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  • Numéro d'octobre de Politique magazine : « Dossier spécial migrants »

     

    Découvrez le numéro d'octobre ! 

    L’impérieuse madame Merkel

    Dossier spécial migrants

    Confrontée à une crise migratoire sans précédent, l’Union européenne se délite. Jamais elle n’a semblé aussi désunie. Qui sont ces migrants ? D’où viennent-ils ? Faut-il les accueillir au risque de créer un appel d’air incontrôlable ? L’Allemagne, qui veut imposer ses vues de gré ou de force, se heurte à la résistance de pays dont les capacités d’absorption sont limitées.

    Pourtant des solutions existent. Mais elles supposent que les Etats concernés recouvrent une souveraineté que prétend leur dénier l’Europe. Politique magazine consacre son dossier d’octobre à cette crise majeure, dont l’issue ne saura être que politique.

    > Grand entretien avec Goeffroy Lejeune, auteur du livre choc Une élection ordinaire : « Si ce livre peut pousser Zemmour à devenir président… » 

    Sommaire

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  • Catalogne indépendante... jusqu'à Perpignan ?

    Ce sont toujours de très fines analyses que donne Jean-Michel Quatrepoint. Il réfléchit ici, pour Le Figaro, aux conséquences du résultat des élections régionales en Catalogne. A terme, outre la période d'incertitudes, palabres et désordres qui s'ouvre pour Barcelone et Madrid, il redoute une explosion des Etats-nations. Menace tout à fait réelle bien qu'elle ne se soit encore jamais traduite dans les faits en d'autres lieux dans des cas comparables (Belgique, Grande-Bretagne). Mais le risque d'explosion des Etats est aussi source d'infinies difficultés pour l'Union Européenne. Basée sur l'idéologie de l'effacement des nations, elle est pourtant, dans la pratique, paradoxalement fondée sur elles. Et le dogme de l'intangibilité des frontières est curieusement resté une règle dite incontestable alors même qu'on voulait les abaisser ! Ainsi, la sécession de la Catalogne poserait aussi à l'Europe de Bruxelles une série de problèmes assez inextricables qui menaceraient ce qui lui reste de cohésion. Dédié à ceux qui croient que l'Europe et le monde s'unifient, alors qu'ils se morcellent. LFAR   

     

    PHO1159e20e-cc52-11e3-a4f2-b373f3cdeec9-150x100.jpgLE FIGARO - Les deux listes indépendantistes catalanes ont obtenu le score historique de 48% des voix aux élections régionales ce dimanche. Cette démonstration de force vis-à-vis de Madrid laisse-t-elle présager une indépendance prochaine de la Catalogne ?

    Jean-Michel QUATREPOINT - Cette élection n'est pas une victoire des indépendantistes. Ils ont obtenu la majorité des sièges avec la CUP. Ce parti (extrême gauche) n'a pas grand-chose à voir avec M. Artur Mas et l'ancienne CiU (Convergence et Union, fédération catalaniste centriste). L'alliance des indépendantistes est hétéroclite: le parti d'Artur Mas a 30 sièges, ERC et Izquierda Unida, républicains de gauche ont obtenu 21 sièges, 11 sièges ont été obtenus par les indépendants. Les rapports de force sont les mêmes depuis quelques années. Les indépendantistes ont gagné en sièges mais pas en votes. Ils restent minoritaires. Les indépendantistes ont fait 48%, les anti-indépendantistes, 52%. La situation est bloquée.

    La politique européenne des euro-régions a-t-elle un rôle dans cette montée en puissance de l'indépendantisme catalan ?

    Oui. Pendant longtemps la Commission européenne et Bruxelles ont joué les régions contre les Etats-nations. A un point tel que s'est accrue l'utilisation des langues régionales ; le catalan est une langue officielle de l'UE, comme le basque. A multiplier les langues régionales, on a pu donner l'impression à ces régions qu'elles seraient plus efficaces en négociant directement avec Bruxelles, en sautant l'étape de l'Etat-nation.

    Comment expliquer, à l'heure de la mondialisation et de la théorie des grands espaces, cette montée en puissance de ces revendications indépendantistes ?

