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Revue de Presse et d'Actualité... - Page 112

  • La double épine Ferrand-Sarnez, premier couac d'un quinquennat qui commence mal...



    Mur-bleu gds.jpg« Que diable allait-il faire dans cette galère ? », se lamente Géronte, dans Les fourberies de Scapin. On peut rapprocher la situation de ce pauvre Géronte de celle du duo Macron-Philippe, empêtrés, enferrés avec lui, dans l'affaire Ferrand, leur protégé.

    Sauf que, dans le cas de cette protection politiquement incompréhensible, nul ne songe à gruger Macron-Philippe, ni de cinq-cents écus ni de quoi que ce soit : ce sont eux-mêmes, eux seuls, qui se sont d'abord fourrés dans ce guêpier, dont même les journalistes commencent à dire qu'il peut leur coûter cher aux prochaines élections, en terme de sièges; et ce sont, ensuite, toujours eux, tout seuls, qui se sont obstinément et absurdement cramponnés à un soutien insensé, soutien qui confine, les jours passant, à de l'autisme pur et simple. 

    Ce mercredi 31 mai, sur BFM, un commentateur estime à cinquante le nombre de sièges que pourrait perdre En Marche à cause de l'effet dévastateur de « l’affaire », et pense qu’En Marche pourrait perdre ses chances d'obtenir la majorité absolue, devant se contenter d'une majorité relative. Certes, tout cela, ce ne sont que des pronostics et des plans sur la comète : en somme, du verbiage et des propos d'antenne. Et nous sommes à plus d'une semaine des élections : tout ce qui se passe depuis janvier étant tellement « nouveau », et fou, tout peut arriver d'ici un peu plus de dix jours. Mais, justement : Macron et Philippe devraient s'en inquiéter, plutôt que de soutenir l'un des leurs comme ils le font, c'est-à-dire comme la corde soutient le pendu.

    D'ailleurs un sondage, publié ce même mercredi 31 mai, montre que 7O% des Français souhaitent la démission de Richard Ferrand. Même dans « sa » province de Bretagne. Il faut dire que ses propos - rappelant ceux d'un certain Emmanuel Macron, sur les employées « illettrées » de GAD - ont été d'une rare maladresse (ou d'un rare mépris, c'est selon) : « Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, allez sur internet » (là, le ministre parlait de l'emploi de son fils). Les Bretons, qui votent tant à gauche, n'ont pas bonne presse, soit dit en passant, dans les allées du pouvoir, et leur « dévouement » électoral ne semble guère payé de retour ! 

    Mais il y a une autre épine que celle de ce pauvre Ferrand : c'est l'épine Sarnez... et Bayrou ! Mais oui, Bayrou.  Le sondage dont nous parlions à l'instant montrait également que 65% des Français souhaitent la démission de Marielle de Sarnez. Son « affaire » à elle, après tout, c'est son problème, mais qu'est-ce qu'il a pris à ce pauvre Bayrou de retweeter sur son compte officiel - es-qualité, donc, de Ministre de la Justice, de Garde des Sceaux, s'il vous plaît... - le tweet virulent de Marielle de Sarnez, en réponse aux accusations dont elle fait l'objet ? Que Marielle perde ses nerfs, bon, franchement, ce n'est pas l'info du siècle. Mais que le Garde des Sceaux, très haut personnage du Gouvernement, lui emboîte presque immédiatement le pas, relaye complaisamment ses propos sur le compte officiel du Ministère, avant - s'étant rendu compte de l'énormité de la chose - de retirer son tweet, mais trop tard, car le mal était fait : voilà qui laisse pantois ! On dirait un gamin pris les doigts dans le pot de confiture ! A la faute, Bayrou ajoute le ridicule...   

    Voilà où on en est, aujourd'hui, mercredi 31 mai, dans cette seule et même campagne électorale qui dure, de fait depuis près de dix mois maintenant.

    La seule chose que l'on puisse certainement affirmer, c'est que, finalement, ce n'est pas si bien parti que cela pour le quinquennat Macron, quoi qu'en ait pu en dire jusqu'à aujourd'hui, ici et là. 

    N'en prenons qu'un exemple : cette fameuse « loi de moralisation de la vie publique », dont on nous a rebattu les oreilles, et qui devait être comme une nouvelle naissance pour la classe politique, l'apparition d'une vie publique virginale et autres inepties du même tonneau. Eh ! bien, elle est reportée, et on sait déjà qu'elle sera « bidon », se limitant, pour l'essentiel à deux ou trois banalités : casier judiciaire vierge, pas plus de trois mandats successifs, interdiction d'employer un membre de sa famille : franchement, vraiment pas de quoi fouetter un chat, ou d'élire un ex-banquier de chez Rothschild comme président d'une république idéologique à bout de souffle... 

  • Ils veulent moraliser ? Chiche ! Qu'ils démissionnent !

     

    Mur-bleu gds.jpgUn proverbe des pays chauds dit que, quand le singe veut monter au cocotier, il faut qu'il ait les fesses propres...

    Qu'est-ce qu'il lui a pris, à Macron, de vouloir, d'un coup, comme ça, mettre « du blanc », de la morale, de la pureté partout ? Certes, on sortait du désastreux quinquennium horribile du non moins désastreux Hollande ; certes il y avait eu Thévenoud et Cahuzac ; certes il y avait eu tout le reste... Alors, oui, on pouvait, et il fallait, promettre qu'on ferait tout pour faire moins pire (ce qui, là, n'était vraiment pas difficile, et n'aurait pas demandé beaucoup d'efforts). Mais, de là à promettre la lune ! De là à se lier soi-même les mains en faisant une promesse par nature impossible à tenir - tous, toujours et partout irréprochables - il y a un pas ! Comment Macron, qui est tout sauf stupide, n'a-t-il pas vu que la démagogie de sa promesse insensée ne pourrait que lui revenir en pleine figure, tôt ou tard ? Ce fut tôt, plus que tard, et beaucoup plus tôt que prévu. Et cela fait d'autant plus mal que la promesse avait fait son petit effet.

    Résumons-nous, du moins pour l'instant, parce que, comme on dit familièrement, « ça pleut ! », et il faut suivre ! A chaque jour, son lot de révélation(s)...

