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A la suite de notre note d'hier de Christian Vanneste : le commentaire de François Schwerer...

(Voici le commentaire posté hier sur l'une de nos pages facebook par François Schwerer, en réaction à l'article de Christian Vanneste)...

 

François Schwerer Notre Dame de Paris et les élections municipales

Notre-Dame, comme chacun le sait, est l’âme de la France. C’est autour d’elle que les Français se réunissent et cela est bien normal puisque la France lui est consacrée. Comment ne pas en être conscient aujourd’hui quand on voit l’émotion qui a gagné tous les Français devant leur cathédrale en flammes ? Dans toutes leurs épreuves comme lorsqu’ils veulent partager leur joie, les Français se réunissent toujours aux pieds de Notre Dame. Si les divertissements bruyants prennent place sur les Champs-Elysées où s’agglutinent des masses bigarrées, les grandes émotions du peuple uni et solidaire ne peuvent s’exprimer que devant Notre Dame. Elle est notre Reine, mais aussi notre confidente. C’est pourquoi, en méditant sur la restauration de la cathédrale de pierres les Français doivent y puiser aussi un enseignement pour leur vie de citoyen. En effet, si le monument qui est le symbole de notre pays, est aujourd’hui bien abîmé, le pays lui-même, ouvert à tout vent, menace ruine.

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La restauration de Notre-Dame

Dès le soir même de l’incendie, une polémique, comme la France en a le secret, a opposé ceux qui voulaient la reconstruire encore « plus belle qu’avant » et ceux qui veulent d’abord lui redonner sa vocation et son âme. Tous cependant sont restés d’accord pour se rendre à l’évidence : on ne fera rien de bon en cherchant simplement à remettre en place les poutres calcinées, les pierres éclatées ou les ferrailles tordues. Ces éléments doivent être écartés sinon le rafistolage sera bancal et le monument restera défiguré et fragile. Les pierres à utiliser pour la réfection doivent être polies et ajustées, les poutres droites et fermes, les ferrailles solides et souples et chaque élément doit être rigoureusement à sa place, adapté à l’usage qu’on attend de lui pour former un tout cohérent et harmonieux.

La polémique a divisé les Français à partir du moment où certains ont voulu utiliser des matériaux nouveaux, ayant peut-être des qualités propres, mais inadaptés à ce qui fait la raison d’être du bâtiment. Que des architectes imaginent des toits de verre ou des terrasses arborées pour tel ou tel centre touristique, nul n’y voit d’inconvénient, mais cela n’a pas sa place dans un lieu de culte et de prières. Dès lors, il est bien normal que les Français puissent l’exiger avec force sans pour autant que cela puisse être considéré comme une attaque contre la liberté des auteurs de ces projets inadaptés. Une terrasse marchande sous le parvis n’a pas non plus de raison d’être aux pieds de Notre-Dame ; elle serait aussi déplacée qu’une girouette qui aurait été substituée à une gargouille.

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Ce qui est vrai pour la restauration de Notre-Dame est aussi vrai pour la restauration de la France. Chaque homme, chaque femme doit y être à sa place. Cela est vrai à tous les niveaux, y compris dans la vie politique. Cela signifie très clairement que chaque représentant élu doit être ferme dans ses conviction, droit dans son comportement, souple face à l’adversité, ajusté à sa fonction, poli vis-à-vis de ses électeurs, cohérent dans ses choix… Et les électeurs doivent s’en souvenir au moment de chacun de leurs divers votes sinon ce sont eux qui sont les premiers responsables des maux dont ils ne manqueront pas ultérieurement de se plaindre.

Les enjeux électoraux.

Les élections municipales approchent et les Français vont donc être confrontés à des choix importants dont les ressorts sont les mêmes que pour la restauration de Notre-Dame. Mais pour que leurs choix soient cohérents ils doivent commencer par apprécier tous les enjeux, sans aucune exception. Ils ne doivent pas s’arrêter à un aspect partiel de la mission confiée aux élus. De même qu’à Notre-Dame, la « forêt » avait deux fonctions : soutenir le toit qui protégeait la voûte et participer à l’équilibre des forces qui assurait la stabilité de l’édifice, de même les élections municipales ont deux enjeux principaux différents : un enjeu local et un enjeu national. Et aucun ne doit être sacrifié à l’autre au risque de fragiliser tout l’ensemble.

L’enjeu local est celui auquel les électeurs se disent le plus sensible. Il s’agit tout d’abord de confier les destinées de sa commune à des personnes qui auront à la gérer pendant six années consécutives. Ils n’en seront pas, pendant toute la durée de leur mandat, ni les propriétaires ni même les locataires mais devront simplement en être les gestionnaires prudents et avisés. Autrement dit, ils n’auront pas à en jouir ni même simplement à profiter de ses fruits mais ils devront se mettre à son service. Ils devront consacrer leur énergie à la faire vivre et évoluer, selon son état comme on aurait dit autrefois. Les élus ne sont pas choisis pour faire de leur ville un champ d’expérience, ni un tremplin pour une autre fonction, ni même uniquement une vitrine de leur réussite individuelle mais pour permettre à leurs administrés d’y vivre au mieux. Dès lors les électeurs doivent accorder leur vote à une personne qui connaît sa ville (pas à un parachuté), qui l’aime vraiment et comprend ses besoins comme ses atouts et qui est ménager des deniers publics. De ce point de vue, ce qui compte le plus ce sont les qualités personnelles du candidat et l’on comprend qu’elles soient plus facilement mises en valeur dans les petites communes où il est plus aisé de connaître son voisin.

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Mais il ne faut pas oublier que, derrière les municipales, se cache aussi un enjeu national, lequel prend deux aspects principaux : d’une part les élections sénatoriales et d’autre part les parrainages pour les élections présidentielles. Et, de ce point de vue, il est indispensable de prendre en considération les valeurs collectives auxquelles se réfèrent les candidats. La polémique résultant de la circulaire Castaner est un leurre car en s’attachant à la visibilité de la question elle occulte le fond. Comment une personne qui considèrerait certaines valeurs éthiques comme absolues pourrait-elle voter pour un candidat qui soutiendrait un parti favorisant l’abandon de ces valeurs ? Disons le tout de suite, elle perdrait alors moralement le droit d’aller manifester. Comment une personne opposée à la suppression des régimes spéciaux de retraite pourrait-elle apporter son suffrage à un candidat qui serait intimement convaincu que le régime doit être unifié ? Elle perdait aussitôt toute raison de faire grève. Comment une personne ayant des convictions fermes pourrait-elle soutenir un candidat qui aurait fait la preuve de « ses sincérités successives » ou qui déclarerait qu’il sépare ses convictions personnelles de ses responsabilités politiques ? Il n’aurait plus aucune légitimité pour critiquer ensuite le fait que, le vent ayant tourné, l’élu aurait changé d’opinion.

En fait, la vie d’une personne est unique ; elle doit être cohérente. Nul ne peut prétendre avoir des convictions personnelles et faire consciemment des choix qui, à plus ou moins longue échéance, mettront en péril lesdites convictions. C’est en ce sens que certains sujets sont indiscutables car fondés sur des principes intangibles. Dans sa vie publique, comme dans sa vie privée, tout être humain doit se comporter de la même façon. S’il n’en était pas ainsi, non seulement d’un point de vue personnel il serait condamné à être toujours tiraillé entre deux idéaux contradictoires, mais de plus, d’un point de vue social, la cohésion du pays serait mise à mal. C’est pourquoi, avant de voter, tous les Français devraient simplement se tourner vers leur Reine afin qu’elle leur obtienne le discernement.

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