Paris, ce soir, une conférence de Jacques Trémolet de Villers à ne pas manquer !
UA-147560259-1
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
On ne se plaindra pas que s’enchaînent les contrats de vente de l’avion Rafale. Certains ont dénoncé des contreparties inadmissibles. Le Qatar aurait été ainsi autorisé à « s’installer » sur les aéroports de Nice et Lyon; le gouvernement dément mais, si cela était avéré, ce serait une faute grave. On souligne aussi volontiers que ce genre de marché suppose forcément des concessions relevant d’un « abandon de souveraineté technologique »; on serait plutôt là dans un dosage de ce qui peut paraître acceptable, dosage qui relève d’ailleurs du constructeur plus que de l’Etat. Sur le plan politique, la France semble bien avoir profité de l’attitude américaine dont les revirements, réels ou supposés, n’ont pas toujours été appréciés : par l’Egypte d’abord, à l’occasion du « printemps arabe »; par l’Arabie saoudite ensuite, depuis le début des événements de Syrie. Si on en reste là, MM. Hollande, Le Drian et Fabius méritent un satisfecit.
Mais la politique étrangère ne se ramène pas à vendre des avions. Et vendre des avions ne doit pas nous lier les mains. S’il est encore permis de douter que les Etats-Unis iront au bout d’une « alliance de revers » avec l’Iran, l’intérêt géostratégique de la France reste de toute façon de ne rien s’interdire non plus avec la République islamique. Vendre des avions aux monarchies pétrolières du Golfe ne doit pas occulter le rôle détestable que certaines d’entre elles jouent dans la région par leur soutien, même indirect ou déguisé, à un islamo-terrorisme sunnite à vocation universelle. Or, la présence de M. Hollande au récent sommet du Conseil de coopération du Golfe, organisation économique et militaire de la péninsule arabique, est rien moins qu’anodine et accrédite l’idée d’un choix d’autant plus paradoxal qu’il repose, au moins en partie, sur la dénonciation d’un « danger iranien » inexistant pour nous.
Les idéologues « humanistes », à l’image de M. Guetta sur les ondes de France Inter, déplorent l’absence dans la région d’une puissance démocratique, que l’on pourrait soutenir sans aucun état d’âme. Double erreur. D’abord, peu nous chaut que les pays du Proche Orient soient, ou pas, des dictatures : la France connaît des Etats, pas des régimes. Ensuite, même complexe, la situation ne nous impose pas (pas encore, tout au moins) de choisir. Faut-il alors considérer comme un moindre mal, conforme à la « realpolitik » (en l’occurrence vendre des armes et écarter le spectre nucléaire iranien), la position de MM. Hollande et Fabius ? En fait une « realpolitik » cohérente, c’est-à-dire une « politique étrangère fondée sur le calcul des forces et sur l’intérêt national » devrait d’ores et déjà prendre en compte le rééquilibrage régional en train de se dessiner. Nous vendons aujourd’hui le Rafale aux monarchies, mais il est probable qu’à moyen terme, la montée en puissance de l’Iran modifie quelque peu la donne - et pas forcément en mal au regard du chaos actuel.
Le chef de l’Etat et son ministre des Affaires étrangères ne sauraient être de simples commis-voyageurs : ils doivent être capables de « manoeuvrer » dans cet Orient complexe, ce qui demande évidemment un peu de subtilité. •
Entretien paru aujourd'hui sur Boulevard Voltaire. Lafautearousseau reviendra prochainement sur ce colloque.
Le journal L’Action Française a organisé, le 9 mai, un colloque de réflexion politique : « Dessine-moi un roi ». Il a réuni de nombreux intervenants parmi lesquels Hilaire de Crémiers, Gérard Leclerc, Frédéric Rouvillois. Philippe Mesnard, son rédacteur en chef, revient sur cet événement.
La monarchie en France en 2015 : une nostalgie, une utopie ou une espérance ?
