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LAFAUTEAROUSSEAU - Page 1600

  • Où est l’union européenne ? Par François RELOUJAC

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    La victoire du parti Syriza aux élections grecques a mis en lumière les difficultés de l’Union européenne à proposer des plans de sauvetage économique : elle semble, désormais, à court d’idées. 

    Les élections législatives grecques ont été profondément marquées par la politique européenne et l’ingérence des états étrangers. Elles traduisent la faillite totale des régimes de partis et d’une « Union » qui prive les pays de leur propre souveraineté. Elles révèlent aussi le triomphe de la sphère financière sur l’économie réelle dont le plan imaginé par Mario Draghi est la manifestation la plus symptomatique. 

    Depuis près de cinq ans, maintenant, la Grèce est entrée dans une crise grave et le « plan de sauvetage » appliqué en force par les autorités européennes n’a pas donné les effets annoncés. Il n’est pas question ici de revenir sur les causes de la déroute grecque, ni sur les astuces comptables et les lâchetés politiques qui ont conduit à l’admission du pays dans la zone euro, ni sur la politique monétaire européenne qui a permis à l’Allemagne de développer son système économique au détriment de ceux de ses « partenaires ». Force est cependant de constater que le programme d’austérité imposé au pays a conduit au démantèlement du droit du travail, à l’explosion du chômage, à la réduction des pensions de retraite, à la disparition quasi totale des mécanismes de protection sociale, à l’effondrement de la valeur des biens immobiliers, à la contraction du produit intérieur brut et à l’explosion de la charge de la dette que ce programme était censé rendre supportable. Le seul résultat positif de ce plan drastique a été de permettre aux banques – essentiellement allemandes et françaises, lesquelles avaient cru trouver en Grèce un nouvel eldorado – de céder directement ou indirectement une grande partie du risque qu’elles portaient à leur gouvernement.  

    Aussi le résultat des élections grecques du dimanche 25 janvier n’a-t-il rien d’étonnant. Il fallait s’y attendre. Le parti Syriza d’Alexis Tsipras n’a fait que coaguler les révoltes grecques et il a préféré s’allier avec le parti AN.EL., de Panos Kammemos, souverainiste, pourtant par ailleurs conservateur, pour bien marquer une volonté grecque de s’en sortir en dépit des autres politiciens et des partenaires européens. La pression sur l’Europe sera forte et l’Union européenne n’a plus d’autre politique que financière.

     

    Une Europe financière qui cherche à sauver ses régimes de retraite 

    Aujourd’hui, le système d’« assouplissement quantitatif » (« Quantitative Easing » ou « QE ») mis en place aux états-Unis, et dans une moindre mesure en Grande-Bretagne, arrive au bout de ses possibilités. Mais, s’il est arrêté, il risque, d’une part, de pousser les taux d’intérêts à la hausse – ce qui ferait chuter les cours des titres cotés en Bourse, mettant alors en difficulté les fonds de pension, compagnies d’assurance-vie et autres caisses de retraite – et, d’autre part, de peser sur le cours du dollar, ce qui aurait pour effet de nuire un peu plus aux exportations européennes. D’un point de vue psychologique, cet effondrement de la valeur de l’épargne, ajouté à une baisse du prix du pétrole et des autres matières premières échangées en dollars sur les marchés internationaux et à un ralentissement des ventes à l’étranger, ne pourrait avoir qu’un effet dépressif sur les populations européennes. Le président de la Banque centrale européenne a décidé de réagir. Adieu le mythe de l’euro fort, cher à Jean-Claude Trichet ; aujourd’hui, la priorité est à la baisse de l’euro par tous les moyens. Plusieurs années après les Anglo-Saxons, la BCE se lance donc dans une politique d’assouplissement quantitatif sans chercher à expliquer les résultats qu’une telle politique entraînera sur le long terme ni ce qui a véritablement été obtenu outre-Atlantique par une telle méthode. 

    Dans une première analyse, on peut donc considérer que l’objectif poursuivi par le président de la BCE est de faire baisser le cours de l’euro par rapport au dollar, fût-ce au prix d’une déstabilisation complète des partenaires européens, qu’ils « bénéficient » ou non de la monnaie unique. Cette déstabilisation, quant à elle, est bien réelle et a été immédiate. Ce fut d’abord le franc suisse qui, dès que le plan de la BCE a été considéré comme inéluctable, a subi une pression à la hausse qui a rendu la Banque nationale suisse incapable de suivre la politique économique adaptée à l’économie de son pays. Accessoirement, cet échec de la politique suisse a conduit à mettre en difficulté les collectivités publiques françaises qui avaient fait le pari de se financer en francs suisses. Pour les mêmes raisons, la Banque nationale du Danemark a aussi été contrainte de réagir, mais elle a choisi de le faire différemment : désormais les dépôts effectués auprès d’elle sont soumis à un taux d’intérêt négatif (-0,35 %) ! Une façon de dire aux spéculateurs : « si vous placez votre argent chez moi, je vous volerai »… Mais une telle politique ne peut réussir que si les spéculateurs sont persuadés que le « vol » de la Banque nationale danoise est inférieur aux risques que leur font courir les manipulations de cours des principales monnaies internationales (dollar et euro).  