    On peut comprendre les problèmes propres des Catalans, comme ceux des Basques ; sous Franco, ils avaient été les principales victimes de la répression, car Basques et Catalans étaient les principaux opposants de Franco. Entre 1939 et 1973-74, ils ne pouvaient parler leur langue, on continuait à exécuter les militants. Mais par le Pacte de la Moncloa - accord signé en 1977, après la mort de Franco - les Espagnols ont décidé de ne pas se référer au passé, et de bâtir un Etat-nation dotant les régions d'une très grande autonomie. Depuis quelques années, le Parti populaire a une responsabilité car il n'a pas pris au sérieux les revendications des Catalans. Il était focalisé sur les Basques et l'ETA - les Catalans n'ayant, à la différence des Basques, jamais commis d'acte terroriste - sans s'apercevoir qu'en Catalogne, la montée irrédentiste était forte. Les antagonismes ancestraux ont resurgi à travers la langue qui a servi de vecteur aux idées indépendantistes en Catalogne, comme au Pays basque. Mais au Pays basque, où l'autonomie est plus importante que dans d'autres régions, les milieux économiques ont parfaitement compris qu'ils avaient intérêt à rester dans l'Espagne. Les Catalans se montrent un peu plus égoïstes. Ils ne veulent pas payer pour les Andalous et les régions moins riches. Cet égoïsme régional laisse place à une situation bloquée. Les positions se tendent.

    Quels problèmes pose ce rassemblement hétéroclite des indépendantistes ?

    Au sein des indépendantistes se posent plusieurs problèmes. Dans l'ancienne CiU, le parti d'Artur Mas, beaucoup étaient corrompus, à commencer par Jordi Pujol, qui l'a présidée de 1979 à 2004. Pour garder le pouvoir, ils ont fait alliance avec l'extrême-gauche. Cette dernière n'est pas du tout sur la même position en matière sociale et fiscale par exemple. Leurs revendications sont incompatibles avec les positions de centre droit de la CiU. Aujourd'hui, les antagonismes sont forts. Ciudadanos, un parti neuf, fondé en 2006 l'autre vainqueur des élections, a grimpé sur les décombres du parti populaire ; il est devenu la deuxième force politique de Catalogne.

    En Catalogne, il n'y a pas que des Catalans. De nombreux Espagnols y vivent et y travaillent. Les Catalans avaient fait venir des travailleurs d'Andalousie, qui n'ont nulle envie de voir la Catalogne devenir indépendante. Les règles avaient déjà été durcies pour s'intégrer et travailler là-bas : pour tout emploi public, il faut parler catalan. Les professeurs de langues étrangères par exemple doivent enseigner en catalan. La barrière de la langue crée de la ségrégation à l'intérieur de la Catalogne.

    L'indépendance est également prônée pour des raisons électoralistes et clientélistes. Elle provoquerait la création de milliers de postes à distribuer aux copains, dans les ambassades et autres représentations nationales.

    Comment la position de Madrid peut-elle évoluer ?

    Les Catalans ne deviendront indépendants que si Madrid donne son aval. La Catalogne ne peut décréter son indépendance unilatéralement. Un référendum est nécessaire, et il devrait se tenir dans toute l'Espagne. Un problème majeur se pose, celui de la répartition de la dette, surtout que la Catalogne est la région la plus endettée d'Espagne. Les milieux économiques s'inquiètent de la possibilité d'une indépendance. Les investisseurs ne prendront pas le risque d'investir en cette période d'incertitude totale. Prenons un exemple concret, celui de Vueling, la filiale low-cost d'Iberia. Le hub d'Iberia est à Madrid. Celui de Vueling est à Barcelone. Si jamais il y a un conflit, Vueling pourrait rapatrier son hub à Madrid, ou dans une autre ville d'Espagne. Sans parler du Barça. Il ne pourrait plus participer au championnat d'Espagne. Fini les “ classicos” contre le Real Madrid.

    Quelle sera la réaction probable des autres partis, non indépendantistes ?

    Le PP devra donner un peu plus d'indépendance budgétaire à la Catalogne. Les anti-indépendantistes qui ont longtemps laissé faire, commencent à redresser la tête. Tenez, aux Baléares, les gens parlent catalan… et ne réclament pas l'indépendance pour autant.

    Le parti Podemos s'est révélé en échec complet dans ces élections pour lesquelles ils n'ont pas fait de choix clair. Une partie de leurs troupes a basculé du côté des indépendantistes. Ciudadanos est en train de monter car ce parti représente une alternative face au PP vieillissant et considéré comme « pourri ».

    L'indépendance de la Catalogne aura-t-elle des répercussions sur la France ? On sait que certains, tels le parti EELV, lorgnent sur le département des Pyrénées-Orientales (rebaptisé Catalogne par ce parti)…

    Evidemment. Les plus indépendantistes se trouvent à Gérone. Or, parmi eux, un certain nombre estime que la Catalogne va jusqu'à Narbonne. Si la Catalogne espagnole devient indépendante, elle créera des émules dans le pays catalan français. Elle donnera envie au Pays basque espagnol de réclamer son indépendance, et partant, le Pays basque français fera de même. Nous aurons un éclatement de l'Etat espagnol et des revendications nationalistes se renforçant en France.  

    Jean-Michel Quatrepoint est journaliste économiste. Il a travaillé entre autres au Monde, à La Tribune et au Nouvel Economiste. Il a écrit de nombreux ouvrages, dont La crise globale en 2008 qui annonçait la crise financière à venir.