    1. Véronique Avril aime-t-elle les poissons du même nom ? Si oui, ce qu'on hésite à appeler le sien est de très mauvais goût... Candidate de La République en marche pour les élections législatives à Saint-Denis (2ème circonscription), elle a mis en location un appartement dans un immeuble insalubre, durant cinq ans. Et qu'on ne dise pas qu'il s'agit d'un oubli de l'instant : l'immeuble, de 23 m², dans le centre de Saint-Denis, a été acheté en 2011, alors même que, insalubre, il était déjà classé en état de « péril imminent » à la suite d'arrêtés pris en 2004 et 2008 ! Largement le temps pour une dame, même distraite, de se rendre compte de la situation ! Ah, on allait oublier : Véronique Avril osait louer ce taudis à une famille de 5 personnes, pour 650 euros par mois !

    C'est beau, le respect de l'autre, l'amour du genre humain ! Enfin, ne tombons pas dans la simplification, toute la gauche n'est pas comme ça...

    Le parti d'Emmanuel Macron a précisé lundi soir avoir saisi le « comité d’éthique » pour examiner l'affaire concernant Véronique Avril. Mais l'annonce de la composition du gouvernement n'avait-elle pas été reportée d'un jour pour, précisément, « tout vérifier » ? Quand le grotesque le dispute à l'amateurisme, à ce point, c'en devient inquiétant... 

    2. Et Richard Ferrand ? C'est fou comme il ressemble de plus en plus, et de plus en plus vite, à François Fillon : mêmes mots, même défense (?), même crispation dérisoire et arrogante, même appel au « peuple souverain » qui, lui, décidera par son vote ! Finalement, pour lui aussi - qui avait pourtant été l'un des promoteurs les plus ardents du « laver plus blanc » - la Justice, c'est pour les autres !... On revit le proche passé, pénible pour tous, du candidat LR, et on se dit que, finalement, l'expérience des uns ne sert pas aux autres.

    L'enrichissement personnel, pas évoqué au début de « l’affaire », l'est maintenant ouvertement. Soyons clair : Ferrand, l'enferré dans sa sale affaire, n'a qu'une chose à faire : démissionner ! 

    3. Et Sarnez, la comparse de Bayrou, le dernier des Caïmans ? On sait que, Macron étant d'accord - démagogie pré-électorale oblige ! - c'est Bayrou qui a formulé le premier ce projet de « moralisation de la vie publique ». Lui qui a contribué à faire élire Hollande, d'abord, Macron, ensuite, mais qui s'est fait élire, entre les deux, maire de Pau par ce qu'on appelle « la droite » ! Et qui ira bientôt au Tribunal pour avoir insulté une association, mais, là, c'est une autre affaire, dont nous parlerons une autre fois...

    Bayrou se pourléchait les babines du cas Ferrand parce qu'il le déteste : Ferrand avait osé conseiller à Macron de refuser de céder aux exigences exorbitantes de Bayrou en matière de circonscriptions gagnables pour le Modem. Du coup, Bayrou se gardait bien de dire quoi que ce soit : il a « perdu sa langue », écrivions-nous récemment. Oui, mais le voilà rattrapé par l'affaire de sa comparse Sarnez, qui - d'ailleurs - n'a rien fait d'autre que de faire comme tout le monde. Mais voilà, comme nous le disions plus haut, à partir du moment où l'on a promis qu'on allait tout changer, et qu'on allait voir ce qu'on allait voir... eh ! bien, on voit ! Sarnez ne fait pas pire que les autres, pire, elle fait comme les autres; et pas mieux...

    Là aussi, une seule solution : la démission, pour la donneuse de leçon !

    Ne restent plus que Bayrou et Macron, dans ce qui ressemble à la comptine des Dix petits nègres d'Agatha Christie, mais divisée par deux. 

    Pour ce qui est de Bayrou, rien ne le pousse à démissionner, certes, mais on le voit très mal, maintenant, présenter bientôt, sans éclater de rire, ou sans que quelqu'un (ou quelques-uns) le fasse dans le public, son projet de moralisation de la vie politique...

    Quant à Macron, il est maintenant protégé pour cinq ans par l'immunité attachée à sa fonction. Mais Jean-Philippe Delsol a expliqué, avec beaucoup de clarté et de pédagogie (de concision aussi : en 8'13") que Macron était passible d'une sanction d'interdiction d'exercer une fonction publique∗.

    Pourquoi ?

    Parce que, ayant gagné beaucoup d'argent lorsqu'il était à la Banque Rothschild, il a déclaré avoir employé une grosse part de cet argent pour réaliser des travaux dans l'appartement de sa femme : on vous laisse découvrir l'affaire avec Jean-Philippe Delsol... 

    En somme, à côté du dernier des caïmans se cache un gros lézard. Et ce quinquennat, qui avait promis en fanfare de tout changer, commence à peine : ça promet ! 

    Lire aussi dans Lafautearousseau ...

    Vers un « impeachment » à la française ?  [20.05.2017]

  • Poutine est revenu ! Le Tsar chez Louis XIV...

     

    Mur-bleu gds.jpgUn bon moment de vraie, de belle et bonne télé information, ce lundi 29 mai, avec les excellents commentaires de Pascal Boniface, sur BFM/TV, qui nous a fait vivre, en direct, l'arrivée de Vladimir Poutine à Versailles. Pascal Boniface nous a changés, l'espace de quelques dizaines de minutes, de la médiocrité affligeante, de l'ignorance crasse, de la partialité révoltante de journaleux qui confondent en permanence carte de presse et carte de parti (n'importe lequel, pourvu qu'il soit de gauche et politiquement correct). Merci à lui, et bravo, puisque la dureté des temps fait que, maintenant, quand quelqu'un fait normalement son travail, on est amené à le féliciter pour ce simple fait ! 

    Car l'événement est d'importance  : après les cinq années calamiteuses du pitoyable nain qui nous a servi de lamentable semble-président, le nouveau Chef de l'Etat, faisant acte de realpolitik, a invité Vladimir Poutine en France. Mais les relations s'étaient terriblement - et stupidement - dégradées entre nos deux pays frères - frères en Europe et en chrétienté, au moment où l'Islam, pour la troisième fois, attaque l'Europe.

    Il n'était donc pas facile de sortir, par le haut, de l'impasse dans laquelle le sous-préfet aux champs, vous savez, ce pauvre François « normal », nous avait engagés, en ce qui concerne nos rapports avec un pays objectivement allié, dans les grandes difficultés du moment présent.  

