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  • HOMMAGE À L'IMMENSE PAPE BENOÎT XVI, QUI VIENT D'ENTRER DANS LA VIE...

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    Il fut l'ami, le bras droit et le continuateur de cet autre immense Pape que fut Saint Jean-Paul II, tombeur du communisme et beau défenseur de la Foi, autant qu'il lui fut possible...

    En guise d'hommage respectueux au Pape Benoît, lafautearousseau redonne, simplement, les deux Grands Textes  de notre série qui lui sont consacrés :

    GRANDS TEXTES (13) : Discours du pape Benoît XVI au collège des Bernardins.

    GRANDS TEXTES (5) : Benoît le Romain, d'Hilaire de Crémiers

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  • Dans le monde et dans notre Pays légal en folie : revue de presse de lafautearousseau...

     

    Début de fronde contre la malfaisante et mortifère techno-bureaucratie "bruxelloise" ? Il faut le souhaiter...

    (dans Boulevard Voltaire, l'article de Stéphane Buffetaut) :

    "Dans un récent entretien à La Stampa, le Premier ministre polonais a affirmé que l’Italie et la Pologne en avaient "marre des diktats de la bureaucratie européenne" et voulaient "une vraie démocratie européenne"..."

    https://www.bvoltaire.fr/tribune-la-pologne-et-litalie-veulent-remettre-la-bureaucratie-europeenne-a-sa-place-une-necessite/

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (57)

     

    (retrouvez l'intégralité des textes et documents de cette visite, sous sa forme de feuilleton ou bien sous sa forme d'Album)

     

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    Aujourd'hui : Le "jardin", le "bâtiment carré" et l'enfant (III)

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    Le rachat (I) : plantation de dix-huit cyprès...

    "Quelques saisons après ce crime, quand de médiocres labours eurent occupé toute la place du jardin de notre grand'mère, je fis planter en sens inverse (où et comme je pus), du nord au sud le nombre double de celui des cyprès sacrifiés : dix-huit.
    Un seul est mort depuis.
    Le reste me murmure les versets et les répons de l'expiation méritée.
    Au surplus, leur croissance ne m'apporta qu'un faible repos d'esprit.
    Je caressai longtemps le têve de dédier d'autres satisfactions aux ombres des premiers martyrs, mais la vie à Paris et mes rares retours ne le permirent pas..."


    Illustration : un autre cyprès ("de Florence") du Jardin, vu en se plaçant de dos au précédent...

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  • Éphéméride du 31 décembre

    1578 : Henri III fonde l'Ordre du Saint Esprit (ici, Collier, époque Restauration)

     

     

     

    406 : Les tribus barbares franchissent le Rhin 

     

    La tradition rapporte que cela s'est passé dans la région de Mayence, durant la nuit du 31 décembre : cette année-là, en effet, un hiver exceptionnellement rigoureux a gelé le fleuve durablement et en profondeur.

    Mais il a certainement fallu, en fait, beaucoup plus d'une nuit...

    Et, en réalité, cette grande poussée des peuples barbares n'est qu'une conséquence : au fin fond de l'Asie, les Huns ont entamé leur migration vers l'ouest, et chassent les Vandales et les Sarmates, qui à leur tour chassent les Goths (Wisigoths et Ostrogoths) et ainsi de suite, par effet de domino...

    Le limes rhénan (ci dessous, reconstitution dans la région de Mayence) ne peut plus suffire à contenir la poussée : ce sont les Grandes Invasions... 

    https://whc.unesco.org/fr/list/430/

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    Une partie du Limes, tel qu'il devait se présenter, reconstituée dans la région de Mayence...

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  • Dans le monde et dans notre Pays légal en folie : revue de presse de lafautearousseau...

     

    La Grande Mosquée de Paris annonce porter plainte contre Michel Houellebecq après des "propos très graves qu’il a tenus au sujet des musulmans de France" : elle fait référence à une conversation publiée dans la revue "Front populaire", dans laquelle Michel Houellebecq estime que "le souhait de la population française de souche" est "que les musulmans cessent de les voler et de les agresser".