     

    Des « tests de résistance »  

    Dans une seconde analyse, on ne peut pas ignorer les mesures d’accompagnement qui sont réclamées par toutes les « Autorités ». Depuis le début de la mise en condition de l’opinion publique européenne pour lui faire accepter ce nouveau plan de la BCE, on explique que cette stratégie ne pourra être opérante que dans la mesure où les états adopteront les « réformes » nécessaires, c’est-à-dire le démantèlement de leur droit du travail, comme en Grèce.  

    Dans un troisième temps, il faut se demander s’il n’existe pas des causes moins avouables ou moins faciles à expliquer. Il y a quelques semaines, la BCE a effectué ce que l’on a appelé un « stress test » ou « test de résistance ». Il s’agissait officiellement de « modéliser » les conséquences, pour chaque grande banque, d’un accident sur les marchés financiers internationaux. La plupart des banques ont satisfait au test… mais l’on sait que les hypothèses retenues pour ce test étaient particulièrement douces. On a mis la moyenne à tout le monde de peur de traumatiser les déposants. Mais les notes attribuées à chacune n’ont pas trompé la BCE. Ce n’est pas pour rien que le plan mis en place par Mario Draghi – sous la pression d’Angela Merkel – a prévu que 80 % du risque serait à la charge de banque centrale nationale pour financer les banques de son propre pays… Ce qui permet d’aider plus les banques allemandes et françaises qu’italiennes, espagnoles ou portugaises. à chacun ses mauvaises créances… Et, en fait, ses mauvaises dettes.  •

     

    Politique magazine

     

  • Le « progrès » selon Gustave Thibon ... Une appréciation devenue assez courante, aujourd'hui.

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     « Progrès ?  Le monde, depuis un siècle, évolue à pas de géant. Tout se précipite : le vent du progrès nous coupe la face. Amer symptôme : l'accélération continue est le propre des chutes plutôt que des ascensions. »

     

    Gustave THIBON

     

    L’Échelle de Jacob, Lyon, Lardanchet, 1942 ; dernière édition remaniée : Fayard, 1975

     

     

  • Quand un vieil événement de jeunesse d'Action Française militante à Marseille (février 1968 !) ressurgit dans l'actualité locale

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    Insigne des Camelots du Roi

    Voilà, en effet, qui rappellera au moins aux royalistes marseillais des souvenirs d'une jeunesse d'Action française dont le militantisme fut très intense. Cette jeunesse militait, avec les couleurs et la tonalité de la période 68, comme l'avaient fait les générations d'A.F. précédentes, et comme elle le fait aujourd'hui encore. Ces lignes proviennent du site Action Française Provence. Les documents joints - anciens - ne sont pas faciles à lire. (Cliquer sur les images pour les agrandir). 

    Nous sommes quelques-uns à Lafautearousseau à avoir organisé la réunion dont il est ici question et à avoir vécu l'après-midi et la soirée mouvementées qui viennent de ressurgir dans les débats du conseil d'arrondissement du 7ème secteur de Marseille que préside Stéphane Ravier... Pour nous, il s'agit d'un moment de la petite histoire de l'Action Française. •  

     

    Les séances du conseil d'arrondissement du 7ème secteur de Marseille (13ème-14ème arrondissements) sont toujours de grands moments depuis la victoire du Front National Stéphane Ravier. L'opposition de gauche, menée par l'élu du Front de Gauche Samy Johsua, ancien dirigeant trotskyste, critique continuellement le maire et, voulant le pousser à la faute, lui reproche à toute occasion de ne pas être un vrai démocrate.

    Le jeudi 12 février, le sénateur-maire FN a été amené à faire un petit rappel historique du comportement de son adversaire. Le site du quotidien communiste « La Marseillaise » rapporte ainsi ce qui s'est passé : 

    « Puis, se délectant par avance sous l’œil de la caméra, il lance : « M. Johsua, je vais vous faire un cadeau. » Et il lit : « Une réunion de royalistes attaquée par des communistes. Cinq blessés. Ça ne vous rappelle rien ? »

    « 1790 ? », rétorque l’opposant dans un sourire. Stéphane Ravier poursuit sa lecture. Il s’agit d’un article du Méridional relatant un affrontement vieux de plusieurs dizaines d’années auquel Samy Johsua aurait pris part. «Ce qui est écrit est faux, la réunion ne s’est pas tenue parce que nous l’avons empêchée. Darquier de Pellepoix, commissaire aux affaires juives sous Pétain, devait y prendre la parole. Je suis vieux maintenant mais si c’était à refaire je le referai ! », martèle Samy Johsua évoquant son origine juive et les horreurs de la guerre. » 

    La présence possible du collaborateur que fut Darquier est une pure invention car cet individu s'était réfugié en Espagne en 1945 et ne remit jamais les pieds en France. Mais M. Johsua a été pris à contrepied et a répliqué n'importe comment, en laissant parler ses obsessions.

