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LAFAUTEAROUSSEAU - Page 1554

  • Zemmour à propos de « Qui est Charlie ? » d'Emmanuel Todd : Le terminus du prétentieux ...

     

    Le brûlot anti-Charlie d'Emmanuel Todd fait hurler ses pairs de la gauche antiraciste. Et si Todd lui aussi posait de bonnes questions mais donnait de mauvaises réponses ? C'est ce que pense Eric Zemmour dans l'analyse qui suit. Analyse qui nous aide à forger notre propre point de vue sur la pensée complexe de Todd. (Le Figaro, 14.05.2015).

     

    XVM402b58a2-f955-11e4-8e65-09fb11469bfa-300x440.jpgCharlie est un salaud. Un xénophobe, un islamophobe, un raciste. Charlie est un minable. Marche mais ne sait pas vers où et dit le contraire de ce qu'il pense ; défend la liberté pour mieux combattre l'égalité ; clame « pas d'amalgame » pour mieux écraser l'Arabe. Comme naguère David Vincent dans la série Les Envahisseurs, Emmanuel Todd sait. Devine tout, comprend tout, révèle tout. Emmanuel Todd est un universitaire, un anthropologue, un historien. Il est la Science. L'homme se croit libre, mais il est dans la main de Todd.

    Notre savant a reconnu dans les foules du 11 janvier les groupes sociaux qui avaient voté oui au référendum sur Maastricht. Il sait lire une carte, Todd ; mais n'est pas le seul à avoir remarqué que les pays de l'ouest et de l'est de la France, autrefois catholiques et antirévolutionnaires, avaient été les plus fervents européistes. Et que les classes populaires qui votent pour le Front national sont issues des terres historiquement révolutionnaires. Philippe Séguin ne l'avait pas attendu pour deviner que « 1992 serait l'anti-1789 ». Partant de cette intuition juste, Todd règle ses comptes avec la gauche européiste sans mesure ni rigueur scientifique. Bien sûr, la caste se cabre. On compte les coups en attendant que les deux boxeurs s'épuisent.

    Todd estime depuis longtemps que les modèles familiaux déterminent le positionnement politique. Et que les vagues d'immigration ne changent rien à l'affaire. On est de son pays avant que d'être de ses origines. « La terre, elle ne ment pas ». Mais Todd est aussi un homme de gauche, un progressiste, qui croit que chaque individu peut s'émanciper de ses déterminismes. Il jongle depuis toujours avec cette contradiction originelle au gré de ses besoins et de ses engagements politiques, avec une mauvaise foi teintée d'arrogance. Pour Charlie, sa religion (!) est faite: « Le droit au blasphème sur sa religion ne doit pas être confondu avec le droit au blasphème sur la religion d'autrui. Blasphémer de manière répétitive, systématique, sur Mahomet, personnage central de la religion d'un groupe faible et discriminé, devrait être, quoi qu'en disent les tribunaux, qualifié d'incitation à la haine religieuse, ethnique ou raciale. »

    Todd s'en prend à Charlie pour mieux défendre l'islam. Il réclame que la République accepte des « accommodements » avec l'Islam. Qu'elle évite l'affrontement à tout prix. Car elle n'en a pas les moyens. Au diable la laïcité et la liberté, pourvu qu'on ait la paix ! Todd renoue ainsi avec la traditionnelle litanie pacifiste qui traverse l'histoire de France et en particulier de la gauche. « Plutôt Allemand vivant que Français mort », disait Giono dans les années 1930, obsession pacifiste qui conduira nombre d'hommes de gauche dans la collaboration.

    La double imposture

    Mais Todd n'en démord pas: « Nous devons accorder à l'islam ce qui a été accordé au catholicisme. » C'est le cœur du livre ; et de sa double imposture. D'abord, la IIIe République (et on ne parle même pas de la Terreur et de la Vendée!) n'a pas été tendre avec l'Église. Toujours méfiante, féroce même sous le petit père Combes, entre « mise à jour des inventaires » par l'armée et officiers catholiques fichés. Mais surtout, l'égalité mise entre le catholicisme et l'islam est inique historiquement. Le catholicisme a forgé la nation française. Todd oublie que les confessions minoritaires, judaïsme et protestantisme, ont, elles, accepté de reconnaître la prééminence culturelle du catholicisme (édifices religieux discrets, prénoms choisis dans le calendrier composé de saints catholiques, etc.). C'est cette sujétion culturelle que refuse l'islam ; et cette résistance islamique que Todd et d'autres utilisent comme un bélier pour détruire les derniers reliquats de la christianisation de la France. Ils sonnent ainsi la revanche historique de l'extrême gauche, devenue islamo-gauchiste, sur Briand et Jaurès qui, lors de l'élaboration de la loi de 1905, avaient contenu leurs assauts antichrétiens, en limitant leur combat au seul cléricalisme.

