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LAFAUTEAROUSSEAU - Page 1580

  • Excellent Dominique Jamet, dans Boulevard Voltaire : « L'heure de Bergé »

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    Du fait que l’on a renfloué un journal, faut-il déduire que l’on en a acheté aussi les journalistes ? 

     

    Lorsque nous mettons en cause, ici, le Système et non plus seulement la République, l'Etat lui-même et les Institutions de la République en tant que telles, l'on voit bien dans le cas de Pierre Bergé, de quoi nous parlons, quelle nuance et même quelle extension nous introduisons. Dans la République, Pierre Bergé n'existe pas. Il n'est rien. Dans le Système, les médias, le jeu des partis qu'il finance, son influence est considérable. Indirecte mais considérable comme Dominique Jamet le souligne fort bien dans cet article. Il participe, il soutient, il inspire le grand mouvement de déconstruction, ou si l'on préfère de destruction, politique et sociétale qui conduit à défaire la France. Pour notre part, nous nous opposons au Système, République comprise mais non exclusivement.  Lafautearousseau.  

     

    3312863504.jpgEn divulguant, au terme d’une longue, minutieuse et difficile enquête, l’ancienneté et l’a1mpleur du système d’évasion fiscale organisé pendant des années par la puissante banque HSBC (Hong Kong & Shanghai Banking Corporation), en évaluant le montant, énorme, des sommes ainsi soustraites à l’impôt et en révélant avec leurs turpitudes les noms d’un certain nombre de fraudeurs notoires, monarques, capitaines d’industrie, vedettes de la politique, du sport ou du spectacle, les journalistes du Monde auraient-ils manqué à la déontologie, violé on ne sait quels principes, contrevenu à on ne sait quelle loi ? N’ont-ils pas au contraire bien mérité du journalisme d’investigation, mené à bien une enquête qui revenait normalement aux services compétents et n’auraient-ils pas droit à de chaleureuses félicitations pour avoir conjugué devoir d’information et sens civique ?

    Eh bien, ce n’est pas, mais alors pas du tout l’avis de M. Pierre Bergé. « Est-ce le rôle d’un journaliste », s’est-il demandé mardi soir sur RTL« de jeter en pâture le nom des gens ? C’et du populisme, c’est fait pour flatter les pires instincts… Ce n’est pas pour ça que je suis venu au secours du Monde. Ce n’est pas pour ça que je leur ai permis d’acquérir leur indépendance. Ce sont des méthodes que je réprouve… La délation, c’est la délation. »

    M. Pierre Bergé n’est pas n’importe qui. Ni en général ni, encore moins, dans le cas particulier du Monde. Il est exact que sans lui et sans ses deux acolytes, le banquier Matthieu Pigasse et le PDG de Free, Xavier Niel, venus tels des rois mages déposer de la myrrhe, de l’encens, et surtout de l’or au chevet du journal en proie à de très sérieuses difficultés financières, on ne sait trop ce qu’il serait advenu du prestigieux quotidien du soir.

    Cela autorise-t-il celui qui n’est pas seulement l’un des actionnaires principaux mais le président du Conseil de surveillance du Monde à s’immiscer dans la marche de « son » journal, à juger publiquement, à humilier et à condamner comme il l’a déjà fait à plusieurs reprises tel ou tel de ses rédacteurs ? Coutumier des foucades et des algarades, de caractère impulsif et de tempérament autoritaire, M. Bergé n’hésite pas à violer une charte qu’il a pourtant signée et qui interdit expressément toute intrusion dans le contenu éditorial d’actionnaires qui n’ont le droit que de définir la stratégie globale de l’entreprise. C’est ce que lui a d’ailleurs rappelé la Société des rédacteurs du Monde.

    On voit bien ce qu’a de malsain et d’irréaliste ce partage théorique des droits, des responsabilités et des devoirs entre ceux qui, portant haut la bannière de la liberté d’expression, ne sont cependant que des salariés, et celui ou ceux qui, même s’ils ont été contraints de concéder des garanties à la rédaction, ne tendent pas moins à se considérer et à se conduire comme des patrons de plein exercice. Mais du fait que l’on a renfloué, financé ou acquis une station de radio, une chaîne de télévision ou un journal, faut-il déduire que l’on en a acheté aussi les journalistes ?

