ZEMMOUR A BEZIERS AUJOURD'HUI 6 OCTOBRE ... A RETENIR !
UA-147560259-1
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Découvrez le numéro d'octobre !
Qu’est-ce qu’être Français ?
Où va la France ? Comment répondre à l’énorme défi que pose l’islam à notre pays ? Le risque est de ressembler bientôt à un État additionnant des communautés désunies, voire hostiles.
Le discours sur les « valeurs républicaines », évolutif et imprécis, est devenu un facteur supplémentaire de tensions et de crises. Politique magazine consacre son numéro d’octobre à ce péril identitaire qui nous guette. •
Entretien avec François Lenglet, éditorialiste économique sur France 2 : « Le besoin de protection est plus fort que le désir de liberté « .
Et aussi dans ce numéro… 54 pages d’actualité et de culture !

ou s’abonner à Politique magazine
18h45 : accueil. Entrée libre.
19 h : conférence et débat animés par Antoine de Crémiers
20h30 : fin de la réunion.
Participation sous forme de consommation. Renseignements : 06 16 69 74 85
Consommations à commander et régler au bar en arrivant. Merci !
Le Café d'Actualités d'Aix-en-Provence reprend donc ses activités.
Comme d'habitude, les réunions ont lieu le premier mardi de chaque mois.
ATTENTION ! Une exception : en novembre, le café aura lieu le 8. •
En tant qu'avocat maître Jacques Trémolet de Villers, a plaidé les plus importants procès politiques de ces dernières décennies. Comme écrivain, il a publié de nombreux ouvrages dont le dernier est l'objet de notre conférence.
Lors de cette conférence, il décryptera les paroles échangées au cours du procès et nous livrera, en voix off, ses commentaires jour après jour, nous faisant comprendre les convictions des parties, et nous fera saisir le personnage sensible de Jeanne. •
CONTACT
Centre Lesdiguières - Le Buissert 38340 Pommiers-la-Placette
Notez dès maintenant la date de cette réunion - 30 septembre - et diffusez cette invitation sans modération.
Amicalement
Philippe SCHNEIDER
Président de l'U.S.R.L
Après avoir demandé en début d'année, par lettre au Ministre de l'Intérieur, rien moins que l'interdiction de l'Action Française, les élus socialistes des Bouches du Rhône, s'étaient mis en tête ce mois-ci de solliciter auprès du Maire de Marseille, l'annulation de la réunion d'Eric Zemmour, prévue jeudi dernier 22 septembre, au château de La Buzine, le Château de ma mère de Marcel Pagnol. Il s'agissait pour Eric Zemmour d'y présenter son nouvel ouvrage « Un quinquennat pour rien ».
C'est une sorte de manie ou d'addiction qu'ont contractée ces élus socialistes - eux-mêmes chargés de toutes sortes de suspicions, mises en examen, sanctions pénales, etc. Manie ou addiction qui consiste à tenter de faire interdire, priver de parole ou même d'existence, leurs opposants. Leurs déroutes électorales passées et sans-doute futures, leur discrédit quasi général dans la population, leurs permanences vides, la fonte massive de leurs effectifs, leurs militants évanouis, ne semblent pas éroder leurs peu démocratiques velléités d'interdictions.
La Provence avait relayé leur campagne, avec ses propres manies et addictions. Comme dans le cas de Maurras et de quelques autres, on y parlera, sans vergogne, du « sulfureux » Zemmour ... C'est inévitable ! Sulfureux est un adjectif obligé.
La gauche et l'extrême-gauche plus ou moins radicale avaient, comme de juste, menacé de contre-manifestations. Elles ne se sont pas produites ...
La conférence d'Eric Zemmour a bien eu lieu. La Provence a du titrer le lendemain qu'il avait fait recette : salle comble. Ce qui, pour une fois, était vrai. La Provence s'est mesquinement vengée en signalant à sa manière - tendancieuse - la présence des militants d'Action française : ils n'ont pas eu droit à « sulfureux ». Mais le journaliste chargé de couvrir l'événement a cru devoir noter - détail de substitution - qu'ils étaient « vêtus de sombre » ! On fait ce qu'on peut !