    Son dernier livre, Alstom, scandale d'Etat - dernière liquidation de l'industrie française, est paru le 9 septembre 2015 aux éditions Fayard.

    Il est vice-président du comité Orwell.

    Entretien réalisé par Eléonore de Vulpillières

  • Pendant que Poutine joue aux échecs, Hollande joue à la belote

    L'opinion d'André Bercoff    

    Pour André Bercoff, François Hollande a commis une erreur stratégique en refusant trop longtemps de dialoguer avec le président syrien Bachar el-Assad. Comme avec Vladimir Poutine, d'ailleurs, qui est désormais au centre du jeu diplomatique. Etat de fait qui est, après tout, compte tenu de la qualité de nos dirigeants, ce qui peut aujourd'hui arriver de mieux au groupe de nations qui partagent notre civilisation, ou ce qu'il en reste. Et dont la Russie fait partie. Sur le fond, l'analyse d'André Bercoff nous paraît fort juste. Et puis, il y a la forme, dont nous avons déjà parlé : Quand le bon sens, le style, la verve et la truculence, le franc parler se combinent cela donne un billet d'André Bercoff et quand il décide de peindre et moquer les hommes du Système, cela fait mouche.  LFAR 

     

    photo.jpgDe Gaulle en ses Mémoires : « Vers l'Orient compliqué, je m'envolai avec des idées simples.» Mieux valent des idées simples que pas d'idées du tout. C'est ce vide quasiment abyssal qui semble régner sur la politique étrangère de la France, et ce, depuis quelques années. Sarkozy voulut se débarrasser de Kadhafi au nom de la liberté et des droits de l'homme, ce qui était tout à fait légitime, mais ce faisant, il a complètement ignoré le fait qu'une dictature peut en cacher une autre, pire encore. Kadhafi était une brute sanguinaire que gouvernements de gauche et de droite reçurent en grande pompe, puisque le pétrole reste l'horizon indépassable de notre temps européen. L'on se rappelle les vivats médiatiques, les poèmes lyriques et les autocongratulations euphoriques qui accueillirent la chute du tyran. Résultat des courses : la voie des grandes migrations fut ouverte avec fracas et, dans leur candeur naïve, nos protagonistes ne songeaient même pas, les choses méditerranéennes étant ce qu'elles sont, qu'aux serments de Tobrouk allaient succéder les décapitations de Syrte.

    Plus spectaculaire encore, dans le déni de réalité, fut la position française vis-à-vis de la Syrie. Que Bachar El Assad fût prêt, comme son père le fit à Hama il y a plus de trente ans, à sacrifier des dizaines de milliers de personnes, nul n'en doutait. Donc, en 2012, pour Obama comme pour Hollande, il s'agissait de se débarrasser au plus vite du massacreur syrien : l'on se rappelle la série prolongée des mâles résolutions de Laurent Fabius. Malheureusement, on avait encore une fois oublié cette triste réalité d'évidence: à savoir que, depuis des années et pour quelque temps encore, le choix n'est pas entre [le mal absolu ] et un Printemps Arabe qui a duré ce que durent les roses, et qui aurait débouché sur la victoire d'une démocratie qui allie enfin la liberté d'expression, le droit des femmes, la laïcité et évidemment le droit de vote. Le choix, dramatique mais incontournable, oppose les dictatures militaires à l'enrégimentation de l'islamisme radical, dont l'ambition est précisément et irréversiblement la mainmise implacable, policière et punitive sur la totalité de la vie quotidienne. Les bonnes âmes nous parlent sans cesse du manque de différence entre peste et choléra. Ne pas oublier, cependant, que les dictatures peuvent disparaître alors que la soumission institutionnalisée, actée de la naissance à la mort, appliquée d'une main de fer du lever au coucher, est beaucoup plus difficile à combattre par nos « valeurs de la République » de plus en plus soumises, elles, au souci primordial de ne vivre sa vie que sous principe de précaution.

    Voilà pourquoi Poutine est aujourd'hui au centre du jeu : il joue aux échecs en calculant à six coups d'avance, alors que nous jouons à la belote en brandissant bruyamment nos sains principes. Un examen à peu près lucide du paysage moyen-oriental, entre chiites et sunnites, Califat irako-syrien et Egypte de Sissi, Israël et Palestine, aurait montré à nos gouvernants que le rapport de force modèle plus que jamais les situations et qu'entre deux maux, il faut continuer de choisir le moindre. Sinon, on se retrouve en coulisses, en salle d'attente, à regarder les vrais joueurs s'affronter. Hollande et Fabius découvrent soudain l'intervention en Syrie et les bombardements ciblés : il n'est jamais trop tard pour bien faire. Mais le temps perdu signe la condition sympathique et pérenne des seconds rôles.  •  

    André Bercoff             

    André Bercoff est journaliste et écrivain. Son dernier livre Bernard Tapie, Marine Le Pen, la France et Moi est paru le 9 octobre 2014 chez First.     

