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Monseigneur le comte de Paris prend acte, avec regret, de l’adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Il relève l’étroitesse de la majorité qui a permis cette adoption, au rebours de l’objectif affiché d’une loi « de consensus ». Si cette loi était promulguée en l’état, elle lèverait l’interdit pénal de donner la mort, elle porterait au droit à la vie une atteinte grave, elle introduirait dans le droit positif des notions médicales imprécises, lourdes d’évolutions ultérieures aussi préoccupantes que prévisibles.
Il ne saurait être admis que, sous la pression de certains courants de pensée et d’intérêts économiques à peine dissimulés, le législateur dénature à ce point le sens des mots, et en particulier que l’aide à mourir puisse être regardée comme un soin, que l’euthanasie ou le suicide assisté soient considérés comme « mort naturelle » et que les personnels médicaux soient tenus, dans des conditions procédurales d’une brutalité inédite, de donner la mort sans pouvoir invoquer une quelconque clause de conscience.
Si notre pays devait voir s’appliquer cette législation, il méconnaîtrait son héritage spirituel et sa vocation universelle et civilisatrice. Il s’éloignerait du devoir de fraternité à l’égard des personnes les plus vulnérables. Au demeurant, les meilleures études d’opinion montrent que nos compatriotes sont, dans leur écrasante majorité, et sans considération d’âge, de conditions ou de sensibilité politique ou religieuse, hostiles à une telle évolution.
C’est pourquoi Monseigneur le comte de Paris se félicite que le Premier Ministre et le Président du Sénat aient décidé de saisir le Conseil constitutionnel de ce texte. Il ne doute pas qu’un nombre suffisant de députés et de sénateurs fassent de même. Pour ce qui le concerne, il appelle le Président de la République à faire usage du second alinéa de l’article 10 de la Constitution et à demander au Parlement une nouvelle délibération de la loi. Ainsi le temps serait-il donné pour que les consciences s’éclairent, que les passions s’apaisent et que notre pays offre, à l’aune de la visite attendue du Souverain Pontife, le visage d’une nation en paix avec elle-même.
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"De toutes les caractéristiques nationales, il en est une à laquelle on trouve généralement qu'il est aussi légitime d'être attaché qu'au sol de la Patrie, c'est la langue. Le nationalisme linguistique est donc aussi justifié que le patriotisme territorial. C'est une forme de ce nationalisme de garder à la langue son génie propre et la pureté de son vocabulaire. Elle peut s'enrichir de termes étrangers pour désigner des choses nouvelles, mais à condition de n'être jamais encombrée et déformée par ces alluvions..." (Anne André Glandy, Le marquis de Roux (1878-1943), S.F.I.L et impr Marc Texier, , p. 135)
On remarquera comment, ici, Marie de Roux se rapproche "essentiellement" (pour employer le terme dans son acception philosophique) de Frédéric Mistral, dans son "sirventés" (1) dédié "I troubaire catalan" ("Aux troubadours catalans) :
"Car, de mourre-bourdoun qu'un pople toumbe esclau,
Se tèn sa lengo, tèn la clau
Que di cadeno lou deliéuro."
"Car, face contre terre qu’un peuple tombe esclave,
S'il tient sa langue il tient la clef
Qui de ses chaînes le délivre".
Le Patriotisme et le nationalisme linguistique ? L'un ne va pas sans l'autre... et nous sommes et voulons être bipèdes, plutôt qu'unijambistes, marcher sur nos deux jambes (la défense de la Terre et du Sol, certes, mais aussi, de l'esprit de nos pères, de notre Être profond, véhiculé par notre langue...(2)
(1) un "sirventés" est un poème (satirique, politique ou moral) que chantaient, en langue d'oc, les troubadours des XIIème et XIIIème siècles...
(2) en page d'accueil de notre quotidien, nous proposons quotidiennement cette courte note : En français, s'il vous plaît !, qui propose l'accès à un site fort utile pour tous ceux qui veulent s'exprimer correctement dans la langue de Molière :
Bien que fausse, la croyance en l'aptitude de la salamandre à pouvoir vivre dans le feu est largement répandue. A l'inverse, et à l'image de cet animal dans l'inconscient collectif, la République idéologique, elle, totalitarisme née des nuées des Encyclopédistes et des Révolutionnaires, vit fort bien dans l'Argent et de l'Argent.
Que l'on peut appeler aussi, dans un langage plus châtié, "la Fortune anonyme et vagabonde" (comme le faisait L'Action française) ou, plus prosaïquement, "la Finance, le fric".
1054 : Humbert de Moyenmoutier dépose la Bulle d'excommunication du Patriarche de Constantinople sur l'autel majeur de Sainte Sophie
De Michel Mourre (Dictionnaire Encyclopédique d'Histoire, pages 2245/2246) :
"Cardinal français. Originaire de Lorraine ou de Bourgogne, moine bénédictin à l'abbaye de Moyenmoutier, il devint le secrétaire de Bruno de Toul, qui, devenu le pape Léon IX, l'appela à Rome et le fit cardinal (1050). Il fut avec Hildebrand (futur Grégoire VII) l'un des plus actifs artisans de la réforme de l'Église au milieu du XIème siècle. En 1054, il fut envoyé comme légat pontifical à Constantinople, où son manque de diplomatie contribua à rendre définitif le schisme byzantin."
