies (à l'Ouest) au Pays basque (à l'est); cette vaste zone constitua le "rincon sagrado" (le recoin sacré) inviolé par les envahisseurs mahométans, d'où fut immédiatement lancée la Reconquête (Reconquista), avec la victoire chrétienne symbolique de Covadonga, dès 718. Une reconquête qui devait malgré tout durer près de huit siècles, pour ne s'achever qu'en... 1492, avec la prise de Grenade par les Rois catholiques.

  • Retour sur son passage à Barcelone : erreurs en série et ignorance crasse pour Manuel Valls

    Valls a Barcelone, sous le slogan : Canviem Europa, Aturem Rajoy. L'article 2 de la Constitution est supprimé ? 

     

    Qui  a parlé à Barcelone : l'homme privé ou le Premier ministre de la France ?

    Evidemment, le Premier ministre de la France.

    Rappelons-lui donc deux choses, avant de commencer à le reprendre sur son ignorance crasse de notre Histoire (dont il parle tant, alors qu'il perd à chaque fois une bonne occasion de se taire...) :

    1. Il est d'usage, pour les gouvernants, de ne pas parler des affaires intérieures de la France lorsqu'on est en déplacement à l'étranger. Pour qui se prend Super Manu : pour quelqu'un au-dessus des lois et usages couramment admis ?...

    2. "La langue de la République est le français", du moins c'est ce que stipule l'article 2 de la Constitution de la Vème République. Super Manu, jusqu'à preuve du contraire, est le Premier ministre de l'actuel gouvernement de cette Vème République : qu'il ait eu un mot en castillan et un autre en catalan, par courtoisie pour ses auditeurs, cela se conçoit : beaucoup de Présidents ou de ministres l'ont fait avant lui. Il a simplement un peu forcé la dose...  

    Bon, maintenant, passons à l'essentiel : l'ignorance crasse de celui qui nous représente.

    Il s'est dit fier de la République (vous savez, celle qui a mené le premier Génocide des Temps modernes, en Vendée, toujours sans reconnaissance ni repentance deux siècles après...). Et pourquoi ? Parce qu'un étranger peut y devenir Premier ministre, et s'appeler Manuel; et parce qu'une "Najat" peut y être ministre. Disons-le tout net : là, les bras nous en tombent ! C'est dans des cas pareils qu'il faut se répéter cent fois qu' il vaut mieux entendre ça que d'être sourd...

    Car, enfin, Giulio Mazzarini, Mazarin pour les intimes, c'était en quelle année, et sous quel régime ? Super Manu se moque du monde quand il veut nous faire croire que la République "accueille" l'étranger et lui confie des postes importants. Ou alors, comme nous l'écrivons en titre, il est nul, mais "nul de chez nul", en Histoire !

    La Royauté française a truffé nos mille ans d'Histoire avec elle d'étrangers placés à de très hauts postes : quel pays, aujourd'hui, quel régime, confie son armée à un allemand, comme le fit Louis XV avec le Maréchal Maurice de Saxe ? Quel pays, quel régime, a reçu chez lui - et a pensionné chez eux... - tant de savants et d'artistes étrangers comme l'ont fait nos rois : de Léonard de Vinci et la cohorte de la Renaissance (Andréa del Sarto, ancêtre de notre Maxime, Le Primatice...) jusqu'à Louis XIV, qui nomma Lully surintendant de la musique ?

    Le plus beau meuble du monde - si l'on s'en réfère au "travail" qu'il a nécessité - le bureau à cylindre de Louis XV, est l'oeuvre d'Oëben et Riesener, deux artistes nés respectivement près de Münster et à Aix-la-Chapelle. La Machine de Marly, qui devait alimenter en eau les fontaines de Versailles, est l'oeuvre du Wallon Rennequin Sualem. Le vérité est qu'un très long article ne suffirait pas à énumérer les personnes de qualité étrangères accueillies et placées à de très hauts postes par la Royauté française... n'en déplaise à Super Manu, qui se croit le premier étranger haut placé en France.

    Mais le plus lourd, pour lui, est à venir. Il demande dans quel pays et dans quel régime une "Najat" peut être ministre ? Mais en France, pardi, et sous la Royauté ! Ministre, la belle affaire ! C'est un bien piètre lot de consolation, un cadeau-bonux en plastique : la Royaute a donné à six femmes tout le pouvoir, oui, vous lisez bien : la totalité des pouvoirs, et pas simplement un petit poste de porte-parole ou, après, de minsitre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. Ce fut à l'occasion des Régences, la première étant celle de Blanche de Castille, donc presque sept cents ans avant l'instauration de la calamiteuse République idéologique, qui n'est jamais allée aussi loin ! Et, attention, sur ces six femmes, quatre étaient étrangères ! Donc, question promotion de la femme, féminisme, non sexisme ou non discrimination, ou quelle que soit la façon dont les nuls qui nous gouvernent veulent l'appeler, c'est la Royauté qui est le régime moderne et novateur, plusieurs siècles avant notre pitoyable république idéologique... et son actuel premier ministre qui vient faire la leçon !