    Nostalgique impénitent de « la bonne vieille lutte des classes », il veut la ressusciter en sonnant l'alliance « contre Charlie » des deux « universalismes égalitaires » des classes populaires françaises et immigrées. Todd n'invente rien de neuf, et ne fait que reprendre les chimères qui vont de l'extrême gauche à l'extrême droite. Seul le nom de l'ennemi diffère: quand Besancenot cible les « sionistes », Mélenchon « l'Allemand », Soral parle du « juif », Todd évoque pudiquement « Charlie ». Todd est un Soral gourmet.

    Un personnage de Houellebecq

    Mais le catholicisme est lui aussi le produit d'une inspiration universaliste et égalitaire. Comme la Révolution. Et comme l'islam. Ces trois universalismes sont des rivaux inextinguibles ; ils ne peuvent être que des alliés de circonstance. Le Code civil ne tolère pas une religion qui ait des prétentions législatives et politiques (Napoléon l'avait fait savoir au judaïsme autant qu'au catholicisme) et l'islam - sous toutes ses variantes - refuse de se concevoir comme une religion confinée au privé. C'est bien pour cela que catholicisme et islam se sont affrontés depuis plus de mille ans. Et que Daech cible la France en souvenir et des croisades et de la Révolution.

    Pour fonder son alliance, Todd fait le malin avec des chiffres de mariages mixtes mirifiques. Que la démographe Michèle Tribalat conteste. Todd reconnaît lui-même que depuis 1992 cette tendance se retourne ; mais c'est la faute à Maastricht, bien sûr ! Mais quelle est la réalité d'un mariage « mixte » lorsque l'époux français - se mariant avec une étrangère issue d'un pays du Maghreb - est lui-même un Français issu de parents venus du même bled ? Quand le footballeur Ribéry épouse une jeune femme algérienne, qu'il se convertit à l'islam, et chante partout son adoration pour son « pays d'adoption », l'Algérie?

    « Hésitant entre une belle exotique et un boudin national, l'universaliste fera en général le bon choix…» À la fin de son livre, Todd ressemble à l'universitaire inventé par Houellebecq dans Soumission : il finit par se convertir à l'islam pour goûter aux délices de la polygamie.

    « La France redeviendra elle-même quand Paris sera devenue la ville où auront fusionné des représentants de tous les peuples du monde, une nouvelle Jérusalem »… Longtemps, Todd nous a asséné son optimisme méprisant. L'homme avoue désormais son doute. « Il est déjà certain que ma génération ne verra pas la terre promise.» Todd se prenait pour le nouveau Moïse d'une « humanité libérée de tout sentiment racial ». Todd le prophète s'avère un Docteur Folamour. Dans ses éprouvettes, c'est avec notre peau qu'il joue. 

     

    Qui est Charlie ? Emmanuel Todd, Seuil, 243 p., 18 €

     

  • Si les Ruskofs n’étaient pas là… Les réflexions de Jean-Paul Brighelli sur Causeur

     

    Nous ne partageons pas toujours - ce qui d'ailleurs n'a rien d'anormal - les positions de Jean-Paul Brighelli. Par exemple son attachement sans conditions aux Lumières et à leurs suites. Sur ce point nous sommes plutôt de l'avis de Houellebecq qui considère que les Lumières sont éteintes. Et pense que la République n'est pas un absolu transcendant. Ni éternel. En revanche, nous sommes tout à fait en accord avec les critiques que porte Jean-Paul Brighelli dans les lignes qui suivent : à l'égard du gouvernement français qui n'a pas cru devoir être représenté à un niveau convenable lors des cérémonies du 9 mai à Moscou - ce qui est, en effet, une honte - et, d'autre part, à l'égard de la grande vague pédago que la jeunesse de France subit depuis quarante ans. Les termes sont violents. Mais la critique sonne juste ! LFAR

        

    985859-1169345.jpgVous vous souvenez peut-être de cette chanson quelque peu révisionniste — gestuelle comprise :
    « Si les Ricains n’étaient pas là,
    Nous serions tous en Germanie… »
    Réécriture de l’Histoire, pensons-nous à l’époque où nous nous demandions s’il fallait ou non brûler Sardou… L’Histoire, nous disions-nous, en vrais marxistes que nous étions, ne se manipule pas comme ça…

    Mais nous ne connaissions pas les profs d’Histoire post baby-boom. Après 30 ans d’enseignement de la Seconde Guerre mondiale par les diplômés du système Meirieu, que savent les Français formés par nos merveilleux enseignants de gauche et des IUFM réunis ? Que ce sont les Américains qui ont gagné la guerre. Les Russes — les Soviétiques, exactement — ont disparu de leur mémoire. 70 millions de morts pour rien.

    J’ai trouvé ces merveilleuses statistiques sur un site intitulé Histoire et société et qui a ouvert pour l’occasion une page baptisée, en hommage à Michéa (et un peu à la Fabrique) « Enseignement de l’ignorance ». Les statistiques qui y sont citées sont impitoyables. Après quarante ans de pur pédagogisme, les Français ne pensent plus que des Russes ont œuvré magistralement à la chute d’Hitler. On leur a appris quoi, en classe ?