Une vingtaine de militants d'A.F. ont, en effet, vendu l'Action Française 2000 à la fin de la réunion et ont amplement discuté avec les participants pour les convaincre que leur patriotisme, « aussi sincère soit-il », serait vain s'il demeurait républicain. Car « la volonté de conserver notre patrie française une fois posée comme postulat, tout s'enchaîne, tout se déduit d'un mouvement inéluctable. La fantaisie, le choix lui-même n'y ont plus de part : si vous avez résolu d'être patriote, vous serez obligatoirement royaliste. […] La raison le veut. »
Cette affirmation politique est de Charles Maurras. Elle est rappelée sur la page Facebook d'Action Française Provence*. LFAR •
Réception de Charles Maurras à l'Académie française - Discours
Cette publication nous est l'occasion de signaler une fois de plus l'excellence du site Maurras.net, fort utile pour la connaissance de la vie, la pensée et l'œuvre de Charles Maurras mais aussi - et peut-être surtout - pour retrouver - via Google - de nombreux ouvrages de Charles Maurras mis en ligne par le Site, se trouvant ainsi à la disposition des lecteurs et chercheurs ...
Le 8 juillet 2016
Chers Amis,
Après une période de relâche que certains d’entre vous ont pu juger longue, mais que nous n’avons jamais tenue que pour provisoire, notre site reprend aujourd’hui ses publications. Et pour entamer cette nouvelle étape de son développement, quoi de mieux qu’un vigoureux coup d’épée à même de pourfendre cette démoralisante morosité qui, d’année en année, semble monter autour de nous comme une marée visqueuse ?
Peu de gens ont eu le privilège de toucher, de tenir entre leurs mains l’épée d’académicien de Charles Maurras. Elle fut conservée pendant longtemps dans un coffre au plus profond des sous-sols du Crédit Lyonnais à Paris, boulevard des Italiens, grâce à l’entremise de Marcel Wiriath*. Mais vingt-deux ans après la mort de ce dernier (1974), un incendie criminel ravageait le prestigieux bâtiment et tous les dépositaires étaient priés de reprendre leurs avoirs dans les plus brefs délais. C’était il y a vingt ans…
Depuis, gardée dans un lieu privé dont nous ne dirons rien de plus pour d’évidentes raisons de sécurité, l’épée attend de connaître ce que sera sa destination définitive. À Martigues, dans la maison du Chemin de Paradis, enfin restaurée et aménagée en Musée reconnu et promu comme tel par les autorités locales ? Ou à l’Institut ? ou encore, hypothèse moins honorable, chez un richissime collectionneur chinois ?
Charles Maurras a été élu à L’Académie Française le 9 juin 1938. L’épée, financée par une souscription nationale, lui fut remise salle Wagram, le 4 mars 1939, par Charles Trochu, président du Conseil municipal de Paris.
Ciselée par Maxime Real del Sarte, elle a été exécutée par le joaillier Mellerio.
Sa poignée représente Sainte Geneviève protégeant de ses mains un écu fleurdelysé posé à la proue d’une nef d’où se détache le chapiteau de pierre, dit « bucrâne », qui orne la terrasse de la bastide du Chemin de Paradis. Les vagues stylisées viennent nous rappeler la vocation de marin à laquelle Charles Maurras dut renoncer en raison de la surdité qui le frappa à l’âge de quatorze ans. Elles battent contre un mur de pierres surmonté de « merlons » semblables à ceux du Mur grec de Saint-Blaise, ce lieu exhumé par Henri Rolland qui impressionna tant l’académicien.
En dessous, on reconnaît bien entendu la bastide du Chemin de Paradis, gardée par deux cyprès d’émeraudes, encadrée par les armoiries de Provence et de Martigues, et surmontée d’un ciel où brille une Grande Ourse de petits diamants. De l’autre côté (celui qu’on ne voit pas sur la photo) lui fait pendant le château de Versailles, surmonté du bouquet d’Orion et flanqué des armes de Versailles et de Paris.
Quant au fourreau, il se termine par une ravissante petite amphore. •

Samedi 24 septembre 2016
NORD-PICARDIE
Journée d’Action française
entre Doullens (Somme) et Arras (Pas-de-Calais)
La désinformation :
des armes du faux aux instruments de la riposte
par
Aristide Leucate
Journaliste à L’ACTION FRANÇAISE et BOULEVARD VOLTAIRE
L’actualité politique
par
Hilaire de Crémiers
Délégué général de LA RESTAURATION NATIONALE
Directeur de Politique Magazine et de la Nouvelle Revue Universelle.
