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Ephéméride du 6 février

Le 6 février 1934, place de la Concorde

 

1711 : Succès complet de l'expédition de Rio de Janeiro menée par Dugay-Trouin 

De François Bluche, Louis XIV (Fayard), pages 825 à 827 : 

«...A plus large échelle s'inscrit à l'actif des marins français la fameuse expédition de Rio de Janeiro (1711). Elle a affirmé la gloire de Dugay-Trouin, instigateur et exécutant d'un plan hardi, mais eût été impossible sans l'accord essentiel du Roi, le soutien chaleureux du comte de Toulouse, amiral de France, voire la bougonne mais indispensable collaboration du ministre Pontchartrain.

Le prétexte de l'expédition est vitre trouvé : l'assassinat par les portugais à Rio du capitaine de frégate Jean-François Duclerc. Le motif a été longuement mûri par l'armateur malouin de puis 1706 : faute de pouvoirs intercepter en plein océan la flotte annuelle qui apporte à Lisbonne les métaux précieux du Brésil - le Brésil est colonie lusitanienne, mais depuis le traité de Methuen de 1703, le Portugal lui-même ressemble à une colonie britannique -, Dugay souhaite atteindre la précieuse flotte à son point de départ, à Rio.

Il s'agit de renouveler l'exploit réalisé en 1697 par Pointis et Ducasse contre Carthagène des Indes » (voir l'éphéméride du 6 mai au sujet de Pointis, et l'éphéméride du 1er juin, au sujet de Ducasse). 

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http://www.herodote.net/21_septembre_1711-evenement-17110921.php

Le Malouin, même appuyé par ses compatriotes, ne peut monter seul si vaste opération. Il doit envisager un de ces armements mixtes dont l'origine remonte à 1674, et qui, selon traité signé par les deux parties, met au service des "armateurs" entreprenants les vaisseaux du Roi, dûment carénés, approvisionnés et gréés, avec états-majors, équipages, artillerie, armes et munitions, aux frais et risques de Sa Majesté. Celle-ci, depuis 1694, ne se réserve que le cinquième de la valeur des prises. En 1709, elle a même renoncé à sa part. Parmi les actionnaires de la société d'armement figurent bientôt non seulement des négociants de Saint-Malo, Danycan ou Lalande-Magnon, mais aussi monseigneur le comte de Toulouse. Ce prince va aplanir les difficultés entre Dugay-Trouin et Jérôme de Pontchartrain.

 

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La flotte de Dugay-Trouin, peinture de F. Perrot

 

Vu la misère des temps, le relatif délabrement des arsenaux,  les préparatifs ne sont pas excessivement longs. Le projet d'armement date du 30 décembre 1710 (quelques jours après Villaviciosa); dès le 19 mars 1711, Louis XIV et son secrétaire d'Etat de la marine apposent leur signature sur le traité : Conditions accordées par le Roi au sieur Dugay-Trouin, capitaine de vaisseau et à ses armateurs pour un armement des vaisseaux de Sa Majesté en course. Ces conditions sont libérales. Le Roi investit une forte somme, fournit équipages, officiers et na vires : 6.000 marins, 500 soldats, sept vaisseaux, quatre frégates, une corvette, deux galiotes à bombes, une flûte, renonce à toute part des prises, impose seulement à l'escadre un commissaire de son choix (pour surveiller ces Malouins excités par l'appât du gain). 

6 fevrier,louis xvi,insurgents,independance americaine,franklin,vergennes,turgot,bainville,la fayette,rousseau,rochambeau,camelots du roi,6 fevrier 1934Le 9 juin 1711, la petite flotte de Dugay-Trouin quitte La Rochelle. Le 12 septembre, elle se présente devant Rio. Les Anglais n'ont pu l'intercepter à l'aller; ils ne le pourront pas davantage lors du voyage de retour, commencé le 13 novembre, achevé à Brest le 6 février suivant. Les Français détruisent quatre vaisseaux de ligne, deux frégates, soixante navires marchands. Ils ne perdent au retour que deux vaisseaux drossés par la tempête. Ils rapportent à Brest plus de mille et trois cent kilogrammes d'or, sans compter les 1.600.000 livres de la cargaison de deux navires revenus bien plus tard après un immense détour par "la mer du Sud". Pontchartrain (ci contre) chipotera à propos de détails, comme avait fait son père avec Pointis après l'expédition de Carthagène (il est vrai que l'avarice administrative n'est point vice, mais respect des deniers de la collectivité nationale), ce qui ne l'empêche pas de féliciter Dugay-Trouin : "Je me réjouis pour vous et pour la marine, à qui cette entreprise fit beaucoup d'honneur." La nouvelle de l'heureux succès de l'affaire de Rio fait "un sensible plaisir à Sa Majesté". La réussite de l'escadre malouine et royale impressionne les Anglais. Sans elle, peut-être n'eussent-ils pas signé si aisément la suspension d'armes du 17 juillet 1712..."