     

    sondage-nation-defaite-nazis-442x300.jpg

     

    Question rhétorique. À l’heure où la Chrétienté médiévale, l’Humanisme et les Lumières sont « optionnels » (et nombre de profs d’Histoire — je ne dis pas historiens, hein, mais ils le prétendent, ils le prétendent tous — comme si les profs de Lettres se disaient écrivains ! — ont clairement fait comprendre qu’ils approuvaient la réforme du collège et des programmes d’Histoire « enfin débarrassés du roman national » — pauvres mecs !), je ne sais pas trop si je peux me fier à eux pour faire comprendre aux gosses que Voltaire vaut mieux que laurence de cock (pas de majuscules pour les minus habens).

    D’autant que tous ces imbéciles, qui ont voté Hollande en 2012 (nul n’est à l’abri d’un mauvais choix) s’apprêtent à récidiver — et là, ça devient de l’obstination. Hollande qui a préféré passer le 9 mai (le décalage horaire fait que la victoire est fêté à cette date en Russie) sous les cocotiers au lieu de se joindre à la commémoration moscovite, où 300 000 manifestants après le défilé militaire d’usage, ont défilé en tenant à la main les portraits de leurs parents combattants de la « grande guerre patriotique » — Poutine en tête. Dis, François, il faisait quoi, ton père, pendant la guerre ?

    Je ne suis heureusement pas le seul à trouver ça minable. Les réactions ont plu, à droite comme à gauche — encore heureux ! «L’absence de Hollande est un affront diplomatique autant qu’historique, écrit Mélenchon. J’appelle cela par son nom : c’est une honte. Je souffre pour mon pays qui donne à voir un visage insupportable de sectarisme». Ian Brossat, adjoint (PC) à la Mairie de Paris, voit dans ce boycott organisé par les lèche-semelles de l’OTAN « une honte et une injure », et dénonce cette réécriture de l’Histoire : « Que David Cameron, Angela Merkel et leur allié obéissant, François Hollande, fassent passer leurs préoccupations géopolitiques conjoncturelles avant le respect dû aux morts laisse pantois. Sous prétexte de faire un pied-de-nez à Poutine, ils font un affront à l’histoire », écrit-il. Même son de cloche chez Dupont-Aignan : « Une honte devant l’Histoire. Un affront pour l’avenir ». Il n’est pas le seul. Droite et Gauche confondues sont indignées par la réécriture de la Seconde Guerre mondiale par le PS et ses affidés.

    Oui. Réécriture. À qui la faute ? Qui a été chargé de l’instruction des chères têtes blondes ou brunes dans ce pays depuis les années 70, où nous n’avions, nous, aucune hésitation quand on nous demandait qui avait libéré Auschwitz le 27 janvier 1945 (tiens, Hollande ne s’est pas rendu non plus aux commémorations — il doit croire lui aussi que ce sont les Ukrainiens qui ont libéré des Juifs qu’ils avaient largement contribué à exterminer) ou qui avait accroché quel drapeau sur le Reichstag le 1er mai de la même année ? Et nous savions bien que si les Alliés avaient bravé le mauvais temps le 6 juin 44, c’était pour ne pas laisser les Russes délivrer seuls la totalité de l’Europe.

    Ça leur arracherait la gueule de dire que Staline a gagné à Stalingrad — et ailleurs ? Et que les Soviétiques ont payé le plus lourd tribut à la victoire finale ? Et qu’ils ont des raisons de ne pas supporter que des groupuscules néo-nazis alimentent le gouvernement ukrainien actuel ? Poutine s’est même payé le luxe de remercier les Occidentaux pour leur participation à la victoire. Près de lui, les présidents indien et chinois — bref, tout ce qui va compter dans le monde dans les prochaines années. Le nôtre, de président, se faisait des selfies à Saint-Martin et à Saint-Barth. Bronze bien, pépère… Pendant ce temps, Florian Philipot tweete que cette absence de la France à Moscou est « une offense au peuple russe ». Comment ceux qui s’apprêtent à voter PS parce qu’ils se croient de gauche peuvent-ils supporter que la politique de Hollande donne au FN l’occasion de se draper en bleu-blanc-rouge et de se dire « républicain » ? Ah, ça doit être quelque chose, leurs cours !

    Il faut être singulièrement taré pour ne pas comprendre — comme l’avait fait De Gaulle avant tout le monde — que le soleil se lève à l’Est, et que dans les temps à venir, une nation de troisième ordre comme la France a tout intérêt à ne pas se mettre à la remorque des Allemands, qui ne voient en nous que les vaches à lait de leurs retraités. Et que l’Europe ne pèsera pas bien lourd face à un conglomérat russo-chinois.

    Oui, décidément, l’enseignement de l’ignorance a de beaux jours devant lui. Avec des profs d’Histoire de ce tonneau (et qui d’autre pourrais-je impliquer dans ce révisionnisme insupportable, puisqu’il y a quarante ans, avant que ne déferle la grande vague pédago, nous savions, nous, formés « à l’ancienne », qui avait gagné la guerre ?), c’est sûr que l’on assistera prochainement à des cours d’une objectivité insoupçonnable. Documents à l’appui. Et en bande sonore, ils se passent Sardou ?

