Un blasphème signé Picasso, par Jean Charpentier.

Quand Staline meurt, Picasso dessine son portrait sans respecter les canons du réalisme soviétique. C'est un crime de lèse-socialisme, un pur blasphème aux yeux des communistes de base. Maurice Thorez réussira à transformer l'indignation en “procès de Moscou” à la parisienne, pour consolider son pouvoir et affirmer son stalinisme.