    MM. Dassault, Bouygues, Lagardère, Arnault, Bergé, Niel, Pigasse, Drahi, Pinault et « leurs » salariés répondent chacun à leur manière à cette question élémentaire et si rarement abordée dans leurs colonnes ou sur leurs antennes. Ce n’est évidemment pas seulement pour en faire état sur leur carte de visite, moins encore par idéalisme ou par altruisme, et pas davantage dans la louable intention de sauvegarder leur indépendance que des industriels de l’aéronautique, du BTP, de l’automobile, du luxe, de la couture, de la banque ou du numérique investissent si volontiers dans les médias, mais à la fois pour le prestige, comme jadis on entretenait une danseuse et pour disposer d’un levier d’influence. Rien d’étonnant si le public confond dans une même suspicion et dans un même mépris une classe politique et une classe médiatique qui sont si visiblement et si étroitement dépendantes du monde de l’argent. Une presse ne peut être réellement libre que si elle est financièrement indépendante et, en France, ce n’est pas le cas. 1

    Au fait, pourquoi M. Bergé, dans cette affaire, prend-il si impétueusement le parti des fraudeurs contre les investigateurs et de la censure contre l’information ? Une telle violence incite à tout imaginer, même ce qui n’est pas forcément vrai. Ce serait, en tout cas, un joli sujet d’enquête. Pour Le Monde

    * À lire absolument : Ils ont acheté la presse (Pour comprendre enfin pourquoi elle se tait, étouffe ou encense) de Benjamin Dormann.

    Journaliste et écrivain. Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais. Co-fondateur de Boulevard Voltaire, il en est le Directeur de la Publication.

  • Qu'est-ce que « le Système » ? Retour sur quelques définitions

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    La question – évidemment importante - nous a été posée dans les commentaires : " Le Système " et sa contestation sont à l'ordre du jour. S'agit-il là d'une tendance lourde ? (…) Il est temps d'éclairer les uns et les autres sur ce que nous nommons " le système ". (…) Pour lutter contre le Système, (…) encore faut-il le définir avec plus de précisions et en dessiner finement le contour. Mais la réponse ne va pas de soi. Même si, aujourd'hui, la contestation du système se généralise massivement et si on ne peut donc pas nier que le terme soit "ressenti".

     

    Par définition, un « système », bien qu’il constitue une unité active, est chose complexe, composite. Il n’est donc pas si simple de le définir. Hasardons néanmoins quelques réflexions qui, si elles n’épuisent pas le sujet, contribueront à y mettre un début d’ordre et de clarté.

     

    Qu’est-ce qu’un système ? Classiquement, les dictionnaires en donnent une définition de ce type : « Un système est un ensemble d'éléments interagissant entre eux et se définit par : ses éléments constitutifs ; les interactions entre ces derniers ; sa limite ». Voilà qui correspond bien à notre sujet.

     

    Notons que (sans-doute dans les années 1920) Léon Daudet – que nous citons souvent – dit son opposition au Régime, celle de l’Action française, alors qu’aujourd’hui nous avons plutôt tendance - par delà Droite et Gauche - à pointer le Système, le second incluant et subordonnant de plus en plus le premier. Tendance lourde ? Sans doute.

     

    Lorsque Daudet dit son opposition au Régime, il s’agit évidemment de la République, en l’occurrence de la IIIème. Aujourd’hui comme hier, la Constitution définit les Institutions de la République : la Présidence de la République ; le Gouvernement ; le Parlement, Assemblée Nationale et Sénat ; les Partis politiques qui, de fait, les composent et dont la Constitution consacre le rôle ; le Conseil Constitutionnel … Etc. Tel est notre Régime politique. Mais l’on « ressent » bien que le Système avec lequel, selon la définition des dictionnaires, le Régime interagit - dont il est l’un des éléments, théoriquement le premier - est un ensemble qui s’étend bien au-delà des Institutions politiques proprement dites et se compose d’autres éléments, devenus, somme toute, souvent tout aussi déterminants. Dans l’écart entre ces deux termes (Régime et Système) se trouve sans doute la réponse à la question que nous nous posons.       