 

 

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1778 : Traité d'alliance entre Louis XVI et les Insurgents américains

 

Benjamin Franklin lui-même, a fait le voyage exprès pour venir plaider leur cause à Versailles (voir l'Ephéméride du 31 décembre)...

Si l'opinion publique était très largement acquise aux Insurgents, dans le gouvernement, par contre, l'opposition était complète et radicale entre deux camps: les uns, autour de Vergennes, souhaitaient profiter d'une occasion unique pour rabaisser l'Angleterre; tandis que les autres, autour de Turgot (ci dessous), ne voulaient qu'une chose : éviter toute aventure, afin d'assainir les finances et faire les réformes indispensables.

 

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Jacques Bainville, comme d'habitude, éclaire cette période dans son Histoire de France (Chapitre XV, Louis XVI et la naissance de la Révolution) :  

"...En 1776, un évènement considérable venait de se produire : les colonies anglaises de l'Amérique du Nord s'étaient insurgées. C'était pour la France l'occasion d'effacer les conséquences du traité de Paris, de s'affranchir et d'affranchir l'Europe des "tyrans de la mer".

Cette occasion pouvait-elle être perdue ? À cet égard, les pensées qui divisaient le gouvernement français divisent encore les historiens selon le point de vue auquel ils se placent. L'historien des finances juge que cette guerre a été funeste, parce qu'elle a en effet coûté un milliard cinq cents millions ou deux milliards et, comme Turgot l'avait annoncé, précipité la banqueroute. L'historien politique estime que le résultat à atteindre valait plus que ce risque. Ce fut l'avis de Vergennes et c'est parce qu'il l'emporta que Turgot préféra se retirer...

...L'engouement du public pour la cause de l'indépendance américaine aida Necker à placer ses emprunts et Vergennes à réaliser ses projets. L'Amérique, en se soulevant contre l'Angleterre, faisait écho à l'idée de liberté que le dix-huitième siècle avait répandue. Le "bonhomme Franklin", au fond un assez faux bonhomme, qui vint à Paris plaider pour son pays, sut flatter la sensibilité à la mode et fut reçu comme un personnage de Jean-Jacques Rousseau. Cet enthousiasme se traduisait par le départ, sur lequel le gouvernement ferma les yeux, de La Fayette et de ses volontaires. Un peu plus tard, la France envoya, en Amérique, avec de nombreux subsides, des troupes régulières sous Rochambeau. Il n'est pas douteux que, sans notre concours militaire et pécuniaire, les insurgés américains eussent été écrasés..."

 VERGENNES.JPGCharles Gravier, Comte de Vergennes


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1934 : Manifestation antiparlementaire

 

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La Une de L'Action française du mardi 6 février 34 

 

La manifestation se terminera par de violents incidents, sur la Place de la Concorde, entre des Ligues Patriotes, les Camelots du roi (ci dessous) et des anciens combattants, d'une part, les forces de l’ordre, d'autre part : bilan, 16 morts, 2.300 blessés.

Fusillé le 6 février 1945, au Fort de Montrouge, par une sinistre Epuration qui ne fut rien d'autre qu'une vulgaire "re-Terreur" (pour reprendre l'expression de Léon Daudet), c'est à eux que pensera Brasillach, dans les derniers jours de sa vie :

 

          "Les derniers coups de feu continuent de briller 

Dans le jour indistinct où sont tombés les nôtres. 

Sur onze ans de retard, serai-je donc des vôtres ? 

Je pense à vous ce soir, ô morts de Février."

 

 

Du même Brasillach,  ce court extrait d'un roman inachevé, Les captifs :

brasillach_6234.pdf 

 

         

Qu'on l'admire - en nourrissant des regrets perpétuels sur son échec - ou qu'on le voue aux gémonies, "le 6 février" 1934 est devenu comme une sorte de mythe, dans l'imaginaire politique collectif français. A ce titre, cet évènement demande quelques explications, et une mise en perspective historique, afin d'avoir une vision juste des choses, loin du folklore ou des malentendus; ce que permet la limpide "explication" de l'échec du 6 février par Maurice Pujo; et ce qui ramène à la problématique centrale et fondamentale de l'Action française, depuis sa création...