  • Immigration : Stop ou encore ?

      

    arton9463 lfar.pngA la question posée, « STOP OU ENCORE ? » en matière d'immigration, nous répondons clairement STOP. Et nous nous joindrons volontiers à cette Coordination du Pays Réel qui se présente, à la maurrassienne, comme un groupe de citoyens en désaccord avec les politiques d’immigration destructrices des identités.

    Plus cela se tiendra hors des partis, plus cela surplombera le clivage gauche-droite, plus il s'agira d'une réaction citoyenne, rassemblant largement des citoyens plutôt que des organisations ou mouvements politiques, plus cela sera à l'image du Pays Réel tout entier, et mieux, selon nous, cela vaudra.

    Fin novembre, une rencontre publique & une manifestation contre les politiques d’immigration sont annoncées*. On attend les détails. Mais, en principe, l'initiative est bonne. Et nous participons ! Lafautearousseau 

    * Notamment sur Facebook, Twitter et le site du CRAF

  • D'un colloque l'autre : un rendez-vous à ne pas manquer ! C'est samedi prochain ...

    Le Cercle Vauban organise son deuxième colloque. Il aura lieu samedi 3 octobre 2015. Le programme vient d'en être précisé. (Illustration).

    Après celui - très réussi - de décembre 2014, dont les vidéos ont été relayées sur le Net (voir ci-dessous), une formule un peu différente a été mise en œuvre. Ce colloque s'adresse bien sûr à tous et plus particulièrement aux 18-35 ans. Il  se déroulera en une après-midi sous la forme de questions réponses autour de personnalités de la politique et de la presse.

    Les analyses politiques de qualité sont suffisamment rares pour ne pas manquer la rencontre qui nous est proposée aujourd'hui. Venez nombreux, amenez vos amis, et la jeune génération qui a plus que jamais besoin de cette formation.

    Lafautearousseau sera représenté (voir ci-après). à ce deuxième colloque du Cercle Vauban Et nous invitons nos lecteurs à s'y rendre, qu'ils habitent en région parisienne ou qu'ils puissent y venir. Ce qui serait l'occasion de quelques utiles rencontres.

    Au 3 octobre, donc ! 

    EQUIPE LFAR Présentation.png

    (Seront présents à ce prochain colloque)

    Renseignements :

    restauration.nationale@wanadoo.fr. 

     

    Précédent colloque du Cercle Vauban

    Thème : « Propositions pour un nouveau régime ».  

    (Compte-rendu à la date du 15 décembre 2014) 

    Vidéos en ligne :

      Vidéo 1 : Frédéric Rouvillois [L'Etat décadent] et Jacques Trémolet de Villers [La Justice à la dérive]

    • Vidéo 2 : François Schwerer [Crise financière, crise morale]

    • Vidéo 3 : Pierre Chalvidan [Retrouver l'usage de nos libertés] 

    • Vidéo 4 : Fabrice Hadjadj  [Les fondements ultimes de la crise] 

    • Vidéo 5 : Jean-Baptiste Donnier [Redonner un chef à l'Etat] 

    • Vidéo 6 : Axel Tisserand [Reconstituer le lien social] 

    Ces six vidéos permettent d'écouter ou réécouter la série des sept interventions du colloque Vauban du 6 décembre 2014 à Paris.  

     

  • Natacha Polony: « Qui a peur du peuple souverain ? »

     L'analyse de Natacha Polony

    Natacha Polony revient sur l'affaire « Onfray » et le durcissement du débat entre ceux qui défendent la construction européenne et ceux qui sont favorables à une restauration des souverainetés nationales. Mais le triomphe des premiers n'est plus assuré. Il y a aujourd'hui toute une pléiade d'intellectuels qui n'acceptent plus volontiers le formatage de la pensée dominante. Qui, à leur tour, la mettent en accusation, la contestent, la réduisent à la défensive. Avec l'assentiment de larges pans de l'opinion. Reste la question de savoir si le sentiment populaire profond, instinctif, vital, peut être réellement souverain dans un Système passé maître dans l'art et la manière d'organiser son conditionnement. Reste l'incomplétude d'une telle démocratie. Telle que Macron l'a signalée. Et reste enfin, selon nous, à se demander si la souveraineté du peuple n'a pas pour condition incontournable, au moins en France, l'existence d'un souverain de chair et d'os qui en soit l'incarnation et qui, dans toute sa profondeur historique, la garantisse. Cela, pour nous, s'appelle un roi. Nous excusera-t-on de poser la question ? LFAR 

     

    XVMbd3235a0-219b-11e5-93d6-2261d4e29204 - Copie.jpgLe crime de Michel Onfray, de Jacques Sapir ou de quelques autres intellectuels cloués au pilori porte un nom : le souverainisme.

