La Révolution fut hideuse, de bout en bout; ce fut l'Horreur absolue.
Les gens qui ne vont pas au fond des choses ont pu croire que cela était terminé, et que, passé "le coup de folie des origines", la République était, maintenant, devenue bien sage, bien civilisée.
Ils appellent même cela "la démocratie", "notre république et ses valeurs", et ne jurent que par elle !...
Mais ils ont tort, ils ont "faux sur toute la ligne". Clemenceau le leur a dit :
"La Révolution est un bloc... elle n'est pas terminée..."
Ce à quoi nous assistons en ces bien tristes jours, c'est à la reprise de la guerre civile entre les différentes factions révolutionnaires, celles des moins sanguinaires et celles des plus déshumanisés.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit : lors du pseudo procès de Louis XVI, l'un de ses trois courageux défenseurs, Raymond de Sèze, eut ce mot si juste (dans son ironie à peine voilée) :
"Français, la révolution qui vous régénère a développé en vous de grandes vertus; mais craignez, qu’elle n’ait affaibli dans vos âmes le sentiment de l’humanité, sans lequel il ne peut y en avoir que de fausses !".
Le grand Soljénitsyne a repris cette idée, lors de son magnifique discours en Vendée, le samedi 25 septembre 1993, aux Lucs-sur-Boulogne, pour l'inauguration de l'Historial de Vendée :
"...toute révolution déchaîne chez les hommes, les instincts de la plus élémentaire barbarie, les forces opaques de l'envie, de la rapacité et de la haine, cela, les contemporains l'avaient trop bien perçu. Ils payèrent un lourd tribut à la psychose générale lorsque le fait de se comporter en homme politiquement modéré - ou même seulement de le paraître - passait déjà pour un crime..."
La haine ! À Strasbourg, les tous jeunes monstres qui dansaient et chantaient, joyeux, devant la marionnette d'un CRS, affublée d'un révoltant "SS", étaient de la même trempe totalement déshumanisée que ceux qui ont commis le premier Génocide des temps modernes, en Vendée, en 1794 :
"...Ils les firent mettre à genoux pour se moquer de leurs prières ; ils voulurent les obliger à marcher sur la croix, à jurer contre le bon Dieu. Enfin, ils allumèrent tous les fours de l'endroit, et, quand ils les eurent chauffés à blanc, ils jetèrent d'abord les vieillards, puis après les enfants, sous les yeux de leurs mères se tordant de douleur et de désespoir. Ces malheureuses avaient les mains attachées derrière le dos, et on les forçait, à coups de crosse, de voir les tortures de leurs vieux pères, de leurs enfants, d'entendre leurs cris déchirant, sans pouvoir les secourir ni les délivrer de ces horribles tourments. Quand il n'y eut plus d'enfants à jeter au feu, ces démons féroces, ayant pris goût à ces monstruosités, chauffèrent de nouveau ces brasiers remplis de chair humaine carbonisée, et, au milieu des sarcasmes et des ricanements dignes de pareils monstres, y jetèrent lentement, une à une, pour prolonger plus longtemps le supplice et leur plaisir, toutes ces infortunées. Un témoin à rapporté que l'une d'elles ayant pu sortir des flammes avant d'être complètement brûlée, un officier, lui enfonçant une fourche dans le ventre, la rejeta dans le brasier. Dans le seul bourg des Épesses, on compta, brûlés de cette façon, 52 femmes, 16 vieillards, 36 enfants..." (Les Épesses - Relation du temps recueillies par l'Abbé Faucheron).

Aujourd'hui, les mêmes monstres révolutionnaires de 89/93 ne sont pas revenus : ils étaient toujours là, enfermés dans le placard. La république révolutionnaire étant au pouvoir, elle pouvait se payer le luxe de se présenter habillée en costard/cravate, et le Système de faire comme s'il était "comme tout le monde".
Mais Marat vient de ressortir du placard, avec Danton, Robespierre et ceux (et ce) que Chateaubriand appelait "le pandemonium révolutionnaire".
Et ils se remettent à se battre entre eux, Mélenchon/Marat voulant "tuer" Macron, qu'il accuse d'être Danton etc... etc... dans la même fureur auto-exterminatrice de la guerre civile qui animait les malades mentaux de la Convention...
"Le chaos figé des conservateurs du désordre" - comme le disait Gustave Thibon - se voit de nouveau contesté violemment par "le chaos explosif des révolutionnaires" : mais, tous, ils sont la même révolution, et, comme on le chante dans l'opéra de Bizet (Carmen) : "non, je ne partirai pas, et la chaîne qui nous lie nous liera jusqu'au trépas..."
Les jeunes monstres dansant à Strasbourg ont la cohérence pour eux : révolutionnaires pour révolutionnaires, au moins ils le sont jusqu'au bout et sont fidèles à leurs origines, comme au bon vieux temps (pour eux) où ils ensanglantèrent la France et mirent le feu à l'Europe, pendant vingt cinq ans, pour que tout cela finisse à Waterloo, après les 600.000 morts de la Révolution (Génocide vendéen compris) et le million et demi de mort des folles guerres napoléoniennes
La France ne sortira de toute cette barbarie, et ne "s'en sortira" tout court, que le jour où elle se dépouillera de cette sinistre tunique de Nessos qu'on appelle - par abus de langage - "république" et où elle rejettera ce régime né dans l'émeute, la violence, la guillotine, la Terreur, le Génocide... pour retrouver enfin SON Régime à visage humain, son régime premier, celui qui l'a faite, par l'action de cette famille des quarante Rois qui, en mille ans firent la France...

MAISON CAPET,
AU SERVICE DE LA FRANCE DEPUIS 987.
SIGNE PARTICULIER :
A CRÉÉ LA FRANCE...

Lire la suite