 

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Si l'origine immédiate du "6 février" fut l'Affaire Stavisky - qui débuta en décembre 1933 : ci dessus, la Une de L'Action française du 9 janvier 34... : voir l'Ephéméride du 8 janvier - son origine lointaine était, bien évidemment, la "conspiration à ciel ouvert" que représenta l'Action française, dès que Maurras eût transformé ce tout jeune groupe en un mouvement royaliste, dont le but affiché était d'abattre la République et de ré-instaurer la Royauté.

S'il y a bien une chose que Maurras a voulu ardemment - et toute l'Action française avec lui - c'est bien cette ré-instauration de la Royauté, a laquelle il consacra toute sa vie, jusqu'à l'extrême fin de celle-ci, d'une grandeur qui touche au sublime dans son ignominie : Pierre Boutang en témoigne...

Mais, malheureusement, aussi bien avant la première Guerre qu'après, le sort lui fut contraire, et il ne lui fut pas donné de voir son combat aboutir, le combat de toute une vie...

6 fevrier,louis xvi,insurgents,independance americaine,franklin,vergennes,turgot,bainville,la fayette,rousseau,rochambeau,camelots du roi,6 fevrier 1934Au début, Maurras et toute l'Action française, mais aussi tous les esprits lucides de l'époque (les toutes dernières années du XIXème siècle et les premières du XXème) savaient très bien que la guerre avec l'Allemagne menaçait, et qu'il fallait donc "faire le Roi" avant cette guerre, pour, justement, l'éviter (ci contre Philippe VIII, qui aurait été "ce roi", "le grand roi qui a manqué à la France", comme l'écrivit Maurars, le jour où il mourut...) : les Allemands nous avaient écrasé en 1870, en nous arrachant l'Alsace-Lorraine, mais ils constataient avec inquiétude que la France se relevait bien vite - trop vite, à leur gré... - de cette cuisante défaite, et l'entourage de l'empereur d'Allemagne, et l'empereur Guillaume II lui-même, voulaient "finir le travail", en anéantissant définitivement la France : ce n'était un secret pour personne. D'où la politique agressive de l'Allemagne vis-à-vis de la France, qui aboutit au renvoi de Delcassé, un bon ministre qui, prévoyant la guerre, chercha par tous les moyens - pour la guerre qui venait - les alliés qui avaient manqué à la France dans la guerre précédente, en 1870.

La République renvoya Delacassé, suite à l'intimidation allemande : de ce moment-là, explique Bainville, date la décision de l'empereur de nous déclarer la guerre - ce qu'il fera en 1914 - puisque, voyant le Pays légal français céder devant ses menaces, il fut persuadé que tout lui était possible et permis...

On sait comment finirent les choses, il ne fut pas possible de "faire le Roi" et l'Action française fut prise dans la tenaille de l'Union sacrée, d'où elle sortit auréolée d'un grand prestige, mais décimée, et d'où, surtout, la République sortit définitivement consolidée (dans notre Album Maîtres et témoins (III) : Léon Daudet, voir les dix photos consacrées à cette période, à partir de "L'AF cherche à empêcher "la guerre qui vient" (I)" et les neuf suivantes...)

6 fevrier,louis xvi,insurgents,independance americaine,franklin,vergennes,turgot,bainville,la fayette,rousseau,rochambeau,camelots du roi,6 fevrier 1934Après la Victoire, l'Action française fit, de nouveau, tout ce qu'elle pût pour renverser "le Régime". Mais les temps avaient changé. Si, avant la Grande Guerre - en sus de la résistance acharnée du Pays légal républicain à l'entreprise de renversement du Régime - l'ennemi principal était extérieur et allemand (ci contre Guillaume II, qui nous déclara la guerre en 14), après la guerre, et suite à la révolution bolchévique de 1917, l'illusion religieuse et quasi mystique de la croyance en la Révolution allait connaître un développement fulgurant, entraînant l'adhésion de millions de gens à travers le monde, et aussi, bien sûr, en France : ainsi, le 6 février déclencha, par réaction, d'immenses manifestations de gauche, bien plus puissantes - en nombre de participants - que celles des Ligues patriotes, avant et jusqu'au 6 février, et ces immenses manifestations aboutirent au Front Populaire, et à son triomphe électoral, hélas.

