Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Les voyages de M. Macron

     

    par Louis-Joseph Delanglade

     

    103879671.jpg

    Après les Etats-Unis en avril, M. Macron doit se rendre en Russie en mai. Voyages aux sommets dont il dépend en partie de lui de tirer le meilleur pour la France.

    Le voyage américain aura surtout permis aux commentateurs et analystes des deux rives de l’Atlantique, qu’ils soient partisans ou adversaires de chacun des deux présidents, d’y aller de leur plume, dispensant louanges ou critiques, sur un ton la plupart du temps catégorique. Pour nous en tenir à notre seul président, on a pu entendre les uns, les plus nombreux, lui reprocher d’avoir oublié le précepte à résonance gaullienne selon lequel les Etats, et par conséquent ceux qui en ont la charge, n’ont pas d’amis, seulement des intérêts ; mais aussi d’autres, minoritaires, souligner au contraire qu’il a illustré ledit précepte à Washington en faisant entendre sa petite musique. Les premiers se sont gaussés des marques puériles de camaraderie (« trois jours de cajoleries qui frisaient le ridicule » selon M. Archimbaud dans Boulevard Voltaire) que se sont données MM. Trump et Macron (mais on pourrait se rappeler le voyage de M. Giscard d’Estaing au Maroc et le discours du roi Hassan II parlant de son hôte comme d’un « copain ») ; les seconds ont préféré minimiser des apparences de circonstance, trop largement médiatisées et sans aucun intérêt politique, et rappelé que M. Macron quelques jours auparavant avait déclaré à MM. Bourdin et Plenel  « Je n’ai pas d’amis » (sous-entendu : comme il convient à un chef de l’Etat, contrairement à ceux de mes prédécesseurs qui ont avili la fonction en se laissant trop souvent dominer par leurs affects). 

    Certains lui reprochent également de vouloir profiter des difficultés de Mmes May et Merkel pour jouer, seul, le rôle de mentor d’un Donald Trump qu’il considérerait comme une sorte de chien fou, au fond ce que M. Zemmour appelle son « rêve américain ». Si l’opportunité est réelle, il aurait tort de s’en priver, la question étant de savoir ce qu’il en tire. Or, M. Trump s’est montré ferme, notamment sur l’Iran, dossier très intéressant pour la France qui a tout intérêt à pouvoir retisser avec Téhéran de solides liens culturels, économiques et politiques. Convenons quand même que rien n’est joué, le président français ayant su se montrer réactif : à partir du moment où la première puissance mondiale, celle sans laquelle rien ne se fera, ne veut plus entendre parler du présent accord sur le nucléaire iranien, un accord plus vaste, incluant aussi la capacité balistique iranienne, n’est pas à exclure, et ce malgré les protestations d’un Iran qui, souhaitant à juste titre être réintégré dans le concert international, a forcément besoin des financements « occidentaux », c’est-à-dire du dollar américain. 

    On pourrait aussi faire valoir que ce voyage, en faisant de lui l’interlocuteur européen privilégié de M. Trump, place M. Macron dans une position plutôt intéressante dans la perspective de son prochain déplacement à Moscou. S’il ne saurait être question pour la France de tirer un trait sur les Etats-Unis, simplement d’être alliés, pas alignés, selon la formule de M. Védrine, il ne s’agit pas non plus de se jeter aveuglément dans les bras de M. Poutine mais bien d’inventer une relation privilégiée entre les vieux pays d’Europe occidentale, France en tête, et leur cousine « septentrionale ». Si M. Macron va dans ce sens, ce serait un contrepoids à un allié nord-américain, qui a une fâcheuse tendance à se montrer un peu trop hégémonique. Politique étrangère digne de la France, puisque lui permettant d’exister en toute indépendance, en équilibre entre Est et Ouest, sans renier sa dimension européenne. M. Macron n’en est pas là. Il semble certes vouloir exercer sa fonction régalienne en matière de politique étrangère ; il lui reste à prendre la mesure de la réalité des relations internationales et à admettre qu’elles obéissent moins à quelque idéologie que ce soit qu’à la nature des choses qui veut que chacun défende d’abord ses propres intérêts.   