    Et ça hurle quand des voix s’élèvent contre le programme de Vallaud-Belkacem ! Et ça explique que si une super-commission patronnée par Pierre Nora se met en place, on « risque » d’en revenir à plus de chronologie !

    Je serais inspecteur, je serais impitoyable avec tous ces petits-maîtres de la désinformation. Je sais bien qu’on les garde parce que personne ne veut faire ce métier de chien. Mais franchement, il y a des révocations qui se perdent. Ou tout au moins des rééducations. 

    Source : Causeur

     

  • Balzac : « les journaux iront plus loin que les rois en ingratitude, plus loin que le plus sale commerce »

     Tombeau de Balzac - Cimetière du Père-Lachaise, Paris 

     

    « Napoléon avait bien raison de museler la Presse. Je gagerais que, sous un gouvernement élevé par elles, les feuilles de l’Opposition battraient en brèche par les mêmes raisons et par les mêmes articles qui se font aujourd’hui contre celui du roi, ce même gouvernement au moment où il leur refuserait quoi que ce fût. Plus on fera de concessions aux journalistes, plus les journaux seront exigeants. Les journalistes parvenus seront remplacés par des journalistes affamés et pauvres. La plaie est incurable, elle sera de plus en plus maligne, de plus en plus insolente ; et plus le mal sera grand, plus il sera toléré, jusqu’au jour où la confusion se mettra dans les journaux par leur abondance, comme à Babylone. Nous savons, tous tant que nous sommes, que les journaux iront plus loin que les rois en ingratitude, plus loin que le plus sale commerce en spéculations et en calculs, qu’ils dévoreront nos intelligences à vendre tous les matins leur trois-six cérébral ; mais nous y écrirons tous, comme ces gens qui exploitent une mine de vif-argent en sachant qu’ils y mourront. »

     

    Honoré de Balzac

    Illusions perdues; 1837 - 1843

     

  • Dans les archives de Lafautearousseau, voyez nos « grands auteurs », retrouvez leurs réflexions ...

     

    Grands auteurs ou acteurs de l'Histoire s'enrichit, chaque semaine, en principe le vendredi, de pensées et réflexions particulièrement pertinentes. Vingt-sept Français, neuf grands esprits européens, anglais, allemand, espagnol, russe et tchèque. et trois non-européens, Edgar Poe, le Dalaï Lama et le pape François. Bien d'autres grands auteurs éclectiques et profonds sont à venir. « Du bonheur d'être réac ? » C'est, entre autres, en termes très simples et dans des sens divers, ce qui les rassemble. N'hésitez pas à consulter cette bibliothèque qui s'étoffe et se construit !

    Accès : Icône en page d'accueil, colonne de droite. 

     

    Déjà cités : Edgar Poe, le Dalaï Lama, Tocqueville, Baudelaire, Vaclav Havel, Claude Lévy-Strauss, Charles Péguy, Dostoïevski, Goethe, Anouilh, Malraux, Unamuno, la Satire Ménippée, George Steiner, Shakespeare, Frédéric II, Jacques Perret, Georges Bernanos, Anatole France, Auguste Comte, Balzac, Racine, Pierre Manent, Louis XIV, Charles Maurras, Alexandre Soljenitsyne, le Pape François, Wintson Churchill, Alfred de Musset, Michel Houellebecq, Jean Giraudoux, Gustave Thibon, Choderlos de Laclos, Jacques Ellul, Simone Weil, Jacques Bainville, Albert Schweitzer interpelant Charles De Gaulle.

  • « Républicains », vraiment ?

    Adieu Union pour un mouvement populaire, défunte UMP. Place donc aux « Républicains ». Voulu par Nicolas Sarkozy, ce changement de dénomination devrait être entériné par les militants lors du congrès de Paris, le 30 mai prochain. Les motivations de l’ancien président de la République sont connues. Changer l’image d’un parti endetté traînant derrière lui des affaires toujours en cours.

    Incarner une forme de nouveauté en faisant passer auprès des Français l’idée que lui-même a changé. S’affranchir des règles statutaires actuelles qui prévoient des primaires ouvertes pour désigner le candidat à l’élection présidentielle de 2017. Rassembler les différentes sensibilités de la future ex-UMP.

    Malgré les récriminations des juppéistes, l’appellation a en effet l’avantage d’être suffisamment vague pour satisfaire le plus grand nombre à droite. Des libéraux aux régaliens, en passant par les laïcs, chacun trouvera son compte dans cette référence à « la République », devenue l’alpha et l’oméga de la vie politique française. Plus républicain que moi, tu meurs !

    Ainsi, les cris d’orfraie de la gauche, qui accuse la droite de s’approprier un mot censé appartenir – paraît-il – à tous, paraissent bien dérisoires. Manuel Valls, qui a fait de la défense des « valeurs de la République » son cheval de bataille et se pense comme le plus républicain des républicains, se trouve pris à son propre piège. Verra-t-on l’actuel Premier ministre, lors de futures campagnes électorales, invoquer les « valeurs républicaines » face au représentant des… « Républicains » ?

