L'émir Moulay Hassan du Maroc a 15 ans ... ou comment on prépare un prince à régner dans une monarchie « tradi »
Texte paru le 6 mai dans le quotidien francophone casablancais en ligne le360 : au Maroc comme en France les princes peuvent régner dès 14 ans.
Les deux monarchies sont dissemblables par bien des aspects, l'une née dans le monde chrétien européen, l'autre dans l'ère musulmane. Deux civilisations distinctes, souvent opposées. Les deux monarchies ont en commun de reposer sur le principe dynastique. Il en résulte aussi de fortes ressemblances. Sans compter l'empreinte de l'Histoire qui a longtemps lié nos deux pays et ne s'est pas démentie. Comment on prépare un prince à régner dans une monarchie « tradi », comment se tisse le lien entre un peuple et une famille royale, c'est entre autres ce que ce texte nous apprend ou nous rappelle. LFAR
La famille royale et le peuple marocain célèbrent, mardi 8 mai, le 15e anniversaire du prince héritier Moulay El Hassan, un événement fêté dans la joie et le bonheur qui témoigne de l'attachement des Marocains au glorieux Trône alaouite.
Les Marocains se remémorent, à cette occasion, la grande joie qui s’est emparée de tous les Marocains avec l’annonce, un jeudi 8 mai 2003 par le ministère de la Maison royale, du protocole et de la chancellerie, de la naissance bénie au Palais royal à Rabat d’un garçon que le roi Mohammed VI a bien voulu baptiser du prénom de Moulay El Hassan, en hommage à la mémoire de son auguste grand-père, feu Hassan II, que Dieu ait son âme en sa sainte miséricorde.
La naissance de Moulay El Hassan a été saluée par une salve de 101 coups de canon, au moment où des milliers de citoyens affluaient vers l’esplanade de la place du Méchouar pour partager avec la famille royale ce grand bonheur.
Et comme le veut la tradition, le baptême princier, au terme de la première semaine après la naissance, a été célébré avec la grandiose cérémonie de Laâkika, le 15 mai 2003, marquée entre autres par la procession de délégations représentants les différentes régions du Royaume, venues présenter leurs vœux et leurs félicitations à la famille royale et partager avec le souverain ces moments de grande réjouissance.
En célébrant le 15e anniversaire du prince héritier Moulay El Hassan, le peuple marocain tout entier renouvelle son attachement au glorieux Trône alaouite à travers le serment d’allégeance l’unissant au souverain, Amir Al Mouminine, défenseur de la foi et garant des intérêts suprêmes de la Nation et des citoyens.
Cet événement joyeux est aussi l’occasion de revenir sur les principales activités du prince héritier Moulay El Hassan, qui a notamment présidé, le 24 avril à Sahrij Souani à Meknès, l’ouverture de la 13e édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM 2018), organisée sous le haut patronage de SM le roi, autour du thème "La logistique et les marchés agricoles".
Au début de la cérémonie d’ouverture, le prince héritier Moulay El Hassan a procédé à la remise des signes distinctifs d’origine et de qualité à neuf agriculteurs producteurs.
Le 20 mars, Son Altesse Royale a présidé à Rabat, un dîner offert par le roi en l'honneur de l'ancien président français, François Hollande, alors que le 8 février, le prince héritier Moulay El Hassan a présidé à la Foire internationale de Casablanca, l’ouverture de la 24e édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL).
Quatre jours auparavant, Son Altesse Royale présidait au complexe sportif Mohammed V de Casablanca, la finale du 5e Championnat d'Afrique des nations des joueurs locaux (CHAN 2018), remporté par l'équipe nationale marocaine qui a battu son homologue nigériane par 4 buts à 0.
Le 13 janvier Son Altesse Royale préside au complexe sportif Mohammed V de Casablanca, la cérémonie d’ouverture de la cinquième édition du CHAN 2018, et assiste au match d’ouverture de cette manifestation sportive qui oppose l’équipe nationale marocaine à celle de la Mauritanie.
Le 12 décembre 2017, le prince héritier Moulay El Hassan accompagne le roi Mohammed VI qui a pris part, à Paris, aux travaux du Sommet international sur le climat ''One Planet Summit". Son Altesse Royale accompagne aussi le même jour le souverain qui a pris part au déjeuner offert par le président français, Emmanuel Macron en l’honneur des chefs d’Etat et de délégation qui participent au Sommet mondial sur le climat.
Le 24 novembre 2017, et sur ordre du roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, des prières rogatoires (Salat Al Istisqae) sont accomplies à la mosquée Hassan à Rabat, en présence du prince héritier Moulay El Hassan, et le 22 du même mois, Son Altesse Royale assiste aux funérailles, à Rabat, du général de corps d’armée Abdelhak El Kadiri.
Le 22 octobre 2017, le prince héritier préside, au Parc des expositions Mohammed VI d’El Jadida, la cérémonie de remise du Grand Prix le roi Mohammed VI de saut d’obstacles, comptant pour la 3e et dernière étape du 8e Morocco Royal Tour.
Le 16 octobre 2017 SAR le prince héritier Moulay El Hassan, préside la cérémonie d’ouverture de la dixième édition du Salon du cheval d’El Jadida, organisée sous le thème «Le Salon du cheval, 10 ans de fierté et de passion».
Le 7 septembre 2017, Son Altesse Royale donne, à l’école Abdelmoumen à l’arrondissement Hassan à Rabat, le coup d’envoi officiel de la rentrée scolaire, universitaire et de la formation professionnelle 2017-2018, et lance l’initiative royale «Un million de cartables».
La portée et la signification de ce glorieux anniversaire de l’héritier du glorieux Trône alaouite revêtent une grande symbolique renvoyant au ressourcement de la monarchie dans les fondements spirituels de la Oumma inspirés des traditions du Prophète et des Califes bien guidés, qui, dans leurs comportements quotidiens, ont toujours veillé à être magnanimes et à étendre leur mansuétude aux nécessiteux et aux plus faibles. •
L'ancien ministre des affaires étrangères Hubert Védrine était l'invité de France Inter hier matin à 8 h 20 à propos de la crise iranienne.



