Bien commencé, "Le bazar de la Charité", une série qui s'enlise. Ou : commencé en fanfare, le bazar devient... bavard !
Pourtant, elle avait bien commencé, cette série : la scène quasi initiale de l'incendie nous ramenait - toutes proportions gardées - à des ambiances comme celle du naufrage du Titanic (de Cameron) ou à la bataille initiale de Gladiator (avec l'inoubliable Russel Crow...)
Pourtant, elle aurait pu bien continuer, cette série : en "exploitant" les possibilités qu'offrait ce personnage magnifique de la duchesse d'Alençon, qui fit preuve là d'un héroïsme et d'une abnégation, qui la menèrent à se sacrifier pour sauver les autres, tant d'autres ("Je sortirai la dernière..." devait-elle dire, poussant son sens du devoir jusqu'au sacrifice de sa vie).
Oui, mais voilà : les producteurs ont choisi de montrer en quoi la tragédie avait bouleversé le destin de trois femmes; pourquoi pas ? sauf que cette option se révèle être d'une désolante banalité, embrouillée à l'extrême, et finalement ennuyeuse à souhait...
En somme, ils ont lâché la proie pour l'ombre : au lieu de parler d'une héroïne véritable, et du sens du devoir, de l'honneur, du sacrifice suprême, ils ont préféré parler de choses simplement humaines, trop humaines...
Du trivial, en somme, au lieu de l'héroïque.
Dommage !