    En somme, la grande mosquée de Paris dépose plainte contre Michel Houellebecq, qui a le tort de dire la vérité... La question est donc : Y-a-t-il encore de la liberté de pensée et de parole pour les écrivains et les philosophes chez nous ? Ou bien les décrets d'application de la Charia vont-ils paraître incessamment sous peu au Journal Officiel de la (soi-disant) République (soi-disant) française ?


    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/12/28/la-grande-mosquee-de-paris-annonce-porter-plainte-contre-michel-houellebecq_6155932_3224.html

     

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    SOUMISSION ?

     

    À L'ISLAM, À SA CHARIA

    ?

     

    NON ! JAMAIS !

     

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  • À propos de cette Grande mosquée de Paris, qui veut "porter plainte" contre Houellebecq et Onfray...

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    Rien à rajouter, rien à retrancher dans ce court billet que nous avoins publié ici-même le 7 avril 2017 :

    Mieux vaudrait créer un jardin public à la place de la Grande Mosquée de Paris, si on devait la céder à l'Algérie !

  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (56)

     

    (retrouvez l'intégralité des textes et documents de cette visite, sous sa forme de feuilleton ou bien sous sa forme d'Album)

     

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    Aujourd'hui : Le "jardin", le "bâtiment carré" et l'enfant (II)

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    Maurras commet un sacrilège...

    "...Aux premières vacances, celles de 1882, on s'était tant bien que mal installé en procédant à quelques accomodations très rudimentaires. "Réformer pour conserver...", c'était déjà le bon programme. Or, parallèle à la maison, perpendicualire à l'allée centrale, il existait, comme un petit jardin dans le grand, complètement effacé du sol aujourd'hui : quelques pauvres carrés d'iris, d'oeillets et de roses, abondamment tendus de toiles d'araignées, bornés par des demi-lunes de pierre grise et - écoutez-moi bien ! - complantés de puissants cyprès, de neuf grands cyprès plus que beaux qui passaient pour avoir deux siècles. On disait au juste : cent quatre-vingt-dix ans. Notre malchance voulut qu'un nouveau fermier vint d'entrer en charge, excellent homme, mais maniaque : il détestait nos cyprès parce que leurs racines énormes lui mangeaient de la bonne terre arable et, disait-il, empiétaient sur le verger, sur le fruitier. Ses premières réclamations furent mal reçues, il les répéta, il osa parler d'abattre nos arbres...
    - Les plus anciens ! les plus grands ! les plus beaux ! c'était un péché !
    Ma mère et mon frère en étaient indignés. Quel mauvais démon me fit prendre le contre-pied ? Je plaidai pour l'ennemi des arbres et sur un ton de fausse raison, si persuasif que peu à peu j'obtins le plus triste et le plus honteux des succès. On peut trouver comme un écho de ma faute flagrante et de mon repentir gêné dans un petit poème de ma Musique intérieure qui a pour titre "Les témoins" :


    "Le sort et ses coups, la Vie et ses songes / Ne sont pas obscurs, / Disent les cyprès que la lune allonge au ras de ton mur. / Devant la maison que trois siècles dorent, / Fuseaux ténébreux, / Nous recommençons le rêve d'enclore / Votre jardin creux... / Tu dis que la loi les a fait renaître ? / Mais je vois encor quel rustre acharné qui te dit son maître / Nous porta la mort."



