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jean dausset

  • Ephéméride du 6 juin

    Débarquement de Normandie (6 juin 1944)

     

    1249 : Septième Croisade : Louis IX s'empare de la ville de Damiette 

    La septième Croisade semble bien commencer : elle finira très mal...

    D’abord, l'armée royale n'a pu débarquer toute entière, d'un seul coup; la partie débarquée des troupes doit donc attendre l’arrivée du reste de la flotte, dispersée par la tempête. Lorsque l'armée est enfin réunie, elle ne peut marcher sur Mansourah et Le Caire, car la crue du Nil a commencé, ce qui laisse le temps aux Égyptiens de se ressaisir.

    Ensuite, il faut, après la fin de la crue du Nil, choisir si l'on ira attaquer Alexandrie ou Le Caire : s'emparer d'Alexandrie, un grand port, permettrait de renforcer les liaisons avec l’Occident, mais Robert 1er - le propre frère du roi, convainc Louis IX de marcher sur le Caire et de refuser les propositions du  sultan, qui propose d’échanger Damiette contre les trois villes d'Ascalon, Tibériade et - surtout - Jérusalem.

    On ne sait pourquoi, mais Louis IX va suivre le mauvais conseil, s'enfoncer vers un Sud brûlant que les Francs ne connaissent pas mais où, bien sûr, les musulmans sont « chez eux »; la fin est bien connue : ce sera le désastre de Mansourah, et, pour la première fois dans l'histoire, le roi de France fait prisonnier (voir l'éphéméride du 11 février)

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  • Ephéméride du 19 octobre

     

    1781 : Cornwallis capitule face aux indépendantistes américains 

    Les 7.500 soldats anglais de la base de Yorktown en Virginie se rendent aux Insurgents. Coupé de la mer par la flotte française du comte de Grasse, le général Charles Cornwallis accepte la défaite face aux 16.000 Français et Américains de George Washington et de Rochambeau qui encerclent la ville de Yorktown.

    Cette ultime bataille marque la fin de la Guerre d’indépendance américaine. 

    De Michel Mourre : "La campagne qui mit fin avec succès à la guerre d'indépendance américaine nécessita une coopération franco-américaine très étroite : coopération sur terre, où il s'agissait de savoir si l'on se battrait pour New York ou plus au sud, en Virginie. Coopération terre-mer, avec l'appui de la flotte française de l'amiral de Grasse. En juillet, l'armée de Rochambeau rejoignit celle de Washington au nord de New York, mais de Grasse préféra intervenir en Virginie. Secrètement, les deux armées se portèrent alors sur Yorktown, où le général britannique Cornwallis s'enferma. De Grasse non seulement intercepta victorieusement la flotte anglaise de secours, mais, remontant la baie de Chesapeake jusqu'à Baltimore, il transborda 9.000 hommes de Washington et 7.800 de Rochambeau jusqu'à Yorktown".
     
    YORKTOWN 1.JPG
    Ironie de l'Histoire, et condamnation sans appel de la Révolution et de ses ravages en France : alors que la flotte française - on vient de le voir - était reine des mers sous Louis XVI, traversait l'Atlantique avec une armée, écrasait la flotte anglaise aux Amériques, puis rentrait tranquillement au pays, traversant une deuxième fois l'Atlantique sans la moindre difficulté, vingt ans plus tard, notre flotte était détruite, d'abord à Aboukir, puis achevée à Trafalgar; et Napoléon se trouvait dans l'incapacité de faire franchir à son armée les malheureux trente petits kilomètres qui séparent la France de l'Angleterre, entre Calais et Douvres.
     
    On mesure, par ce seul exemple, l'étendue de l'abaissement de la France qu'a représenté la Révolution.

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