    C'est là que Louis XIV intervint ! Eh ! oui, Louis XIV ! Pascal Boniface a eu l’ « intelligence historique » ; il a su élever sa réflexion, et ses commentaires, au niveau qui convenait ; et il a très clairement expliqué que, au point calamiteux où les choses en étaient arrivées, un banal rendez-vous, une simple invitation, fût-elle d'Etat, ne pouvaient pas « recoller les morceaux ».

    XVM204f74b2-212d-11e7-834a-2675150b5d1e.jpgIl a donc fallu, d'abord, trouver un prétexte pour tendre la main à celui que l'on a sottement humilié hier (« sanctions »  débiles et contre productives, puisqu'elles nous pénalisent autant, sinon plus, que la Russie ; affaire des Mistral, qui a entamé notre crédibilité sur le marché très couru de la vente de matériel militaire; critiques de toute façon inopérantes sur l'affaire de la Crimée etc.) : la célébration des trois cents ans de la visite à Versailles de Pierre le Grand, en 1717, a fait l'affaire. Le tsar, à l'époque, voulait moderniser la Russie, il « importait » Versailles à Peterhof, comme tous les princes de cette époque, où la France dominait le monde. Dominait, non par la force brute mais par l'éclatant et magnifique visage de sa civilisation, aimable et aimée, par ses architectes, ses écrivains, ses peintres, ses savants, elle qui était, par ailleurs, « la Grande nation », la Chine de l'Europe, du point de vue démographique... 

    Certes, cette visite se déroula deux ans après la mort du Roi-soleil, en 1717, et c'est l'enfant-roi Louis XV que Pierre le Grand, en un geste de surprenante bonhomie - surprenante, mais de bon aloi - éleva dans ses bras, bousculant étiquette, protocole et gens guindés de tout poil (on dirait, aujourd'hui, « coincés »).

    Mais le palais, lui, reste bien le palais-temple du Roi-soleil, qui attire toujours les foules du monde entier, trois siècles après, tellement il symbolise, représente et, osons-le mot, personnifie le génie français, à l'instar de nos cathédrales, du Mont Saint-Michel ou des châteaux de la Loire.

    Et Poutine ne serait pas venu, même à l'Elysée, comme l'a très bien expliqué Pascal Boniface. Les affronts avaient été trop nombreux ; ils avaient duré trop longtemps ; trop de paroles démentes avaient été dites (songeons aux propos honteux d'un Laurent Fabius, qui commence décidément à être bien fatigué...). Le prétexte trouvé, il fallait un lieu qui fût à la hauteur de l'événement, qui exaltât le moment, qui symbolisât qu'une page se tournait, enfin. Un simple palais, fût-ce l'Elysée, ne pouvait convenir, parce qu'il avait été terni pendant cinq ans par un petit sous-préfet aux champs, benêt de surcroît, et parce que c'est de là qu'étaient parties toutes ces attaques aussi grotesques qu'inconsidérées contre notre allié naturel d'aujourd'hui.

    L'endroit s'imposait donc de lui-même : les ors de Versailles, la magnificence de Louis-le-Grand-en-tout, comme l'appelait l'immense Pierre Puget.

    On songe, alors, au quatrain fameux de Guitry :

    On nous dit que nos Rois dépensaient sans compter,

    Qu'ils prenaient notre argent sans prendre nos conseils ;

    Mais, quand ils construisaient de semblables merveilles,

    Ne nous mettaient-ils pas notre argent de côté ?

    Oui, Guitry a raison, évidemment. Mais son propos va bien au-delà du simple argent, du simple matériel : Versailles « fonctionne » encore, tel que l'a voulu Louis XIV, pour ce pour quoi il a été imaginé, puis réalisé. Comme un outil de gouvernement, un lieu de pouvoir, un lieu de ce pouvoir royal qui mena une authentique politique de civilisation, qui a "étonné le monde", selon le joli mot de Jean Dutourd. Comme le siège du rayonnement français. Comme l'exemple insurpassable, et du reste insurpassé, du génie national français. 

    Si l'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu, l'invitation faite au tsar d'aujourd'hui par notre Chef de l'Etat est un bel hommage rendu par cette pauvre république idéologique, à bout de souffle, à notre Royauté traditionnelle, qui nous a emmenés si loin, si haut, qu'elle en impose encore aujourd'hui !  

  • Histoire • Qui se souvient du sinistre Bergeret ?

    Les Tuileries (aujourd'hui disparues, "restituées" ici en rouge)

     

    Pourtant, son mauvais « génie », sa misérable mentalité de terroriste sont toujours parmi nous.

    1871 : Bergeret, « incendiaire en chef » des Tuileries, commence sa sinistre besogne...  

    Dans deux jours, la plupart des monuments de Paris aux mains des Communards seront en flammes (voir l'éphéméride du 24 mai), conformément à la sinistre prédiction de Louise Michel : « Paris sera à nous ou n'existera plus » (voir l'éphéméride du 17 mai)...

    Une Louise Michel qui ne faisait que s'inscrire dans la « grande » (!) tradition révolutionnaire : Carrier n'avait-il pas dit « Nous ferons de la France un cimetière plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière », durant cette monstrueuse Révolution qui proclama « du passé faisons table rase ! » et durant laquelle Robespierre déclarait « Périsse la France entière plutôt qu'un seul principe !»

    Dès le 26 mars 1871, le château palais, complètement pillé, restait vide. Durant la Semaine sanglante (voir l'éphéméride du 21 mai), un trio de tristes sires : le sergent de ville Boudin, le garçon boucher Bénot et le général (!) Bergeret - aidés d'une trentaine d'autres criminels de leur espèce, comme Dardelle ou Mabeuf... -  préparèrent méthodiquement leur forfait contre l'Art, contre la France dans son patrimoine culturel, contre l'humanité...

    441588615.jpgFidèle suiveur de Louise Michel, Bergeret déclara : « Quand je quitterai les Tuileries, les Tuileries seront en cendres ». Les 22 et 23 mai, les acolytes incendiaires firent passer dans la cour cinq fourgons chargés de barils de poudre, bonbonnes de pétrole, goudron liquide et essence de térébenthine, qu'ils rangèrent sous le péristyle du pavillon central. Le 23, une trentaine de fédérés parcourut tous les appartements du palais et aspergea murs et planchers à pleins seaux de pétrole. Un baril de poudre fut placé dans le vestibule du pavillon de l'Horloge, trois en bas de l'escalier d'honneur, tandis qu'un amas de matières inflammables était stocké dans le salon des Maréchaux. Ils enduisirent de goudron l'autel et l'orgue de la chapelle et les boiseries du théâtre. Le feu fut allumé par Benet et l'incendie embrasa immédiatement tout l'édifice. Peu avant 9 heures du soir, l'horloge du palais s'arrêta sous l'action du feu. Vers 11 heures, une explosion secoua le pavillon central, laissant le dôme s'abîmer dans une gerbe de flammes. Le palais brûla pendant trois jours, fondant les bronzes, réduisant les marbres en poussière. Bergeret et ses hommes, ayant commandé un repas froid, soupèrent sur la terrasse du Louvre en contemplant l'incendie.

