"Une reine, c'est mieux qu'un président..." : un Sting inattendu....
A François Delétraz, qui l'interroge pour le compte du Figaro magazine, Sting commence par dire "délibérément, je n'écoute que du classique. Dernièrement, mon amie Katia Labèque m'a envoyé le nouveau CD de pièces pour piano de Ravel qu'elle interprète. J'ai un faible pour les oeuvres pour piano de musique française de la fin du XIXème siècle, Maurice Ravel, Claude Debussy, Théodore Dubois, Erik Satie..."
Bon, ça fait toujours plaisir, mais l'essentiel n'est pas là. Un peu plus loin, en parlant du rapport aux traditions anglaises (ses fils vivent aux États-Unis...) le journaliste lui demande si la Reine fait partie des traditions et de la façon d'être britannique que ses fils, justement, "vivent", à l'étranger, et s'ils maintiennent cette tradition-là. Réponse du chanteur :
"Pfft...! elle est là depuis que je suis né. Elle fait un bon travail et les Anglais l'aiment beaucoup parce qu'ils pensent, comme moi, que c'est mieux que d'avoir un président. En fait, je suis très patriote !"
Voilà, c'est tout, mais comme c'est dit spontanément, et que c'est quelque chose de vêcu naturellement, au quotidien, on se dit que c'est très sain, qu'on ne baigne pas dans l'idéologie, et que c'est très bien comme ça....






"La seule chose qui rende supportable les récits de la Révolution, c’est qu’on peut dire à la plupart des imbéciles et des scélérats qui ont coopéré aux actes révolutionnaires : "Toi non plus tu n’en as pas pour longtemps". L’Écclésiaste se plaignait de l’immense impunité qui règne sur la terre. La Révolution est le seul exemple du châtiment qui suit la faute sans délai. Lorsque le jour de la condamnation de Louis XVI, le garde du corps Pâris assassina le conventionnel Lepeletier Saint Fargeau, aristocrate ou grand bourgeois qui venait de voter la mort, il sacrifiait inutilement sa propre vie. Lepeletier, avec cent de ses camarades régicides, était déjà promis lui-même à la guillotine. 