     

    Par delà les Institutions de la République proprement dites et leurs différents moyens d’action, les autres éléments constitutifs du Système – en interaction permanente avec les Institutions aussi bien qu’entre eux - sont assez aisément discernables. Pour être brefs, nous nous bornerons, sans les analyser en détails, à les désigner :

     

    = Une pensée dominante (le Politiquement correct, la Bien-pensance, les sempiternelles et indéfinies valeurs de la République ...) qui, malgré un certain nombre d’oppositions et de réactions, est très généralement partagée par l’ensemble des composantes du Système ; elle a valeur politique, sociétale, morale, voire religieuse. Rien à voir avec l’une de ces grandes pensées politiques, dont Edgar Morin déplore la disparition. Il s’agit d’un ensemble d’opinions.

     

    = Les moyens de communication et d’information, notamment audiovisuels, et la grande presse, largement peuplés de journalistes et de managers en grande majorité pénétrés de la doxa que nous avons évoquée précédemment et spontanément appliqués à la diffuser, l’imposer à tous, la ressasser incessamment comme croyances et morale obligées. A noter que cette profession n’est pas loin de constituer, ne serait-ce que du simple point de vue des rémunérations, une communauté de privilégiés. A noter, aussi, les nombreux couplages existant entre le monde politique et celui des médias.

     

    = Le monde clos des financiers, propriétaires, soutiens et utilisateurs des moyens de communication en question (chaînes de télévision, grands titres de la presse écrite, etc.). Ils les achètent ou ils les vendent. Ils payent leurs factures et assurent leurs fins de mois.       

     

    = Ce que l’on nomme de plus en plus, comme s’agissant d’un tout homogène et mono-orienté, les Associations, à peu près comme l’on dit les Institutions (!). N’ont d’influence et d’interaction avec les autres éléments du Système que les associations conformes à la doxa commune, quelle que soit leur importance réelle. (Aucune chance pour la Manif pour tous d’exercer une influence sur le Régime ou sur le Système).  

     

    = L’Etat, en France, s’en étant attribué la responsabilité et le contrôle, l’Education Nationale  est, à l’évidence, une autre composante essentielle du Système. Monopolisée par une caste de faiseurs de programmes et de pédagogistes - qui se renouvellent, d’ailleurs par cooptation - elle a de moins en moins pour mission la transmission des savoirs, comme l’atteste la dégringolade des niveaux scolaires. Il s’agit bien davantage de former la jeunesse de notre pays aux dogmes et comportements qu’implique la doxa commune, cette Religion républicaine qui, selon Vincent Peillon, doit remplacer les anciennes religions et façonner le citoyen nouveau. L’introduction de la théorie du Genre à l’école, qui implique la négation des sexes, montre que cette Religion nouvelle admet les lubies les plus extrêmes.     

     

    Si l’on ajoute aux composantes du système, les appareils syndicaux et, malgré leur faible représentativité, leurs cohortes d’apparatchiks, largement intégrés à la classe des bureaucrates de l’Administration ou, même, des grandes entreprises, un certain monde de la culture et des arts ou prétendus tels, l’on comprend que cette imposante conjonction de moyens, d’hommes, de structures et d’argent, puisse exercer sur l’ensemble du peuple français une sorte de totalitarisme mou et qu'il soit, bel et bien, largement ressenti comme tel.

     

    Chacune des composantes du Système énumérées ci-dessus mériterait une étude spécifique qui, ici, nous mènerait trop loin. Toutes nous semblent concourir à un même résultat : celui de la déconstruction.

     

    Il n’est pas forcément mauvais qu’un peuple, une nation, un Etat soient régis par un Système quasi unanimement reconnu et respecté, sous réserve qu’il n’étouffe ni les libertés, ni les différences légitimes. L’erreur du nôtre, sa spécificité, est qu’il vise la déconstruction : déconstruction nationale, déconstruction sociétale, déconstruction culturelle, déconstruction anthropologique.

     

    Nous n’avons pas épuisé ce (trop) vaste sujet. Les réalités multiformes du quotidien nous y ramèneront immanquablement.  

    Lafautearousseau

     

  • Le dogme intangible, par Hilaire de Crémiers

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    H D C - Copie.jpgCe à quoi le peuple français assiste est tellement inepte et sordide que la seule espérance est de voir venir d’ailleurs que du milieu médiatico-politique une solution qui sera celle de l’honneur. 