    Le 27 mai, il ne restait plus de la merveille des Tuileries que des pans de murs noircis...

  • Macron lave plus blanc ? Peut-être, mais, chez les autres !

     

    Mur-bleu gds.jpgL’ « affaire Ferrand », pour l'instant, au gouvernement, c'est « silence radio » :

    - Bayrou a perdu sa langue (si quelqu'un la retrouve, écrire au journal, qui transmettra...) ;

    - Macron déjeune à Bruxelles avec Trump, invité par lui à l'ambassade états-unienne. Après avoir fait allégeance à dame Merkel, le voilà qui la fait à l'oncle Sam : encore un petit coup de rabot pour la France, un pas de plus vers le rapetissement de notre dignité nationale ;

    - aucun membre du gouvernement ne s'explique (la devise d'En Marche c'est « Courage, fuyons ! » ?) ;

    - quant à Ferrand, on croit revivre - non, on revit - l’ « affaire Fillon » en janvier-février. Ce sont les mêmes mots : « Je regrette », « si c'était à refaire, je ne le referais pas », « il n'y a rien d’illégal ». Il a même parlé de « boules puantes » lui aussi, et a répondu avec morgue et suffisance, avec un côté hautain et presque méprisant aux premiers journalistes qui l'interrogeaient.

    On a déjà entendu toutes ces formules, on a déjà vu toutes ces postures, et cela fait un peu drôle de les réentendre et de les revoir si tôt, chez quelqu'un qui fait partie de la troupe qui va tout renouveler, vous savez, la troupe qui s'est mise En Marche vers un avenir radieux, plus blanc que blanc, et qui a même pris une journée de plus, avant l'annonce du gouvernement, pour vérifier que tout allait bien ! La bonne blague ! Politique gadget, quand tu nous tiens ! 

    Soyons sérieux. De quelque côté que l'on prenne la chose, Richard Ferrand a, de fait, favorisé sa femme, et aussi son fils. Evidemment, dans toute l'histoire de l'humanité, et de la France, on a vu franchement pire, bien pire ; oui, mais voilà : nous sommes maintenant dans un contexte et un climat particulier, où - Dieu et la morale de nos ancêtres ayant été évacués de tout l'espace officiel - la déesse Moraline, imposée par la cléricature médiatique et la caste dominante journalo-bobo, règne en maîtresse absolue, bien plus intolérante et bien plus tyrannique que lui et que les anciennes façons de faire...

    Après l' « affaire Fillon », il n'est même pas nécessaire de poser la question de savoir si Richard Ferrand doit, ou non, démissionner : il aurait dû le faire depuis la parution du Canard enchaîné, nouvel Evangile de l'Etablissement politiquement correct, nouvelle Bible de la Moraline publique de notre société hyper morale, le mot étant pris ici, bien sûr, au sens que lui donne la caste politico-médiatique.

    Parce que, les codes nouveaux ayant été posés, et imposés, c'est dorénavant le mercredi que se fait le Jugement, non dernier - puisqu'il est hebdomadaire - mais souverain et sans discussion possible. Et donc, tôt ou tard, la mise à mort inéluctable qui en découle. Car déesse Moraline n'est pas douce, ni tendre, ni gentille ; elle ne plaisante pas, elle ne rigole pas : avec elle c'est « la mort », comme aux bons vieux temps de la « sainte guillotine », même si, malgré tout, déesse Moraline se contente de la mort politique (il y a tout de même un progrès, par rapport à Robespierre !). Demandez à Fillon, il sait, lui, ce que veut dire « mise à mort » ou « assassinat » politique !...

    Aujourd'hui, c'est au tour de Richard Ferrand, l'un des preux chevaliers blancs du super preux-super chevalier blanc, Macron, d'être pris dans la nasse, dans les filets des mailles duquel on ne s'échappe pas vivant, politiquement. 

    Il s'est mis en marche, il y a peu de temps, Richard Ferrand. Mais il était au bord de l'abîme, et ne le savait pas. Et il a fait un grand pas en avant... 

  • Premiers nuages sur la tête de Macron, le président à la mode bobo

    Conseil sur le terrorisme autour d'Emmanuel Macron
     
     
    Mur-bleu gds.jpgSans parler de « l’affaire Ferrand », que nous évoquerons demain, deux couacs ont marqué ce début de semaine, ou cet après-Manchester, comme on voudra : Pour commencer, l'inquiétante et affligeante vacuité des réactions - tardives - du président si mal élu : dire par exemple que « les terroristes ont une cible : le monde libre et la jeunesse », est-ce que, sérieusement, quelqu'un peut penser que cela soit une réaction à la hauteur des faits, et un vocabulaire digne du Chef de l'Etat français ?
     
    1. D'abord, de quels terroristes s'agit-il ? D'êtres étranges, venus d'ailleurs, ou de nulle part ? Mystère, semble-t-il. Notre président sait qu'il y a « terrorisme », mais sans plus. Inquiétant... Et découvrir, aujourd'hui, que « le monde libre » est la cible des terroristes islamistes - parce que, nous, nous savons de qui il s'agit, à la différence du président - n'est-ce pas un peu comme... découvrir l'eau tiède ? Quant à prétendre que « la jeunesse » est leur cible, on nous pardonnera, mais c'est carrément idiot. Il y avait des jeunes à Nice, aux terrasses des cafés de Paris, au Bataclan ; il y en avait partout ailleurs dans le monde là où les lâches assassins de l'ombre ont frappé. Non, vraiment, ce « jeunisme » de mauvais aloi du président jeune sonne très, très mal...
     