    Le tract (image ci-dessous) distribué alors dans les lycées, facs et rues de Marseille, mentionnait comme seul orateur de cette réunion du 24 février 1968 le journaliste et ancien résistant Pierre Debray (qui n'hésita pas à faire le coup de poing contre les agresseurs). 

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    En tout cas, l'élu du Front de Gauche s'est glorifié de cet acte en disant: "si c’était à refaire je le referai !". L'extrême-gauche donne des leçons de démocratie mais ne les applique pas et ne renie pas ses agressions physiques, même 47 ans après. Sa méthode est toujours la même : stigmatiser systématiquement tous ceux qui ne s'inclinent pas devant ses insultes et sa violence.

    L'article paru dans le quotidien Le Méridional-La France du dimanche 25 février 1968 montre le comportement démocratique de ces gens qui ne regrettent jamais leurs erreurs. • 

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    Nota bene : après la raclée reçue à la salle Mazenod, les gauchistes n'attaquèrent plus jamais une réunion royaliste à Marseille. Et, bien entendu, à l'inverse de ce que Samuel Johsua déclare à Stéphane Ravier, la réunion eut lieu, après l'éviction des perturbateurs... 

  • Excellent Dominique Jamet, dans Boulevard Voltaire : « L'heure de Bergé »

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    Du fait que l’on a renfloué un journal, faut-il déduire que l’on en a acheté aussi les journalistes ? 

     

    Lorsque nous mettons en cause, ici, le Système et non plus seulement la République, l'Etat lui-même et les Institutions de la République en tant que telles, l'on voit bien dans le cas de Pierre Bergé, de quoi nous parlons, quelle nuance et même quelle extension nous introduisons. Dans la République, Pierre Bergé n'existe pas. Il n'est rien. Dans le Système, les médias, le jeu des partis qu'il finance, son influence est considérable. Indirecte mais considérable comme Dominique Jamet le souligne fort bien dans cet article. Il participe, il soutient, il inspire le grand mouvement de déconstruction, ou si l'on préfère de destruction, politique et sociétale qui conduit à défaire la France. Pour notre part, nous nous opposons au Système, République comprise mais non exclusivement.  Lafautearousseau.  

     

    3312863504.jpgEn divulguant, au terme d’une longue, minutieuse et difficile enquête, l’ancienneté et l’a1mpleur du système d’évasion fiscale organisé pendant des années par la puissante banque HSBC (Hong Kong & Shanghai Banking Corporation), en évaluant le montant, énorme, des sommes ainsi soustraites à l’impôt et en révélant avec leurs turpitudes les noms d’un certain nombre de fraudeurs notoires, monarques, capitaines d’industrie, vedettes de la politique, du sport ou du spectacle, les journalistes du Monde auraient-ils manqué à la déontologie, violé on ne sait quels principes, contrevenu à on ne sait quelle loi ? N’ont-ils pas au contraire bien mérité du journalisme d’investigation, mené à bien une enquête qui revenait normalement aux services compétents et n’auraient-ils pas droit à de chaleureuses félicitations pour avoir conjugué devoir d’information et sens civique ?

    Eh bien, ce n’est pas, mais alors pas du tout l’avis de M. Pierre Bergé. « Est-ce le rôle d’un journaliste », s’est-il demandé mardi soir sur RTL, « de jeter en pâture le nom des gens ? C’et du populisme, c’est fait pour flatter les pires instincts… Ce n’est pas pour ça que je suis venu au secours du Monde. Ce n’est pas pour ça que je leur ai permis d’acquérir leur indépendance. Ce sont des méthodes que je réprouve… La délation, c’est la délation. »

    M. Pierre Bergé n’est pas n’importe qui. Ni en général ni, encore moins, dans le cas particulier du Monde. Il est exact que sans lui et sans ses deux acolytes, le banquier Matthieu Pigasse et le PDG de Free, Xavier Niel, venus tels des rois mages déposer de la myrrhe, de l’encens, et surtout de l’or au chevet du journal en proie à de très sérieuses difficultés financières, on ne sait trop ce qu’il serait advenu du prestigieux quotidien du soir.