    Quel retournement ! La République agressée triomphe ; elle suscite, elle reconstitue « l’unité nationale » derrière son président et son gouvernement. « Ouf » de soulagement, délire de joie dans la classe politico-médiatique : tout est sauvé. Tel est le récit épique qui, repris à longueur de journée, doit à la fois enthousiasmer et rassurer le peuple, ce peuple enfin revenu – pense-t-on – dans le giron de la démocratie idéale à la française que seuls savent diriger comme il convient les partis républicains, ceux qui sont en place et qui tiennent encore et, espèrent-ils, tiendront toujours l’appareil d’État et donc le pouvoir. 

    Des morts utiles 

    Au fond, c’est pour eux une victoire. Ils l’ont annoncée comme telle. Aux intonations émues de leurs voix, à leur air satisfait, presque rieur quand l’instant ne requiert pas la gravité d’usage, il n’est pas douteux que les hiérarques de la République n’en reviennent pas d’un tel coup du destin, à croire que la Providence est républicaine. N’a-t-il pas été possible d’organiser une grande « marche républicaine » et mondiale qui a relégué dans l’oubli « la Manif pour tous », et là pas de querelle de chiffres, les Français amis de l’ordre se rangeant de bon gré sous la bannière de l’unité. 

    Ainsi les morts de Charlie Hebdo ne sont pas morts pour rien. Leur sang a été fécond ; il a redonné vie aux politiciens moribonds des partis aux abois. La cote de popularité d’Hollande s’effondrait au-dessous du ridicule ; la voilà ragaillardie, au moins pour un temps. L’événement s’est fêté comme si l’homme était ressuscité après sa descente aux enfers. 

    Aussi les morts de Charlie sont-ils élevés au rang de « témoins », en bon grec de « martyrs », sur l’autel de la République. Ces mots ont été employés et par le président lui-même avec toute la dévotion obligée, et les phrases qui les enveloppaient comme de linceuls sacrés, s’enroulaient en plis d’une solennelle piété. Là est le modèle, le type exemplaire, le cœur sacré de la République. Tout le monde n’a plus qu’à être Charlie, la France est Charlie, le moindre des Français doit être Charlie. Les morts d’à côté de l’affaire, les policiers de simple service, les braves gardes du corps, les malheureux Juifs du marché casher de Vincennes ne sont, eux, que des dégâts collatéraux. Ils n’ont pas rang de martyrs parce qu’ils ne sont pas morts pour leur foi républicaine. Comme ceux de Charlie. Nos hommes de pouvoir qui sont tous sortis de bons collèges et d’excellentes familles connaissent le sens et la nuance des mots. Certes, sur la mémoire des pauvres gens, Hollande a versé une larme et quand on sait la sobriété de ses sentiments, on ne peut que constater qu’il a fait son devoir. 

    C’est d’ailleurs, un cri unanime : l’homme a été à la hauteur, et quelle hauteur ! La presse en a entonné un « felix culpa » d’un nouveau style, cette « heureuse faute » qui a permis la révélation insoupçonnée : Hollande, oui Hollande, salué comme le chef charismatique, le souverain prêtre de la seule religion autorisée et proclamée en France, la religion de la République, les autres n’étant que tolérées, et encore si elles font allégeance, surtout la chrétienne. Le mot « laïcité » recouvrira ce sens religieux qui lui est consubstantiel, c’est ainsi qu’il sera entendu désormais : la République est la religion au-dessus de toutes les religions, celle que tous doivent d’abord révérer. Là est le salut. C’est ainsi qu’est détourné le sens des mots les plus clairs. 

    Mais des morts sans cause 

    Les discours gouvernementaux, d’ailleurs, ont voulu indiquer aux Français qui auraient pu s’y tromper, où résidait la faute. Il a été spécifié que l’erreur ne saurait se chercher dans une immigration incontrôlable et incontrôlée, dans un islam et un islamisme non surveillé, dans le désastre social des banlieues. L’énergique lucidité, selon les communiqués officiels, de l’autre grand-prêtre, Valls, est capable, sans doute, de dénoncer « l’apartheid » des quartiers, mais cette situation, il l’a précisé, ne peut tenir à des causes bassement pratiques de nature politique (voir notre dossier). Non, la vue des hiérarques vise plus haut. Point n’est besoin de s’attarder sur ce qui n’est qualifié que de « failles » par le même Premier ministre : des tueurs, multirécidivistes connus de la justice et des services de police, arrêtés, toujours relâchés selon les  prescriptions mêmes du ministre de la Justice, armés par l’islamisme radical au su et au vu de tous dans le cadre d’une délinquance organisée et, pour ainsi dire, couverte, tout ce qui fait le quotidien des cités, de notre société, telle que l’ont voulue, programmée nos hommes politiques et qui donc pourraient être considérés comme responsables. Que nenni ! Erreur : c’est tout l’inverse. 