    2. Ensuite, cette désastreuse image des quatre ministres devant le perron de l'Elysée, pour parler de Manchester : quatre hommes, pas de femmes (bonjour la parité !), et deux vieux (Bayrou et Collomb, bonjour le rajeunissement et le changement des visages !)∗. Attention, et qu'on nous comprenne bien : ce qui nous choque, ce n'est pas qu'il y ait ou non des femmes en un moment aussi grave, ou qu'il y ait deux ministres âgés. Ce qui nous choque c'est l'hypocrisie et la tartufferie :
     
    - nous ne sommes ni « jeunistes » ni « anti seniors » : seules les compétences doivent primer pour nommer aux plus hauts postes. Jeanne d'Arc avait achevé sa grandiose mission à 19 ans, et Léonard de Vinci a peint la Joconde a plus de soixante ans. Nous pensons donc qu'on ne doit ni privilégier ni rejeter la jeunesse, en soi ; ni faire la même chose pour l'âge mûr. Mais, justement, c'est ce que Macron a fait : il a dit, avec moi ce sera la jeunesse, et il s'est enfermé dans le piège de l'imbécile parité. Résultat : dès que les choses sont un peu sérieuses, zéro femme et deux vieux routiers de la politique, dont le dernier des Caïmans, Bayrou. Franchement, ce n'est pas sérieux. On se souvient encore du sort des ministres femmes de Juppé (les « Jupettes », virées dès le premier remaniement) ; on parlera longtemps de cette image malheureuse du perron de l'Elysée après Manchester, qui se révèlera certainement néfaste pour Macron, à terme...
     
    - et quand nous parlons d’ « imbécile parité », nous voulons simplement dire que, là aussi, ce n'est pas le sexe mais la compétence qui doit faire nommer tel ou telle. Supposons - c'est une hypothèse d'école - que l'on doive recruter dix personnes à dix postes importants. Se présentent dix femmes remarquables, et dix hommes totalement incompétents. Il faudra bien sûr nommer les dix femmes et ne retenir aucun homme. Ou l'inverse, si les choses se présentent inversées. Mais poser en principe que l'on prendra tout le temps et en toutes circonstances moitié d'hommes et moitié de femmes, voilà bien une aberration - le type même de la fausse bonne idée bobo - dans laquelle notre président s'est enfermé sottement.
     
    Nous le disons d'autant plus volontiers que, vis-à-vis des femmes et de la confiance qu'on peut leur faire, notre Royauté a presque neuf siècles d'avance sur cette pauvre république idéologique, à bout de souffle, qui en est réduite à des gadgets de gamin pour donner l'impression qu'elle a encore quelque chose à dire ! En effet, six fois, dans notre Histoire, sous la Royauté, la totalité du pouvoir, sur la totalité du pays (et pas seulement un ministère) a été confiée à des femmes ! Et, excusez du peu, quatre fois à des femmes étrangères ! Et, réexcusez du peu, la première d'entre elles, Blanche de Castille, reçut deux fois les pleins pouvoirs, une fois au début du règne de Louis IX (minorité) et l'autre lorsque le roi partit en Terre sainte.
     
    Alors, il est où le « féminisme » ? Elle est où, la « promotion de la femme » ? Royauté ou République, c'est lequel des deux régimes qui est le plus « avancé », le plus « ouvert », le plus « jeune », le plus... -  allez, disons-le ! - moderne ? 
     
    Sans compter que, quelques heures plus tard, invité de Jean-Jacques Bourdin, le premier flic de France dévoilait follement que Salman Abedi était « sans doute » passé par la Syrie et qu'il avait des liens « avérés » avec le groupe Etat islamique, qui a revendiqué l'attentat. Les enquêteurs britanniques avaient averti leurs homologues européens mais s'étaient bien gardés de divulguer l'information : ils n'ont pu que qualifier de « désespérante « (sic !) la bourde monumentale du nouveau ministre, qui commence bien mal !  
      

  • Manchester : la seule réponse à la guerre, c'est la guerre !...

     

    Mur-bleu gds.jpgIl y avait quelque chose d'irréel, ce mardi, à 13 heures, en écoutant - de bout en bout - le JT de France 2, présenté par Marie-Sophie Lacarrau.

    Et même, disons-le, quelque chose qui mettait mal à l'aise. Pas une fois, pas une seule, non, à aucun moment, ne fut employé le terme de « terrorisme islamiste ». On nous a bien dit et répété que nous étions en guerre, que la guerre continuait, que l’« horreur », que la « barbarie » avaient encore frappé »; ça, oui ! Mais, nommer l'ennemi, celui qui nous fait cette guerre : ça, non ! Dire qu'il s'agit du « terrorisme », certes, mais du « terrorisme islamiste », cela écorcherait la bouche de nos journaleux et autres adeptes du politiquement correct, pour qui l'essentiel est, avant tout, de ne pas stigmatiser, de ne pas faire d'amalgame ! 

    La chose prit un autre relief à la fin de ce journal évidemment chamboulé et exclusivement consacré à Manchester : commencé comme d'habitude à 13 heures, il s'acheva à 13h46 ; or, passant sur BFM/TV on eut, une minute après, soit à 13h47, l'annonce de la revendication du crime par Daech.

    Prenant les gens pour des imbéciles, les journaleux et autres soumis dont parle avec justesse Houellebecq pourront bien dire, pour se défendre, que jusqu'à 13h47 on n'avait, justement, pas de revendication. Or, tout, dès le début rattachait le drame de Manchester à l'islamisme radical. 

    La question est donc : comment faire une guerre - et, à fortiori, la gagner - si l'on ne nomme pas l'adversaire ? Si l'on ne sait pas, ou, pire encore, si l'on ne veut pas savoir, ne pas voir qui est l'ennemi ?

    Laissons donc là ces journaleux et soumis pitoyables et misérables, et passons à la seule question qui vaille : que faire ?

    La réponse est simple : on nous fait la guerre, on nous attaque ? Défendons-nous, et faisons la guerre, et gagnons-la ! En commençant par le commencement : créer des Cours martiales, comme cela s'est toujours fait en temps de guerre, pour juger les actes de trahison, désertion, défaitisme, propagande contre l'armée française etc. Et comme les Cours martiales, en général, condamnent à mort, fusillons sans délai les traîtres et autres agents de l'ennemi, comme ce Salah Abdeslam que nous engraissons depuis plus d'un an (incarcéré depuis le 28 avril 2016). 

    Autre mot répugnant entendu ce même jour, tenu par un journaleux : « les personnes qui reviennent ». Comment ça, « les personnes qui reviennent » ! Qu'il s'agisse de Français de souche ou d'étrangers français de plastique, à qui le Système a follement donné un petit rectangle de plastique, croyant que, par magie, cela les rendait Français, ils ont pris les armes pour l'armée qui nous fait la guerre ; ils ont trahi : Cour martiale, condamnation, fusillés !