    Allez, un petit récapitualtif, genre L'Histoire pour les nuls :

    1. Blanche de Castille, régente (deux fois) pour Louis IX : d'abord, durant sa minorité, puis lorsque le roi partit pour la Terre sainte. C'est d'ailleurs la mort de sa mère qui força le roi à rentrer en France ! Qui dit mieux ? Deux fois la totalité des pouvoirs à une espagnole : battu, Manu, archi-battu...

    2. Anne de Beaujeu, régente pour Charles VIII;

    3. Louise de Savoie, régente pour François 1er;

    4. Catherine de Médicis, (une italienne !) régente pour Charles IX;

    5. Marie de Médicis, (encore une italienne !) régente pour Louis XIII;

    6. Anne d'Autriche, une austro-espagnole, régente pour Louis XIV...

    La vérité, puisqu'on est en période de Mundial, c'est que, si la politique était un match de foot, l'équipe royale écraserait l'équipe républicaine par six à zéro, ou quatre à zéro, selon que l'on compte le pouvoir donné à des femmes (6 à 0) ou à des femmes étrangères (4 à 0)...

    Oui, décidemment, Valls a encore beaucoup, mais vraiment beaucoup à apprendre : et, vraiment, ce n'est pas Super Manu, le surnom qui lui convient, mais Super Ma-nul ! 

  • On vote pour les Européennes dimanche : le "bien vu" de Guillaume Roquette...

    GUILLAUME ROQUETTE.jpg"...en refusant toute "dimension verticale" (l'expression est de Jean-Paul II), en s'ouvrant à tous les vents, en oubliant ses racines, l'Europe s'est condamnée à avoir une identité aussi floue que celle de la femme à barbe qu'elle vient d'élire comme chanteur de l'année".  (Le Figaro magazine, 16 mai 2014, Editorial)

  • BRILLANTE REUNION D'ACTION FRANCAISE, JEUDI DERNIER, A MARSEILLE A PROPOS DE LA CRISE UKRAINIENNE, CRISE EUROPEENNE : RETOUR EN IMAGES ...

    Pour la Fédération Royaliste Provençale, qui a organisé cette conférence-débat, il s'agissait de traiter d'un sujet d'une évidente actualité, mais, surtout, d'une importance extrême pour la France et pour l'Europe toute entière, puisque pour la première fois depuis la fin du dernier conflit mondial, du moins avec une telle gravité, la crise ukrainienne remet sérieusement en question les frontières et l'équilibre européens.

    L'analyse de lafautearousseau, notre position sur les évènements d'Ukraine, a d'ailleurs été plusieurs exposée dans les chroniques du lundi, de Louis-Joseph Delanglade. Tambours de guerre, au coeur du continent ? Interventionnisme américain et les risques auxquels il nous expose ? Place de la France et de l'Union Européenne, dans ce conflit qui oppose Kiev et Moscou ? Autant de questions auxquelles il s'agissait de tenter de répondre.

    La Fédération Royaliste Provençale avait invité à en débattre des personnalités connaissant bien le monde russe et le contexte géopolitique mondial. Et tout spécialement le prince Sixte Henri de Bourbon Parme, fin connaisseur aussi bien de l'histoire de l'Europe que de la Russie moderne. Une vidéo de cette conférence-débat particulièrement intéressante sera prochainement à votre disposition.

    En attendant, voici quelques images significatives de la soirée*.

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     Vue partielle de la salle

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  • Ukraine : une analyse de Bernard Guetta avec la quelle nous sommes (presque) d'accord

     

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    L'affaire Ukrainienne a passionné nos visiteurs et conduit nos lecteurs les plus attentifs à se manifester. Les notes que nous avons mises en ligne sur cette importante question ont en effet suscité des commentaires exceptionnellement nombreux, parfois passionnés et presque toujours substantiels.

    C'est qu'elle trouble des situations que l’on croyait figées pour toujours et qu’elle révèle l’exaspération de clivages pour le moins préoccupants : pour la première fois depuis la fin de la Guerre Froide, la paix s'est trouvée sérieusement menacée, entre grandes puissances, au cœur même de l'Europe (avec bruits de bottes et mouvements de troupes), cœur de l’Europe où, désormais, les frontières réputées intangibles se remettent à bouger ; l’impérium américain y a manifesté sa prétention à régenter, y compris par la force, l’ensemble des régions du monde ; ainsi se durcit gravement l’opposition entre la vision multipolaire de la Russie et celle, unipolaire des Etats-Unis ; enfin, ce qui est apparu, dans cette crise, plus évident que jamais, c’est le « non-rôle » des Européens alors qu’il s’agissait d’une affaire touchant essentiellement à leur continent.

    C’est ce dont traite cette chronique géopolitique de Bernard Guetta, (France Inter, avant-hier matin) avec lequel – nous l’avons déjà dit – nous sommes rarement d’accord mais dont, cette fois-ci, au moins dans sa première partie, nous approuvons (presque) entièrement l’analyse, en grande part lucide et réaliste. En tout cas, assez intéressante pour que nous vous recommandions de l’écouter.