  • Colloque « Maurras, l'homme de la politique » : L’homme de la liberté par Jean-Philippe Chauvin

    Hilaire de Crémiers, Jean-Philippe Chauvin

     

    2293089609.14.jpgSimplement deux mots de présentation de de cette deuxième vidéo de notre colloque Maurras, l'homme de la politique, tenu à Marseille, samedi 21 avril dernier. Et maintenu, comme on le sait, contre vents et marées, soulevés par la gauche et l'ultra-gauche. Colloque ouvert par Jean Gugliotta, président de l'Union Royaliste Provençale  - qui, regroupe les royalistes d'Action française de Provence désormais réunis. Et animé par Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine et de La nouvelle Revue Universelle.

    Voici une autre des sept interventions de la journée : Maurras, l’homme de la liberté par Jean-Philippe Chauvin, professeur d’histoire et animateur d'un blog important très apprécié*. Les cinq autres interventions seront mises en ligne dans les jours qui viennent. L'ensemble sera consultable en suivant les liens ci-dessous relatifs au colloque. Un appréciable instrument d'information ou, selon les cas, de formation. Bonne écoute !  LFA 

    * Le blog de Jean-Philippe Chauvin

    Réalisation de la vidéo : Paul Léonetti 

    Colloque Maurras : l'homme de la liberté from Lafautearousseau on Vimeo.

     

    Lire aussi dans LAFAUTEAROUSSEAU la série d'articles consacrés à ce colloque ...

    Un colloque maintenu malgré l'ultra-gauche ...

    Merci à l'ultra-gauche violente et aux médias qui l'ont relayée : notre «Colloque Maurras» s'est tenu, bien tenu, et a «fait le buzz» comme jamais !

    Impressions d'une participante au colloque « Charles Maurras, l'homme de la politique »

    « Colloque Maurras » : Quelques images supplémentaires ...

    Très bonne nouvelle : L'unité des royalistes refaite en Provence

    Vidéo : bref reportage de TV Libertés sur notre colloque « Maurras, l'homme de la politique »

    Colloque « Maurras, l'homme de la politique » : Au-delà de la caricature, l’homme

  • Il a entarté un député France insoumise : il s'explique. Coquerel ne l'a pas volé ! Ça ne l’a pas tué, ridiculisé, oui. Il suffit d'en rire

     

    Cyriaque, membre de l'#ActionFrançaise, a entarté le député de la #FranceInsoumise #EricCoquerel. Il explique son geste.

    Bien sûr Eric Coquerel ou tout membre de la France Insoumise est invité à répondre ou même à débattre avec Cyriaque !  

     

    Cyriaque, membre de l #ActionFrançaise, a entarté le député de la #FranceInso... from Lafautearousseau on Vimeo.

    Reportages Vincent Lapierre

  • Rappel • Très bonne nouvelle : L'unité des royalistes refaite en Provence. Qu'on se le dise !

    François Bel Ker, président du CRAF* et Jean Gugliotta, président de l'Union Royaliste Provençale

     

    2293089609.14.jpgAutre bonne nouvelle en marge de notre « Colloque Maurras » réussi de samedi dernier.

    François Bel Ker, président du CRAF* et Jean Gugliotta, président de l'Union Royaliste Provençale ont en effet tous deux annoncé au cours de la soirée militante d'après-colloque que l'Action Française refaisait son unité en Provence, mettant fin à la division en deux camps (RN et CRAF) née il y a une vingtaine d'années. Cette décision est prise dans le cadre d'une évolution de même nature devant intervenir sur le plan national en 2018.

    Régionalement, ce regroupement se fait au sein de l'Union Royaliste Provençale, « canal historique » de l'Action Française en Provence, sous l'autorité de Jean Gugliotta, son cinquième président depuis la fondation de l'Action Française. Sur le plan national, ce regroupement se fait au sein du CRAF et ultérieurement au sein d'une Action Française réunie.