    Et, si l'on ne veut pas faire la guerre, alors qu'on nous fiche la paix avec les petites bougies, les peluches, les petits dessins et papiers, et autres niaiseries du genre « priez pour Manchester », ou « je suis Manchester » : on n'a pas écrasé le nazisme avec des bougies, des peluches ou des dessins sur des petits bouts de papier ! Et quand ils ont compris la détermination des Kamikazes, les USA ont envoyé deux bombes atomiques sur le Japon !

    Il faut, simplement, savoir ce que l'on veut : ou on se bat, ou on se tait. Manifestement, comme Houellebecq le signale, il y a un parti de la soumission, de la collaboration avec l'Islam conquérant. Et puis il y la partie - dont nous sommes, évidemment - de ceux qui refusent cet Islam conquérant, qui veulent résister pour notre liberté à tous, de Français et d'Européens.

    Laissons donc les collabos collaborer, et posons le problème clairement, afin que les choses soient bien établies : l'Islam nous agresse, pour la troisième fois (après 711, par l'Espagne, et 1453, par Constantinople) : nous avons par deux fois relevé le défi, et fini par chasser l'envahisseur, même si ce fut long et difficile. Jamais deux sans trois ! 

  • Les « terroristes » de 89 sont toujours là... A la fête de Jeanne d'Arc à Paris et Marseille, par exemple ...

    Les mêmes terroristes - ceux dont il est ici question - semant violence et destruction dans les rues de nos villes, sans qu'il y soit jamais mis fin   

     

    Mur-bleu gds.jpgLa Révolution a été faite par la violence et la Terreur. Elle est née dans elle, par elle, et seulement grâce à elle. Ainsi, bien sûr, que la République dont elle a accouché. Même Emmanuel Macron, alors ministre, l'avait affirmé, reconnaissant avec raison que le peuple français n'avait pas voulu la mort du Roi...

    Et, si Lénine parlait - en un autre domaine - de « maladie infantile du communisme », on peut parler, à propos de Révolution et de Républiques, de leur maladie congénitale, en rappelant ce mot si juste de Gustave Thibon faisant remarquer le lien - génétique, pourrait-on dire - entre « le chaos explosif des révolutionnaires » et « le chaos figé des conservateurs du désordre ». La République, devenue le régime de la France, puis maintenant un véritable Système, emploie alternativement, en fonction de la situation et de ses besoins, l'une ou l'autre forme de ce « chaos ». Qu'elle est. Aucun nuage ne se présente-il à l'horizon ? Elle offre le spectacle rassurant d'un régime calme et normal, cachant soigneusement l'immense fleuve de sang d'où elle est sortie. Des oppositions, des dangers surgissent-ils ? Les descendants des sectionnaires de Robespierre sont toujours là car, c'est bien connu, « la république gouverne mal mais se défend bien » ...

    A Paris et à Marseille, on a pu voir, à l'occasion de cette dernière Fête de Jeanne d'Arc, que la violence terroriste des héritiers de la Révolution et de sa République était loin d'avoir disparu, bien au contraire.

    A Paris, à la fin du colloque du Cercle de Flore du samedi 13 mai, auquel le Prince Jean de France participait, un groupe d'une cinquantaine de terroristes a surgi, soudain, pensant probablement disperser le colloque, ou quelque chose dans ce genre. Les militants royalistes les ont promptement fait déguerpir, par un usage approprié de la force, mise au service de la raison...

    A Marseille, le jeudi 18, en fin d'après-midi, autre scénario : le dépôt de gerbe et l'allocution prononcée au pied de la statue de Jeanne d'Arc des Réformés (en haut de la Canebière) ne fut perturbé que par des cris haineux d'une vingtaine de terroristes, auxquels il fut décidé de ne même pas répondre - comme à Paris - en les forçant à se taire.

    Il n'en demeure pas moins que ces deux événements nous permettent de renvoyer à ceux qui aiment la manier - en la « retournant » à leur intention - la fameuse phrase : il est encore fécond, le ventre d'où est sorti la bête immonde !

    La bête immonde, c'est le Terrorisme, né en France avec et par la Révolution, qui a causé le génocide vendéen, le premier des temps modernes, et la mort d'environ six cent mille Français. Un terrorisme qui s'est survécu au fil des décennies, avec une Louise Michel, et la mise à feu de Paris pendant la Commune ; avec la sinistre Epuration de 44-45, et l'assassinat de milliers de Français...

    L'amusant - si l'on peut employer ce mot, ici - c'est que le terrorisme est pratiqué par des groupuscules qui s'auto nomment « antifascistes », alors qu'ils ne sont que de « prétendus » antifascistes : les fascistes, ce sont bien eux, ceux qui veulent interdire l'expression de toute autre idée que la leur, et ne faire régner qu'une loi, la leur ; qu'un parti, le leur. Et qui sont les frères, les fils et filles de tous les fascismes et terrorismes venus des origines terroristes de la République, le fascisme rouge du marxisme offrant d'ailleurs de curieuses similitudes avec le fascisme vert de Daech, qui, comme la Révolution, fait commencer l'Histoire avec son apparition, et cherche à détruire autant qu'il peut tout ce qui l'a précédé... 

  • Un nouveau gouvernement fort peu nouveau, fort peu crédible : ceux qui ont voté Macron, ne venez pas vous plaindre !

     

    Mur-bleu gds.jpgDe quoi accouche la montagne de « promesses Macron » ? De rien de bien spécial, de bien particulier, de bien nouveau. En fait, d'une minuscule et ridicule petite souris. D'un gouvernement improbable de dosage / équilibre / combinazione : tout ce dont les Français ne veulent plus et que Macron avait promis d'abolir !

    - L'ingérable / imprévisible / intenable Hulot à l'écologie : la bonne nouvelle c'est qu'on est quasiment certain que Notre-Dame-des-Landes ne se fera pas !

    - Incompréhensible : Le Drian seul vrai bon ministre de Hollande / seul vendeur de Rafales viré des Armées. L'efficacité à la Macron ? On tremble !

    - Loufoque : le dernier des caïmans (Bayrou) et sa comparse Sarnez ministres ! Macron avait promis de renouveler et rajeunir : chapeau l'artiste !