    Entendez bien leur langage : l’unique cause des événements malheureux se résume en ce que la République n’est pas assez prêchée. Oui, prêchée et imposée. D’où des décisions vigoureuses : un millier de commissaires seront chargés de cette tâche d’endoctrinement auprès de la jeunesse ; et toute personne dotée d’autorité, tout professeur devra passer un examen catéchétique d’authentification de sa foi en la République. Tous les Français, quelle que soit leur origine, devront être marqués de son signe, avouer sa domination, reconnaître son incontestable supériorité, adorer son irréfragable puissance comme d’une divinité. Après sa représentation en « femen », sans doute ne reste-t-il plus qu’à la figurer assise sur la fameuse Bête écarlate aux titres blasphématoires et enivrant le monde de sa coupe de prostitution. Telle elle est, en effet. 

    Car quelle est donc la religion de la République, s’il vous plaît ? Eh bien, celle de Charlie ! Elle tient toute en un dogme qui est aussi un droit, absolu en lui-même : le droit de blasphémer, de conchier toutes les religions, toutes les croyances, mais d’abord et fondamentalement la chrétienne, tous les êtres quels qu’ils soient sans aucune acception de personne, le droit de s’amuser à sodomiser – en dessins mais indéfiniment répétitifs d’une insondable vulgarité, c’est le suprême de leur éthique et le sublime de leur esthétique – tout ce qu’il y a de plus sacré sur terre et dans le ciel. 

    Avec ce corollaire, aussi absolu que le principe : qu’il est interdit de les blasphémer et de les conchier, eux, parce qu’ils sont, dans leur conchiement, infaillibles et impeccables et que c’est ça la liberté républicaine. Tel est le nouveau dogme. Et l’on veut forcer les peuples à y adhérer ? Et ce serait le plus grand titre de gloire de la France ? 

    Il paraît que c’est la condition de la paix sociale. Ça reste à voir car, dès maintenant, des foules musulmanes fanatisées en Afrique et en Orient, à cause de Charlie, tuent les chrétiens, brûlent les églises… Demain en France ? Mais nos responsables politiques s’en moquent comme d’une guigne ; leur dogme à eux, c’est leur réélection. Le dogme républicain ne leur sert que de prétexte.

    Politique magazine

  • De la langue française à la langue François : pourquoi François Hollande massacre la langue française ...

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    Professeur des universités, Stéphane Ratti s'interroge sur le sens politique de la pauvreté du langage présidentiel. 


    Son dernier ouvrage, « Polémiques entre païens et chrétiens », est paru en 2012 aux éditions Les Belles Lettres.


    Pourquoi François Hollande s'acharne-t-il à massacrer ainsi la langue française dans toutes ses interventions? Plusieurs analystes se sont à juste titre posé la question après avoir, avec précision, analysé quelques-unes des monstruosités syntaxiques présidentielles à l'occasion de sa dernière conférence de presse.

    Quatre explications peuvent être apportées.

    François Hollande parle mal pour «faire peuple» est la première qui vient immédiatement à l'esprit.