    Magie de la sémantique et de la communication ! Les centristes, quant à eux, pourront interpréter ce brevet auto-attribué de républicanisme comme l’établissement d’une solide barrière avec le Front national… qui, pourtant, se dit, lui aussi, plus « républicain » que tous les autres. Renommer le principal parti d’opposition est d’ailleurs la meilleure façon de bipolariser à nouveau le débat public tout en rassurant les militants, las d’être associés à « l’UMPS » par Marine Le Pen.

    Si l’on suit cette logique, Nicolas Sarkozy, qui cache mal un tropisme américain prononcé, souhaiterait sans doute que le Parti socialiste change son nom – il en est question – en « Parti démocrate ». Or, on sait qu’aux États-Unis, les démocrates sont partisans du pouvoir renforcé de Washington tandis que leurs homologues républicains défendent la souveraineté des états américains face au pouvoir central. Ironie de la situation : un parti européiste – et donc fédéraliste – comme l’UMP, prenant, par goût des États-Unis, le nom du parti américain anti-fédéral !

    Mais la France n’est pas l’Amérique qui sait défendre ses intérêts. Obnubilés par des questions de communication, nos dirigeants ont depuis longtemps abandonné des pans entiers de souveraineté à l’Europe, technocratique et supranationale. De réunions en réunions, cette Europe montre chaque jour son incapacité à résoudre les problèmes qui lui sont posés – peut-il en être autrement à vingt-sept pays aux intérêts de plus en plus divergents ?

    Or, les drames de l’immigration clandestine viennent régulièrement rappeler que l’urgence politique est de retrouver des moyens d’action. Car, comme le montre le dossier de Politique magazine, ces abandons de souveraineté n’ont rien d’une fatalité. Il y faudrait une volonté politique indépendante. Malheureusement, dans notre République, qui a cessé d’être la « chose publique », on la cherche encore… 

     

    Politique magazine, mai 2015 - Editorial

     

  • Un désastre annoncé pour l’histoire-géo à l’école et au collège ... Charabia et inanité, par Laurent WETZEL

    Réforme des collèges ? Laurent Wetzel revient ici sur le cas spécifique - mais non isolé - de l'histoire-géo. Cette note parue dans Boulevard Voltaire nous rappelle que, peu après la parution de son ouvrage Ils ont tué l'histoire géo, Laurent Wetzel avait été l'invité de l'un de nos Cafés poliques de Lafautearousseau à Marseille (15.12.2012). Nous avons plaisir à reproduire ici la vidéo de ce Café où son intervention avait été très appréciée et dont les participants ont conservé un excellent souvenir. Il n'est pas interdit à ceux qui le souhaiteront de l'écouter ou de le réécouter ! LFAR   

     

    77fa10fd2eaf9bec1bd6247871c0add5 vvvvv.jpgEn 2013, Vincent Peillon a installé en grande pompe le Conseil supérieur des programmes (CSP) à l’Institut de France. Il a désigné, pour le présider, le fameux recteur Alain Boissinot, qui a toujours servi simultanément le gouvernement en place et le gouvernement suivant. Auquel a succédé le grand géographe Michel Lussault, auteur de L’homme spatial (sic). Le CSP serait nécessairement compétent et efficace puisqu’il devait comporter, paritairement, neuf hommes et neuf femmes. Pour rédiger les projets de programmes à mettre en œuvre, à la rentrée 2016, à l’école et au collège, dans le public et le privé sous contrat, il a fait travailler une armée de spécialistes et d’experts, tous choisis pour « leur excellence dans leur domaine et leur connaissance du système éducatif », avec deux objectifs : la promotion du « vivre ensemble » et « le succès scolaire pour tous ». Pas moins.

    Ces projets viennent d’être publiés avec l’approbation de Najat Vallaud-Belkacem, après le feu vert donné par l’Élysée et Matignon.

    Quant à l’histoire et à la géographie, ce qui les caractérise, c’est le charabia et l’inanité.

    En 2014, le CSP s’était engagé à « présenter les programmes de façon compréhensible par les non-spécialistes, qu’il s’agisse des professeurs, des parents et des élèves eux-mêmes ». Engagement non tenu. Le charabia sévit plus que jamais dans ces nouveaux programmes. Quelques perles pour illustrer mon propos : « Convoquer régulièrement les repères géographiques, les faire manipuler et réinvestir dans différents contextes et à différentes échelles », « S‘approprier un lexique spécifique en contexte », « Produire des messages à l’oral et à l’écrit », « Questionner la périodisation de l’histoire et pratiquer de conscients allers-retours au sein de la chronologie », « Pratiquer un espace de vie », « Mettre en relation les faits étudiés dans une démarche synchronique et/ou diachronique »…

    Ce charabia extravagant va de pair avec l’inanité des programmes proposés. Quelques observations non exhaustives à ce sujet :