    Si la jeunesse est folle, l'adolescence l'est bien plus. Dans ses dix ans, mon jeune frère était bien plus sage que moi...
    Plus donc j'y réfléchis en y appliquant toutes les ressources de la mémoire et de l'expérience, et plus il me semble certain que je ne pris parti contre nos beaux cyprès qu'en raison de leur charme mystérieux et de cette beauté contre laquelle je voulais me mettre en garde, au nom de quelque chose de meilleur encore, pour y faire un sacrifice dont la peine me semblait avoir aussi sa beauté. Tout est dit contre l'erreur de cette Antiphysie stoïcienne. Il me fut dur et long de m'affranchir de ce préjugé de raison appauvrie ou dénaturée. Alors que le paysan avait réagi en fonction de ce qu'il croyait son intérêt, moi, nouveau philosophe scythe, je m'étais plu au conformisme de cette barbarie.
    Elle eut donc le dessus et les cyprès furent abattus. Je vois encore saigner entre leurs ramures d'un vert bronzé la chair rose de leurs aubiers... Le dernier tronc à peine couché au sol, tout aussitôt, sans intervalle, j'eus la claire conscience de la faute, et le deuil du malheur, et le désir de réparer l'irréparable ou de le compenser..."



    Illustration : l'un des nombreux cyprès plantés par Maurras pour "racheter" sa faute (ici, au-dessus du Mur des Fastes)...

     

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  • Éphéméride du 30 décembre

    1671 : aux origines de l'Institut...

     

     

     

    987 : Hugues Capet fait sacrer son fils Robert  

     

    Les six premiers Capétiens directs procéderont ainsi : après Hugues, Robert II le Pieux, Henri 1er, Philippe 1er, Louis VI et Louis VII feront sacrer leur fils de leur vivant.

    Philippe Auguste, septième roi de la dynastie sera le dernier sacré du vivant de son père, Louis VII : à sa mort, le trône était suffisamment solide pour qu'il se dispensât de cette précaution.

    Et, en effet, son fils Louis VIII lui succédera sans qu'aucune contestation ne s'élève. 

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  • Au Cinéma :  Les Huit montagnes, par Guilhem de Tarlé

    1A.jpgArts & Ciné : Les Huit montagnes,  un film de Charlotte Vandermeersch et Felix van Groeningen, avec Luca Marinelli (Pietro) et Alessandro Borghi (Bruno)
    adapté du roman éponyme de Paolo Cognetti (2016).

    "Ils quittent un à un le pays
    Pour s'en aller gagner leur vie
    Loin de la terre où ils sont nés".

     

    En 1984, ils ne sont plus que 14 dans le village de Grana au Val d'Aoste, y compris Pietro et sa maman en période d'été.

     

    guilhem de tarlé.jpg"Pourtant que la montagne est belle" !


    Et c'est vrai que la montagne est belle, et les photos de ce trop long métrage (2h1/2) magnifiques… c'est le seul intérêt, insuffisant pour moi, de cette histoire d'amitié. 
    Mon épouse a sans doute raison, je n'ai aucune empathie.

    "Parce que c'était lui, parce que c'était moi"... très peu pour moi.

  • Dans le monde et dans notre Pays légal en folie : revue de presse de lafautearousseau...

     

    Entièrement d'accord, évidemment, avec Pierre Gentillet :

    "...Le peuple français n’est pas un cocktail migratoire qu’on modifie au gré des besoins du marché. C’est une réalité historique, culturelle et organique, majoritairement hostile au projet d’immigration économique de Macron. Augmentez les salaires au lieu de faire venir des immigrés !..."

    (extrait vidéo 1'41)

    https://twitter.com/Pierre_GTIL/status/1607790169981157377?s=20&t=n63pYc8Jef2T1n5-lE9n0g

     

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  • Dans notre Éphéméride de ce jour : Quand l'Église "légale" a fait le jeu de la Révolution et de la Nouvelle Religion républicaine...

    1926 : Premières sanctions vaticanes contre l'Action française, décrétées par Pie XI

     

    • "Premières" car elles seront aggravées le 8 mars suivant : le 29 décembre 1926, c'est "seulement" - si l'on peut dire... - l'ensemble des ouvrages de Maurras ainsi que le quotidien L'Action française qui sont mis à l'Index par décret du Saint-Office; le 8 mars 1927, les adhérents de l'Action française seront carrément interdits de sacrements...

