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Tibehirine : Des Hommes pour l'eternité...

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            Il y a deux choses, ou deux aspects, ou deux façons de voir les choses, dans l'affaire Tibehirine, et les révélations du général Buchwalter.
 
 
 
            Il y a bien sûr la bassesse de certains comportements humains, exclusivement politiques, tout entier tournés vers les choses les plus vulgaires d'ici-bas, la soif du pouvoir pour lui-même, les réalités les plus matérielles et strictement temporelles.  Les moines de de Tibehirine servaient d’abord Jésus, dont ils suivaient l’enseignement : "Mon Royaume n'est pas de ce monde". 
 
            Nous en (re)parlerons certainement, forcément, mais plus tard.
  
            Car, avant tout, au-delà et au-dessus de toute considération politique et humaine, il y a la beauté et la force de ces sept vies de toutes façons, et quelles que soient les apparences terrestres, et quelles que soient les conditions pratiques de leur lâche assassinat, données, offertes à Dieu dès le départ, et une fois pour toutes.
 
 
            Là est l'essentiel, qui transcende tout le reste. Auprès de quoi tout le reste est -finalement...- dérisoire....
 
            Pour ce reste, donc, que les historiens fassent leur travail, que l'on finisse par savoir la vérité. Mais la chose première et fondamentale, c'est que -comme ces enfants dont parle Malherbe dans son poème- "ce furent de beaux lys" qui "s"en allèrent fleurir au printemps éternel". Certes, enfants, ils ne l'étaient plus, puisqu'aussi bien, pour concevoir, accepter et offrir ce sacrifice de leur personne auquel ils consentirent, il faut bien être, et pleinement, adulte. Mais, s'ils n'étaient plus des enfants, ils avaient conservé cet esprit d'enfance dont parle si bien Bernanos.
 
 
             Alors, avant que l'on ne descende, ou redescende dans l'arène des fureurs du monde; avant que l'on ne remue les cendres malodorantes des laideurs humaines, que l'on aille à l'essentiel, et que l'on commence par le commencement. Que l'on honore, que l'on respecte et que l'on pose à sa juste place -la première...- le bel engagement et le beau sacrifice des sept de Tibehirine :
 
  • Dom Christian de Chergé, prieur de la communauté depuis 1984, 59 ans, moine depuis 1969, en Algérie depuis 1971.
  • Frère Luc Dochier, 82 ans, moine depuis 1941, en Algérie depuis 1947.
  • Père Christophe Lebreton, 45 ans, moine depuis 1974, en Algérie depuis 1987.
  • Frère Michel Fleury, 52 ans, moine depuis 1981, en Algérie depuis 1985.
  • Père Bruno Lemarchand, 66 ans, moine depuis 1981, en Algérie et au Maroc depuis 1990.
  • Père Célestin Ringeard, 62 ans, moine depuis 1983, en Algérie depuis 1987.
  • Frère Paul Favre-Miville, 57 ans, moine depuis 1984, en Algérie depuis 1989.
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Commentaires

  • Je vous trouve bien détaché des choses terrestres : "avant que l'on ne descende, ou redescende dans l'arène des fureurs du monde; avant que l'on ne remue les cendres malodorantes des laideurs humaines, que l'on aille à l'essentiel". Je ne partage pas votre avis. C'était le moment de célébrer les belles âmes de ces moines il y a 14 ans mais aujourd'hui, l'info à traiter c'est celle que nous avons sous les yeux et pas une autre. C'est l'armée algérienne qui a tué ces 7 moines et qui a camouflé ce crime en exaction du GIA, le gouvernement français l'a su, le haut commandement militaire l'a su, le Quai d'Orsay l'a su mais ils ont tenu la nouvelle secrète et ont chargé les islamistes pour des raisons évidentes: complicité avec le gouvernement algérien, refus de mettre en cause la politique de la culotte baissée face à Alger qui date de Pompidou. Volonté de trouver un bouc émissaire. Vous me direz peut-être que la politique est l'art du secret. Sansz doute mais la démocratie est l'art du mensonge.

  • Honte aux politiques francais qui ont couvert ce crime!

  • Les questions que l'on doit se poser à propos de cette affaire : Pourquoi un tel secret d'état est-il dévoilé aujourd'hui? Par accident? Parcequ'il est trop lourd à porter pour certains? Ou plus certainerment par calcul politique?
    Vous trouvez cette dissimulation abjecte; mais il est à craindre que les motifs qui ont conduit à sa "révélation" le soient tout autant.

  • Vous avez certainement raison, mais les motivations du mensonge ou de sa dénonciation ne changent rien à la question et n'ont d'ailleurs qu'une importance secondaire. D'ailleurs, dissimuler l'auteur d'un crime et laisser accuser un autre, c'est bien plus que de la dissimulation. Non, ce qui compte, c'est le caractère mensonger d'une information afin de manipuler l'opinion. C'est une maladie congénitale de nos régimes qui ne peuvent se considérer comme légitimes que s'ils s'appuient sur une opinion du plus grand nombre qu'ils s'emploient à fabriquer chaque jour.

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