    Cela autorise-t-il celui qui n’est pas seulement l’un des actionnaires principaux mais le président du Conseil de surveillance du Monde à s’immiscer dans la marche de « son » journal, à juger publiquement, à humilier et à condamner comme il l’a déjà fait à plusieurs reprises tel ou tel de ses rédacteurs ? Coutumier des foucades et des algarades, de caractère impulsif et de tempérament autoritaire, M. Bergé n’hésite pas à violer une charte qu’il a pourtant signée et qui interdit expressément toute intrusion dans le contenu éditorial d’actionnaires qui n’ont le droit que de définir la stratégie globale de l’entreprise. C’est ce que lui a d’ailleurs rappelé la Société des rédacteurs du Monde.

    On voit bien ce qu’a de malsain et d’irréaliste ce partage théorique des droits, des responsabilités et des devoirs entre ceux qui, portant haut la bannière de la liberté d’expression, ne sont cependant que des salariés, et celui ou ceux qui, même s’ils ont été contraints de concéder des garanties à la rédaction, ne tendent pas moins à se considérer et à se conduire comme des patrons de plein exercice. Mais du fait que l’on a renfloué, financé ou acquis une station de radio, une chaîne de télévision ou un journal, faut-il déduire que l’on en a acheté aussi les journalistes ?

    MM. Dassault, Bouygues, Lagardère, Arnault, Bergé, Niel, Pigasse, Drahi, Pinault et « leurs » salariés répondent chacun à leur manière à cette question élémentaire et si rarement abordée dans leurs colonnes ou sur leurs antennes. Ce n’est évidemment pas seulement pour en faire état sur leur carte de visite, moins encore par idéalisme ou par altruisme, et pas davantage dans la louable intention de sauvegarder leur indépendance que des industriels de l’aéronautique, du BTP, de l’automobile, du luxe, de la couture, de la banque ou du numérique investissent si volontiers dans les médias, mais à la fois pour le prestige, comme jadis on entretenait une danseuse et pour disposer d’un levier d’influence. Rien d’étonnant si le public confond dans une même suspicion et dans un même mépris une classe politique et une classe médiatique qui sont si visiblement et si étroitement dépendantes du monde de l’argent. Une presse ne peut être réellement libre que si elle est financièrement indépendante et, en France, ce n’est pas le cas. 1

    Au fait, pourquoi M. Bergé, dans cette affaire, prend-il si impétueusement le parti des fraudeurs contre les investigateurs et de la censure contre l’information ? Une telle violence incite à tout imaginer, même ce qui n’est pas forcément vrai. Ce serait, en tout cas, un joli sujet d’enquête. Pour Le Monde.  •

    * À lire absolument : Ils ont acheté la presse (Pour comprendre enfin pourquoi elle se tait, étouffe ou encense) de Benjamin Dormann.

    Journaliste et écrivain. Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais. Co-fondateur de Boulevard Voltaire, il en est le Directeur de la Publication.

  • Qu'est-ce que « le Système » ? Retour sur quelques définitions

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    La question – évidemment importante - nous a été posée dans les commentaires : " Le Système " et sa contestation sont à l'ordre du jour. S'agit-il là d'une tendance lourde ? (…) Il est temps d'éclairer les uns et les autres sur ce que nous nommons " le système ". (…) Pour lutter contre le Système, (…) encore faut-il le définir avec plus de précisions et en dessiner finement le contour. Mais la réponse ne va pas de soi. Même si, aujourd'hui, la contestation du système se généralise massivement et si on ne peut donc pas nier que le terme soit "ressenti".

     

    Par définition, un « système », bien qu’il constitue une unité active, est chose complexe, composite. Il n’est donc pas si simple de le définir. Hasardons néanmoins quelques réflexions qui, si elles n’épuisent pas le sujet, contribueront à y mettre un début d’ordre et de clarté.

     

    Qu’est-ce qu’un système ? Classiquement, les dictionnaires en donnent une définition de ce type : « Un système est un ensemble d'éléments interagissant entre eux et se définit par : ses éléments constitutifs ; les interactions entre ces derniers ; sa limite ». Voilà qui correspond bien à notre sujet.

     

    Notons que (sans-doute dans les années 1920) Léon Daudet – que nous citons souvent – dit son opposition au Régime, celle de l’Action française, alors qu’aujourd’hui nous avons plutôt tendance - par delà Droite et Gauche - à pointer le Système, le second incluant et subordonnant de plus en plus le premier. Tendance lourde ? Sans doute.