    Jean Gugliotta dirige donc désormais l'ensemble des royalistes d'Action Française de Provence. Il sera assisté de Guy Bertran en tant que vice-président et d'un adjoint pour les groupes de jeunes, Bertrand Raffaillac-Desfosse.   

    Cette unité reformée est gage d’une efficacité et d’un rayonnement accrus de l’Action Française en Provence.

    François Bel Ker et Jean Gugliotta ont travaillé pour la bonne cause.  •

     

    * CRAF : Centre Royaliste d’Action Française

  • Ephéméride du 30 avril

    Musée de l'armée des Invalides : salle des Armures

     

     

    1331 : Naissance de Gaston Phoebus 

     

    30 avril,bayard,françois premier,pierre terrail,marignan,garigliano,invalides,musée de l'armée,etats unis,louisiane,napoléon,bonaparte,cameronePhoebus est le nom latin d'Apollon, dieu du soleil. Gaston de Foix et de Béarn - qui prit d'ailleurs le soleil comme emblème - reçut ce surnom flatteur dès sa naissance, en raison de sa grande beauté et de son éclatante chevelure blonde.

     

    Ce n'est pas pour ses qualités politiques qu'il restera dans l'Histoire, car son action fut plutôt erratique : d'abord ami et allié du roi de France Philippe VI, il se brouilla avec son successeur Jean II le Bon, se rapprochant des Anglais, au tout début de la Guerre de Cent ans, puis se réconcilia avec Charles V, et laissa même tous ses biens en héritage à Charles VI, juste avant de mourir.

     

    Ce sont plutôt ses qualités reconnues d'homme de goût, raffiné et grand amateur d'art qui font se souvenir de cet ami de Froissart, qui écrivit de lui : 

    « J'ai vu bien des chevaliers, des rois, des princes. Mais jamais je n'en vis qui fut de si magnifique stature et de si merveilleuse prestance. Son visage était très beau, coloré et rieur. Ses yeux étaient verts et amoureux. En toutes choses il était parfait. Il aimait ce qu'il devait aimer, haïssait ce qu'il devait haïr. Il était aimable et accessible à toutes gens et il leur parlait doucement et amoureusement. Mais dans son courroux nul n'avait pardon. »

    Lire la suite

  • Culture • Loisirs • Traditions

  • Idées • Vidéo : un bref reportage de TV Libertés sur notre colloque « Maurras, l'homme de la politique »

    Maurras : D'illustres admirateurs et quelques grands amis ...

     

    2293089609.14.jpgRetrouvez ce reportage de TV Libertés. Il s'agit de notre colloque sur Charles Maurras organisé à Marseille samedi dernier 21 avril. Au programme : dialogue avec les participants, jeunes et moins jeunes, avec des intervenants, etc. Des impressions intéressantes, des explications éclairantes : une courte vidéo à ne pas manquer.  LFAR

     

    � Retrouvez le reportage de TV Libertés au sujet... - Action française - Centre Royaliste d Action française - Lafautearousseau - Vimeo.

     

    Lire aussi dans LAFAUTEAROUSSEAU la série d'articles consacrés à ce colloque ...

    Un colloque maintenu malgré l'ultra-gauche ...

    Merci à l'ultra-gauche violente et aux médias qui l'ont relayée : notre «Colloque Maurras» s'est tenu, bien tenu, et a «fait le buzz» comme jamais !

    Impressions d'une participante au colloque « Charles Maurras, l'homme de la politique »

    « Colloque Maurras » : Quelques images supplémentaires ...

    Très bonne nouvelle : L'unité des royalistes refaite en Provence

    Colloque « Maurras, l'homme de la politique » : Au-delà de la caricature, l’homme

  • Cinéma • Red sparrow

     

    Par Guilhem de Tarlé 

    Red sparrow, un film d’espionnage américain de Francis Lawrence, avec Jennifer Lawrence (Dominika), Matthias Schoenaerts (l’oncle), Charlotte Rampling (Matron), Joel Edgerton (Nake Nash) et Mary-Louise Parker (Stéphanie Boucher). 