SPST insiste: il ne s’oppose pas au libre-échange en soi mais à une forme de radicalisation du libre-échange qui vise à homogénéiser juridiquement et socialement la planète en programmant la dissolution des États et des nations. «Le «nouveau libre-échange» vise à ce que les pays du monde aient des législations quasi identiques pour que le capital puisse circuler d’un territoire à l’autre en ayant droit au traitement princier» (p.13). Mais à la différence des critiques habituels de la mondialisation, qui basculent tôt ou tard dans une forme de fantasme socialisant, SPST demeure sur terre et pose un objectif politique réaliste: le retour graduel, mais résolu, à l’État-nation, au nom d’un projet qu’il nomme à la suite de plusieurs la démondialisation. Il cherche à nous montrer de quelle manière on pourrait s’y engager et nous rappelle qu’il n’est en rien contraire à une grande coopération entre les peuples. SPST contribue ainsi, notons-le en passant, à une redéfinition nécessaire du souverainisme québécois, pour lui permettre d’entrer dans une nouvelle époque. Les souverainistes ne gagneront rien à toujours vouloir se plier à la définition médiatique de la modernité.

BILLET - Pour Éric Zemmour, la rencontre entre les deux Corées est historique. Une détente diplomatique rendue possible grâce à Donald Trump, qui par son imprévisibilité fait peur à Kim Jong-un.
Qu’est-ce qu’une nation ? Cette question, attachée à une célèbre conférence de Renan prononcée à la Sorbonne en 1882, continue de travailler la philosophie politique et les sciences sociales ; même elles en proposent rarement une définition satisfaisante, et encore moins exhaustive. La nation, nous dit Delannoi, est à la fois politique et culturelle. C’est une communauté politique avec un substrat historique particulier, qu’on ne juge pas a priori interchangeable avec un autre. Ces deux dimensions ne coïncident pas toujours, ou du moins se recoupent souvent imparfaitement. Delannoi entend d’abord définir la nation comme forme politique singulière, qu’il distingue de la cité et de l’empire, en rappelant qu’elle semble le plus à même d’accueillir et de permettre l’expérience de la démocratie dans la modernité. Mais Delannoi le note bien, « la plupart des théoriciens récents de la nation et du nationalisme ont envers leur objet d’étude une attitude allant de l’hostilité à la condescendance » (p.17). La remarque est très fine : ceux qui étudient la nation sont généralement en mission pour la déconstruire, comme si elle représentait un artifice historique vieilli. L’antinationalisme est habituel dans l’enseignement universitaire en plus d’être la norme chez les intellectuels qui considèrent généralement l’attachement à une nation historique et à sa souveraineté comme une forme de crispation identitaire. Cette absence radicale d’empathie pour ceux qu’on appellera les gens ordinaires attachés à leur patrie fait en sorte qu’on fera passer toute forme de patriotisme pour une forme de xénophobie. La modernité radicale est l’autre nom du refus du particulier.

Il y a longtemps que nous nous inquiétons de la situation en Algérie en raison des conséquences graves qu'une « implosion chaotique » de ce pays pourrait avoir pour nous, en France et hors de France. On peut les imaginer assez aisément sous l'un et l'autre de ces deux aspects. L'Algérie est à nos portes, de l'autre côté de la Méditerranée. Osons dire que de toutes sortes de manières elle est aussi chez nous. Enfin, elle est un élément important de la situation de toute l'ère sahélienne où nos Armées sont engagées. Le Maroc aussi s'inquiète, en voisin, de l'instabilité algérienne. Voici ce qu'en dit notre confrère marocain en ligne, le360 sous la signature de
Saïd Saâdi, fondateur du Rassemblement pour la culture et la démocratie (opposition), qu’il a quitté définitivement en février dernier, n’exclut pas un cinquième mandat pour le président Bouteflika, estimant que les ingrédients d’ «une implosion chaotique » de l’Algérie sont réunis.