    ‘est d'abord la syntaxe en effet qui pèche le plus chez lui. La syntaxe, c'est, expliquait Dumarsais, le grand grammairien et philosophe du XVIIIe siècle, «ce qui fait en chaque langue que les mots excitent le sens que l'on veut faire naître dans l'esprit de ceux qui savent la langue». Dans le discours du président, on a ainsi repéré (je mets entre parenthèses le nom savant de ce qui, ailleurs, chez les bons auteurs, s'appelle une figure de style) des ruptures de constructions (anacoluthes), des interruptions subites ou des réticences diverses (aposiopèses), des raccourcis enfin qui confinent à l'obscurité (brachylogie)… Or la syntaxe est l'art de lier ce qui sans la langue et l'intelligence demeure à l'état brut du chaos. De deux choses l'une: soit le président a une pensée chaotique, soit sa rhétorique, artificiellement fautive, mime un réel en désordre. Si la seconde hypothèse est la bonne, c'est-à-dire si l'on crédite le rhéteur de suffisamment d'astuce et de maîtrise, la fausse modestie de cette langue que l'on voudrait faire passer pour populaire (mais aucun peuple, nulle part, ne parle ainsi) serait la concrétisation d'une manipulation élaborée: «Je parle comme je suis (normal) et je vous parle comme je crois savoir que vous parlez (mal).» Remarquons que cette hypothèse est la plus flatteuse pour le président puisqu'elle le crédite linguistiquement d'une habileté supérieure, même si, politiquement, elle dénonce chez lui une vertu inférieure, la démagogie.

    FIGAROVOX - Stéphane Ratti

  • Les 20 albums, photos et textes, que lafautearousseau met à votre disposition

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    15. Racines (III) : Le vitrail du Miracle de Théophile  

     16. Racines (IV) : Versailles, le Palais-temple du soleil 

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    17. L'aventure France racontée par les Cartes 

    18. Fleur de lys, fleurs de lys

    19. Rire ou sourire un peu

    20. Racines chrétiennes, Jours solennels

  • La confiance ne se décrète pas, par Louis-Joseph Delanglade

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    Libre à chacun dapprécier ou pas la campagne daffichage de la mairie de Béziers (une affiche représentant un 7,65 semi-automatique avec ce commentaire : « Désormais, la police municipale a un nouvel ami. »). Pourtant, derrière les critiques adressées à M. Ménard, on perçoit comme lenvie de dénier aux « forces de lordre » la légitimité du droit de porter une arme dans un pays où le dernier des voyous dune « cité » quelconque est en mesure de se balader avec un fusil dassaut.   

    Les belles paroles et lemphase indignée de certains médias et politiciens cachent mal en effet leur dépit devant la réalité. Ainsi, dès le 11 janvier, Libération dénonce une campagne « tapageuse », dernière en date dune série de mesures toutes qualifiées de « polémiques »-  alors que la plupart relèvent du bon sens le plus élémentaire (par exemple linterdiction de battre ses tapis par les fenêtres en journée ou le couvre-feu temporaire pour les moins de treize ans). De même,  M. Placé, sénateur écologiste, dénonce une « idée [] stigmatisante ». Stigmatisante ? Pour qui ?  

     

    La palme à M. Cazeneuve, ministre de lIntérieur, qui déclare que « les meilleurs amis des policiers [sont] les citoyens respectueux des valeurs républicaines.» Outre que laffiche évoque un « nouvel » et non un « meilleur » ami, M. Cazeneuve semble ignorer que la France est loin d’être peuplée par des « citoyens respectueux ». Il devrait pourtant le savoir : deux jours plus tôt, dès leur arrivée à Marseille, lui-même et M. Valls ont été « salués » à coups de kalachnikov par des citoyens (sans doute des mal élevés) de La Castellane. 

     

    Quelques jours auparavant, M. Coulibaly agressait des militaires en faction devant le Consistoire israélite de Nice au nom de sa « haine de la France, de la police, des militaires et des juifs » - faisant ainsi écho aux propos tenus par Mme Boumediene, vraie-fausse veuve de son homonyme abattu le 9 janvier lors de lassaut de lhyper cacher de la Porte de Vincennes. Le déploiement de dix mille hommes sur lensemble du territoire laisse supposer que MM. Coulibaly et Mme Boumediene ne devraient pas être des cas isolés. Et que la raison commande de ne faire aucune confiance à ce genre dindividus. 

     

    Et cest peut-être bien la question de la confiance que pose cette affaire du port décomplexé dune arme par les membres de la police municipale de Béziers. Dans une chronique empreinte de regret (France Inter, 10 février), M. Legrand cite la fameuse phrase de Jaurès : « la République est un grand acte de confiance ». Paraphrasant les propos de M. Mitterrand, on pourrait répondre : limportant nest pas davoir confiance, cest de faire en sorte quon ne puisse pas vous tromper. 

  • La Semaine de MAGISTRO, une tribune d'information civique et politique

    1584417371_2.jpgDépassons les appareils et les discours dits de droite, dits de gauche ou d'ailleurs  ...  partageons les fondamentaux !

