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ben ali

  • Tunisie : fin des illusions, par Champsaur

    tunisie,ben ali,chokri belaidL’assassinat de l’avocat Chokri Belaid, deux ans quasiment jour pour jour après les révoltes contre Ben Ali, son clan et son système, incite à relire comment ces évènements ont été perçus et rapportés (sottement baptisés révolution du jasmin … ?). Nous n’avons pas été la majorité à être réservés, voire soupçonneux, voire à ne pas croire une seconde qu’un parti se réclamant ouvertement de l’islam allait préserver l’embryon de sécularisation péniblement greffée depuis Habib Bourguiba.

    Il est édifiant de relire les retours romancés, les spéculations purement intellectuelles, les rêveries autour de la laïcité (on tremble quand on sait que personne ne sait définir le mot en français), repris en chœur selon le mode d’une réaction chimique qui diverge.

    Deux années sont un intervalle calendaire très court à l’échelle d’évènements géopolitiques. Ce qui montre que le ferment est bien présent, et ne demande pas beaucoup de temps pour s’échauffer. L’islam a pris très rapidement le contrôle du pays, et c’est un exercice futile de chercher des indices contraires. Nos intellectuels germanopratins durent se rendre à l’évidence : le Monde du 24 Octobre 2012, « La transition politique est en panne ».

    Arrêtons-nous à ce qu’écrivait Chokri Belaid peu de temps avant son assassinat: « Quand on les laisse prêcher la violence dans les mosquées et les universités de Tunis… s’adonner à la violence… s’accaparer les prières du Vendredi… prononcer leurs discours incendiaires pour inciter à la zizanie, aux assassinats, aux blasphèmes, à la discorde entre nous, et à la négation de notre identité tunisienne … on oublie qu’ils ne savent rien de la Tunisie ! … Cela nous mène à offrir une légitimité à l’entité sioniste en tant qu’État juif. L’État n’est plus que religieux ! Nous ne pouvons plus parler ni de patrie, ni d’union ! Nous ne sommes plus affiliés ni à la patrie, ni à la citoyenneté, ni à l’équité ! Nous ne sommes plus fidèles à nos pays ! Nous ne pouvons plus penser « Al dine lil’Lah wal watan lil’jamih » [La religion pour Dieu et la patrie pour tous] ! Observez où tout cela nous a déjà menés aujourd’hui. Observez notre jeunesse délibérément égarée ; le responsable de cet égarement étant « un gouvernement mêlé à certaines transactions », transactions qui sont la cause de la transformation des maisons de Dieu en lieux d’endoctrinement. Et, c’est notre peuple qui en paie les frais aujourd’hui ! De jeunes adolescents, sans éducation, sans savoir, et sans expérience. Il a suffi d’une « fatwa » lancée par un individu installé sous un « climatiseur » en Orient, en Arabie saoudite, ou au Qatar, capitale de la normalisation avec l’entité sioniste, pour que nos enfants, la chair de notre chair, aient à en payer les frais !»

    Nous n’en sommes pas les auteurs. Et la Tunisie n’est pas loin de la France … Nous ne pouvons que revenir aussi aux propos de Mezri HADDAD, archives sur le site de lafautearousseau

  • Un "Parvis Jean-Paul II" à Levallois-Perret...

            Nous en parlions récemment ( BOUAZIZI JEAN PAUL II.pdf ): le Conseil municipal de la ville de Paris vient de décider à l'unanimité de donner à l'une de ses rues le nom du jeune Tunisien qui s'est suicidé contre Ben Ali, mais attend toujours pour trouver une place à la belle statue de Jean-Paul II.

             Jean-Paul II dont le nom, du reste, n'a été donné à aucune artère de la capitale, alors qu'il se trouve réellement mêlé à notre Histoire de France récente, et à l'Histoire de la Ville de Paris : il doit se contenter, pour l'instant, d'un hommage à minima, son nom ayant été donné - c'était bien, et la moindre des choses, et le plus "facile"... - au Parvis de Notre-Dame de Paris ! Passons...