    • "Sanctions" et non "Condamnation", car ni l'Action française, ni Maurras, ni le Royalisme n'ont jamais été "condamnés" par l'Église catholique.
    Lorsque l'Église catholique "condamne" un mouvement, une doctrine, une théorie, une personne... il s'agit d'un acte définitif et irrévocable, absolument irréversible, sur lequel aucun Pape ne pourra jamais revenir, jusqu'à la fin des Temps.
    Ainsi, le pape Pie XI a "condamné" le nazisme le 14 mars 1937, par la Lettre Encyclique "Mit brenender sorge", et le communisme (mot usuellement employé pour définir le "marxisme-léninisme"), le 19 mars 1937, par la Lettre Encyclique "Divini redemptoris". Aucun Pape n'est revenu sur ces "condamnations", et aucun Pape n'y reviendra jamais : jusqu'à la fin des temps, il est impossible à quiconque se dit chrétien d'adhérer aux théories nazies et marxistes, ou alors il s'exclut par là-même, et de lui-même, de l'Église catholique.
    Rien de tel ne s'est passé pour l'Action française en 1926 : aucune Lettre Encyclique n'est venue "condamner" le Royalisme, ni Maurras, ni l'Action française.
    Il y a donc "seulement" eu des "sanctions" pontificales, le 29 décembre 1926, les ouvrages de Charles Maurras ainsi que le quotidien "L'Action française" ont "simplement" été "mis à l'Index", c'est-à-dire interdits de lecture pour les catholiques. Et, un peu plus de deux mois plus tard, le 8 mars 1927, ces "sanctions" furent aggravées : les catholiques qui restaient fidèles au mouvement royaliste se voyaient privés de tout sacrement, y compris au moment de leur mort...

     

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  • Sabotage de Nord Stream  : la révolte de l’Allemagne contre l’Amérique, par Marc Rousset

    MARC ROUSSET.jpgC'est une réflexion en deux parties, si l'on peut dire, que nous envoie, cette fois-ci, notre ami Marc Rousset :

    d'abord, sa propre analyse, que vous allez lire en premier;

    et, ensuite, un entretien d'Oscar Lafontaine, traduit en français, paru à la fin du mois de novembre dernier...

    Voici donc, pour commencer, l'article de Marc Rousset...

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  • Notre feuilleton : Une visite chez Charles Maurras (55)

     

    (retrouvez l'intégralité des textes et documents de cette visite, sous sa forme de feuilleton ou bien sous sa forme d'Album)

     

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    Aujourd'hui : Le "jardin", le "bâtiment carré" et l'enfant (I)

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    Pas vraiment très "jolie", cette vieille carte postale a cependant le mérite - et l'intérêt - de montrer ce qu'a été, à un certain moment, ce "jardin" et ce "bâtiment carré", à l'époque, bien lointaine maintenant, ou des paysans en cultivaient une partie; ce que nous voyons là doit donc correspondre, au moins en partie, et en gros, à ce que devait probablement voir le petit Charles, lorsqu'on l'emmenait "au jardin", les jeudis et les dimanches...

    C'est dans un "drôle" de petit livre que l'on apprend quand, comment et pourquoi est né l'amour immense de Maurras pour "sa" maison de Martigues...
    "Sans la muraille des cyprès" est le titre de ce qui, à proprement parler, n'est d'ailleurs pas un livre, mais une sorte de fourre-tout assez invraisemblable, dans lequel Mademoiselle Gibert, secrétaire de Maurras, a réuni, en 1941, plusieurs textes différents, certains n'ayant aucun rapport entre eux.
    Le titre lui-même n'en est pas un, puisqu'il ne s'agit que des premiers mots du premier de ces textes, jetés là "en vrac", pourrait-on dire, ce qui n'avait, d'ailleurs, pas été du goût de Maurras...
    Pourtant, si on laisse là ces considérations, la Préface de "Sans la muraille des cyprès" va nous apporter une foule de renseignements de première main, puisqu'ils sont fournis par Maurras lui-même : les uns carrément drôles, d'autres touchants, certains surprenants : on va suivre l'évolution des goûts et des désirs, dans la tête d'un enfant; puis, l'enfant ayant grandi, l'évolution de ses choix, décisions et réalisations : ce "non livre" improbable apporte ainsi, comme le diable, sa pierre à l'édifice; il n'est donc pas, bien que fort surprenant, inutile, loin de là...