Renseignements et inscriptions
af.picardie@free.fr 06 65 53 63 93
• Le Café Histoire de Toulon rappelle la prochaine causerie du mercredi 28 septembre - septième causerie 2016 - animée par Antoine de LACOSTE : « Guerres au Proche-Orient, russes et américains face à face ? » [Voir ci-dessus].
Au moment où les Chrétiens d'Orient sont menacés de disparition par l'islamisme, cette nouvelle plaie du monde arabe, Antoine de Lacoste posera la question : « Russes et Américains sont entrés dans une seconde guerre froide ». Ce sujet ne peut laisser indifférents les catholiques français, héritiers de la traditionnelle politique capétienne de protection des populations chrétiennes du Levant.
Mercredi 28 septembre 2016 à 20h00. Entrée gratuite.
• L'on pourra compléter la causerie d'Antoine de LACOSTE en participant à la conférence-débat sur la Syrie organisée par SOS Chrétiens d'Orient , avec la journaliste-écrivain Annie LAURENT et la responsable des missions Jordanie-Syrie Lucie BOUZARD, le 30 septembre, à Gonfaron, salle polyvalente (renseignements : 06 79 09 17).
• Le texte de la causerie de Philippe LALLEMENT du 29 juin 2016 sur : La mémoire disparue des catholiques du « Midi blanc » , sera diffusé en octobre 2016.
• Nous rappelons également qu'il n'y aura pas de causerie le dernier mercredi d'octobre 2016 en raison du pèlerinage du Jubilé de Miséricorde à Rome avec les Missionnaires de la Miséricorde et la présence de Mgr REY. L'on peut encore s'inscrire en cliquant sur pèlerinage à Rome.
• Enfin, Le Café Histoire de Toulon a le plaisir de signaler la contribution d'Alain VIGNAL à l'ouvrage du CNRS : Histoire des pirates et des corsaires. De l'Antiquité à nos jours.
Ouvrage sous la direction de Gilbert BUTI (Professeur d’histoire à Aix-Marseille Université et chercheur à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme TELEMME-Aix-en-Provence) et de Philippe HRODEJ (Maître de conférences en histoire à l’université de Bretagne-Sud et chercheur au CERHIO-Lorient).
Nous recommandons cet ouvrage que l'on peut commander à La Librairie L'Enfant Jésus, 81 rue Orvès - 83000 TOULON (Tél. 04 94 03 06 46). •
Le Grall, Pub associatif des missionnaires de la Miséricorde (adhésion 1 €)
377 avenue de la République , 83000 Toulon
La soirée pourra se poursuivre autour d’une pizza (Participation aux frais)
Contact : cafehistoiredetoulon@gmail.com
1. Marcel Jullian ancien président d'Antenne 2 reçoit le prince Jean au rassemblement royaliste des Baux de Provence (Debout, à sa droite) 2. Discours du Prince Jean, duc de Vendôme 3. Discours de conclusion du Prince Eudes, duc d'Angoulême 4. Le Prince Jean dialoguant avec les convives 5. De droite à gauche : Le Prince Jean, Gérard Jouve, maire des Baux de Provence, Marcel Jullian, Bernard Oger, 1er adjoint au maire des Baux de Provence 6. Vue des participants au déjeuner 7. Le Prince Jean en discussion avec les jeunes du Service d'Accueil. [22 & 23 juin 2002]
Le Prince invité du pays d'Arles et des Baux de Provence - Lafautearousseau - Vimeo
Ce reportage [29'] ...
Les Princes sont en visite en Provence le samedi 22 et le dimanche 23 juin 2002 : le Prince Jean, duc de Vendôme et Dauphin de France, son frère le Prince Eudes, duc d'Angoulême, accompagné de son épouse, la Princesse Marie-Liesse d'Orléans et leur fille, la toute jeune Princesse Thérèse.
Le samedi 22 juin 2002, les Princes visitent les mairies d'Arles, Maillane et Les Baux de Provence.