    – Le mot « date » y est interdit de séjour, tandis que le vocable « repère » y pullule. Seule y figure la date 1892 : c’est en CM2, dans le cadre de l’expression « 1892 : la République fête ses cent ans » (sic).
    – Si « l’histoire du fait religieux » et « l’histoire des premières grandes migrations de l’humanité » durant la préhistoire et l’Antiquité doivent être étudiées, c’est uniquement pour « permettre à l’élève de mieux situer et comprendre les débats actuels » et l’« amener à voir autrement le monde d’aujourd’hui ». La politique politicienne n’y trouvera rien à redire.
    – Si « Charlemagne, roi et empereur » est mentionné en CM1, c’est parce que, faute d’incarner les « valeurs de la République », « sa figure est l’occasion d’observer les dynamiques territoriales d’un empire qui relèvent plus d’une logique européenne que française ». Il est vrai qu’Aix-la-Chapelle n’est pas bien loin de Maastricht.
    – Quatre rois de France sont cités en CM1, mais ensuite, plus aucun chef d’État ou de gouvernement n’est nommé, sauf Jules Ferry en CM2. On y cherche vainement Napoléon Ier ou Napoléon III, Georges Clemenceau ou Léon Blum, le général de Gaulle ou Georges Pompidou.
    – La « question du génocide juif doit être abordée » en CM2, mais seulement « dans le cadre de la France », comme si ce n’était pas essentiellement l’Allemagne hitlérienne qui avait conçu et mis en œuvre le massacre des Juifs d’Europe.
    – Les programmes de géographie sont corrompus par l’obsession du « développement durable » et celle de la « mondialisation ».

    L’UMP a délégué deux de ses plus brillants parlementaires pour siéger au CSP, la députée Annie Genevard, professeur de lettres, et le sénateur Jacques Grosperrin, professeur agrégé d’éducation physique et sportive. Ils ont approuvé ces projets. Ils représentent tous deux le département du Doubs et j’en suis personnellement affecté : la branche Wetzel de ma famille s’était installée à Morteau, il y a plus de deux siècles, en 1814… 

     

    Normalien de la rue d’Ulm, agrégé d’histoire, inspecteur d’académie – inspecteur pédagogique régional d’histoire-géographie honoraire

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    Café politique de Lafautearousseau, à Marseille, le 15.12.2012. Invité : Laurent Wetzel
     
     
  • A propos de la Lettre de Lafautearousseau

     

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    ♦ Samedi 30 mai 2015, de 9h00 à 17h00, réunion annuelle des Cadres de la Restauration Nationale. Si vous n’avez pas reçu une invitation, veuillez vous adresser à la Restauration Nationale   1, rue de Courcelles, 75008  Paris. Téléphone : 09 67 34 21 42.
     
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  • Rufin : « BHL, ministre des Affaires étrangères officieux depuis 20 ans ... Mais il ne suffit pas de dégommer un dictateur »

     

    (Thomas SOTTO - Europe 1)

    Invités : Jean-Christophe Rufin, écrivain, membre de l’Académie française, et ancien diplomate

    Pour Jean-Christophe Rufin, Bernard-Henri Lévy est le ministre des Affaires étrangères officieux depuis 20 ans. Il a entrainé Jacques Chirac à s'engager au Kossovo, Nicolas Sarkozy en Libye et François Hollande en Syrie.

    L'avis de Lafautearousseau : Jean-Christophe Rufin dit ici très exactement sur quels principes doit - ou ne doit pas - se construire la diplomatie, la politique étrangère d'un Etat. Le nôtre en particulier. BHL incarne l'archétype de la politique étrangère, de la diplomatie qu'il convient de rejeter. 

     

     

     

      

  • La royauté, solution politique pour le XXIe siècle, par Jean-Philippe Chauvin*

     

    Il nous a été demandé pourquoi nous avons souvent parlé, ici, du colloque d'Action française « Dessine-moi un roi ». Mais c'est tout simplement parce que nous sommes d'Action française, que Lafautearousseau se situe clairement dans la ligne de l'Action française ! Naturellement, nous ne prétendons pas à être les seuls dans ce cas. Mais, comme Jean-Philippe Chauvin l'écrit, ce colloque s'annonçait « fort instructif et intellectuellement motivant ». Ce qu'il a été et ce dont il faut remercier les organisateurs, notamment ceux, nombreux, des nouvelles générations d'Action française. LFAR

     

    arton8470-7b8cd.jpgL’Action Française m’a invité à prendre la parole la semaine dernière (le samedi 9 mai) à son colloque annuel intitulé « Dessine-moi un roi ! », colloque fort instructif et intellectuellement motivant. Ainsi, durant une vingtaine de minutes, j’ai évoqué la nécessité de renouer le lien entre les hommes (et leurs sociétés) et la nature, de mener une véritable politique d’Etat écologique et de faire de la France une puissance écologique capable de motiver et d’entraîner nos voisins et nos amis au-delà de nos frontières métropolitaines et ultramarines : le texte de mon intervention sera prochainement publié sur ce site, avec quelques annexes et exemples supplémentaires…

    IMG lfar.jpg

    Pour le dossier de presse destiné aux journalistes, trois questions m’ont été posées : voici la première, et ma réponse… 

    Pourquoi la royauté est-elle une solution politique intéressante à explorer pour la France au XXIe siècle ? 