     

    Lorsque Daudet dit son opposition au Régime, il s’agit évidemment de la République, en l’occurrence de la IIIème. Aujourd’hui comme hier, la Constitution définit les Institutions de la République : la Présidence de la République ; le Gouvernement ; le Parlement, Assemblée Nationale et Sénat ; les Partis politiques qui, de fait, les composent et dont la Constitution consacre le rôle ; le Conseil Constitutionnel … Etc. Tel est notre Régime politique. Mais l’on « ressent » bien que le Système avec lequel, selon la définition des dictionnaires, le Régime interagit - dont il est l’un des éléments, théoriquement le premier - est un ensemble qui s’étend bien au-delà des Institutions politiques proprement dites et se compose d’autres éléments, devenus, somme toute, souvent tout aussi déterminants. Dans l’écart entre ces deux termes (Régime et Système) se trouve sans doute la réponse à la question que nous nous posons.       

     

    Par delà les Institutions de la République proprement dites et leurs différents moyens d’action, les autres éléments constitutifs du Système – en interaction permanente avec les Institutions aussi bien qu’entre eux - sont assez aisément discernables. Pour être brefs, nous nous bornerons, sans les analyser en détails, à les désigner :

     

    = Une pensée dominante (le Politiquement correct, la Bien-pensance, les sempiternelles et indéfinies valeurs de la République ...) qui, malgré un certain nombre d’oppositions et de réactions, est très généralement partagée par l’ensemble des composantes du Système ; elle a valeur politique, sociétale, morale, voire religieuse. Rien à voir avec l’une de ces grandes pensées politiques, dont Edgar Morin déplore la disparition. Il s’agit d’un ensemble d’opinions.

     

    = Les moyens de communication et d’information, notamment audiovisuels, et la grande presse, largement peuplés de journalistes et de managers en grande majorité pénétrés de la doxa que nous avons évoquée précédemment et spontanément appliqués à la diffuser, l’imposer à tous, la ressasser incessamment comme croyances et morale obligées. A noter que cette profession n’est pas loin de constituer, ne serait-ce que du simple point de vue des rémunérations, une communauté de privilégiés. A noter, aussi, les nombreux couplages existant entre le monde politique et celui des médias.

     

    = Le monde clos des financiers, propriétaires, soutiens et utilisateurs des moyens de communication en question (chaînes de télévision, grands titres de la presse écrite, etc.). Ils les achètent ou ils les vendent. Ils payent leurs factures et assurent leurs fins de mois.       

     

    = Ce que l’on nomme de plus en plus, comme s’agissant d’un tout homogène et mono-orienté, les Associations, à peu près comme l’on dit les Institutions (!). N’ont d’influence et d’interaction avec les autres éléments du Système que les associations conformes à la doxa commune, quelle que soit leur importance réelle. (Aucune chance pour la Manif pour tous d’exercer une influence sur le Régime ou sur le Système).  

     

    = L’Etat, en France, s’en étant attribué la responsabilité et le contrôle, l’Education Nationale  est, à l’évidence, une autre composante essentielle du Système. Monopolisée par une caste de faiseurs de programmes et de pédagogistes - qui se renouvellent, d’ailleurs par cooptation - elle a de moins en moins pour mission la transmission des savoirs, comme l’atteste la dégringolade des niveaux scolaires. Il s’agit bien davantage de former la jeunesse de notre pays aux dogmes et comportements qu’implique la doxa commune, cette Religion républicaine qui, selon Vincent Peillon, doit remplacer les anciennes religions et façonner le citoyen nouveau. L’introduction de la théorie du Genre à l’école, qui implique la négation des sexes, montre que cette Religion nouvelle admet les lubies les plus extrêmes.     

     

    Si l’on ajoute aux composantes du système, les appareils syndicaux et, malgré leur faible représentativité, leurs cohortes d’apparatchiks, largement intégrés à la classe des bureaucrates de l’Administration ou, même, des grandes entreprises, un certain monde de la culture et des arts ou prétendus tels, l’on comprend que cette imposante conjonction de moyens, d’hommes, de structures et d’argent, puisse exercer sur l’ensemble du peuple français une sorte de totalitarisme mou et qu'il soit, bel et bien, largement ressenti comme tel.

     

    Chacune des composantes du Système énumérées ci-dessus mériterait une étude spécifique qui, ici, nous mènerait trop loin. Toutes nous semblent concourir à un même résultat : celui de la déconstruction.

     

    Il n’est pas forcément mauvais qu’un peuple, une nation, un Etat soient régis par un Système quasi unanimement reconnu et respecté, sous réserve qu’il n’étouffe ni les libertés, ni les différences légitimes. L’erreur du nôtre, sa spécificité, est qu’il vise la déconstruction : déconstruction nationale, déconstruction sociétale, déconstruction culturelle, déconstruction anthropologique.