    Pourquoi tant de violence ? C'est ce que se demande sans doute l'observateur des médias, le lecteur de journaux, devant la tempête qui agite la France intellectuelle ou, plutôt, devant les éruptions de patrons de presse et de journalistes clouant au pilori des intellectuels français coupables, au choix, de « déraper », de « faire le jeu du FN » ou carrément de se rapprocher dudit parti. La une de Libération a lancé le bal, suivie par celle du Monde. Mais il a fallu quelques jours pour qu'apparaissent sous la plume des grands censeurs les raisons profondes de leur détestation. Le mot, désormais, se promène d'éditorial en tribune libre, comme un nouvel acte d'accusation. Il obsède Laurent Joffrin, mais il incarnait déjà depuis quelque temps le mal absolu dans les envolées d'un Franz-Olivier Giesbert. Oui, le crime de Michel Onfray, de Jacques Sapir ou de quelques autres porte un nom : souverainisme.

    Le mot a longtemps désigné des groupuscules idéologiques, les perdants de l'Histoire, ceux que l'adoption du traité de Maastricht avait condamnés à la marginalisation politique. Car la promesse allait s'accomplir. Avec Maastricht, la paix en Europe, la croissance et le plein emploi, le progrès s'imposant partout, et jusque dans ce monde post-communiste rejoignant dans l'euphorie le camp de la liberté. Et puis il y a eu 2005. La victoire inattendue d'un « non » dont on n'a pu étouffer la voix qu'en expliquant qu'il avait douteusement mêlé « non de gauche » et « d'extrême droite », qu'il était finalement xénophobe, rance, nauséabond, réactionnaire, populiste (autant de mots dont on a voulu nous habituer à croire qu'ils étaient synonymes). Et tout à coup ces derniers jours, les tenants du meilleur des mondes européens, qu'ils soient libéraux-sociaux ou sociaux-libéraux, s'aperçoivent que les mouvements de plaques tectoniques du monde intellectuel, qui voit tomber dans le camp du Mal de plus en plus de penseurs pourtant classés à gauche, s'expliquent par la résurgence de l'idéologie honnie, le souverainisme, ou plutôt par l'échec de leur propre modèle, construit en opposition.

    Donc, le souverainisme conduit sur les rives du Front national. Qu'on soit éditorialiste à France Inter ou à L'Obs, au Point ou à Médiapart, cela semble une évidence. Sans que jamais il ne soit nécessaire de définir les termes du débat. Dans le cas du souverainisme, il est pourtant intéressant de revenir aux mots. Celui de souveraineté, par exemple, qui constitue le pilier de la démocratie et de la République. Le peuple, nous disent les pères de la République française, doit être son propre souverain, c'est-à-dire maître de son destin. Ce qui implique une souveraineté individuelle et collective. Souveraineté des individus, suffisamment instruits pour pouvoir former leur jugement sans dépendre d'autrui - d'où la position cruciale de l'école dans l'édifice républicain - et souveraineté de la nation qui mène librement la politique voulue par le peuple comme assemblée de citoyens.

    Voilà donc ce qui leur fait si peur! Le peuple souverain ! Alors, on ergote sur ce qu'est le peuple, on laisse entendre, crime atroce, qu'il pourrait être entendu dans une acception identitaire, xénophobe, en effaçant opportunément toute l'histoire politique et intellectuelle française qui fait du peuple une entité politique et non pas ethnique. On brandit le danger du nationalisme pour mieux diaboliser l'idée de nation, là encore, un concept, dans la tradition française, purement politique (il serait presque étonnant de lui voir préférer celui de « patrie », étymologiquement la « terre de nos pères »).

    L'idée que le peuple doit avoir consenti tout abandon de souveraineté en échange d'une protection (par exemple, la préférence communautaire qui devait prévaloir à l'origine contre l'ouverture à tous les vents de la mondialisation) scandalise visiblement ceux qui, sous couvert d'expertise et de gouvernance, ont réinventé l'oligarchie censitaire. Les mêmes, d'ailleurs, qui ont, des années durant, orchestré la destruction de l'école et interdit aux futurs citoyens tout espoir d'émancipation intellectuelle. On se souvient qu'en 2005, ils nous expliquaient qu'un référendum était inutile car le texte était trop complexe pour être compris des électeurs… Bientôt, ils nous expliqueront que le peuple est trop faible d'esprit pour voter.

