Lettre ouverte à Monseigneur le Comte de Paris, par Guy Adain
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Dans son livre Sur l’islam, le philosophe Rémi brague prend à bras-le-corps les questions posées par l’islam à notre civilisation, jetant la clarté de l’analyse sur les obscurités et les contradictions d’un phénomène déroutant pour les esprits qui s’obstinent à penser qu’il est seulement une religion.

Présenté au Festival de Cannes 2023 : L’Amour et les forêts, un film français de Valérie Donzelli, avec Virginie Efira (Blanche Renard, professeur de français) et Melvil Poupaud (Grégoire – ou Greg – Lamoureux, cadre de banque),
d’après le roman éponyme d’Éric Reinhardt (2014).
Je n’ai pas lu le roman, qui est peut-être plus convaincant sur le titre parfaitement artificiel de L’Amour et les forêts. Si, comme le dit Blanche, la « bascule » vient du don d’une voiture par sa sœur jumelle, la réalisatrice aurait pu intituler ce long-métrage, de façon énigmatique, La Voiture ; pour ma part j’aurais préféré La Mutation professionnelle par laquelle le doute s’installe, à moins tout simplement de l’appeler L’Emprise puisque c’est selon le synopsis le sujet du film.
En fait ce synopsis me semble discutable. Je ne suis pas du tout convaincu par le coup de foudre et la passion réciproque des deux amants. Grégoire apparaît comme un dragueur ordinaire qui retrouve une ancienne amie, et Blanche est comme une sotte qui sourit et rit aux niaiseries qui lui sont dites jusqu’à le prendre dans son lit. Je n’ai jamais ressenti la « vérité, vérité », dont ils se gargarisent, quand il lui répète à satiété qu’il l’aime.
Quant à Blanche, elle n’a rien de sympathique (à vrai dire je n’aime pas beaucoup Virginie Efira) qui se dénude, comme presque toujours dans ses films, en allant chercher ailleurs…
Grégoire qui fleurit ses cajoleries de citations aurait pu lui rappeler les vers de l’Abbé de Lattaignant
« On vous a dit souvent le mot,
On vous a fait souvent la chose,
(…)
Et je gagerais que le mot
Vous plaît beaucoup moins que la chose »
Il n’en reste pas moins vrai que, même si le cœur n’y est pas, la réalisation est presque palpitante.
FIGAROVOX/TRIBUNE - L'intervention héroïque d'Henri, un jeune homme de 24 ans, a permis d'éviter un plus grand nombre de victimes lors de l'attaque d'Annecy, le 8 juin. L'écrivain loue le courage de cet étudiant en philosophie, qui incarne à merveille les profondeurs chrétiennes de la France.
Auteur de nombreux livres, Robert Redeker a récemment publié L'Abolition de l'âme (Éditions du Cerf). Il est aussi l'auteur de Les Sentinelles d'humanité, Philosophie de l'héroïsme et de la sainteté, aux éditions Desclée de Brouwer.
"Plus encore que dans le criminel et son forfait, l'inattendu, dans la terrible agression d'Annecy, tient dans la personnalité du héros qui a protégé les enfants. Henri, ce héros est le personnage philosophiquement le plus significatif de cet événement, incarnant «la merveilleuse visite» dont Marcel Carné fit le titre de l'un de ses derniers films.
Catholique, croyant, pratiquant, ancien chef scout, pèlerin pédestre marchant de cathédrale en cathédrale, passionné par le patrimoine religieux de notre pays, ce jeune homme, qui semble sorti tout droit d'un livre de Péguy, coagule l'ensemble des traits anthropologiques détestés par l'idéologie dominante. Représentant ordinaire du catholicisme français…"
Par contre, Jean Messiha fait remarquer, à propos de l'agresseur/assassin :
La tragédie d'Annecy : d'accord avec Vincent Trémolet de Villers (dans son édito sur Europe 1) :
"...Il serait réducteur de faire de l’immigration la cause unique de l’attaque d’Annecy - le mystère du Mal n’a pas de frontières - mais il serait tout aussi malhonnête de nier que le détournement du droit d'asile de son esprit originel a des conséquences de plus en plus tragiques..."
https://twitter.com/vtremolet/status/1667062678328848386?s=20

Arts & Ciné : La Maleta, un film espagnol (VOSTF) de Jorge Dorado, avec Alvaro Morte (Mario, l’agent des Objets trouvés)
La Maleta… Un long-métrage sur le trafic d'enfants et la vente de bébés sur catalogue, comme produit dérivé de la prostitution.
A tout prendre, s'il est évidemment condamnable, ce commerce, ce "recyclage" des enfants conçus dans des hôtels de passe, paraît préférable à celui de l'avortement, de la PMA et de la GPA que les progressistes, les « déconstructeurs », les « wokes » et autres écolos gauchos imposent, ou veulent imposer, comme des "droits" et inscrire sur les Tables de la Loi.
Car ils sont dans ces trois acronymes IVG, PMA, GPA les premiers actes de la "décivilisation" – en français la barbarie - dont parle le Gouverneur de la zone France, alors qu'il en est le premier coupable, soumis à l'Union européenne, à l'OMC et à l'OMS.
La Maleta est sans doute un thriller de série B, mais celui-ci se laisse voir, et il est l'occasion de se poser la question des "maleta", des valises de billets que transportent les lobbies mondialistes de ces prétendus "droits » des femmes.
ABALABAYA !
L’accord entre l’Arabie-Séoudite et l’Iran, signé le 10 mars dernier sous l’égide de la Chine, redistribue profondément les cartes de la géopolitique du Proche-Orient.
Explications.

Sélection Un Certain Regard, Festival de Cannes 2022 : Burning days, un film turc (VOSTF) de Emin Alper, avec Selahattin Pasali (Emre, le Procureur)
L’affiche pointe la caméra sur ce qui devrait être l’intitulé de ce long métrage, au lieu de ce Burning days qui nous impose la langue anglaise !
J’aurais, pour ma part, préféré un Le Trou, ou Le Gouffre ou encore La Doline, qui aurait annoncé le contexte de pénurie d’eau et d’assèchement des nappes phréatiques dans lequel se situe cette dénonciation de la corruption.
L’action se déroule à Yaniklar, une ville fictive de Turquie, mais les deux questions ci-dessus sont universelles et d’une Actualité brûlante (« réchauffement climatique, pénurie d’eau, corruption au parlement européen et conflits d’intérêts »).
On regrettera le scénario inutilement complexifié ainsi que le vide du dénouement, l’un et l’autre en raison de l’objectif écolo-gauchiste (pardon pour le pléonasme) du réalisateur qui assimile « ces gouffres béants (aux) fosses dans lesquelles les populistes (ceux qui votent « mal » – ndlr) nous entraînent »
Il n’empêche que ce long-métrage se déroule à un rythme palpitant et constitue un excellent thriller.
Annie Laurent vient de me faire parvenir ses deux derniers articles : vous pourrez les lire ce vendredi et lundi prochain, dans votre quotidien...
• Vendredi : Arabie - Iran : un accord historique...
• Lundi : Rémi Brague soulève les ambigüités de l'islam et les méprises de l'Occident...
D'avance, bonne lecture, et un grand merci à notre chère Annie Laurent !
François Davin, Blogmestre
Posté sur tweeter par Officiers et Commissaires de police : comment ne pas approuver et partager ?