    La monarchie « à la française » (car c'est de celle-là dont il s'agit, et non de l'imitation d'un modèle étranger, aussi intéressant soit-il), par la transmission héréditaire (du père au fils, pour la plus simple) de l'autorité politique, de l'Auctoritas, redonne à la magistrature suprême de l’État une indépendance d'action et de parole, mais surtout lui permet d'assumer et d'assurer un statut d'arbitre entre toutes les composantes politiques, économiques et sociales du pays, et d'incarner, aux yeux des Français comme à ceux des pays étrangers, l'unité française, au-delà des différences et des adversités internes.  

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    Une affiche royaliste des années 1950

     

    Bien sûr, elle n'a pas de «  sceptre magique » pour régler tous les problèmes de notre société, mais elle est le moyen politique, institutionnel, de préserver les capacités du politique face aux nouvelles féodalités financières et économiques, et de protéger (sans les couver...) les Français, dans leurs familles comme dans leurs professions, des conséquences parfois néfastes d'une mondialisation sans limites ou sans freins. Je parle bien sûr d’une monarchie active, qui ne se contente pas d’un simple rôle commémoratif (aussi honorable et utile soit-il, d’ailleurs), mais qui a les moyens constitutionnels d’agir, ce qui ne signifie pas forcément gouverner à la façon d’une République intrusive et centralisatrice, mais promouvoir et garantir par sa durée intrinsèque les « grandes politiques d’Etat », qu’elles soient diplomatiques, sociales ou environnementales, tout en permettant une fédéralisation concrète du pays, non vers l’éclatement mais, au contraire, pour l’unité de la France, cette « nation plurielle » comme le soulignait Pierre Chaunu, dans la lignée d’un La Rouërie ou d’un Maurras… 

    Le blog de Jean-Philippe Chauvin

  • La Semaine de MAGISTRO, une tribune d'information civique et politique

    magistro_fr.jpgDépassons les appareils et les discours dits de droite, dits de gauche ou d'ailleurs  ...  partageons les fondamentaux !


    MAGISTRO vous invite à lire :

    •  Paul RIGNAC   Essayiste, historien   Dupont-la-joie
    •  Jacques BICHOT   Economiste, Professeur émérite à l'Université Lyon 3  Une idée à creuser : l’uniforme à l’école
    •  Maxime TANDONNET   Haut fonctionnaire, ancien conseiller à l'Elysée sur l'immigration  Todd, Fourest, Caron, Joffrin : la gauche antiraciste se déchire et la France se désespère
    •  Eric ZEMMOUR  Journaliste politique, écrivain    
    Pavane pour une sociologie défunte 
    Cet "esprit du 11 janvier" qui fracture la gauche
    •  Ivan RIOUFOL  Journaliste politique, écrivain    La France maltraitée est sur la défensive
    •  Michel ROUSSEAU   Economiste, Président de la Fondation Concorde   Sauver l’industrie française !                                                                                          

    Transmettez, faites suivre ...

     

  • Affaire Ménard : un lynchage stalinien, par René Tallavigne*

     

    Les règles de la tragédie classique ont été respectées ; le psychodrame s’est joué en trois actes :

    - 1er acte : le lundi 4 mai aux environs de 23h, Robert Ménard, maire de Béziers, participe à une émission télévisée. Il évoque, en terminant, le pourcentage d’enfants d’origine musulmane présents dans les écoles de sa ville, pourcentage qu’il déduit de la lecture des listes qui lui sont communiquées par le Rectorat, comme cela se pratique pour tous les maires. A priori rien d’extraordinaire. Personne, sur le plateau, ne s’étonne ni ne proteste.

    Le lendemain, chez Bourdin (BFMTV), il confirme qu’avec des taux de 80 % d’enfants d’origine musulmanes dans certaines écoles, toute tentative d’intégration est impossible et qu’il est important de connaître les réalités pour pouvoir intervenir, dans le propre intérêt de ces enfants.

    C’était sans compter sur la surveillance des bien-pensants, « républicains » donneurs de leçons.

    - 2ème acte : dès le début de la matinée du lendemain, toutes les radios et télévisions annoncent, à la une de leur journaux, l’ouverture d’une enquête judiciaire. La nuit n’a pas manqué d’être agitée place Vendôme ! Et de fait, dans l’après-midi, des inspecteurs de la police judiciaire de Montpellier, dont un spécialiste des nouvelles technologies, perquisitionnent certains services de la mairie et fouillent les disques durs. Pour des faits d’une telle gravité, il était évidemment impératif de déployer des moyens exceptionnels. La forte délinquance constatée dans la région et la sécurité des braves gens pouvaient attendre !

