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Sevran, violence(s) : des Casques bleus ? l'armée ? l'analyse fausse - parce qu'incomplète - du Maire.....

        .... mais aussi du Député, et de tous ceux qui crient "au loup !", mais refusent obstinément de voir, et ne veulent pas avouer, qu'on récolte aujourd'hui les fruits mauvais de leur politique insensée. "Les parents ont mangé des raisins verts, et les enfants ont eu les dents agacées..."

        Pour vivre en paix, les Casques bleus ?  Et, après Sevran, où déployer Armée et Casques bleus : dans la France entière ? On est aux limites de l'absurde : va-t-on engager la moitié de la France pour protéger l'autre moitié ?.....     

 

                                           Guerre des Gangs : Sevran au bord de l'implosion...

      Voir la page du site TF1 News du vendredi 3 juin : http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/2011-06/violences-a-sevran-le-maire-en-appelle-a-l-armee-6516930.html avec la demande du maire Stéphane Gatignon(EELV) : "Je demande au ministre de l'Intérieur d'envisager une présence de l'armée 24 heures sur 24 avec une fonction de force d'interposition afin de faire cesser les règlements de compte et d'éviter les risques de balles perdues et de tragédies" a déclaré le maire. "Malgré son implication et son professionnalisme, la police ne semble plus à même d'assurer cette présence, je demande donc à ce que l'armée puisse prendre le relais". Et celle, qui va dans le même sens, du député PCF de la circonscription "pour démanteler les réseaux mafieux liés à la drogue".  

        Ainsi donc, Stéphane Gatignon, maire EELV (Europe Écologie Les Verts) de Sevran, veut des Casques bleus pour sa ville ! Ou l'armée ! Et François Asensi, député PCF de la circonscription, est d'accord avec lui. Mais, la demande est curieuse : si on en est arrivé là, c'est bien parce qu'il y a un problème, et grave, mais lequel ? Maire et député disent, certes, qu'il y a "de la violence", et même beaucoup, et même trop, mais restent dans le vague sur les causes profondes de cette violence. Serait-elle une sorte de phénomène extra-terrestre, surgi de nulle part, par génération spontanée ? N'est-ce pas bizarre ?.....     

        En effet, cela fait tout de même des siècles que Sevran est en France, et des siècles qu'on y vit normalement, et en tout cas, du moins, sans qu'il ait été besoin d'y envoyer l'armée (pas plus que dans les autres agglomérations de France...). Il y a certainement toujours eu, à Sevran comme ailleurs, les habituels problèmes inhérents à toute concentration urbaines, mais, malgré tout, on en était toujours resté, jusqu'à présent, au registre habituel des problèmes de toute agglomération, sous toutes les latitudes et sous tous les climats.

         En clair, la violence, qui a toujours existé, et qui existera toujours et partout, à Sevran comme ailleurs, restait jusqu'ici à son seuil incompressible, ou pas très loin; elle a explosé, d'une façon exponentielle : pourquoi ? Que se passe-t-il donc, tout d'un coup, pour que Maire et Député demandent, assez théatralement, des Casques bleus, ou l'armée ?

         Leur justification, sur "la violence", en général - on dirait qu'ils parlent d'une notion abstraite... - ne tient pas : ils en disent trop, ou pas assez. Quelle(s) violence(s) ? Et faite(s) par qui ? Voilà ce qu'il faudrait savoir, afin de règler le problème, et avant même d'avancer des solutions, afin qu'on puisse, justement, proposer des solutions efficaces.

        Mais, en réalité, tout le monde sait très bien de quoi il s'agit, de quelle(s) violence(s) il s'agit, et faite(s) par qui. Y compris le Maire et le Député, puisqu'ils sont, peut-on dire, aux premières loges. Mais ils préfèrent faire semblant de ne pas savoir, parce que, s'ils disaient ce qu'ils savent, s'ils disaient la vérité, tout simplement, cela reviendrait à officialiser ce que le peuple français dans ses profondeurs a admis et reconnu depuis longtemps : l'échec d'une politique insensée, menée depuis plusieurs décennies par l'ensemble du Pays Légal, Droite, Gauche et Centre confondus et complices.