En Arles, ils sont reçus dans la matinée à l'Hôtel de Ville par le Maire, Hervé Schiavetti (PCF) lequel est interviewé à la sortie de l'entretien en mairie; il conduit ensuite la visite des Princes à travers la ville, les présente à de nombreux Arlésiens, et leur fait parcourir - et découvrir - le marché d'Arles, l'un des plus grands d'Europe.
A Maillane une réception a également lieu à la marie, en début d'après-midi, puis une visite de la maison de Frédéric Mistral et autres lieux mistraliens sous la conduite érudite de René et Henri Moucadel, royalistes de toujours.
Vers 16 heures, les Princes sont aux Baux de Provence où la municipalité a organisé pour eux et les personnalités présentes une réception dont on verra ici quelques moments forts : visite guidée du village et du château, musiques et Coupo Santo dans la cour de la Marie, discours de bienvenue du maire des Baux, Gérard Jouve, dans son bureau et réponse du Prince. Après le dîner, la Mairie fait conduire les Princes en calèche à travers les rues du village, de nuit, jusqu'au château où est présenté un impressionnant spectacle son et lumières pour célébrer la Saint Jean, avant que ne s'allument, sur l'esplanade du château, les feux traditionnels.
Le dimanche 23 juin commence par une messe - en provençal - à l'église Saint-Vincent, tout en haut du village. Les Princes et la nombreuse assistance de la messe, y compris des gardians venus de Camargue, se rendent ensuite, à pieds, dans le Val d'Enfer sur le terrain où, depuis 30 ans, se tient chaque année le rassemblement royaliste des Baux de Provence. Les Princes y sont accueillis par les responsables de l'organisation du rassemblement, puis par un discours de Marcel Jullian, ancien président de Plon et d'Antenne 2. Suit l'intervention du Prince Jean, puis celles de Jean Sévillia, Gérard Leclerc, Jacques Trémolet de Villers et Jean-Marc Varaut. C'est le discours du Prince Eudes, qui conclut cette série d'interventions. Le Prince Jean saluera, au cours du déjeuner, un grand nombre de participants, s'entretiendra avec beaucoup d'entre eux. Vient ensuite le moment des interviews des Princes Jean et Eudes. Cette journée - exceptionnelle dans l'histoire du royalisme français - s'achève par une rencontre où le Prince Jean dialogue avec les jeunes du service d'accueil.
La vidéo présentée ici reprend le déroulement de ces deux jours marquées par la rencontre historique des Princes avec les royalistes, aux Baux, tels que nous venons de le rappeler. Lafautearousseau •
Après l'interruption estivale d’août, le Café Histoire de Toulon reprend son cycle de causeries du dernier mercredi du mois pour 2016-2017. [Voir programme ci-après].
Le Café Histoire de Toulon signale la prochaine causerie du mercredi 28 septembre 2016, à 20h, devant les Amis du Pub Le Graal, au Pub associatif des missionnaires de la Miséricorde - 377 avenue de la République, Toulon. Cette septième causerie 2016, animée par Antoine de Lacoste, portera sur le thème : « Guerres au Proche-Orient, russes et américains face à face ? »
Au moment où les chrétiens d'Orient sont menacés de disparition par l'islamisme, cette nouvelle plaie du monde arabe, Antoine de Lacoste nous fera comprendre si Russes et Américains sont entrés dans une seconde guerre froide. Cette question ne peut laisser indifférents les catholiques français, héritiers de la traditionnelle politique de protection des populations chrétiennes du Levant.
Entre-temps, le Café Histoire de Toulon rappelle à l'occasion des journées du Patrimoine, la visite commentée de l'église du port de Toulon le 17 septembre 2016. Cette visite, sera réalisée par Alain Vignal, Agrégé et docteur en Histoire, membre de l'Académie du Var. Le rendez-vous est à 15h00 devant l'église Saint François-de-Paule, place Louis Blanc, 83000 Toulon. A l'issue de la visite, il sera possible de se procurer (au profit de la paroisse) la belle brochure (24 pages) Saint-François-de-Paule - L'Eglise du port de Toulon, Histoire et patrimoine, préfacée par l'abbé Fabrice Loiseau. Entrée gratuite. •
Agenda du cycle des causeries 2016-2017

Visuel : Action Française - Provence
Publié le 11 mars - réactualisé le 12 septembre 2016
En réponse à un lecteur [Camelot] qui, hier, dans les commentaires, disait vouloir en savoir plus sur notre royalisme. D'autres éléments de réponse suivront ...