    Tenter avec acharnement de renvoyer le souverainisme, notamment de gauche, vers le Front national, relève du réflexe de survie : face à un système qui s'effondre, qui détruit l'industrie, désormais l'agriculture, et finalement les savoir-faire français, un système qui dévalorise le travail et détruit le pacte moral entre les citoyens et la République et le lien qui les unit à la France, qui crée du malheur et désormais de la violence, il n'y a plus que cela : brûler quelques sorcières pour éviter d'entendre les foules qui grondent. 

    Natacha Polony - Le Figaro            

     

  • Bernard Lugan : Un fils du colonel Kadhafi sera t-il le futur chef de l'Etat libyen ?

     
     
    Le 24 septembre dernier, Bernard Lugan a publié sur son blog la très intéressante analyse qui suit. Analyse remarquablement documentée, comme toujours, mais analyse qui, d'autre part, évoque ce qui pourrait être un avenir libyen, en tout cas moins chaotique que l'actuelle situation. Laquelle nous est évidemment préjudiciable à maints égards. Voilà qui concerne par conséquent notre propre avenir. A suivre !
     
    lugan.jpgLe 14 septembre 2015, un coup de tonnerre a retenti dans le ciel serein des certitudes démocratiques européo centrées quand le Conseil suprême des tribus de Libye désigna Seif al-Islam Kadhafi comme son représentant légal. Désormais, voilà donc un fils du défunt colonel seul habilité à parler au nom des vraies forces vives de Libye...
     
    Les abonnés à l'Afrique Réelle et les lecteurs de ce blog ne seront pas surpris par cette nouvelle puisque, depuis 2012, je ne cesse d'écrire :
     
    1. Que la pacification de la Libye ne pourra se faire qu'à partir des réalités tribales.
     
    2. Que le seul à pouvoir reconstituer l'alchimie tribale pulvérisée par l'intervention militaire de 2011, est Seif al-Islam que son père, le colonel Kadhafi, avait pressenti pour lui succéder, et qui est actuellement "détenu" par les milices de Zenten.
     
    Mes analyses ne procédaient pas du fantasme, mais du seul réel qui est que :
     
    1. En Libye, la grande constante historique est la faiblesse du pouvoir par rapport aux tribus. Au nombre de plusieurs dizaines, si toutefois nous ne comptons que les principales, mais de plusieurs centaines si nous  prenons en compte toutes leurs subdivisions, ces tribus sont groupées en çoff (alliances ou confédérations).
     
    2. L'allégeance des tribus au pouvoir central n'est jamais acquise.
     
    3. Les bases démographiques des groupes tribaux ont glissé vers les villes, mais les liens tribaux ne se sont pas distendus pour autant.
     
    Le colonel Kadhafi fonda son pouvoir sur l'équilibre entre les trois grands çoff libyens, à savoir la confédération Sa'adi de Cyrénaïque, la confédération Saff al-Bahar  du nord de la Tripolitaine et la confédération Awlad Sulayman de Tripolitaine orientale et du Fezzan à laquelle appartiennent les Kadhafda, sa tribu.De plus, à travers sa personne, étaient associées par le sang la confédération Sa'adi et celle des Awlad Sulayman car il avait épousé une Firkèche, un sous clan de la tribu royale des Barassa. Son fils Seif al-Islam se rattachant donc à la fois aux Awlad Sulayman par son père et aux Sa'adi par sa mère, il peut donc, à travers sa personne, reconstituer l'ordre institutionnel libyen démantelé par la guerre franco-otanienne. Mais pour comprendre cela, encore faut-il se rattacher à la Tradition lyautéenne des "Affaires indigènes" et répudier l'approche universaliste des "cerveaux à noeud" du quai d'Orsay.
     
    Aujourd’hui, les alliances tribales constituées par le colonel Kadhafi ont explosé; là est l’explication principale de la situation chaotique que connaît le pays. En conséquence de quoi, soit l'anarchie actuelle perdure et les islamistes prendront le pouvoir en Libye, soit les trois confédérations renouent des liens entre elles. Or, c'est ce qu'elles viennent de faire en tentant de faire comprendre à la "communauté internationale" que la solution passe par les tribus... Certes, mais la Turquie et le Qatar veulent la constitution d'un Etat islamique et la justice internationale a émis un mandat d’arrêt contre Seif al-Islam...
     
    Le 12 octobre, avec son habituel sens de la clairvoyance, sa célèbre hauteur de vue et son immense connaissance du dossier, BHL expliquera certainement cette évolution de la situation libyenne aux auditeurs de l'IHEDN (Institut des Hautes Etudes de la Défense nationale) devant lesquels il doit prononcer une conférence de "géopolitique". Il est en effet bon que les plus hauts cadres civils et militaires sélectionnés pour intégrer cet institut prestigieux, puissent écouter les analyses des experts les plus qualifiés... 
     