        Cette politique, c'est celle de la délocalisation de masse(s), consistant à faire venir en France des quantités astronomiques de personnes - qui vont manquer à leurs pays d'origine... - et à qui l'on n'a, de toutes les façons, rien de vraiment sérieux à offrir ici : qui peut justifier, et par quel argument, cet octroi annuel de la naturalisation à environ 200.000 personnes par an ? Des populations qui, de plus, et comme pour créer un déséquilibre supplémentaire, ne viennent pas - harmonieusement réparties entre elles - des cinq parties du monde mais viennent quasi exclusivement d'Afrique - Afrique noire ou Afrique du Nord. Et ont une tendance de fait à se concentrer et à se regrouper sur certains territoires, ce qui est, bien sûr, un frein supplémentaire à une intégration - ne parlons même pas d'assimilation... - que leur nombre excessif, sur une durée de temps aussi courte, rend de toutes façons illusoire...

        On a ainsi créé - ou voulu créer, ou laissé se créer, peu importe... - une balkanisation de territoires, en se réjouissant même, parfois, de la quantité de nationalités différentes vivant sur une même commune : jusqu'à quarante, et plus.... Dans un monde, évidemment utopique, de richesse pour tous et de développement partagé - c'est-à-dire, en fait, dans les rêves les plus optimistes - cela pourrait, peut-être, marcher. Mais "la" politique, et le rôles "des" politiques, ne consiste pas à rêver, ni à prendre un désir pour une réalité.

        Et la seule chose qui compte, c'est ce qui se passe réellement sur le terrain, ce qui se vit vraiment au quotidien. Et, là, que voit-on, lorsqu'on observe froidement la réalité, sans lunettes roses ? On voit qu'on a libanisé des portions nombreuses du pays, dans lesquelles  une partie importante de ces populations nouvelles vit en l'absence de toute perspective d'avenir réelles, et de toute politique d'intégration sérieuse : comment s'étonner, dès lors, que, dans ces conditions, l'irruption massive - et, redisons-le, sur un temps très court - de ces populations nouvelles ait destabilisé fondamentalement - et, maintenant, structurellement... - la vie en société, en créant des situations intenables, ingérables, invivables ? Et que, ceux qui se tiennent mal prenant toujours le pas, dans ces conditions, sur ceux qui se tiennent bien, les trafics en tous genres, les réseaux mafieux, les activités (!) souterraines et l'économie parallèle (!), bref la violence, sous toutes ses formes, explose ? 

        C'est être bien naïf, ou volontairement aveugle. Ou, encore plus simple, ne pas vouloir reconnaître ses torts, ne pas vouloir admettre que l'on s'est trompé, ne pas accepter de dire que la politique menée n'a pas été la bonne (doux euphémisme !).....

        Le problème n'est pas la violence : on sait évidemment très bien qu'il y en avait avant, et qu'il y en aura après; et on sait évidemment très bien que nul ne peut imaginer éradiquer la violence en soi, ni à Sevran, ni ailleurs. Le problème vient de cette nouveauté qu'est cette violence exponentielle inédite, que l'on voit croître et grandir, pour ainsi dire, à vue d'oeil dans ces banlieues et zones de non-droit qui sont une nouveauté dans notre pays, ceci expliquant cela; qui empoisonne notre pays, et l'empoisonnera de plus en plus. C'est d'abord et avant tout un problème politique, dont les causes - qui sont, maintenant, structurelles... - sont archiconnues, et ont été archidites et archiredites.

        Plutôt que de se donner le ridicule de demander à l'armée d'aller accompagner les ménagères pour faire leur courses ou les enfants pour aller à l'école etc.. etc... il faut avoir le bon sens et le courage d'affirmer qu'il faut rompre avec ce qui se fait depuis 1975, et mener non pas la même politique en sens contraire, mais le contraire de cette politique....

        Au Sud, il faut relocaliser les populations déracinées, et développer les pays d'origine de l'émigration, afin de traiter enfin, dignement et comme des êtres humains, ces masses de gens qui doivent pouvoir vivre et travailler au pays, et êtreheureux chez eux; ces populations qui sont, parce que pauvres, les enjeux sordides de calculs qui les dépassent...

        Et, au Nord, il faut cesser de piller les ressources humaines des autres - de l'Afrique, en particulier... -, forme moderne du néocolonialisme, dont deux des résultats les plus évidents sont la dilution des vieilles Nations historiques d'accueil, et la fourniture de chair à profit pour les Mafias de toutes sorte.....

Commentaires

  • Comme dirait le proverbe arabe que je viens d'inventer: celui qui sème des graines de cactus ne récolte pas de figues.
    Depuis plus de 35 ans, une politique d'immigration anarchique ne peut produire que des fruits aigres.
    La Gauche réclame l'Armée, deviendrait-elle réac face aux problèmes qu'elle a contribué à créer???????

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