Au moment même où nous voyons se réunir, réfléchir, agir, une nouvelle génération d'Action française courageuse, ardente et décidée, qui réveille, en un sens, des énergies plus anciennes, il est bon que l'Action française rappelle et pose ses fondamentaux. S'il y a lieu de les discuter, de les actualiser, sans en renier le fond, il sera toujours temps, ensuite, une fois nos principes posés, d'en débattre et d'en décider. Dans la tradition et dans l'esprit de l'Action française.
Mardi dernier [08.03], nous avons publié une réflexion utile de Stéphane Blanchonnet* sur ce quadrilatère maurrassien repris des premières publications de Maurras sur la monarchie à réinstaurer pour le salut de la France : Dictateur et Roi, prélude à son Enquête sur la Monarchie, ouvrage qui sera volontairement publié en l'année 1900, ouvrant ainsi le XXe siècle. Voici ce même quadrilatère maurrassien vu par Sébastien L. dans le cahier d'Action française n°3, supplément au n° 2177 d'Aspect de la France du jeudi 31 janvier 1991. Il y a donc 25 ans. L'article porte le titre : La Monarchie que nous voulons. Le rédacteur est un jeune militant d'Action française de cette période [il a alors 20 ans, tout juste] qui a fait son chemin, depuis. Il y pose, avec pertinence, nos fondamentaux, selon nous, pérennes. Lafautearousseau
« Oui ou non l'institution d'une monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée est-elle de salut public ? »
La question que pose Maurras au début de son enquête sur la Monarchie écarte les présupposés, les sentiments et les préjugés. Elle est concise, directe et rationnelle, car c'est sur le terrain de la raison, celui-même sur lequel se croit fondée la démocratie que le Martégal défend et batit la Monarchie. Aujourd'hui, alors que six quarts de siècle nous séparent de la dernière expérience monarchique et que l'idée royale a été systématiquement défigurée par les républicains, nous devons défendre nos idées, retrouver ce ton maurrassien clair, dense, précis, presque socratique, qui seul imposera la monarchie face aux nuées démocratiques. Ainsi avons-nous utilisé le « quadrilatère » maurrassien (une monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire, décentralisée) pour esquisser, en esprit puis en acte, LA MONARCHIE QUE NOUS VOULONS.
Une Monarchie Traditionnelle
Pour commencer, il semble indispensable de rappeler que la Monarchie n'a jamais été un modèle fixe, un prêt-à-porter ; elle a su au contraire s'incarner dans différents registres tout en gardant l'esprit qui était le sien. C'est cette continuité à travers les changements nécessaires qui caractérise le vrai sens de la tradition qui, d'après Paul Valéry, « n'est pas de refaire ce que les autres ont fait mais de retrouver l'esprit qui a fait ces choses et qui en ferait de toutes autres en d'autres temps ». Ainsi, nous ne voulons pas restaurer une monarchie figée en un XVIIIéme siècle oublié, mais rétablir ce qui est d'abord un principe, principe d'autorité, de responsabilité et d'unité, et qui saurait s'incarner dans notre propre réalité économique, politique, culturelle et sociale.
Une Monarchie héréditaire
L'hérédité du pouvoir est sans doute le principe qui a été le plus attaqué depuis trois siècles. Pourtant que représente-t-il réellement lorsque l'on a écarté toute la mythologie méritocratique ? Il apparaît que l'hérédité a ce premier avantage d'éliminer la compétition pour le pouvoir, c'est-à-dire la radicalisation des conflits d'intérêts. Elle assure ainsi un Etat fort, indépendant et arbitre capable d'entreprendre des réformes administratives, économiques et sociales ou de laisser des libertés aux citoyens, sans craindre d'être toujours renversé. L'hérédité permettra à la nation d'être enfin gouvernée et non plus seulement gérée à court terme comme c'est le cas en république. De plus, le pouvoir étant à l'origine indépendant des forces d'argent, il peut gouverner sans, et même contre elles, et seul le roi héréditaire a pu châtier les Semblançay et les Fouquet que le régime actuel eût laissé courir. Enfin, l'hérédité assure la médiation active du peuple avec ses propres racines historiques : la nation, c'est la naissance, c'est-à-dire la reconnaissance d'une continuité historique.