    MAGISTRO vous invite à lire : 
     
    Sophie de MENTHON   Chef d’entreprise, Présidente d'ETHIC, Membre du CESE   Pourquoi il faut défendre Valeurs Actuelles comme on a défendu Charlie Hebdo
    Philippe BILGER   Magistrat honoraire, président de l'Institut de la parole  Projet Justice
    Ivan RIOUFOL   Journaliste politique  La droite incohérente
    Eric ZEMMOUR   Journaliste politique, écrivain   FN : des succès en trompe-l'œil ?
    Maxime TANDONNET   Haut fonctionnaire   Pourquoi la suppression du Sénat serait une faute majeure
    Jacques BICHOT   Economiste, Professeur émérite à l'Université Lyon 3  La CSG peut être absorbée par l'impôt sur le revenu
    François JOURDIER   Officier, contre amiral   Pas d’OTAN en Ukraine 
    Denis TILLINAC   Ecrivain   Islamisme : le retour de l’Histoire 
                                                                                                    
    Transmettez, faites suivre ... 

  • Loisirs • Culture • Traditions ...

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  • Chantal Delsol - « Islamisation : la fatigue de l’Occident »

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    Cantal Delsol. Photo © Patrick Iafrate

    Valeurs d'avenir. Chantal Delsol est philosophe, membre de l’Institut. Pour elle, "la lassitude du chaos pousse vers l'ordre, fût-il tyrannique".

    Le roman de Michel Houellebecq, Soumission, est un roman. Enfin heureusement. Cela veut dire que cela pourrait ne pas arriver. Comme disait Berdiaev, la question n’est pas de se demander si les utopies peuvent se produire, mais plutôt d’empêcher qu’elles se produisent… tant elles sont terrifiantes.

    C’est un roman, rassurons-nous. Une fable. Mais si proche de nous. Si authentiquement possible…

    Car tout commence par un dilemme de vote face au Front national. Rien que de très habituel. La suite aussi. Tous les partis se liguent (cela s’appelle un front républicain, il suffit d’ouvrir les journaux ces temps-ci) pour empêcher le Front national d’obtenir le siège. Et comme d’habitude, ils sont prêts à faire voter pour n’importe quel âne, ou pour n’importe quel fou, afin que le FN ne parvienne pas au pouvoir. Ici, il s’agit d’un musulman, modéré dit-on, mais enfin qui ne cache même pas ses intentions dictatoriales. Tous les partis s’entendent et votent pour lui comme un seul homme.

    Evidemment, la première question qui se pose est celle de savoir pourquoi les Français préfèrent au FN un parti musulman qui va exclure toutes les femmes du monde du travail et en faire des épouses de harem, interdire les postes importants à qui n’est pas musulman, mettre en place des mesures moralisatrices qui devraient nous faire dresser les cheveux sur la tête, bref, instaurer un califat.

    Certainement, le FN, aussi chaotique et fruste soit-il, ne nous aurait pas entraînés dans de telles démesures. Alors, comment expliquer ce choix suicidaire ? L’un et l’autre de ces deux partis apparaissent comme réactionnaires. Mais le parti musulman est réactionnaire par retard historique, ce qu’on lui pardonne, tandis que le FN est réactionnaire par retour en arrière volontaire, ce qui traduit le cynisme — c’est le pire. Ainsi préfère-t-on la conversion obligatoire et généralisée à une religion moyenâgeuse plutôt que des discours sur les méfaits de l’immigration. C’est un roman, répétons-le : mais tellement réaliste.

    Et voici la suite, tout aussi édifiante : la description de la soumission. Le titre donné au roman, Soumission, est la traduction même d’islam. Les médias se sont bien gardés de rappeler que lorsque Israël signifie en langue vernaculaire “celui qui a été fort contre Dieu” (il s’agit de Jacob), islam, à l’inverse, signifie étymologiquement “soumission”.

    Et nous assistons dans le roman à la soumission, terriblement éloquente, de toute notre société soi-disant libre et libérée, démocrate et républicaine. Tout le monde abdique. Les femmes quittent leur emploi et entrent à plusieurs au service du même homme dans le cadre de la polygamie. Les hommes se convertissent à l’islam afin de pouvoir conserver leurs activités. Personne ne résiste ni ne discute. Tout se passe dans une sorte de brouillard feutré, celui même dans lequel baignait la société du Discours de la servitude volontaire de La Boétie.