    Commençons donc par le commencement, et signalons de nouveau que les Maurras viennent, non pas de Martigues, mais de Roquevaire, Auriol, La Ciotat, c'est-à-dire, en fait, à l'époque, de grosses bourgades - ou de petites villes, comme on voudra... - à l'est de Marseille, et même du pays gavot (c'est-à-dire des Alpes) du "piton des Maurras", rocher du lieu-dit "Les Maurras", non loin de Manosque, à Saint-Julien-le-Montagnier...
    Si Maurras a abouti à Martigues, c'est parce que son père, fonctionnaire, y a été muté, et qu'il y a fait la connaissance de Marie Pélagie Garnier, née le 27 avril 1836, décédée en 1922, à l'âge de 86 ans, fille de Pierre Étienne Garnier, maire de Martigues et Marie Antoinette Joséphine Boyer.
    C'est par elle que les Maurras, de Roquevaire, se sont établis à Martigues...

    Marie-Pélagie - la mère de Maurras - avait deux soeurs : Valérie et Mathilde. Et la famille Garnier possédait à Martigues une "maison", dans le quartier de l'Île (celle où est né Maurras), une "campagne", c'est-à-dire, en fait un terrain planté de vignes et d'oliviers; et un "jardin", l'actuelle "maison de Maurras" et son jardin.
    Maurras explique, peu après le début du texte, qu'il a commis un sacrilège, dont il se repentira toute sa vie, en faisant abattre plusieurs magnifiques cyprès dans "le jardin" ("...j'ai débuté dans ma longue carrière en offensant ces maîtres sacrés..."); et comment il se rachètera ensuite, par une sorte de frénésie de plantation de cyprès...
    Mais, revenons-en au début de "l'affaire", et voyons comment "cette offense mortelle succédait, il est vrai, au plus bel exploit de mon adolescence..."

    "Je n'avais pas mes quatorze ans" écrit Maurras; il y a donc huit ans qu'il a connu sa première tragédie, la mort de son père adoré, alors qu'il n'avait que six ans. Il sera frappé bientôt par la deuxième tragédie que fut la survenue de sa forte déficience auditive, en 1882 : il aura alors ces fameux "quatorze ans" qu'il n'a pas encore quand il commence son récit...
    "Je n'avais pas mes quatorze ans. On procédait à un partage de famille qui avait tardé. Selon l'usage établi chez nos bons bourgeois de Provence, notre grand-mère avait légué à ses enfants une maison de ville, une "campagne" et un jardin. La soeur aînée de notre mère annonçait son intention de se réserver la maison. Sa cadette voulait prendre le champ de vignes, d'olives et de blé. "Prends le jardin, maman ! disais-je, prends le jardin." Elle hésitait. Cette petite propriété, deux hectares et demi de fleurs, de fruits et de légumes, était moins de rapport que d'agrément; elle avait ceci d'onéreux qu'il fallait dédommager d'autres héritiers. Mais je voulais le jardin, et le voulais bien. Jadis, quand nous étions plus jeunes, avant d'aller à Aix pour nos études secondaires, on nous conduisait au "jardin", pour le moins tous les jeudis et les dimanches, et nous en revenions armés de ces grands roseaux verts qu'on appelle chez nous des cannes, et qui tournaient, comme nos têtes, à tous les vents. Puis j'aimais au jardin, le jardinier, la jardinière qui me faisaient boire le lait de leurs brebis et manger "le pain de maison" qu'ils pétrissaient eux-mêmes. Et j'aimais plus que tout le pavillon carré assis au-dessus des parterres, et qui m'avait ri de tout temps par l'or de sa façade, la broderie de ses fenêtres et les denticules de sa corniche : n'avait-il pas été bâti au XVIIIème siècle, avec le reste des pierres de l'église de l'Île ? La tradition le disait, c'était un nouveau lien de cette vieille pierre à moi..."