    Comme le disaient déjà les Romains : « Parturiunt montes : nascetur ridiculus mus ! »  

  • Et la campagne nullissime qui dure encore, et encore, et encore ! Maintenant, les Législatives !  [3]

     

    Mur-bleu gds.jpg- Pour un Pays légal en pleine crise s'agit-il d'une simple mutation ou d'une explosion, « façon puzzle », comme dans Les tontons flingueurs ? La vérité vraie est que ça tangue, ça barde, ça explose de partout ! On n'est plus dans le Fluctuat nec mergitur !  En fait, avec Macron, les bobos hors-sol ont pris le pouvoir : après les délices des premiers instants, plus dure sera leur chute ! Ils se sont rebaptisés « La République en marche » ? Pour parodier le mot fameux d'Edgar Faure en 1968, la république idéologique, le Système est au bord du gouffre ; souhaitons-lui simplement de faire un grand pas en avant !

    - Une seule chose est sûre : Macron ne représente que 7 millions de voix « pour lui » (sondage Cevipof pour Le Monde : sans-doute crédible, même si - c'est notre cas - on ne prise que fort peu Le Monde... : 60% de ses voix - 20.750.000 - sont des voix « contre Marine Le Pen » et pas « pour Macron ») ; 

    - Presque trois fois plus de voix sont des voix « sans lui », qu'il n'a pas su attirer ou intéresser : 3 millions de non-inscrits et 6,5 millions de mal inscrits, qui pour telle ou telle raison ne votent donc pas (source : France info ), et plus de 10 millions d'abstentionnistes (exactement 10.577.572)

    - Et les voix « contre lui » représentent plus du double des siennes : 4 millions de bulletins blanc ou nuls et 10 millions 644.000 pour Marine Le Pen.

    7 millions d'un côté, 24 de l'autre (ou des autres, mais peu importe, au fond) : les journaleux peuvent bien s'extasier, ils ont réussi leur coup, et la cléricature médiatique a bien imposé son candidat. Mais, dirait de Gaulle, les faits restent les faits, et on lui souhaite bien du plaisir ! 

  • Et la campagne nullissime qui dure encore, et encore, et encore ! Maintenant, les Législatives !  [2]

     

    Mur-bleu gds.jpg1. Comme son « père » Hollande, la première visite de Macron sera pour l'allégeance à la chancelière allemande. L'entretien aura lieu hors caméras, et en anglais : double symbole de l'abaissement de la France par le Système mortifère qui la déclasse inexorablement depuis 142 ans...

    2. Et les autres, et par exemple Mélenchon ? Eh ! bien, Mélenchon s'est parachuté à Marseille dans une circonscription facile, pas dans les quartiers Nord face à Ravier. Insoumis mais pas fou, Mélenchon !

    Et puis, il nous bassine avec sa « France insoumise » : la vraie France insoumise, c'est l'Action française ! Et si vous voulez un vrai insoumis, ne prenez pas Mélenchon pour guide, prenez Maurras !

    Mélenchon ne veut que « tourner la page » du Parti socialiste ; nous, c'est du Système que nous voulons « tourner la page » parce que, les vrais révolutionnaires, c'est nous. Mélenchon n'est qu'un pâle partisan du Système, mainteneur du « chaos figé des conservateurs du désordre. » 

  • Et la campagne nullissime qui dure encore, et encore, et encore ! Maintenant, les Législatives !  [1]

     

    Mur-bleu gds.jpgMacron vient donc de nommer Edouard Philippe Premier ministre. Objectif (cynique) avoué : rééquilibrer sa barque, qui penchait dangereusement à gauche (En Marche a investi 24 députés PS), mais aussi disloquer ou fracturer « la droite ». De plus, (charité bien ordonnée...) Macron a aussi veillé à ce que soit investie la fille de sa femme (bien que ce soit comme suppléante) : vous avez dit « renouveau » ? Vous avez dit « politique autrement » ? Que ceux qui y ont cru ne viennent pas se plaindre ! 

    Déjà, en fin de semaine, le mauvais « feuilleton Bayrou » avait laissé entrevoir qu'avec Macron ce serait exactement comme avant, dans le fond ; seul changerait le regard enjôleur du jeune premier, par rapport à l'air de chien battu et à la voix pleurnicharde du précédent.

    Souvenez-vous, ce n'est pas vieux, c'était il y a à peine quelques jours.

    1. Bayrou n'est pas content : il n'a pas assez de circonscriptions gagnables (une quarantaine), donc pas assez de députés à attendre. Le chroniqueur de France info lâche le morceau : des députés, c'est de l'argent pour le Modem mais, surtout, Bayrou en voudrait un nombre suffisant (une centaine) pour pouvoir « faire chanter » Macron en permanence. En effet, la majorité que Bayrou souhaite à Macron ne pourrait rien faire sans les députés du Modem, s'ils sont assez nombreux, s'il avait, lui, Bayrou, assez de députés, donc un suffisant pouvoir de nuisance ; et ainsi Bayrou serait le vrai « maître des horloges » (expression chère à Macron). C'est beau, « la politique autrement », le « renouveau », le « changement des personnes » ! Et la France, là-dedans ? direz-vous, peut-être. Quoi, la France ? Ce n'est pas cela qui leur importe, aux politicards du Pays légal : c'est leurs propres intérêts, et leurs propres privilèges ! 

    2. Bayrou est content : alors Bayrou est allé « pleurer » et bomber le torse devant les caméras ; et, après trois jours de tragi-comédie, son « caca nerveux » a payé : Macron a cédé, inaugurant donc son règne par un acte de faiblesse, ce qui augure mal de la suite. Et qui laissera sûrement des traces, à la fois dans l'opinion et à l'intérieur du camp des « En marche » : c'était donc vers « çà » qu'ils se sont mis « en marche » ?...

    Bayrou a finalement réussi à imposer magouille et tripatouillage : tout ce dont la France ne veut plus (elle l'a assez montré avec le « dégagisme ») et tout ce que le jeune et sémillant « plus jeune président de la République » avait promis de jeter aux oubliettes. Ceux qui attendaient de l'élection de Macron une grande bouffée d'air pur n'ont eu que les exhalaisons méphitiques de la carambouille voulue par le dernier des caïmans. Le président du très confidentiel Modem a étalé, trois jours durant, l'indécent spectacle de sa rage politicailleuse sur les écrans : lamentable spectacle, discrédit toujours plus grand s'il est possible d'un misérable Pays légal, usé jusqu'au trognon... 

