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fontenoy

  • Ephéméride du 11 mai

     Le 11 mai 1946 la loi de Dévolution des Biens de Presse attribue l'imprimerie ultra-moderne de L'Action française à l'Humanité 
     
     
    1696 : Mort de La Bruyère
     
    Il a bien croqué ceux qui pensent peu mais tentent de donner l'illusion de la profondeur, en cherchant à masquer le vide de leur pensée par l'emploi d'un langage abscons :
     
    « Que dites- vous ? Comment ? Je n'y suis pas; vous plairait-il de recommencer ? J'y suis encore moins. Je devine enfin : vous voulez, Acis, me dire qu'il fait froid : que ne dites-vous : "Il fait froid" ? Vous voulez m'apprendre qu'il pleut ou qu'il neige; dites : "Il pleut, il neige." ... Est-ce un si grand mal d'être entendu quand on parle, et de parler comme tout le monde ?
     
    Une chose vous manque, Acis, à vous et à vos semblables... c'est l'esprit. Ce n'est pas tout : il y a en vous une chose de trop, qui est l'opinion d'en avoir plus que les autres; voilà la source de votre pompeux galimatias, de vos phrases embrouillées, et de vos grands mots qui ne signifient rien...» (les Caractères, chapitre V, De la Société et de la Conversation, § 7) 
     
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    Portrait de Jean de La Bruyère, par Largillière
     
     
     
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  • 12 août 1914 ... C'est avec les tripes des pauvres b... qu'on fait la guerre !

    cp_001.jpgQuel silence ! Les journaux sont pour ainsi dire sans nouvelles. Les renseignements oraux sont invérifiables. Om me dit que le général Joffre a transporté son quartier général à Mézières. Tout fait pressentir que la poussée allemande se fera par le Nord, non par l'Est, qu'une formidable bataille va se livrer dans ces Flandres où le sort de la France s'est si souvent décidé... Bouvines, Azincourt, Rocroy, Denain, Fontenoy, Fleurus, Waterloo... Comment s'appellera la rencontre de demain ?...

    Je suis poursuivi par ce mot d'un jeune officier qu'on me répétait ces jours-ci :

    "La guerre moderne obéit à des lois telles que la préparation et l'organisation  y rendent inutile le génie lui-même."

    Le 1er août, à la gare Saint-Lazare, comme je causais avec des mobilisés, je leur disais que le commandement était plein de confiance. L'un d'eux, un mécanicien, je pense, un ouvrier de première classe, en tout cas, me répondit brutalement :

    -"Oh ! les chefs !... les chefs !... C'est avec les tripes des pauvres b... qu'on fait la guerre !

    Ce mot du jeune officier intellectuel et celui de l'ouvrier parisien se rejoignent. Est-ce qu'ils ne se rejoindraient pas dans la philosophie de Bergson, celle qui subordonne l'intervention de la raison et le rôle de l'intelligence ? 

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