     

    Nous n’avons pas épuisé ce (trop) vaste sujet. Les réalités multiformes du quotidien nous y ramèneront immanquablement.  •

    Lafautearousseau

     

  • Le dogme intangible, par Hilaire de Crémiers

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    H D C - Copie.jpgCe à quoi le peuple français assiste est tellement inepte et sordide que la seule espérance est de voir venir d’ailleurs que du milieu médiatico-politique une solution qui sera celle de l’honneur. 

    Quel retournement ! La République agressée triomphe ; elle suscite, elle reconstitue « l’unité nationale » derrière son président et son gouvernement. « Ouf » de soulagement, délire de joie dans la classe politico-médiatique : tout est sauvé. Tel est le récit épique qui, repris à longueur de journée, doit à la fois enthousiasmer et rassurer le peuple, ce peuple enfin revenu – pense-t-on – dans le giron de la démocratie idéale à la française que seuls savent diriger comme il convient les partis républicains, ceux qui sont en place et qui tiennent encore et, espèrent-ils, tiendront toujours l’appareil d’État et donc le pouvoir. 

    Des morts utiles 

    Au fond, c’est pour eux une victoire. Ils l’ont annoncée comme telle. Aux intonations émues de leurs voix, à leur air satisfait, presque rieur quand l’instant ne requiert pas la gravité d’usage, il n’est pas douteux que les hiérarques de la République n’en reviennent pas d’un tel coup du destin, à croire que la Providence est républicaine. N’a-t-il pas été possible d’organiser une grande « marche républicaine » et mondiale qui a relégué dans l’oubli « la Manif pour tous », et là pas de querelle de chiffres, les Français amis de l’ordre se rangeant de bon gré sous la bannière de l’unité. 

    Ainsi les morts de Charlie Hebdo ne sont pas morts pour rien. Leur sang a été fécond ; il a redonné vie aux politiciens moribonds des partis aux abois. La cote de popularité d’Hollande s’effondrait au-dessous du ridicule ; la voilà ragaillardie, au moins pour un temps. L’événement s’est fêté comme si l’homme était ressuscité après sa descente aux enfers. 

    Aussi les morts de Charlie sont-ils élevés au rang de « témoins », en bon grec de « martyrs », sur l’autel de la République. Ces mots ont été employés et par le président lui-même avec toute la dévotion obligée, et les phrases qui les enveloppaient comme de linceuls sacrés, s’enroulaient en plis d’une solennelle piété. Là est le modèle, le type exemplaire, le cœur sacré de la République. Tout le monde n’a plus qu’à être Charlie, la France est Charlie, le moindre des Français doit être Charlie. Les morts d’à côté de l’affaire, les policiers de simple service, les braves gardes du corps, les malheureux Juifs du marché casher de Vincennes ne sont, eux, que des dégâts collatéraux. Ils n’ont pas rang de martyrs parce qu’ils ne sont pas morts pour leur foi républicaine. Comme ceux de Charlie. Nos hommes de pouvoir qui sont tous sortis de bons collèges et d’excellentes familles connaissent le sens et la nuance des mots. Certes, sur la mémoire des pauvres gens, Hollande a versé une larme et quand on sait la sobriété de ses sentiments, on ne peut que constater qu’il a fait son devoir. 

    C’est d’ailleurs, un cri unanime : l’homme a été à la hauteur, et quelle hauteur ! La presse en a entonné un « felix culpa » d’un nouveau style, cette « heureuse faute » qui a permis la révélation insoupçonnée : Hollande, oui Hollande, salué comme le chef charismatique, le souverain prêtre de la seule religion autorisée et proclamée en France, la religion de la République, les autres n’étant que tolérées, et encore si elles font allégeance, surtout la chrétienne. Le mot « laïcité » recouvrira ce sens religieux qui lui est consubstantiel, c’est ainsi qu’il sera entendu désormais : la République est la religion au-dessus de toutes les religions, celle que tous doivent d’abord révérer. Là est le salut. C’est ainsi qu’est détourné le sens des mots les plus clairs. 

    Mais des morts sans cause 

    Les discours gouvernementaux, d’ailleurs, ont voulu indiquer aux Français qui auraient pu s’y tromper, où résidait la faute. Il a été spécifié que l’erreur ne saurait se chercher dans une immigration incontrôlable et incontrôlée, dans un islam et un islamisme non surveillé, dans le désastre social des banlieues. L’énergique lucidité, selon les communiqués officiels, de l’autre grand-prêtre, Valls, est capable, sans doute, de dénoncer « l’apartheid » des quartiers, mais cette situation, il l’a précisé, ne peut tenir à des causes bassement pratiques de nature politique (voir notre dossier). Non, la vue des hiérarques vise plus haut. Point n’est besoin de s’attarder sur ce qui n’est qualifié que de « failles » par le même Premier ministre : des tueurs, multirécidivistes connus de la justice et des services de police, arrêtés, toujours relâchés selon les  prescriptions mêmes du ministre de la Justice, armés par l’islamisme radical au su et au vu de tous dans le cadre d’une délinquance organisée et, pour ainsi dire, couverte, tout ce qui fait le quotidien des cités, de notre société, telle que l’ont voulue, programmée nos hommes politiques et qui donc pourraient être considérés comme responsables. Que nenni ! Erreur : c’est tout l’inverse. 