     

    GT Champagne !.JPGJ’évoquais la Môme Moineau à propos de Lady Bird… nous y voilà presque aujourd’hui avec ce moineau rouge, Red sparrow, adapté du premier roman d’un ancien agent secret, Jason Matthews. 

    J’ai toujours peur de m’ennuyer, et même de m’empoisonner, en allant voir des films d’espionnage auxquels souvent je ne comprends rien,  mais – May, comme dirait Theresa – celui-ci n’est-il pas d’actualité en pleine affaire Skripal quand, faute de savoir gouverner leurs pays respectifs, les dirigeants politiques occidentaux s’efforcent de « réinventer » la guerre froide... et peut-être pire. Est-ce un hasard, d’ailleurs, si le méchant oncle de l’héroïne a un faux air de Wladimir Poutine ?

    J’avoue aussi qu’Arthur de Watrigant, de la revue L’incorrect et TV Liberté, avaient retenu mon attention en comparant le décolleté des moineaux à des ceintures d’explosif… 

    « Mais faut dir’ qu’je m’étais crevé les yeux

    En regardant de trop près son corsage… »

    (Georges Brassens) 

    Un thriller violent et érotique mais de bonne facture, dont les rebondissements retiennent l’intérêt pendant deux heures vingt au cours desquelles on ne cesse de se demander qui trahit qui ?... Et il n’est pas sûr que l’on puisse y apporter une réponse.  

    PS : vous pouvez retrouver ce « commentaire » et plusieurs dizaines d’autres sur mon blog Je ciné mate.

  • Ephéméride du 29 avril

    Le Duc et la Duchesse de Vendôme ont assisté, avec leurs enfants, aux Grandes Bravades de Saint-Tropez, le 17 mai 2014. Ici le prince Jean et le prince Gaston

     

    68 : Aux origines de Saint Tropez, et de sa Bravade

         

    29 avril,jeanne d'arc,orléans,charles vii,reims,françois premier,charles quint,vitry le françois,richelieu,louis xiii,la jamais contente,toulorgeC'est le 17 mai pour les uns, le 29 avril pour les autres (date officielle de sa célébration, aujourd'hui) que Caius Torpetius - devenu Torpés, puis Tropez... - fut décapité, à Pise, sur ordre de Néron, pour avoir refusé d'abjurer sa foi chrétienne.

    Patricien, officier de l’empereur, chef de sa garde personnelle, intendant de son palais, Torpés fut converti par Saint Paul, avec qui il avait été emprisonné, comme chrétien. A l’occasion d’une cérémonie dans le temple de Diane, à Pise, sa ville natale, il refusa de sacrifier aux dieux et fit profession de foi chrétienne : Néron ordonna de le décapiter.

    Avec Irenée - qui à connu Polycarpe, disciple de Saint Jean l'Evangéliste (voir l'éphéméride du 28 juin), c'est donc un autre témoin direct des événements de Palestine qui vient, dès les premières années du christianisme, implanter la nouvelle religion en Gaule ; en Gaule où, par ailleurs, d'autres témoins directs de ces événements - mais non chrétiens, eux - ont terminé leurs jours : Ponce Pilate et le roi Hérode, qui, tous deux, jugèrent et condamnèrent Jésus (voir l'éphémeride du 27 février).

    Le corps supplicié de Torpetius fut placé dans une barque - entre un coq et un chien, dit-on - laissée à la dérive depuis Pise, et qui échoua sur la côte provençale, en un lieu qui prit son nom : Saint Tropez.

    Fête double, civile et religieuse, à la fois fête historique et fête patronale, la fête de la Bravade lui rend hommage, chaque année, en mai, pendant trois jours, en même temps qu'elle commémore un autre événement : le 24 juin 1558 fut nommé un Capitaine de Ville, chargé de gérer la sécurité de St-Tropez, alors constamment assaillie par les Sarrasins; celui ci forma alors les Tropéziens à la défense et au maniement des armes à feu : escopettes, haquebutes (une sorte d'arquebuse) et bombardes.          