Je ne pense pas qu’aujourd’hui la monarchie soit une nostalgie : c’est une possibilité. Il y a évidemment une dimension historique, fondamentale, dans l’analyse que les royalistes font de l’état actuel du pays et du recours au système monarchique comme solution pour la France. Mais l’analyse historique est une pure évidence, au niveau des régions comme au niveau du monde. Pour tenter un parallèle, Emmanuel Todd et Barack Obama sont eux aussi dans l’analyse historique, le premier avec ses catholiques zombifiés, le second avec sa géopolitique aberrante. Recourir à l’histoire, ce n’est pas se vautrer complaisamment dans un passé fantasmé, c’est tenir compte de ce qui a structuré l’espace physique et social, et qui le structure encore suffisamment pour que beaucoup veuillent en détruire ce qui en reste. Sinon, bien sûr, c’est une espérance : quel Français, inquiet du sort de sa patrie et blessé par ce que vivent ses concitoyens, n’espèrerait pas que son pays sorte du régime qui le détruit ? Et quant à notre colloque, « Dessine-moi un Roi », il a une dimension utopique, ou plutôt uchronique : imaginer quelles seraient les conditions et règles d’exercice d’une monarchie, en France, aujourd’hui, dans le monde tel qu’il est. On voit bien, d’ailleurs, qu’il ne s’agit pas de nostalgie : nous ne cherchons pas à ressusciter un décor, nous cherchons à déterminer les formes actuelles d’un bien commun délivré de la dictature des partis et de l’idéologie républicaine. C’est sans doute son originalité, et je suis très heureux qu’il y ait des représentants de la plupart des mouvements royalistes dans les intervenants pour partager ces réflexions.
En quoi pour vous, notre république est-elle finissante ?
La république est perpétuellement finissante, abattue, dissoute par ses propres fervents. Quand elle ne verse pas dans le césarisme, elle pourrit dans le parlementarisme et doit sans cesse être refondée, réinventée : aujourd’hui, les partis les plus divers réclament une VIe ! Mais surtout, la république se meurt de son propre mouvement, en se coupant du peuple qui est sa seule légitimité théorique (et le déluge ahurissant de critiques contre le populisme est symptomatique, ainsi que l’absence complète de démocratie directe), et se meurt en se fondant dans l’Europe : la république règne sur un territoire au frontières floues, aux peuples mouvants, aux lois étrangères, sans monnaie, sans souveraineté, sans identité. C’est un cénotaphe, un sépulcre blanchi. La seule chose qui est vivace, c’est le féroce appétit de ses élites.
La laïcité à la française est elle compatible avec votre conception de la monarchie ?
Si la laïcité consiste à séparer la spirituel du temporel, oui : c’est d’ailleurs une invention médiévale, qui a répondu aux vœux tout à la fois semblables et antagonistes de l’Église et des états, désireux d’indépendance mutuelle. Si la laïcité à la française consiste à nier que le fait religieux existe, et plus encore à lui nier toute existence politique et donc toute capacité sociale, non : il faut être un idéologue aveugle, un pur produit de l’anticléricalisme républicain français, pour croire que l’humanité puisse se passer de religion – et surtout pour continuer à le proclamer aujourd’hui, avec ce que nous vivons. La monarchie française intègrera bien sûr le fait religieux dans sa gouvernance, ce qui ne signifie pas avoir une religion d’état.
Un mot sur le Prince ?
Le colloque a plus été l’occasion de parler du cadre du gouvernement que de la personne même du Prince ou de son arrivée au pouvoir, même si l’AF a théorisé à plusieurs reprises, de Maurras à Michel Michel, les conditions d’accession – théories très théoriques ! Un pouvoir réel doit être un pouvoir incarné, c’est certain, et une continuité historique est un symbole fort. Cela dit, si le symbole est nécessaire, c’est la capacité à gouverner qui est cruciale, une capacité fondée sur la personne du Prince et presque plus sur les institutions. Ce sont celles-ci qui seront l’objet de notre attention. Je ne doute pas que lorsque le moment sera venu, le choix d’un prince revêtira ce caractère d’évidence qu’il a toujours eu. •
Crédits photo : PASCAL GUYOT/AFP
Après la polémique née du décompte d'enfants musulmans par Robert Ménard , la question de l'utilité des statistiques ethniques est relancée. Michèle Tribalat plaide pour le recensement du pays et de la nationalité de naissance des individus et de leurs parents.