    On sait maintenant, et de source sûre, comment "sa" maison et "son" jardin sont venus à Maurras : entre la maison de ville et la campagne, c'est "le jardin" que ce petit garçon voulait : trop tôt orphelin de père, il y passait au moins des jours heureux; voilà pourquoi, comme il le dit, "il le voulait et le voulait bien"...
    Ce que nous connaissons tous, aujourd'hui, comme "la maison du Chemin de Paradis" ou "le jardin de Charles Maurras", c'était, pour un petit orphelin de moins de quatorze ans un "jardin" et un "bâtiment carré", hâvres de paix et d'amusements, de joies simples, de jeux et de bonheur...

    La chose fut d'ailleurs heureuse : "Le voeu de notre mère allait d'accord. Seulement mon désir s'exprimait tout haut avec une force d'insistance qui finirent par l'emporter. On paya ce qu'il fallut, le jardin fut à nous, et bien nous en prit.
    Lorsque, ses soixante ans sonnés, un peu meurtrie par dix années de Paris brumeux, notre mère eut vu partir son second fils pour les colonies (1) et, me laissant dans la grand'ville, revint seule en Provence, cette maison rustique, ce jardin sec et chaud, cette terrasse ensoleillée et embaumée que purifient le vents qui passent, lui auront dispensé une trentaine d'années tranquilles. Nous l'aurons gardée jusqu'au bout saine, lucide, gaie, en pleine possession de ses facultés, enfin digne d'elle et de son pays. Les "prends le jardin, maman !" n'auront pas fait conclure une mauvaise affaire, ni donné un mauvais conseil. J'en triomphai, mais ce triomphe fut suivi d'une lourde chute..."

    (1) : Maurras eut deux frères : l'un, François, qui ne vêcut quasiment pas, et, en 1872 (donc, de quatre ans son cadet) Joseph, qui partit à Saïgon, où il mourut en 1924.
    Joseph eut trois filles de son premier mariage (Hélène, Jeanne et Berthe) et un fils, Jacques, de son second : c'est ce fils, Jacques, adopté par Charles Maurras (avec Hélène et Jeanne) à la mort de son frère, qui fit don de la maison de Maurras à la Ville de Martigues, conformément au vœu de son oncle et père adoptif, en 1997...

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  • Éphéméride du 29 décembre

    1926 : Premières sanctions vaticanes contre l'Action Française

     

     

     

    1743 : Mort de Hyacinthe Rigaud 

     

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    Autoportrait au manteau bleu, Musée de Montfort l'Amaury 

    • http://www.rivagedeboheme.fr/pages/arts/peinture-17e-siecle/hyacinthe-rigaud.html 

     

    • http://hyacinthe-rigaud.over-blog.com/

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  • Dans le monde et dans notre Pays légal en folie : revue de presse de lafautearousseau...

     

     Il sera en salles le 25 janvier prochain : le premier film du Puy du Fou est une réussite.

    Pari risqué, car il traite d’une période particulièrement sensible de l’Histoire de France : la Révolution, et a fortiori, les guerres de Vendée. Un habile retour aux films historiques français :

    https://www.omertamedia.fr/article/vaincre-ou-mourir-contre-revolutionnaire-213/

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    Pour vous aiuder, peuy-être, à vous y préparer : notre Album (132 photos)

     Totalitarisme ou Résistance ? Vendée, "Guerre de Géants"...

     

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