    29 avril,jeanne d'arc,orléans,charles vii,reims,françois premier,charles quint,vitry le françois,richelieu,louis xiii,la jamais contente

    www.vacanceo.com/albums_photos/fiche-album_1373.php 

    3 mai,clement ader,bonaparte,louisiane,talleyrand,eole,avion,frères wright,alfred kastler,spot,jeux floraux,canal saint martin

    Lire la suite

  • Culture • Loisirs • Traditions

  • Idées & Histoire • Colloque « Maurras, l'homme de la politique » : Au-delà de la caricature, l’homme

     De gauche à droite, Christian Franchet d'Espérey, Hilaire de Crémiers, Jean Gugliotta

     

    2293089609.14.jpgSimplement deux mots de présentation de de cette première vidéo de notre colloque Maurras, l'homme de la politique, tenu à Marseille, samedi dernier. Et maintenu, on le sait, contre vents et marées soulevés par la gauche et l'ultra-gauche.  Le colloque est ouvert ici par Jean Gugliotta, président de l'Union Royaliste Provençale, sous l'autorité de qui, à compter de ce même jour, les royalistes d'Action française de Provence sont désormais réunis. Le colloque est introduit par Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine et de La nouvelle Revue Universelle. Suit la première des sept interventions de la journée, celle de Christian Franchet d'Espérey, rédacteur en chef de La nouvelle Revue Universelle : « Maurras, au-delà de la caricature, l’homme ». Les six autres interventions seront mises en ligne dans les jours qui viennent. Un appréciable instrument d'information ou, selon les cas, de formation. Bonne écoute !  LFAR 

    Réalisation de la vidéo : Paul Léonetti 

    Colloque Maurras - Au-delà de la caricature, l'homme - LAFAUTEAROUSSEAU sur Vimeo.

     

    Lire aussi dans LAFAUTEAROUSSEAU ...

    Un colloque maintenu malgré l'ultra-gauche ...

    Merci à l'ultra-gauche violente et aux médias qui l'ont relayée : notre «Colloque Maurras» s'est tenu, bien tenu, et a «fait le buzz» comme jamais !

    Impressions d'une participante au colloque « Charles Maurras, l'homme de la politique »

    « Colloque Maurras » : Quelques images supplémentaires ...

    Très bonne nouvelle : L'unité des royalistes refaite en Provence

  • Livres & Histoire • « Philippe d’Orléans. Frère de Louis XIV »

     

    Le 16 mai prochain paraîtra chez Perrin cette biographie « Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV » par Elisabetta Lurgo. En voici la présentation. 

     

    9782262075163ORI.jpg« Peu de figures ont été autant maltraitées que celle de Monsieur, Philippe de France, duc d’Orléans et frère de Louis XIV. Sa personnalité, assez complexe et fascinante, est écrasée par celle du Roi-Soleil, qui occupe le devant de la scène. Presque toutes les sources lui sont hostiles.

    Sa première épouse, Henriette-Anne Stuart, en parle avec une hostilité acharnée ; dans les lettres débordantes de sa seconde femme, Elisabeth-Charlotte de Bavière, le mépris se mêle à l’indulgence et à la tendresse. Pour sa cousine, la Grande Mademoiselle, il demeure le prince gâté de son enfance. Ses précepteurs et conseillers se désespèrent de ne pas retrouver en lui les ambitions qu’ils s’empresseraient de cultiver à sa place. Il est vrai que son homosexualité, qu’il cultivait ouvertement, l’a beaucoup desservi chez ses contemporains et auprès de la postérité. 

    La présente biographie s’emploie précisément à extraire Philippe d’Orléans de cette image pesante et déformante et à montrer un prince en action, par ailleurs mécène remarquable, valant bien davantage que sa trouble réputation. Elle nous restitue aussi la voix de Monsieur, qui s’est retrouvé muet au rendez-vous de l’Histoire. »

    « Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV », Elisabetta Lurgo, Perrin, 2018, 450 p.

  • Pensée très actuelle de Clemenceau ...

     

    « La France est un pays extrêmement fertile: on y

    plante des fonctionnaires et il y pousse des

    impôts.»

    Georges Clemenceau