  • Il s'en passe, des choses chez les tenants de la moraline : le « psy du djihad » Patrick Amoyel mis en examen pour viols !

    Patrick Amoyel, psychanalyste fondateur de l'association Entr'autres, est suspecté d'avoir abusé de plusieurs patientes (Capture d'écran BFMTV) 

     

    Mur-bleu gds.jpgC'est dans L'Express que nous l'avons appris : le fondateur d'une association de lutte contre la radicalisation (ah ! les braves gens ! Ah ! « Le pauvre homme », comme disait l'Orgon de Molière, à propos de Tartuffe), le psychanalyste niçois Patrick Amoyel a été mis en examen, ce jeudi 27 avril, pour viols sur mineurs, et écroué.

    L'affaire ne concerne pas ses activités de « spécialiste du djihadisme », mais elle tombe mal pour les structures de déradicalisation, dont le moins que l'on puisse dire est qu'elles sont loin - très loin... -  de faire l'unanimité (a-t-on, un jour, imaginé des « structures de déradicalisation » pour SS ou pour agent de La Stasi, de la Securitate, ou pour gardes rouges de Mao ?).

    Mis en examen pour « viols par personne ayant autorité » et « exercice illégal de la médecine », Patrick Amoyel a donc été placé en détention provisoire. Fondateur de l'association Entr'autres, il tenait d'étranges propos, et formulait de bizarres affirmations, qui auraient pu - et dû - alerter, cependant. Il parlait, par exemple, de « la psychanalyse des doigts », ce qui, pour quelqu'un à qui l'on confie des ados (quelle qu'en soit la raison) aurait dû, au moins, faire un peu tiquer, non ?... Assez crûment, mais au moins, c'est du « parler vrai », un des policiers chargés de l'enquête déclare que « dans son cabinet, les séances ne se limitaient pas à la parole pure ».

    Nous ne nous réjouissons pas de cette sordide affaire. Nous constatons seulement que, dans le camp des bonnes consciences et des dicteurs de conduite, il y a vraiment pas mal de gens très, très louches... 

  • Vers un « impeachment » à la française ?

     

    Mur-bleu gds.jpgOn l'a dit et redit partout, cette élection présidentielle - outre sa nullité et son indécence - fut à nulle autre pareille.

    Et si ce n'était pas fini ?

    Ecoutez Jean-Philippe Delsol expliquant avec beaucoup de clarté et de pédagogie que Macron est passible d'une sanction d'interdiction d'exercer une fonction publique.

    Pourquoi ?

    Parce que, ayant gagné beaucoup d'argent lorsqu'il était à la Banque Rothschild, il a déclaré avoir employé une grosse part de cet argent pour réaliser des travaux dans l'appartement de sa femme. Mais, vous commencez à vous en douter, il y a « un lézard », comme on dit très familièrement. 

    En 8'13" - c'est court et surtout très clair - Jean-Philippe Delsol nous explique très précisément la chose. 

     
  • Incarné par Hollande hier, par son « fils » Macron aujourd'hui, l'adversaire demeure le Système !

     

    Mur-bleu gds.jpgLe fils politique de François Hollande, candidat par ailleurs choisi et IMPOSE par la cléricature médiatique, est donc le nouveau visage de ce Système mortifère qui, inexorablement, déclasse et rabaisse la France.

    Mais s'il est un président légal, certes, on peut parfaitement penser, et dire, que le nouveau président peut être regardé comme n'étant pas légitime.

    Pourquoi ?

    Notamment parce qu'il ne représente pas un nombre suffisant de Français, et, là, ce sont les chiffres qui le disent : 

    1. :

    - 3 millions de non-inscrits et 6,5 millions de mal inscrits, qui pour telle ou telle raison ne votent donc pas (source : France info ) ;

    - plus de 10 millions d'abstentionnistes (exactement 10.577.572 : 25,4%) ;

    - plus de 4 millions de bulletins blanc ou nuls (11,47%) ;

    2. :

    Ce qui relativise forcément - et fortement -les résultats des candidats

    - 20 millions 750.000 pour Macron (66,1%) ; 

    - 10 millions 644.000 pour Marine Le Pen (33,9%).

    Le total des trois premières catégories de Français représente donc 23 millions et demi voix, soit presque 3 millions de plus que ce qu'a obtenu Emmanuel Macron.

    Ajouté aux voix de Marine Le Pen, ce total monte à 34 million de voix, quasiment 14 millions de plus que le nombre de voix recueillies par Emmanuel Macron.

    Emmanuel Macron représente donc largement moins de la moitié des Français, et de plus tout le monde sait pertinemment qu'une grande partie de ses électeurs, certes difficile à quantifier, n'a pas voté «pour» lui mais «contre» l'autre candidat (selon une enquête Ipsos pour le Cevipof et Le Monde publiée le 2 mai, 60% de ses électeurs affirment voter pour lui « par défaut »); et cela sous l'effet du bourrage de crâne et du matraquage hallucinant pratiqué par la caste médiatique, qui fait de la France l'un des derniers pays staliniens au monde.

    Du reste, dès dimanche soir, les amis de Jean-Luc Mélenchon n'ont pas manqué de s'exprimer :

    - "Nous avons un président qui est faible", a estimé Raquel Garrido, une porte-parole de La France insoumise, soulignant qu'il y avait "beaucoup de votes par défaut".

    -"J'affirme ici sans manquer de respect à Monsieur Macron qu'il est minoritaire dans le pays (...), et malheur à celui qui croit utiliser cette Ve République autoritaire pour imposer des choses que les Français ne veulent pas", a prévenu Alexis Corbière, porte-parole du candidat de La France insoumise.

    Il n'est évidemment pas question, ici, de prétendre changer le Système, ou de refuser un fait accompli. Il est simplement question de faire remarquer que, si cette façon de procéder est parfaitement légale - proclamer élu un président qui, l'un dans l'autre, ne reçoit l'adhésion franche que de 7 millions de Français - , elle peut tout aussi bien être regardée comme parfaitement illégitime.

    Elle condamne le Système, autant que ses échecs dans tous les domaines (6 millions de chômeurs, 9 millions de pauvres, 8 millions 1/2 de mal-logés...) 

    Elle fonde et justifie notre action la seule « réellement d'opposition », car « prêchant ouvertement » contre le régime lui-même, selon les expressions employées, en d'autres temps, par Léon Daudet.