            La ville de Levallois-Perret, elle, n'a pas de ces scrupules, tergiversations ou pusillanimités : elle vient d'inaugurer - c'était le 30 mai... - un Parvis Jean-Paul II, situé devant l'église Saint-Justin. La mairie a fait savoir que c'était par "un vote transcendant les clivages politiques" que la décision avait été prise, afin de rendre hommage à "...l'homme d'Etat visionnaire" qui a "lutté contre tous les totalitarismes"....

    jean paul ii,levallois perret?ben ali

    Pour l'instant, à Paris même, "intra-muros", c'est "service minimum !...

  • A propos de ce qu'a dit François Fillon, sur les nouveaux immigrants tunisiens.....

            François Fillon a estimé, le jeudi 12 mai, sur TF1, qu'il n'y avait "plus aucune raison d'accorder l'asile politique à des Tunisiens", au moment où "la démocratie" était "en train de s'installer" dans leur pays d'origine.

            "La situation de la Tunisie est très particulière: pendant des années, la Tunisie était une dictature et il y avait des hommes et des femmes qui s'en échappaient", a-t-il rappelé. "Nous accordions l'asile politique aux opposants de Ben Ali, qui était un dictateur....Aujourd'hui, il y a eu une révolution en Tunisie, les choses ont changé, il y a une démocratie en train de s'installer, il n'y a plus aucune raison d'accorder l'asile politique à des Tunisiens".

            On laissera le Premier ministre à ses illusions sur "la démocratie" (1) qui est en train de s'installer, selon lui, en Tunisie (et ailleurs, dans le monde arabo-musulman...) : nous avons suffisamment dit, ici même ce que nous pensions de ces rêveries à la BHL, et combien il était naïf - et dangereux... - de s'imaginer qu'un quelconque "printemps arabe" allait déboucher sur la démocratie, et de régler notre politique étrangère sur ces billevesées.... 

            C'est la suite de la déclaration du Premier ministre qui nous intéressera ici :

            "Par ailleurs, la Tunisie a besoin de ses enfants pour se construire et ce que nous voulons aujourd'hui, c'est que les Tunisiens entrés illégalement sur le territoire européen retournent en Tunisie".

            On ne peut, sur ce point, qu'approuver François Fillon. En faisant juste remarquer, toutefois, que, n’en déplaise aux néo-colonialistes, ce n’est pas seulement à la Tunisie, c’est à toute l’Afrique qu’il faut rendre ses enfants, car c'est bien toute l'Afrique qui a besoin de tous ses enfants, "pour se construire"…..

    (1) : ce matin, sur France info, un journaliste - impayable !... - a relaté les manifs en Espagne, sur la Puerta del Sol, à Madrid. Il a déclaré que là aussi, les jeunes manifestaient pour demander la démocratie : sic, re-sic et re-re-sic !!!!! De Damas à Madrid, en passant par Le Caire, Tripoli ou Tunis, le même mot creux, abstrait et, bien sûr, jamais défini, employé indistinctement pour parler de tant de situations aussi différentes ! Ce n'est évidemment plus de l'analyse politique, ni même de l'information, mais de l'incantation pure, du manque de sérieux. Oh, grand n'importe-quoi, quand tu nous tiens !....

  • Tunisie : le seul « problème » qui doit nous importer, en réalité, après la chute de Ben Ali…

            ….ce n’est certes pas une discussion sans fin et oiseuse sur les qualités et défauts de l’ex régime et de l’ex homme fort : cela ne concerne que les Tunisiens, et on laissera pérorer sans fin les donneurs de leçons impénitents, qui se mêlent des affaires internes du monde entier, décernant bons et mauvais points, et donnat des leçons de « morale » ( !) alors qu’ils sont les héritiers d’un Système né dans et par la Terreur, et coupable - d’une façon imprescriptible - d’un génocide toujours nié deux siècles après…..