Une Monarchie antiparlementaire
La tradition et l'hérédité étant posées, on pourrait être tenté d'y ajouter une institution parlementaire censée assurer la représentation populaire.
« A d'autres cette demi-royauté bourgeoise et parlementaire plus décrépite encore s'il le faut » s'écriait Maurras. Le parlementarisme, qui suppose l'existence de partis, est le contraire même de la monarchie qui est faite pour unir. D'ailleurs, le parlementarisme au niveau de l'Etat ne représente personne puisqu'il ne repose pas sur les réalités économiques, politiques et sociales mais sur le jeu formel des partis.
La Monarchie, au contraire, chercherait une représentation du pays réel par de multiples assemblées locales, culturelles et professionnelles souveraines en leur ordre et capables de défendre les intérêts de leurs membres. Nous n'en voulons en effet absolument pas au vote.
« L'ancienne France votait beaucoup, précise Maurras, cela est oublié. Cela reste vrai tout de même. On y votait pour quantité d'objets pour lesquels le Français moderne reçoit avec respect le choix et les volontés des bureaux ». Ce à quoi nous en voulons, c'est au système qui regroupe arbitrairement les individus en fonction de leurs opinions ou de leurs options métaphysiques dans le cadre de partis peu adaptés à la juste détermination de l'intérêt général. Et c'est pourquoi nous luttons pour la restauration d'une monarchie antiparlementaire où, les Français pourront, grâce à de multiples assemblées fédérées par un pouvoir indépendant, être représentés dans leurs intérêts tangibles et concrets, et ainsi passer du stade d'administrés abrutis et atomisés, à celui de citoyens responsables et actifs.
Une Monarchie décentralisée
Nous avons parlé de représentation d'intérêts locaux ; en effet antiparlementarisme et décentralisation sont deux caractères indissolublement liés. Nous sommes antiparlementaires parce que partisans d'une renaissance des collectivités locales. Cette volonté de promouvoir les richesses et les diversités de notre pays de façon intégrale est une composante essentielle de notre nationalisme. Nous voulons laisser s'organiser le pays réel en multitude de républiques locales, autonomes et souveraines, compénétrées les unes les autres et capables de prendre en main leur avenir. Mais ces communautés ne peuvent rester liées entre elles sans un tiers-pouvoir. Comme l'expliquait Pierre-André Taguieff, « il doit y avoir un troisième membre qui doit être “hors jeu” en quelque sorte. C'est la monarchie comme pouvoir transcendant, d'où la nécessité que le roi ne soit pas élu ou choisi, mais qu'il vienne d'ailleurs, qu'il soit inconditionnel ».
Voici posées les grandes lignes de la monarchie que nous voulons, c'est-à-dire la monarchie française adaptée à notre temps.
N'oublions pas cependant que « l'objet vrai de l'Action française, ce n'est pas, à bien dire, la monarchie, ni la royauté, mais l'établissement de cette monarchie, l'acte d'instituer cette royauté ». Seul notre engagement militant prouvera la possibilité d'une telle restauration, et même son imminence si elle est servie par des citoyens actifs, prêts à mourir avec joie, avec bonheur, pour notre Sire le roi de France. n
* Le Quadrilatère maurrassien vu par Stéphane Blanchonnet.
Merci à Philippe Lallement qui nous a transmis ce texte.
Les Princes héritiers de la dynastie capétienne depuis le Comte de Chambord jusqu'à nos jours
Par Pierre de Meuse
Nous avons eu la joie d'apprendre, le 2 juin 2016, que Madame la duchesse de Vendôme venait de donner naissance à un quatrième enfant, un second fils, qui a reçu le prénom de Joseph. Le couple qui porte l'avenir de la Maison de France nous rassure donc sur la postérité de sa race. Mais qui sont ces Orléans et comment ont-ils reçu le legs millénaire de la dynastie capétienne ? Beaucoup l'ignorent ; certains affabulent. Nous proposons de faire un petit retour historique sur leurs antécédents.