Michèle Tribalat est démographe. Son dernier ouvrage, Assimilation. La fin du modèle français, est paru en 2013 aux éditions du Toucan.
La collecte d'informations personnelles est soumise, depuis la loi Informatique et libertés de 1978, à un contrôle exercé par la Cnil. Elle interdisait, dans son article 31, la collecte de données dites sensibles, telles que l'origine raciale, ethnique ou religieuse, mais prévoyait des exceptions: avis favorable de la Cnil et recueil de l'accord exprès des personnes, décret en Conseil d'État après avis de la Cnil pour des données déclarées d'intérêt public. La loi de 2004 énonce le même interdit dans son article 8 mais reconnaît implicitement que la statistique publique concourt à l'intérêt public puisqu'elle la dispense de l'accord exprès. Celle-ci ne doit plus recueillir que l'avis du Cnis (Conseil national de l'information statistique) et de la Cnil (article 8-I-7). La loi de 2004 a également intégré la disposition de la convention 108 du Conseil de l'Europe pour la protection des personnes exigeant que les données recueillies soient «adéquates, pertinentes et non excessives», ce dont la Cnil se fait juge déjà depuis l985. La statistique publique (Insee et directions statistiques des ministères) peut donc, désormais, recueillir plus facilement des données dites sensibles. Cependant, le 15 novembre 2007, le Conseil constitutionnel a interdit le recueil d'informations ethno-raciales (noir, arabe…) qu'il a déclaré contraire à l'article 1er de la Constitution. Il a jugé qu'il fallait se contenter d'informations objectives. Un commentaire du Conseil constitutionnel a néanmoins précisé que les données sur «le ressenti d'appartenance» n'étaient pas visées par cet interdit. La décision du Conseil constitutionnel recoupe les recommandations de la Cnil qui, quelques mois plus tôt, avait renvoyé au législateur, sous contrôle du Conseil constitutionnel, le soin de définir, s'il le souhaitait, un référentiel ethnoracial à l'anglaise ou à l'américaine.
De mon point de vue, l'essentiel de ce que la statistique publique est autorisée à faire suffit largement à construire une connaissance sur les populations immigrées et d'origine étrangère. Les catégories ethnoraciales sont volatiles de même que le «ressenti d'appartenance». Elles ne permettent pas un suivi dans le temps qui ait du sens. Au contraire, le pays et la nationalité de naissance des individus et de leurs parents ne varient pas au fil de la vie. Des données de ce type sont collectées désormais dans la plus part des pays européens qui ont connu une forte immigration. Ils en ont très bien compris l'utilité. Le Royaume-Uni, lui, s'en tient aux données ethnoraciales, dans ses recensements depuis 1991, auxquelles il a ajouté les informations sur l'affiliation religieuse en 2001.