    Au début du mois de novembre, aux éditions de l'Afrique Réelle, sortira mon livre intitulé "Histoire et géopolitique de la Libye des origines à nos jours" dans lequel, sur la longue durée, est mise en perspective la marqueterie tribale libyenne, clé de compréhension de la situation libyenne actuelle. Ce blog en rendra compte.
     
     

  • Café actualités d’Aix en Provence : Reprise mardi prochain, 6 ocobre

    Cette fois, ce n’est pas un mauvais rêve, ou l’effet d’une vision trop pessimiste du temps présent. L’histoire connaît ainsi de brutales accélérations… Nous parvenons très précisément là où nous ont conduits, au nom du bien, toutes les « autorités » politiques, religieuses, enseignantes…qui nous ont débarrassés des derniers fondements de notre civilisation.

    Psychorigides et monomaniaques, ils persistent, et nous convient à ouvrir nos portes….au nom de la morale et… des exigences économiques (Croissance quand tu nous tient !) accomplissant ainsi un crime contre l’humanité.

    Après l’hybris (Démesure, illimitation….) les sagesses antiques nous disent que vient inévitablement Némésis (Châtiment).

    Il y aura sans doute beaucoup de choses à dire, et de nombreux participants pour en parler. 

  • Paris, 15 octobre, Cercle de l'Oeillet Blanc : Messe à la mémoire de Marie-Antoinnette

     

    Naturellement, nous encourageons nos lecteurs et amis qui le pourront à assister à cette messe. Le Cercle de l'Œillet accompagne son invitation des explications qui suivent.  

    « Fondé en 1895 par quelques gentilshommes français, le Cercle de l’Œillet Blanc constituait traditionnellement une Garde d’honneur du chef de la Maison de France. 

    Il œuvre aujourd’hui dans le but de conserver et de défendre la tradition royale en France, d’en promouvoir les principes et d’en illustrer la pertinence dans l’actualité.

     

    Une des actions principales du Cercle est l’organisation des cérémonies du 21 janvier à Saint-Germain l’Auxerrois célébrant le martyre du Roi Louis XVI et de toutes les victimes de la Révolution française.

    Après l'exposition, l'été dernier, dans le parc de Versailles, d'une "œuvre artistique" portant clairement atteinte à la mémoire de la reine Marie-Antoinette, l'Œillet Blanc a décidé une première réaction en organisant une messe le 15 octobre prochain, à sa seule intention, à l'occasion de l'anniversaire de son exécution  » 

    On nous annonce, par ailleurs, qu'une messe à la mémoire de la reine Marie-Antoinette sera dite à Nice le vendredi 16 octobre 2015 à 18h30, à l'Oratoire Saint Joseph, 18 rue Catherine Ségurane. Renseignements : M. Jean-Pierre Thouvenin. 04 93 81 22 27 ou 06 34 47 67 03.

  • Une ténébreuse affaire

     

    par Louis-Joseph Delanglade 

    Pour les uns, Volkswagen pèse dun tel poids dans un secteur « structurant » de l’économie allemande que des conséquences déstabilisatrices incalculables sont à craindre - pour la firme dabord, pour lAllemagne ensuite, pour lEurope enfin. Pour les autres, tout cela va peu à peu se résorber avec le temps et laide du système judiciaire américain : VW est touché, mais loin d’être coulé.

     

    « Ça touche quand même à lidentité allemande » : M. Calvi (France 5) ne croit pas si bien dire. « Limage de respect des règles qui est souvent associée à lAllemagne est une illusion » renchérit M. Duval, économiste patenté, qui se plaît à rappeler les nombreux exemples de comportements pour le moins « indélicats »de personnalités et entreprises allemandes ces dernières décennies. Nous le savions, maintenant plus personne nen doute : lAllemagne, parangon de vertu et de morale, et les Allemands sont comme tout le monde. Il ne faut ni sen étonner, ni sen réjouir, ni en être scandalisé - il faut faire avec. « Cest rassurant, les Allemands sont comme les autres » dit même de façon plaisante M. Daniel, autre économiste patenté. Parfois, dirait-on, plus naïfs que les autres : se refusant à investir dans un nouveau moteur aux normes, jugé trop coûteux, la firme a eu la légèreté de croire quelle pourrait tromper longtemps des contrôleurs américains particulièrement inquisitoriaux.  

     

    Le fait est quon sait maintenant que les autorités américaines se doutaient de quelque chose depuis un certain temps - on fait remonter la fraude à 2008. De là à penser quen laissant faire, elles ont attendu le moment opportun pour que le coup soit plus rude (amende de dix-huit milliards de dollars !) pour un concurrent direct de lindustrie automobile localeVoilà qui conforterait la thèse du « soft power ». Certes, les normes américaines sappliquent aussi aux nationaux, mais il faut bien constater quelles sappliquent avec un zèle tout particulier aux étrangers - parfois même avec une bonne dose de mauvaise foi (comme la montré lamende infligée à BNP-Paribas). A quoi bon pourtant reprocher aux Américains, par ailleurs champions du libéralisme mais aussi du capitalisme concurrentiel, de défendre bec et ongles leur pré carré ? Eux aussi sont finalement comme tout le monde et il faut faire avec. 