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    Paris, 15 janvier, 14 heures. Sans sombrer dans la psychose, c'est bien une cinquième colonne qui se trouve en France. La question ne sera bientôt plus "Que se passera-t-il, si ...?" mais "Que se passera-t-il, quand...?"

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  • Mieux connaître, pour mieux comprendre et mieux évaluer... : Regards croisés sur l'Islam (VII)

                 Voici l'avant-dernière note de notre série Regards croisés sur l'Islam : il s'agit d'un extrait tiré de L'islamisation de la France, de Joachim Véliocas (1):  Islam, islamisme, une opposition artificielle.....

                 Redisons d'abord rapidement quelques réflexions souvent écrites ici-même...

                 Il ne faut surtout pas faire de l'Islam et de la nébuleuse des pays islamiques un bloc, que l'on imaginerait totalement uni ou totalement monolithique. Il l'est, certes, en partie, voire en grande partie. Mais ses divisions sont réelles et notre intérêt n’est certainement pas de les coaliser. Bien au contraire, il est d’éviter absolument de souder entre elles, en les rejetant indistinctement, toutes les composantes du monde musulman.

                Il est absolument évident qu'il y a, en terre(s) d'Islam, des gens raisonnables et/ou mesurés, avec qui l'on peut - et l'on doit - discuter. Leurs préférences religieuses, leurs débats internes ne sont pas ce qui doit orienter notre politique à leur égard. Ce qui nous importe, c’est leur attitude envers nous, leur politique dans leur relation avec nous : amicale ou hostile, compatible, ou non, avec nos intérêts nationaux. Le reste serait, de notre part, une inutile – voire nuisible – politique d’ingérence.

                L'erreur de trop de gouvernants occidentaux (et de ceux des USA en particulier) est d'avoir -d'une façon quasi constante- fait fond sur les mouvements islamistes plutot que nationalistes arabisants laïques. Les USA ont, par exemple, cru malin de mettre Ben Laden en selle pour contrer les Russes, envahissant l'Afghanistan: beau manque de perspicacité ! Au risque de surprendre, et peut-être même de choquer, n'aurait-on pas mieux fait -et ne ferait-on pas mieux- de soutenir, au contraire, des régimes laïques ? Nasser hier, en Egypte, ou les Assad en Syrie, et même... Saddam Hussein en Irak ? Et, bien sûr, Ben Ali en Tunisie ?

                Tous régimes, certes, très imparfaits, voire voyous pour certains, mais qui au moins ne cherchaient pas (et ne cherchent toujours pas, en Syrie, en Tunisie...) à lancer une guerre politico-religieuse contre nous, et s'occupaient (s'occupent toujours, en Syrie, en Tunisie...) de contenir les islamistes ?.....

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    Le président Syrien Bashar-el-Assad et son homologue tunisien Zine El Abidine Ben Al,
    invités controversés -pour certains...- de Nicolas Sarkozy au défilé du 14 juillet 2008.

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  • Tunisie : Ben Ali réélu. Au risque de choquer, qui s'en plaindrait ?....

                Nous n'avons pas écrit ce que nous avons écrit pas plus tard que vendredi dernier (1) pour ne pas prendre acte, sans autre(s) commentaire(s), du résulltat de l'élection présidentielle tunisienne.

                 Certes le régime tunisien est ce qu'il est, et son dirigeant avec. Et alors ? Allons nous faire la guerre à tous les pays du monde qui ne partagent pas nos valeurs ( ? ) pour les faire changer de force ? Il faut en finir avec cet insensé, puéril et dangereux interventionnisme idéologique républicain, né avec la Révolution, qui pousse une partie du Pays légal à se mêler des affaires des autres, à leur donner sans cesse des leçons, et éventuellement à leur faire la guerre (militairement ou d'autres façons...), faisant passer l'intérêt national après l'idéologie.

                 Ce que Pierre Boutang raillait, en critiquant ceux qui raisonnaient (ou, plutôt, pensaient raisonner...) à partir de phobie et de philè

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    Un nouveau "succès", après 22 ans....

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