L'Insee n'a pas attendu les recommandations de la Cnil de 2007 pour collecter ce type de données. Le processus a été long mais c'est aujourd'hui un acquis. L'Insee inclut, désormais, dans ses grandes enquêtes annuelles, des questions sur le pays et la nationalité de naissance des parents. C'est le cas des enquêtes Emploi depuis dix ans. Il lui reste à faire deux choses:
1) Trouver un vocabulaire adéquat pour désigner les nouvelles catégories de population qu'il observe. Comme à l'Ined, à l'Insee, on ne sait toujours pas nommer les personnes qui sont nées en France de deux parents nées en France autrement que par un privatif (ni immigré, ni descendant d'immigré) ou par «population majoritaire» (qui ne fait référence qu'à une appréciation numérique) ;
2) Étendre aux enquêtes annuelles de recensement le recueil des informations utiles sur les parents. C'est sans doute l'étape la plus difficile à franchir pour l'Insee qui ne le fera pas tant que les débats sur la question des statistiques ethniques seront aussi venimeux et sans l'approbation ferme et non ambiguë du pouvoir politique. Le recensement est la colonne vertébrale de l'ensemble du système statistique français qui ne dispose pas de registres de population comme de nombreux pays européens. L'Insee craint donc comme le feu toute remise en cause du recensement. La Cnil s'est déclarée favorable au recueil du pays et de la nationalité de naissance des parents «dès lors que toutes précautions méthodologiques auraient été prises pour garantir la protection des données et que l'acceptabilité publique de ces questions aurait été préalablement testée.» Les grosses enquêtes de l'Insee peuvent être considérées comme une série de tests réussis sur l'acceptabilité publique des questions sur le pays et la nationalité de naissance des parents. L'extension aux enquêtes annuelles de ces données serait un moyen de donner un peu de contenu aux discours sur la ségrégation ethnique. La mesure cantonnée aux seuls immigrés est tout à fait insuffisante. En 2011, on comptait 8,7 % d'immigrés, mais 19,2 % de personnes d'origine étrangère sur deux générations. Cette proportion montait même à près de 30 %, dès que l'on incluait la génération suivante, calcul réalisable seulement pour les moins de 60 ans. •
* Michèle Tribalat - FigaroVox
Ce dimanche peut-être est un excellent moment pour visiter, grâce à TV Libertés, le MuséoParc d'Alésia. (18' 10'').
Cette visite s'effectue dans le cadre de l'émission Héros de jeunesse présentée par Anne-Laure Blanc.
Après un entretien avec Laurent de Froberville, directeur du MuséoParc d’Alésia, l’émission présente ce centre d’interprétation. L’historien Vincent Badré explique les enjeux de la bataille d’Alésia.
Elle fait découvrir une reconstitution de combat côté gaulois avant de visiter l’exposition « Astérix à Alésia ».
Enfin, sur l’oppidum lui-même, l'émission évoque Vercingétorix et donne un intéressant aperçu des ruines de la ville gallo-romaine. •
TV Libertés
« Du point de vue le plus terrestre, du point de vue politique, ce qu'il y a d'incomparable, chez Jeanne d'Arc, c'est la justesse du coup d'oeil, le bon sens, la rectitude du jugement.
Pour sauver la France créée par ses Rois, confondue avec eux, il fallait relever la Royauté. Pour relever la Royauté, il fallait rendre confiance et prestige à l'héritier qui finissait par perdre espoir et, peut-être, douter de sa naissance même.
C'est pourquoi la première rencontre de Jeanne et de Charles VII est si émouvante. Le geste de Jeanne reconnaissant le Dauphin qui la met à l'épreuve, et tombant à ses genoux, est décisif. Le principe sauveur, la monarchie, est désigné. » •
Jacques BAINVILLE, HISTOIRE DE FRANCE
Domaine Royal de Dreux : Le Duc et la Duchesse de Vendôme auprès de la statue du roi Saint Louis
Rappelons aux lecteurs de Lafautearousseau qu'entre autres événements heureux attendus en 2015 dans la Famille de France (naissances, anniversaires), le Prince Jean de France, Duc de Vendôme et Dauphin de France, fêtera prochainement ses 50 ans. (Le prince est né le 19 mai 1965).
Un anniversaire que Lafautearousseau ne manquera pas de mettre à l'honneur. Et que nous fêterons, malgré les temps plutôt sombres que traverse notre pays, comme un jour joyeux. •
Les chroniques d’Élisabeth Lévy dans Causeur sont l’une de ces oasis où l’on apprécie de pouvoir se rafraîchir l’esprit quand on a subi un trop-plein d’insanités médiatiques. Quand l’une d’elles, comme celle mise en ligne sur causeur.fr le 6 mai, révèle un point de désaccord, on a d’autant plus envie de lui répondre que le sujet est effectivement crucial.