     

    Cela suppose cependant un peu de bon sens et de réalisme politique. M. Chevènement dénonce avec raison la stratégie impériale d’ « inféodation » des Etats-Unis, inféodation qui, outre limposition de normes et mesures en matière commerciale et industrielle, sappuie déjà sur lespionnage à très grande échelle pratiqué par la N.S.A. et sappuiera demain sans doute sur un traité transatlantique de libre-échange rien de moins que léoninLes Américains - les Allemands aussi - sont certes nos partenaires, voire nos alliés, mais nayons pas la naïveté de les prendre pour ce quils ne sont pas : quelle que soit sa forme, quel quen soit le domaine dapplication, leur « nationalisme » reste évident et, sil est une leçon à tirer de laffaire VW, cest  quil faut défendre ses propres intérêts sans état d’âme mais intelligemment. 

     

  • Vidéo : Où l'ambassadeur de Russie développe les bases d'une poltique réaliste au Moyen-Orient

     

    Alexandre Orlov est ambassadeur de Russie à Paris. Il était, vendredi dernier, 25 septembre, l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC. C'est la vidéo de cette émission (18') que nous vous proposons de regarder.

    Jean-Jacques Bourdin n'a guère eu matière ou prétexte à contredire son invité, sans-doute parce que le discours de cet ambassadeur - au demeurant parfaitement francophone - est exempt de contenu idéologique, voire expansionniste, et se fonde sur une vision pragmatique des réalités. C'est de Real Politik dont on traite avec lui. Et appliquée à la situation au Proche-Orient, la politique russe vise à détruire Daech, combattre le terrorisme, restaurer l'ordre dans la région, où le chaos s'est installé. Ou plus exactement l'a été.

    En l'occurrence, la part que va y prendre la Russie peut être déterminante. Et dans la situation où nous nous sommes mis (terrorisme, migrants, expansion du califat islamique ...), il devient difficile de la négliger ou, pire, de la rejeter, pour d'obscurs motifs. A vrai dire, l'intérêt français (et européen) ne fait pas de doute. Sauf inconscience, le choix d'accepter ou refuser de coopérer avec la Russie dans cette affaire ne nous est pas donné. C'est pour cela que le vent tourne à Washington, Londres et Berlin. Et même à Paris où, malheureusement, les politiques aux affaires seront sans-doute les derniers à comprendre l'erreur dans laquelle ils se sont enfermés ces dernières années. Avec les conséquences d'extrême gravité que l'on sait. Sur tous ces sujets, nous-mêmes, parce que notre guide est l'intérêt français, n'avons jamais changé d'avis.  Lafautearousseau    

     

     

  • Valls à la télé : un commentaire savoureux sur Lafautearousseau

     

    Par Jean-Guy de Wargny

    Le commentaire qui suit a été posté sur Lafautearousseau samedi 26 septembre à 15h43. Il s'agit, bien-sûr, du passage de Manuel Valls à Des Paroles et des actes. Jean-Guy de Wargny a été remercié par un commentaire de Jean-Louis Faure [Merci monsieur De Wargny, vous m'avez bien fait rire !] et d'Anatole [Le commentaire de Jean-Guy de Wargny est un petit bijou. A conserver, je crois, dans les annales de Lafautearousseau]. C'est fait. Et c'est ainsi que vont les commentaires sur notre blog. Un blog vivant et participatif. Où l'humour est présent.  LFAR 

     

    14400847.jpgJ'ai cru un moment que M.Valls allait exploser. Sa tête n'était plus qu'un chaudron à l'ébullition menaçante. Ses yeux rappelaient les flippers des année cinquante tant ils clignotaient. Ses lèvres tremblotaient et sa voix prenait le timbre d'un adjudant-chef de la coloniale. Dans sa tombe le pharmacien Coué se régalait d'entendre l'un de ses disciples les plus zélés prendre des postulations péremptoires. Certes, Freud, lui aussi, savourait ces instants confirmant ses thèses sur la psychopathie mégalomaniaque. Enfin cette prestation d'un ridicule chaplinesque me fit penser à cet auteur dramatique démodé du nom de Casimir Delavigne qui à l'acte V de sa pièce sur Louis XI fait dire à l'un des courtisans : « Tout pouvoir excessif meurt par son excès même ». .Enfin, je ne saurais clore ce commentaire sans me gausser de l'attitude faussement humble, mais terriblement servile de ce pauvre Pujadas cantonné au rôle ingrat de bouffon. 

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