6 fevrier,louis xvi,insurgents,independance americaine,franklin,vergennes,turgot,bainville,la fayette,rousseau,rochambeau,camelots du roi,6 fevrier 1934Par ailleurs, un autre point majeur est à prendre en considération : si l'Action française voulait effectivement renverser "le Régime", telle n'était pas la volonté de toutes les Ligues, et notamment des Croix de Feu, du colonel de la Roque, qui, le soir du 6 février, au lieu de rejoindre l'Action française, donnèrent un ordre de dispersion (voir le secret du chef.jpg)...

Si l'on ajoute, donc, ces deux éléments : l'importance numérique considérable des Français acquis à la mystique révolutionnaire - alors en plein essor - et la "non-union"; sur le fond, sur les buts à atteindre, de ce que l'on regroupe trop facilement sous le vocable de "Ligues patriotes", on comprend bien, rétroactivement, que le coup de force, ce jour-là, 6 février 1934, était impossible...  

 

Voici trois documents sur "le 6 février" :

 

1. le premier est totalement neutre : 

 

http://www.dailymotion.com/video/x4434h_6-fevrier-1934-dispositif-policier

 

 

2. une bande annonce nous prévient, pour le second, qu'il s'agit d'images fournies en 1944 - pour le dixième anniversaire - par les autorités nazies et vichystes :

 

http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/AFE86002473/anniversaire-du-6-fevrier-1934.fr.html

 

 

3. le troisième est présenté par Alexandre Adler, partant de l'interrogation Le fascisme pouvait-il gagner ?.... (on se contentera juste de dédier à Alexandre Adler, qui, manifestement ne connaît pas la position de l'Action française sur le fascisme, la photo suivante, tirée de notre album Daudet"Sur - et contre - le fascisme italien") :

 

http://lewebpedagogique.com/histoiregeographieidf1/ressources-3eme/document-audio-ou-video/le-6-fevrier-1934/

          

camelotsduroi-6-2-34.jpg
 Deux photos des Camelots du Roi...
 
6fev34.jpg
 
 
            ...et les deux Unes - évidemment contradictoires - de l'Action française et du Populaire, du lendemain, 7 février :
 
 
ACTION FRANCAISE 7 FEVRIER 34.jpg
 
 
 
ACTION FRANCAISE LE POPULAIRE IDEM.jpg
 
 
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1981 : Mort de Marthe Robin
 
 
Elle est la fondatrice, avec l'abbé Finet, des Foyers de charité.

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Plus de 78 "Foyers de charité" dans le monde...

http://www.foyer-de-charite.com/fr/marthe-robin.html

 

 

Au Père Yannick Bonnet, qui lui parlait de la situation de la France, en avril 1973, Marthe Robin déclara : « Ce n'est rien à côté de ce qui va arriver. Vous n'imaginez pas jusqu'où l'on descendra ! Mais le renouveau sera extraordinaire, comme une balle qui rebondit ! Non, cela rebondira beaucoup plus vite et beaucoup plus haut qu'une balle ! »


Et, au Père Finet : « La France tombera très bas, plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil et des mauvais chefs qu'elle se sera choisis. Elle aura le nez dans la poussière. Alors elle criera vers Dieu, et c'est la Sainte Vierge qui viendra la sauver. Elle retrouvera sa mission de fille aînée de l'Eglise et enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier. »

 

 

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Commentaires

  • on peut effectivement se demander si la France avait intérêt à s'allier aux Insurgents américains; cela lui a coûté trés cher et elle n'en a rien retiré, même pas la récupération du Canada, dont les habitants français étaient d'ailleurs les ennemis héréditaires des colons insurgés d'origine anglaise, sinon une reconnaissance trés mesurée des Etats-Unis et la satisfaction toute morale d'avoir enfin battu l'Angleterre

  • « Pour nous, nous n’avons pas à renier le 6 février. Chaque année nous allons porter des violettes place de la Concorde, devant cette fontaine devenue cénotaphe (un cénotaphe de plus en plus vide), en souvenir des vingt-deux morts. Chaque année la foule diminue, parce que les patriotes français sont oublieux par nature. Seuls les révolutionnaires ont compris le sens des mythes et des cérémonies. Mais si le 6 fut un mauvais complot, ce fut une instinctive et magnifique révolte, ce fut une nuit de sacrifice, qui reste dans notre souvenir avec son odeur, son vent froid, ses pâles figures courantes, ses groupes humains au bord des trottoirs, son espérance invincible d’une Révolution nationale, la naissance exacte du nationalisme social de notre pays. Qu’importe si, plus tard, tout a été exploité, par la droite et par la gauche, de ce feu brûlant, de ces morts qui ont été purs. On n’empêchera pas ce qui a été d’avoir été. »


    Robert Brasillach : « Notre avant-guerre »

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