    Entendez bien leur langage : l’unique cause des événements malheureux se résume en ce que la République n’est pas assez prêchée. Oui, prêchée et imposée. D’où des décisions vigoureuses : un millier de commissaires seront chargés de cette tâche d’endoctrinement auprès de la jeunesse ; et toute personne dotée d’autorité, tout professeur devra passer un examen catéchétique d’authentification de sa foi en la République. Tous les Français, quelle que soit leur origine, devront être marqués de son signe, avouer sa domination, reconnaître son incontestable supériorité, adorer son irréfragable puissance comme d’une divinité. Après sa représentation en « femen », sans doute ne reste-t-il plus qu’à la figurer assise sur la fameuse Bête écarlate aux titres blasphématoires et enivrant le monde de sa coupe de prostitution. Telle elle est, en effet. 

    Car quelle est donc la religion de la République, s’il vous plaît ? Eh bien, celle de Charlie ! Elle tient toute en un dogme qui est aussi un droit, absolu en lui-même : le droit de blasphémer, de conchier toutes les religions, toutes les croyances, mais d’abord et fondamentalement la chrétienne, tous les êtres quels qu’ils soient sans aucune acception de personne, le droit de s’amuser à sodomiser – en dessins mais indéfiniment répétitifs d’une insondable vulgarité, c’est le suprême de leur éthique et le sublime de leur esthétique – tout ce qu’il y a de plus sacré sur terre et dans le ciel. 

    Avec ce corollaire, aussi absolu que le principe : qu’il est interdit de les blasphémer et de les conchier, eux, parce qu’ils sont, dans leur conchiement, infaillibles et impeccables et que c’est ça la liberté républicaine. Tel est le nouveau dogme. Et l’on veut forcer les peuples à y adhérer ? Et ce serait le plus grand titre de gloire de la France ? 

    Il paraît que c’est la condition de la paix sociale. Ça reste à voir car, dès maintenant, des foules musulmanes fanatisées en Afrique et en Orient, à cause de Charlie, tuent les chrétiens, brûlent les églises… Demain en France ? Mais nos responsables politiques s’en moquent comme d’une guigne ; leur dogme à eux, c’est leur réélection. Le dogme républicain ne leur sert que de prétexte. •

    Politique magazine

  • De la langue française à la langue François : pourquoi François Hollande massacre la langue française ...

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    Professeur des universités, Stéphane Ratti s'interroge sur le sens politique de la pauvreté du langage présidentiel. 


    Son dernier ouvrage, « Polémiques entre païens et chrétiens », est paru en 2012 aux éditions Les Belles Lettres.


    Pourquoi François Hollande s'acharne-t-il à massacrer ainsi la langue française dans toutes ses interventions? Plusieurs analystes se sont à juste titre posé la question après avoir, avec précision, analysé quelques-unes des monstruosités syntaxiques présidentielles à l'occasion de sa dernière conférence de presse.

    Quatre explications peuvent être apportées.

    François Hollande parle mal pour «faire peuple» est la première qui vient immédiatement à l'esprit.

    ‘est d'abord la syntaxe en effet qui pèche le plus chez lui. La syntaxe, c'est, expliquait Dumarsais, le grand grammairien et philosophe du XVIIIe siècle, «ce qui fait en chaque langue que les mots excitent le sens que l'on veut faire naître dans l'esprit de ceux qui savent la langue». Dans le discours du président, on a ainsi repéré (je mets entre parenthèses le nom savant de ce qui, ailleurs, chez les bons auteurs, s'appelle une figure de style) des ruptures de constructions (anacoluthes), des interruptions subites ou des réticences diverses (aposiopèses), des raccourcis enfin qui confinent à l'obscurité (brachylogie)… Or la syntaxe est l'art de lier ce qui sans la langue et l'intelligence demeure à l'état brut du chaos. De deux choses l'une: soit le président a une pensée chaotique, soit sa rhétorique, artificiellement fautive, mime un réel en désordre. Si la seconde hypothèse est la bonne, c'est-à-dire si l'on crédite le rhéteur de suffisamment d'astuce et de maîtrise, la fausse modestie de cette langue que l'on voudrait faire passer pour populaire (mais aucun peuple, nulle part, ne parle ainsi) serait la concrétisation d'une manipulation élaborée: «Je parle comme je suis (normal) et je vous parle comme je crois savoir que vous parlez (mal).» Remarquons que cette hypothèse est la plus flatteuse pour le président puisqu'elle le crédite linguistiquement d'une habileté supérieure, même si, politiquement, elle dénonce chez lui une vertu inférieure, la démagogie.