C'est l'Empereur Justinien qui fit édifier la basilique Sainte-Sophie (du grec Ἁγία Σοφία / Hagía Sophía, qui signifie "sainte Sagesse", "Sagesse Divine", en turc Ayasofya) ; lorsqu'il pénétra dans l'édifice, enfin terminé, et stupéfait par tant de splendeur, il s'écria "Je t'ai surpassé, Salomon !", faisant allusion à la magnificence du Temple de Jérusalem.
C'est pourtant dans ce monument si splendide qu'eut lieu - en 1054 - l'épisode peut-être le plus tragique de l'histoire de l'Eglise chrétienne...
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Après le Défilé d'hier : où en sommes-nous de notre préparation militaire ?
Il n'y a pas si longtemps, nous avions mis carrément le cap vers les 1,5% - puis, moins... - du PIB consacré à nos Forces armées, alors que, sous de Gaulle, nous étions à 5,5 !
De 2011 à 2018, nous n'avons dépensé que 1,8 ou 1,9 pour nos Armées, malgré les avertissements répétés des gradés et des observateurs :
"On est à l'os !"
Depuis, la tendance a été heureusement inversée, et le cap diamétralement retourné, cette fois, vers les 2%, pour commencer.
C'est évidemment un bon début, mais on est encore très loin du compte...
En clair, nous avons dépensé 54,8 milliards en 2023, et 57,1 sont prévus pour 2026, mais on reste bien loin des 5,44% du PIB des années 60, sous de Gaulle !
À l'heure des promesses et des "plans sur la comète", contentons-nous, simplement de répéter ce que nous disons depuis notre création, en Février 2007 :
ce qu'il faut à la France, c'est 4% du PIB pour nos Armées !
Partis de France en 1096, à l'appel du pape Urbain II, qui avait prêché la Croisade à Clermont (voir l'Éphéméride du 27 novembre), les Croisés, emmenés par Godefroy de Bouillon et le comte de Toulouse, font leur entrée dans la ville (enluminure d'époque ci-dessous) : c'est la naissance du Royaume latin de Jérusalem, Godefroy de Bouillon prenant en charge l'administration du lieu, au titre d'Avoué du Saint-Sépulcre.
•Écouter :Chanson de Croisade, de Thibaut IV, Comte de Champagne et Roi de Navarre : THIBAUT CHANSON 4.mp3
Hier, dans un premier temps (c'est-à-dire à partir de 1875), le Système a peu à peu "changé" le Peuple français, en lui distillant une Histoire fausse et tronquée par le biais du Ministère de l'Instruction publique, devenu celui de la des-Éducation nationale. En le coupant de ses Racines Historiques et Spirituelles, dans le but avoué de construire des enfants "sans Roi et sans Dieu" (le mot est de Jules Ferry), ce Ministère n'a pas eu en vue, prioritairement, l'éducation des enfants, mais d'abord et avant tout le militantisme pur et dur, ultra sectaire de l'anti-christianisme, visant à "changer" le Peuple, dans son mental, dans son Esprit...
Napoléon à Sainte-Hélène, après s'être livré aux Anglais le 15 juillet 1815
1099 : Les Croisés s'emparent de Jérusalem
Partis de France en 1096, à l'appel du pape Urbain II, qui avait prêché la Croisade à Clermont (voir l'Éphéméride du 27 novembre), les Croisés, emmenés par Godefroy de Bouillon et le comte de Toulouse, font leur entrée dans la ville (enluminure d'époque ci-dessous) : c'est la naissance du Royaume latin de Jérusalem, Godefroy de Bouillon prenant en charge l'administration du lieu, au titre d'Avoué du Saint-Sépulcre.
•Écouter :Chanson de Croisade, de Thibaut IV, Comte de Champagne et Roi de Navarre : THIBAUT CHANSON 4.mp3
"Les Croisades", une agression de l'Occident chrétien contre les musulmans ? Contrairement à cette "idée" (?) répandue par certains, les Croisades visèrent simplement à libérer des lieux saints, interdits d'accès par un Islam fanatique.
"J'ai décidé de tuer Jean-Paul II, commandant suprême des croisés" avait déclaré Ali Agca avant de tirer sur la pape le 13 mai 1981.
Et, dans Les croisades vues par les Arabes, l'écrivain franco-libanais Amin Maalouf écrit :
"Au-delà de cet acte individuel, il est clair que l'Orient arabe voit toujours dans l'Occident un ennemi naturel. Contre lui, tout acte hostile, qu'il soit politique, militaire ou pétrolier, n'est que revanche légitime. Et l'on ne peut douter que la cassure entre ces deux mondes date des croisades, ressenties par les Arabes, aujourd'hui encore, comme un viol."
Vous voulez faire découvrir l'Histoire de France à vos enfants, à des amis, des parents, des proches, leur faire connaître, comprendre et aimer ce pays dont ils ont la chance d'être les fils ?
Ou la redécouvrir plus à fond vous-même ?
Tel est le but tout simple de ces Éphémérides, au long de l'année. Vous le découvrirez, jour après jour, ils sont tous là :
• hommes et femmes célèbres, écrivains, savants, artistes,