La chronique est intitulée : La dernière tentation des chrétiens : majorité culturelle ou minorité opprimée, il faut choisir. « Les cathos se sentent méprisés, mal-aimés, maltraités, ils en ont marre d’être les seuls dont on puisse se payer la tête sans risques… » écrit, à fort juste titre, Elisabeth Lévy. Cependant, explique-t-elle, ils sont dans une contradiction. Ils sont devenus, de fait, une « minorité religieuse », une parmi les autres, même si elle demeure la plus importante. Mais en même temps, ils sont une « majorité culturelle ». Élisabeth Lévy ne précise pas vraiment le contenu de ce concept, mais on comprend qu’elle estime qu’une majorité de Français, même non pratiquants, même non croyants, se réfèrent plus ou moins consciemment à un ensemble de valeurs culturelles globalement catholiques.
Les catholiques, minorité religieuse, majorité culturelle : on peut discuter de ce que recouvrent exactement ces vocables, mais on est porté à adhérer à un constat qui, notamment, ressort des données statistiques dont nous disposons.
Cependant, Elisabeth Lévy ajoute que, pour les « cathos », cette contradiction est aussi un piège. Et qu’ils ne sont pas loin de tomber dedans, surtout depuis qu’avec les manifs pour tous, ils ont « goûté aux joies de la pride… Dans la foulée, ils ont adopté les codes et les armes idéologiques de toute minorité qui se constitue en communauté agressée. » Mais en se présentant comme une minorité persécutée, elle risque de perdre les bénéfices de son majorat culturel. « On ne peut pas éternellement jouer sur deux tableaux : entre les délices de la posture minoritaire et les privilèges ingrats de l’ancienneté », les catholiques doivent choisir, conclut Elisabeth Lévy.
Eh bien, non, chère Elisabeth Lévy. Si nous ne pouvons pas choisir, c’est parce que le choix ne se pose pas en ces termes. Il y a une faille dans votre raisonnement. Une faille précisément contenue dans le concept de « majorité culturelle », qui paraît, dans votre esprit, relever du pur quantitatif, de la simple statistique. Or ce que représente le catholicisme en France, et pour la France, est d’un tout autre ordre. Il ne s’agit pas du tout de savoir combien de Français se réfèrent, par leurs valeurs, à une culture globalement catholique.
Ce qui est en cause, c’est la manière dont la réalité française – celle-là même dont vous n’avez cessé de montrer à quel point vous la ressentiez – s’est historiquement constituée. On peut toujours discuter du rôle effectif joué par le baptême de Clovis, mais ce qu’il symbolise a abouti à ce résultat toujours effectif, cette réalité mystérieuse mais tangible, indiscutable, que l’être français est la condition même de notre vivre ensemble. Et que son enracinement profond va chercher la vie dans le terreau chrétien.
Or, c’est justement cela qui est nié par la « cathophobie », souvent primaire, parfois secondaire et rarement supérieure, qui tient aujourd’hui le haut du pavé. Y résister est nécessaire si on ne veut pas passer à côté de ce qui fait l’essence même de la France. A cet égard, les théories, naguère défendues par certains chrétiens, de « l’enfouissement » ont fait la preuve de leur nocivité. Ce sont elles qui se sont révélées « doublement catastrophiques » : en nous imposant le silence, elles nous ont fait fondre comme neige au soleil. Résister au multiculturalisme passe obligatoirement, en France, par la défense du catholicisme. Bien des incroyants l’ont d’ailleurs compris. •
Le texte d’Elisabeth Lévy est à lire ici : http://www.causeur.fr/chretiens-islam-manif-pour-tous-32694.html
COLLOQUE D’ACTION FRANÇAISE
Forum de Grenelle - 5, rue de la Croix-Nivert - 75015
Métro Cambronne
SAMEDI 9 MAI 2015, de 14h à 18h
Dessine-moi un Roi
Le royalisme, au XXIe siècle, est confronté à une situation originale : le système démocratique a montré ses limites, le régime républicain est contesté de toute part, et simultanément la France, ses territoires, son histoire, ses traditions et ses peuples s'effacent. Bien au-delà de la critique du régime républicain, le royalisme doit poser les bases de son exercice. Comment, aujourd'hui, gouverner la France avec une puissance affaiblie, des frontières abolies, une économie mondialisée et une population renouvelée, pour ne citer que ces points ? Avec quels principes, selon quelles méthodes ? Le colloque Dessine-moi un Roi entend entamer une réflexion sur les conditions réelles d'exercice du pouvoir. Une réflexion que l'Action française veut partager avec tous les acteurs du royalisme en France.