Les Orléans actuels ne sont pas la première famille capétienne à porter ce nom. Trois autres familles d'Orléans se sont succédé depuis le XIV° siècle jusqu'à Gaston d'Orléans, fils d'Henri IV (1608-1660) qui meurt sans postérité. Son apanage est donc transmis à son neveu, fils cadet de Louis XIII et frère de Louis XIV. C'est de lui que descendent tous les Orléans actuels. Il faut préciser que cette branche des Bourbons est considérée dès les débuts du XVIII° siècle comme placée directement derrière les enfants de Louis XV dans l'ordre de succession. Ni Louis XV, ni Louis XVI, ni Louis XVIII, ni Charles X n'en douteront un instant, même après le vote régicide de Philippe Egalité, même aux pires moments de l'usurpation de Louis-Philippe. Cette dernière parenthèse étant balayée par l'émeute comme elle était née de l'émeute, le « roi des français » tira les conclusions de l'expérience, car il ne manquait pas de lucidité et conservait à un haut degré le sens de la famille. « Notre tentative de concilier la révolution et la monarchie a échoué », dit-il, « nous n'avons pas d'autre salut que dans le retour à la tradition ». C'est donc avec son accord que l'aîné des Orléans, le premier Comte de Paris, petit-fils de Louis-Philippe et fils de Ferdinand-Philippe d'Orléans, duc d'Orléans et prince royal de France*, mort en 1840, et de la duchesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin, va faire acte d'allégeance dynastique auprès du Comte de Chambord, roi de jure sous le nom d'Henri V. Cette visite à Frohsdorf marque la fin de l'orléanisme politique**.
A la mort du prétendant légitime, en 1883, Philippe assume la succession du comte de Chambord, portant le nom de « Philippe VII » et non Louis-Philippe II comme l'auraient désiré les orléanistes et une partie de sa famille. Ce premier prince de la filiation Orléans à briguer le trône de France décède en 1894 et c'est son fils Philippe, duc d'Orléans (1869-1926) qui lui succède. C'est lui qui recevra les signes de fidélité de Maurras et de l'Action Française. C'est sa maxime « tout Ce qui est national est nôtre » qui sera imprimée sous la manchette du journal. Il prend, logiquement, le nom de Philippe VIII. Il meurt en 1926 sans postérité. C'est alors que l'ordre de succession désigne un autre petit-fils du Duc d'Orléans mort en 1840, en l'occurrence Jean d'Orléans (1874-1940), duc de Guise, par ailleurs beau-frère de Philippe par son mariage avec Isabelle d'Orléans. C'est le troisième prétendant Orléans au trône de France et il porte le nom de Jean III. Son fils unique est Henri d'Orléans (1908-1999), deuxième comte de Paris et prétendant au trône de France sous le nom d'Henri VI. D'où le troisième et actuel Comte de Paris, (Henri VII), père du Prince François et du Prince Jean, le dauphin de France par attribution et héritier de la dynastie. Ainsi fonctionne une famille royale, par le sacrifice et la continuité, par le respect des ancêtres et l'espérance sans retour. n
*Selon la dénomination de 1791, appliquée par Louis-Philippe.
**Ni le duc d'Aumale, ni la duchesse d'Orléans n'acceptèrent cette décision, pourtant conforme aux désirs de son beau-père.

Le duc et la duchesse de Vendôme avec leurs trois premiers enfants, Gaston, Antoinette et Louise-Marguerite. Depuis, le prince Joseph est venu agrandir la famille
Par Jean-Philippe Chauvin
Le royalisme français est d’une grande richesse intellectuelle, et se plonger dans ses archives politiques permet de le découvrir ou de le redécouvrir : La Tour du Pin, Bernanos, Maurras, mais aussi tant d’autres, sans oublier les princes eux-mêmes… Pourtant, cette richesse est largement sous-évaluée, y compris par les royalistes qui ont souvent tendance à se contenter de quelques textes « classiques » et ne font pas toujours l’effort de renseigner ou de valoriser (y compris en le « dépassant » ou en le critiquant si besoin est) leur propre héritage. Dans l’optique de faire connaître quelques pépites du royalisme français, j’ai, il y a quelques années, fait une sélection de textes courts (articles ou extraits de livres, entretiens, débats, etc.) dont certains sont en instance de publication ou seront prochainement mis en forme et diffusés par le Groupe d’Action Royaliste (G.A.R.), parfois sous forme de vidéos. Ainsi, quelques écrits de Thierry Maulnier, monarchiste un peu solitaire après la seconde guerre mondiale et qui poursuivra, après celle-ci, une œuvre originale, autant théâtrale que politique, méritent d’être réédités, et j’ai rédigé une courte présentation destinée à ouvrir les brochures de textes de celui-ci, présentation que voici ci-dessous.