    FIGAROVOX - Stéphane Ratti

  • Les 20 albums, photos et textes, que lafautearousseau met à votre disposition

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    15. Racines (III) : Le vitrail du Miracle de Théophile  

     16. Racines (IV) : Versailles, le Palais-temple du soleil 

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    17. L'aventure France racontée par les Cartes 

    18. Fleur de lys, fleurs de lys

    19. Rire ou sourire un peu

    20. Racines chrétiennes, Jours solennels

  • La confiance ne se décrète pas, par Louis-Joseph Delanglade

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    Libre à chacun d’apprécier ou pas la campagne d’affichage de la mairie de Béziers (une affiche représentant un 7,65 semi-automatique avec ce commentaire : « Désormais, la police municipale a un nouvel ami. »). Pourtant, derrière les critiques adressées à M. Ménard, on perçoit comme l’envie de dénier aux « forces de l’ordre » la légitimité du droit de porter une arme dans un pays où le dernier des voyous d’une « cité » quelconque est en mesure de se balader avec un fusil d’assaut.   

    Les belles paroles et l’emphase indignée de certains médias et politiciens cachent mal en effet leur dépit devant la réalité. Ainsi, dès le 11 janvier, Libération dénonce une campagne « tapageuse », dernière en date d’une série de mesures toutes qualifiées de « polémiques »-  alors que la plupart relèvent du bon sens le plus élémentaire (par exemple l’interdiction de battre ses tapis par les fenêtres en journée ou le couvre-feu temporaire pour les moins de treize ans). De même,  M. Placé, sénateur écologiste, dénonce une « idée […] stigmatisante ». Stigmatisante ? Pour qui ?  

     

    La palme à M. Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, qui déclare que « les meilleurs amis des policiers [sont] les citoyens respectueux des valeurs républicaines.» Outre que l’affiche évoque un « nouvel » et non un « meilleur » ami, M. Cazeneuve semble ignorer que la France est loin d’être peuplée par des « citoyens respectueux ». Il devrait pourtant le savoir : deux jours plus tôt, dès leur arrivée à Marseille, lui-même et M. Valls ont été « salués » à coups de kalachnikov par des citoyens (sans doute des mal élevés) de La Castellane. 

     

    Quelques jours auparavant, M. Coulibaly agressait des militaires en faction devant le Consistoire israélite de Nice au nom de sa « haine de la France, de la police, des militaires et des juifs » - faisant ainsi écho aux propos tenus par Mme Boumediene, vraie-fausse veuve de son homonyme abattu le 9 janvier lors de l’assaut de l’hyper cacher de la Porte de Vincennes. Le déploiement de dix mille hommes sur l’ensemble du territoire laisse supposer que MM. Coulibaly et Mme Boumediene ne devraient pas être des cas isolés. Et que la raison commande de ne faire aucune confiance à ce genre d’individus. 

     

    Et c’est peut-être bien la question de la confiance que pose cette affaire du port décomplexé d’une arme par les membres de la police municipale de Béziers. Dans une chronique empreinte de regret (France Inter, 10 février), M. Legrand cite la fameuse phrase de Jaurès : « la République est un grand acte de confiance ». Paraphrasant les propos de M. Mitterrand, on pourrait répondre : l’important n’est pas d’avoir confiance, c’est de faire en sorte qu’on ne puisse pas vous tromper. •

  • La Semaine de MAGISTRO, une tribune d'information civique et politique

    1584417371_2.jpgDépassons les appareils et les discours dits de droite, dits de gauche ou d'ailleurs  ...  partageons les fondamentaux !

    MAGISTRO vous invite à lire : 
     
    • Sophie de MENTHON   Chef d’entreprise, Présidente d'ETHIC, Membre du CESE   Pourquoi il faut défendre Valeurs Actuelles comme on a défendu Charlie Hebdo
    • Philippe BILGER   Magistrat honoraire, président de l'Institut de la parole  Projet Justice
    • Ivan RIOUFOL   Journaliste politique  La droite incohérente
    • Eric ZEMMOUR   Journaliste politique, écrivain   FN : des succès en trompe-l'œil ?
    • Maxime TANDONNET   Haut fonctionnaire   Pourquoi la suppression du Sénat serait une faute majeure
    • Jacques BICHOT   Economiste, Professeur émérite à l'Université Lyon 3  La CSG peut être absorbée par l'impôt sur le revenu
    • François JOURDIER   Officier, contre amiral   Pas d’OTAN en Ukraine 
    • Denis TILLINAC   Ecrivain   Islamisme : le retour de l’Histoire 
                                                                                                    
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