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Les comptes de Villiers-le-Bel après les violences de novembre 2007

          Ne vaut-il pas mieux, parfois, laisser parler les autres? Surtout quand cela vient du "Monde", peu suspect d'alignement sur nos thèses...? Mettra-t-on en doute les faits suivants, rapportés par Olivier Zanetta, qui les dénonce dans son article du cinq janvier? Nous allons parler bientôt du énième "plan banlieue", en disant pourquoi, à notre avis, ce plan ne marchera pas plus et pas mieux que les autres (ce dont, d'ailleurs, nous ne nous réjouissons pas...). Laissons d'abord "Le Monde" dresser en quelque sorte l'état des lieux, dans l'une de ces véritables bombes à retardement follement crées par la république, et qui se comptent maintenant par centaines en France. Ça promet...

          Deux mois après les violences à Villiers-le-Bel, la chambre de commerce et d'industrie de Versailles Val-d'Oise-Yvelines (CCIV) a fait ses comptes. De la vitrine brisée au bâtiment incendié, les dégâts s'élèvent à 2 millions d'euros pour 49 commerçants, dont 1,5 million d'euros pour une seule entreprise, un concessionnaire automobile. "A ce chiffre peut s'ajouter la perte de chiffre d'affaires qui est importante à la fois à cause des fermetures ponctuelles de novembre et également en raison de la baisse de fréquentation des commerces en fin d'année", indiquent les services de la CCIV.
          Au lendemain des émeutes de novembre 2007, la chambre de commerce et le conseil général ont débloqué 100 000 euros d'avance de trésorerie afin de permettre aux commerçants de redémarrer leurs activités. Depuis, ils tentent de relever la tête tant bien que mal. "Tous ceux que nous avons rencontrés n'ont pas fermé leurs portes, mais on n'est pas sûr que cela n'interviendra pas dans les mois qui viennent", s'inquiète Evelyne Pelletier, en charge du pôle managers de ville à la CCIV Val-d'Oise-Yvelines, qui a déployé ses équipes sur le terrain. Objectif : redynamiser le commerce de proximité pour convaincre les clients les plus réticents de revenir dans les boutiques.
          "Depuis ces événements, une majorité de commerçants nous ont indiqué connaître des pertes de fréquentation. Un sentiment d'insécurité demeure, constate Estelle Nanayakkara, manager de ville à Villiers-le-Bel. Certains habitants évitent le quartier. Ils flânent moins après 18 heures." Son collègue Abdelilah Taoufik estime que le problème "c'est l'image de Villiers-le-Bel, il y a eu dénigrement de cette ville". Yves, le coiffeur de la rue Gounod considère, lui, que "ça va nettement mieux". Sa clientèle est revenue "sauf celle qui venait de loin". Ce commerçant installé depuis trente ans sur la commune ne croit pas au seul sentiment d'insécurité : "Le problème, c'est que l'on a perdu la locomotive du quartier, le petit supermarché alimentaire. Il va falloir attendre sa réouverture."
          Vincent Pétillon, qui a vu sa concession automobile partir en fumée, se pose encore des questions sur son avenir à Villiers-le-Bel : "On a pris la décision de reconstruire. On va rebondir, mais où géographiquement, on ne sait pas encore." Pour cet entrepreneur, les difficultés sont apparues là où il ne les attendait pas. "Sur les 4 millions qu'il va toucher de son assurance, l'État va lui réclamer 27 à 33 %. Il va devoir sortir un million de sa poche et il ne les a pas. Si la chambre de commerce, l'État, la région et le département ne viennent pas en aide à cette concession, elle ne verra jamais le jour et c'est catastrophique pour l'image de Villiers-le-Bel", dénonce Gilbert Tchivitdji, le président de la délégation Val-d'Oise de la chambre de commerce. L'élu consulaire, créateur d'une société dans ce secteur, réunissait hier les commerçants pour dresser un premier bilan des aides distribués. En deux mois, 12 % des entreprises touchées ont été aidées.

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