Thierry Maulnier, ce lys sauvage et solitaire…
Dans les années trente, malgré la condamnation vaticane et la concurrence de nombreuses ligues nationalistes, l’Action française continue de susciter de nouvelles vocations monarchistes et d’attirer à elle de jeunes intelligences : parmi elles, le nom de Thierry Maulnier va vite prendre un éclat particulier, jusqu’à apparaître comme le disciple préféré et le successeur de Charles Maurras.
Né au journalisme politique en février 1930 lorsqu’il rédige avec quelques amis un numéro de L’Etudiant français (périodique des jeunes royalistes d’AF), Thierry Maulnier devient, quelques mois après, rédacteur à La Revue universelle de Jacques Bainville mais aussi au quotidien L’Action française.
Il participe aussi, dans cette décennie 1930-1940 si mouvementée et périlleuse (mais aussi passionnée et intensément politique), à de nombreuses revues, parfois éphémères, comme La Revue française ou Combat, et précise ses colères et sa pensée dans plusieurs ouvrages comme « Demain la France » (après le 6 février 1934) ou « Au-delà du nationalisme ».
Maurras s’inquiétera parfois des audaces (ou des emportements) théoriques de Maulnier, mais il n’y aura pas de rupture entre les deux hommes, Maulnier étant même souvent considéré comme le « fils spirituel de Maurras ».
Après la Seconde guerre mondiale, Maulnier poursuivra une carrière journalistique, théâtrale et littéraire et, même s’il se tient désormais éloigné du mouvement d’Action française, il ne reniera jamais sa jeunesse royaliste ni les écrits de sa période maurrassienne. Ainsi, à la fin des années 80, quelques mois avant sa mort, il écrit une lettre à Arnould de Liedekerke où il rappelle quelques traits de la Monarchie française qui lui semblent plaider en faveur de ce régime…
Après sa mort survenue en janvier 1988, Thierry Maulnier est redécouvert par les jeunes royalistes qui se remettent alors à lire ses principaux textes des années trente, les plus productifs sur le plan théorique et politique, et y découvrent quelques « trésors » qui méritent, aujourd’hui encore, l’attention de qui pense politique…
Ainsi, le texte qui suit* est une véritable synthèse des raisons d’être de la Monarchie dans notre pays : si les « totalitarismes abrupts » que furent le nazisme et le communisme, après avoir commis les dégâts qu’annonce et craint Maulnier dans cet écrit de 1935, ont heureusement disparu, d’autres dangers persistent et menacent, comme l’islamisme extrémiste, tandis que nos démocraties contemporaines développent, elles, une forme de « globalitarisme » qui, au nom de la mondialisation, étouffe peu à peu les nations historiques et les libertés, autant individuelles que publiques. La réponse que Maulnier apporte aux enjeux de son temps, ressemblants à défaut d’être identiques à ceux d’aujourd’hui, n’est pas seulement valable et crédible, elle est, encore et toujours, nécessaire : pour éviter « les pires toujours possibles », la Monarchie « à la française » est ce régime qui concilie, comme le démontre Maulnier, les libertés concrètes et l’ordre vivant… •
* « Miracle de la Monarchie », publié en 1935.
Le blog de Jean-Philippe Chauvin

Ci-dessus, le très beau message - et très politique - adressé par Thierry Maulnier aux royalistes rassemblés à l'abbaye de Montmajour en juin 1971 [repris du Manifeste royaliste publié en 1972]. Thierry Maulnier fut, en 1971, président du Comité d'Honneur du rassemblement royaliste de Montmajour.