INTRODUCTION
Un royalisme contemporain ou le cadre empirique d'une politique monarchique française aujourd'hui.
Par François Marcilhac, Directeur éditorial de L’Action française 2000
• AUX FONDEMENTS DE L’ETAT
D'un État de droits à un État de libertés, ou la politique monarchique comme l'anti-Hobbes.
Par Gérard Leclerc, Ecrivain et journaliste
Le peuple et sa représentation
Par Stéphane Blanchonnet, Président du Comité Directeur d’Action française
Territoire, nation et régions
Par Frédéric Rouvillois, Ecrivain et professeur des universités
• LA SOCIETE
Réinventer les Biens communs
Par Pierre de Meuse, Historien et docteur en droit
Réintroduire l'homme dans la nature
Par Jean-Philippe Chauvin, Professeur d’histoire
Les religions en Royauté
Par Hilaire de Crémiers, Directeur de Politique Magazine
• DOMAINES REGALIENS
La Justice et l'autorité du droit naturel
Par Philippe Pichot-Bravard, Ecrivain et professeur des universités
L'articulation des fonctions souveraines, législative et judiciaire
Par Guillaume Bernard, Ecrivain et professeur des universités
Diplomatie nationale et village mondial
Par Elie Hatem, Avocat et enseignant à la Faculté Libre de Droit
Indépendance militaire et mondialisation des conflits
Par Bruno Castanier, Historien
CONCLUSION
La fécondité de la prospective royaliste
Par François Bel-Ker, Secrétaire général de l’Action française

A la suite du colloque, un BANQUET D’ACTION FRANÇAISE sera organisé : Militants, sympathisants, curieux et intervenants échangent, dans une ambiance festive, après les conférences; occasion de partager un moment d’amitié d’Action française.
TARIFS
Colloque seul : • Lycéens, étudiants et chômeurs : 6 € • Tarif normal : 10 €
Colloque + banquet : • Lycéens, étudiants et chômeurs : 20 € • Tarif normal : 30 €. Chèque à l’ordre du CRAF - 10, rue Croix-des-Petits-Champs -75001 Paris
Renseignements & inscriptions : contact@actionfrancaise.net
« Du point de vue le plus terrestre, du point de vue politique, ce qu'il y a d'incomparable, chez Jeanne d'Arc, c'est la justesse du coup d'oeil, le bon sens, la rectitude du jugement.
Pour sauver la France créée par ses Rois, confondue avec eux, il fallait relever la Royauté. Pour relever la Royauté, il fallait rendre confiance et prestige à l'héritier qui finissait par perdre espoir et, peut-être, douter de sa naissance même.
C'est pourquoi la première rencontre de Jeanne et de Charles VII est si émouvante. Le geste de Jeanne reconnaissant le Dauphin qui la met à l'épreuve, et tombant à ses genoux, est décisif. Le principe sauveur, la monarchie, est désigné. » •
Jacques BAINVILLE, HISTOIRE DE FRANCE
Découvrez le numéro de mai !
Dossier : Vous avez dit souveraineté ?
Quarante ans d’abandons successifs de souveraineté ont profondément altéré l’indépendance et l’autorité de notre pays dans le monde. Sont-ils irréversibles ? La réponse est non. Alors, comment faire pour retrouver nos marges de manœuvre sans compromettre nos grands équilibres ?
Sommaire (Cliquez sur l'image ci-dessous)

ou s’abonner à Politique magazine