(reçu de notre Ami Joël Broquet)
Le 11 novembre donne l’occasion d’évoquer les évènements constitutifs de la mémoire nationale. Le combat des harkis pour la France, le sort qui fut le leur, celui de leurs enfants, méritent fidélité à leur mémoire.
Le groupe « Anciens combattants » a pris connaissance d’une belle initiative conduite à Rouen, dans le cadre des actions conduites par les associations mémorielles en préparation du 11 novembre 2026, sous l’impulsion notamment de Louise Mameri, conseillère municipale.
C'est dans toute la France qu'il faut, nous semble-t-il, rappeler le cas des harkis dans ces manifestations, par exemple en suggérant de graver leur engagement sur les monuments aux morts de nos communes.
----------------

De Paul François Astolfi
Co Fondateur de l’agence bi continentale Méditerranée Nord Sud - Administrateur du Partenariat Eurafricain. Ancien maire adjoint de Rouen.
Le 25 septembre est la journée nationale d’hommage aux harkis
Cette journée a été instituée depuis 2003, en reconnaissance des sacrifices consentis et des sévices subis par les harkis, moghaznis et personnels des diverses formations supplétives du fait de leur engagement au service de la France entre 1954 et 1962.
"Ils avaient confiance en la France, mais vis-à-vis deux, elle a manqué à elle-même."
Parole leur a été donnée par le Président de la République en septembre 2021, une parole d'honneur, je la cite:
«Aux combattants, je veux dire notre reconnaissance. Nous n’oublierons pas. Aux combattants abandonnés, à leurs familles qui ont subi les camps, la prison, le déni, je demande pardon, nous n’oublierons pas. »
" En ce 25 septembre, la Nation tout entière honore la mémoire des harkis, dont la fidélité, le sacrifice et l'engagement nous sont laissés comme le plus beau des héritages et des exemples." a déclaré Madame Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants."
A Rouen, le maire a honoré la mémoire des harkis "qui ont toujours défendu la France et ses valeurs républicaines."
Nicolas MAYER-ROSSIGNOL, Maire de Rouen et Président de la Métropole Rouen Normandie :
« A l’issue de la guerre d’Algérie, il y a 59 ans, la Ville de Rouen a accueilli de nombreux rapatriés et leurs familles. Ces femmes et ces hommes se sont battus pour la France et les idéaux qu’elle représente. L’Histoire des rapatriés est douloureuse. Cette Histoire exprime la souffrance de celles et ceux qui ont aimé notre patrie et en ont payé le prix. Depuis 59 ans, les rapatriés se sont intégrés à la grande communauté des Rouennaises et des Rouennais. Les honorer, c’est honorer toutes les mémoires d’un conflit qui laisse encore aujourd’hui des blessures vives. C’est aussi rendre justice à des femmes et des hommes qui, malgré les exclusions de toute sorte, ont toujours défendu la France et ses valeurs républicaines. » Le monument des rapatriés a fait l’objet d’une grande restauration, afin de permettre aux familles de rendre hommage dignement au sacrifice de leurs ainés. Dans la perspective des commémorations du 60ème anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, la Ville va également étudier, avec les associations de rapatriés, une nouvelle implantation, afin de rendre plus visible encore le monument et de transmettre le souvenir de cette Histoire, dans l’esprit de réconciliation des mémoires. »
(Rouen, le Mercredi 12 mai 2021)
Le monument , situé au Cimetière monumental de Rouen, a fait a fait l’objet d’une nécessaire restauration en 2021 par la Ville qui s'est engagée à "mener un travail avec les associations représentant les rapatriés, pour étudier les moyens de mieux rendre visible à la fois le monument et l’histoire des rapatriés."
C'est cette promesse que Madame Louisa Mameri, défenseur inlassable des harkis et de leurs familles à Rouen etauniveau national, veut concrétiser désormais. dans un esprit de fraternité
L'échéance d'unifier et de donner l' ampleur de cet hommage que la France doit à l'honneur des harkis, de leus familles, de leurs descendants est devenue aujourd'hui essentielle, car leur engagement s'est fait à la demande de la France et pour la France.
Je vous invite à susciter, à créer et à animer cet élan du coeur, de la mémoire et de la reconnaissance pour mettre en œuvre ce projet de justice et de fraternité.