    Le président de la République, en visite au Qatar, modèle de libertés et de tolérance religieuse comme l’on sait, y va de son couplet sur la discrimination ethnique. Ce non incident était, n’en doutons pas, une préoccupation essentielle de la politique extérieure de la France.

    A l’Assemblée, Cécile Duflot demande ni plus ni moins la destitution du maire de Béziers. Au nom du premier ministre, Najat Vallaud-Belkacem, sentant le mauvais procès, tout en s’indignant avec des propos convenus sur « les valeurs de la République », répond à côté.

    - 3ème acte : le mercredi dans la matinée, le maire est entendu dans les locaux du SRPJ de Montpellier. La Licra, le MRAP, la Maison des potes sont plein d’espoir, le scandale prend de la consistance.

    Mais, soudain, le ciel s’effondre sur tout ce petit monde politico-médiatique : le procureur de Béziers laisse entendre que les perquisitions n’ont rien donné et que l’on s’oriente vers une absence de poursuite …
    Brusquement la presse nationale, déchaînée la veille, n’évoque plus le sujet. Seuls quelques journaux locaux tentent de maintenir la mobilisation et d’éviter le ridicule. Jusqu’au député UMP, battu aux précédentes municipales, qui déposera la gerbe du 8 mai en marge de la cérémonie officielle « pour ne pas créer d’ambiguïté ». Là, manqué, le ridicule sera atteint.

    Devant cet échec annoncé, une technique bien connue va prendre le relai. Les provocateurs professionnels, appuyés par des éléments extérieurs à la ville, tentent la mobilisation des quartiers difficiles, ceux où depuis plusieurs décennies les gouvernements dits de droite ou de gauche ont regroupé les immigrés … et où Robert Ménard a résidé à son retour d’Algérie ; des quartiers qui ont voté majoritairement pour les candidats qu’ils soutenaient lors des dernières élections. Là encore rien n’y fait ; deux ou trois petites centaines de personnes déambulent tristement dans la ville.

    Le soufflet s’est effondré

    L’épisode est cependant instructif. Le mot fichier n’a jamais été employé par le maire de Béziers mais a été repris à satiété, aucun propos discriminatoires n’a été prononcé mais « les heures les plus sombres de notre histoire » ont sans cesse été évoquées. Le représentant du Front de gauche au conseil municipal arborait au veston une étoile et un croissant jaune.

    Les déclarations de Manuel Valls qui, en 2009 dans sa ville de Vitry, souhaitait qu’on rajoute « quelques blancs, quelques whites, quelques blancos » et envisageait de déposer un projet de loi pour favoriser les statistiques ethniques, estimant que « c’est l’absence de mesures concrètes qui est à craindre », étaient oubliées, de même que l’article de Libération qui, pour mesurer la diversité, indiquait le 30 mai 2012 avoir employé la méthode « utilisée par l’Observatoire des discriminations, consistant à répertorier les prénoms non francophones ».

    Et que dire des propos de Georges Felouzis, sociologue, auteur de plusieurs ouvrages sur les inégalités scolaires, qui, étudiant la situation de 144 000 élèves, écrivait « pour construire un indicateur nous permettant d’accéder aux élèves étrangers et issus de l’immigration, nous avons pris en compte deux éléments significatifs : la nationalité et le prénom de l’enfant ».

    Ah ! si on avait pu prendre en défaut ce maire dont les décisions courageuses, toujours blâmées, déformées, triturées, manipulées, ne cessent de porter leurs fruits.

    Manipulation indécente de l’opinion, lynchage stalinien parfaitement mis en œuvre, tentative d’intimidation, opération de déstabilisation, tous ces procédés orchestrés par ceux qui constatent avec horreur que la France se réveille, semblent devenir la méthode préférée de gouvernement. 

    Addendum : le tribunal administratif de Montpellier a rejeté, le 11 mai, la saisi de la Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CIR) qui demandait l’interdiction du fichage des enfants musulmans de Béziers. 

     

     Politique magazine

  • Fête nationale de Jeanne d'Arc : Une réussite pour l’Action française

     

    Les jeunes d'Action française groupés place de l'Opéra à Paris, avant que le Cortège Traditionnel ne se dirige vers la statue de Jeanne d'Arc, place des Pyramides

    Voici les premières photos du colloque d'Action française « Dessine-moi un roi » qui s'est tenu à Paris samedi 9 mai, du banquet qui l'a suivi dans la soirée, et du Cortège Traditionnel de Jeanne d’Arc du dimanche 10 mai. Un compte-rendu, d’autres photos et vidéos seront mis en ligne prochainement.

      

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    Une vue du Colloque Dessine-moi un roi

     

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    Le banquet d'Action française du samedi 9 mai au soir

     

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    Le Cortège Traditionnel de Jeanne d'Arc, l'Action française

     

    Source : le site Action française

     

  • C'est bon à savoir, tout de même ! A fortiori lorsqu'on est royaliste ...

     

    Pour l'analyse de ce sondage, voir Atlantico