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Le 15 avril 2019, la cathédrale de Paris était la proie des flammes. Un an après, le chantier est en pause à cause de l'épidémie de coronavirus mais l'échéance de la restauration sous 5 ans est maintenue.
Dans cet immense malheur, au milieu de ce désastre irrémédiable, un soulagement de taille cependant : les Sapeurs Pompiers de Paris ont réussi l'exploit - si la charpente est perdue à jamais... - de sauver le "corps" du bâtiment, voué, sans leur action d'éclat, à un écroulement certain : lafautearousseau a, bien évidemment, suivi et relaté l'évènement en direct :
• le soir même (15 avril) en racontant brièvement ce qui venait de se passer :
Commençons par un petit rappel/mise au point concernant les dons promis lors du traumatisme du 15 avril 2019 :
• sur un total de 922 millions d’euros de promesses de dons, entre 400 et 500 millions ont déjà été récoltés;
• sur ces promesses de dons, 600 millions d'euros proviennent de grandes fortunes françaises et 70 millions de l'étranger, dont 40 millions des États-Unis;
• pour l'instant, la "phase de consolidation et de sécurisation" de Notre-Dame a coûté 85 millions....
Et maintenant, examinons en quatre points les questions principales que l'on peut se poser aujourd'hui sur ce monument, au coeur de Paris, au coeur de la France"...
Un peuple drogué… Ecoutons Konrad Lorenz : « Dans la pensée occidentale, il est devenu courant de considérer comme étranger au monde des valeurs tout ce qui peut être expliqué par les lois de la nature. Être scientifiquement explicable équivaut à une dévalorisation ». Quel est l'impact réel de surconsommation de médicaments ?
De nombreuses études tendent à prouver que l'utilisation élevée de calmants, dont la France est le 4ème consommateur mondial, rend les Français drogués, c'est-à-dire dépendants d'un certain nombre de substances pas forcément très naturelles. L'accoutumance et l'habitude, voir le phénomène de mode dans la prise régulière de certains traitements finit par transformer petit à petit la population en un monde de « zombies ». Quant à l'élevage agricole, des poissons aux bovins, celui-ci est aujourd'hui traité aux antibiotiques à grosses doses, au risque de provoquer des effets secondaires indésirables. Inutile de sortir des grandes écoles pour savoir que ces traitements se retrouvent dans nos assiettes et qu'ils sont ingérés pour être après retrouvés dans nos organismes.
Comment célébrer la grande semaine de l’année pour les chrétiens, alors que toute manifestation publique et tout rassemblement, quel qu’il soit, sont strictement interdits ? Chaque paroisse, chaque diocèse, l’Église de France, le Pape ont tenté d’apporter une réponse à cette impossibilité. À peu près tous les intéressés ont décidé d’employer les moyens de communication moderne, et notamment les fameux réseaux sociaux. Comment le leur reprocher ? Quand une communauté n’a plus la possibilité de se réunir autour de l’eucharistie, on voit mal comment reprocher à ses responsables de la convoquer grâce à une médiation qui a l’avantage de la visibilité.
Un agriculteur en plein travail dans sa pommeraie. Pérenchies, 31 mars 2020 DENIS CHARLET/AFP
L’angoisse de la pénurie qui frappe de nombreux Français nous rappelle à quel point le travail de nos agriculteurs est essentiel dans notre société, estime Anne-Cécile Suzanne. Plus que jamais nous devons leur rendre hommage.
Anne-Cécile Suzanne est agricultrice en polyculture élevage dans l’Orne et diplômée de Sciences Po.
En 1346, le roi Philippe VI de Valois créé le premier code forestier, preuve de tout l'intérêt que la royauté accorde aux forêts et à leur préservation. Aujourd'hui, en 2020, la République macronienne veut privatiser ce qui permet de la maintenir en bon état et de la renouveler au-delà des seuls aspects économiques. Non à la privatisation de l'ONF (Office National des Forêts) ! Défendons la cause des arbres et des forêts de France !)
A propos de l'hymne corse, "Dio vi salvi, Regina..."
On aura ci-après deux versions du Dio vi salvi Regina, la première plus traditionnelle (voix seules, féminine et masculines), la deuxième orchestrée et plus inattendue :
Hélas, Catoneo, nous avons appris comme vous, à la même heure, le résultat consternant de l'élection municipale à Martigues (et à Roquevaire).
Tant pis !
Cela ne change rien à notre combat pour sauver le très beau monument qu'est la Bastide de Charles Maurras au Chemin de Paradis, ainsi que son Jardin, l'une et l'autre étant scandaleusement et d'une façon insensée - preuve d'une mauvaise gestion de la Ville - laissées à l'abandon depuis des années : abandon complet pour la maison, quasi complet pour le jardin, simplement nettoyé "a minima"...
Ce combat consistera, entre autre, à rappeler sans cesse à la très riche Mairie de Martigues qu'elle a promis, par un vote assez récent, 850.000 euros pour la restauration de cette Bastide. Qu'elle les mette donc sur la table ! En sachant bien que, sur un monument de ces dimensions, classé pour sa façade et sa toiture, on ne fait pas grand chose avec huit cent mille euros : l'incurie, la mauvaise gestion, le sectarisme insensé de la Mairie risquent fort de lui faire ajouter pas mal d'euros à ceux déjà promis !
Notre-Dame, comme chacun le sait, est l’âme de la France. C’est autour d’elle que les Français se réunissent et cela est bien normal puisque la France lui est consacrée. Comment ne pas en être conscient aujourd’hui quand on voit l’émotion qui a gagné tous les Français devant leur cathédrale en flammes ? Dans toutes leurs épreuves comme lorsqu’ils veulent partager leur joie, les Français se réunissent toujours aux pieds de Notre Dame. Si les divertissements bruyants prennent place sur les Champs-Elysées où s’agglutinent des masses bigarrées, les grandes émotions du peuple uni et solidaire ne peuvent s’exprimer que devant Notre Dame. Elle est notre Reine, mais aussi notre confidente. C’est pourquoi, en méditant sur la restauration de la cathédrale de pierres les Français doivent y puiser aussi un enseignement pour leur vie de citoyen. En effet, si le monument qui est le symbole de notre pays, est aujourd’hui bien abîmé, le pays lui-même, ouvert à tout vent, menace ruine.
Les élections municipales, qui se déroulent dimanche, pâtissent du climat très particulier provoqué par l’épidémie que l’on sait. L’abstention sera-t-elle aussi massive que certains le craignent ? Ce serait un mauvais signal pour l’esprit civique. L’échelon communale est celui qui devrait concentrer le maximum d’attention, en raison de la proximité des intérêts en cause. C’est d’ailleurs le cas, car il semble que, parmi les politiques, ce sont les maires qui disposent du meilleur degré d’estime de la part de la population.
André Bercoff a reçu Gabrielle Cluzel, la rédactrice en chef du site Boulevard Voltaire et auteure du livre « Enracinés ! Nous sommes tous des héritiers » (Artège).