    Ce qui sous-entend ceci : les grands discours sur la liberté démocratique représentaient des postures, des coups de menton avantageux mais sans sincérité. Les grands défenseurs de la liberté, drapés dans des capes et armés de manifestes, n’avaient rien d’autre que les capes et les manifestes — pour le reste, c’étaient des esclaves, des nouilles. Mais cela ne nous étonne pas. La société des bobos ne survit que dans l’artifice et s’effondre dès que survient la vérité.

    Quelque chose d’autre encore transparaît derrière ces lignes. Quelque chose de terrifiant. Il s’agit de la fatigue. On y sent concrètement, je dirais même à couper au couteau, la grande usure de l’Occident : la fatigue du vide, qui porte à courir vers n’importe quelle plénitude, fût-elle très amère et destructrice de liberté. La fatigue de l’athéisme, qui jette vers la première religion qui passe ; la fatigue du chaos, qui jette vers l’ordre, même tyrannique. L’existence humaine est si difficile, disait Simone Weil, si pleine de questions sans réponses, que lorsque apparaît l’idole nantie de certitudes, ils sont nombreux à venir se coucher à ses pieds.

    D’autant que l’idole verte apporte tous les avantages, toutes les réussites que la difficile liberté s’était vu refuser. La France, maintenue par les pétrodollars, n’a plus de problèmes financiers. L’Éducation nationale, qui envoie la plupart des enfants en apprentissage dès le début du secondaire, se porte bien. Devenu forte puissance européenne, le pays est en passe de prendre les rênes d’une Europe musulmane — déjà, la Belgique nous a rejoints, et l’Allemagne suit.

    La soumission est si reposante et si gratifiante.   

    Valeurs actuelles Chantal Delsol

  • LETTRES • Geneviève Dormann, bretteur charmant des idées reçues... Par Benoît Gousseau

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    En 2010, Politique magazine avait rencontré, chez elle, Geneviève Dormann pour un portrait. Nous le republions suite au décès de l’écrivain, survenu le 13 février. Il y a bien plus longtemps, nous nous souvenons, ici, que Geneviève Dormann avait déjà accordé un entretien à Pierre Builly et François Davin, pour le mensuel Je Suis Français. Selon Le Monde, « elle se disait  maurrassienne ». Nous n'oublierons pas Geneviève Dormann.  Lafautearousseau  •   

    Roger Nimier, qu’elle avait eu la chance de rencontrer dès ses débuts en littérature, lui avait prodigué un précieux conseil : « N’écris pas un livre pour obtenir un prix ou un succès de librairie. Rédige tes romans comme si tu écrivais une lettre à une seule personne, un ami à qui tu veux raconter une histoire ». De fait, c’est ce que fit la jeune Geneviève Dormann. Elle y acquit un style frais et direct traduisant un sens aigu de l’observation qui toucha le public et lui façonna, de surcroît, une notoriété de femme de lettres libérée des préjugés idéologiques de son temps. Son immense culture et l’abondance de ses lectures la conforta, par ailleurs dans un amour de la langue française jamais démenti. Ses lecteurs apprécièrent. Insolente, sensible, amusante, l’écrivain Dormann était né.

    C’est à son père, dit-elle, qu’elle doit son goût des livres. Grand mutilé de la Guerre 14-18, sénateur de la Seine, imprimeur, il la guida, complice, dans sa voracité pour l’importante bibliothèque familiale où elle puisa sans relâche parmi les grands classiques au premier rang desquels Balzac, et chez des modernes comme Colette, Léon Daudet et Marcel Aymé. Elle connut pourtant la dureté d’une éducation à la Maison de la Légion d’honneur au château d’Écouen, où elle forgea son tempérament de réactionnaire, celui d’une femme libre se rebellant contre des situations, non contre les institutions.

    Lecteur pris à témoin comme un confident

    Geneviève Dormann nous reçoit chez elle, dans la simplicité chaleureuse d’un appartement des beaux quartiers, tapissé de livres et niché à hauteur des toits de Paris. L’œil bleu pétille, la frêle silhouette se meut avec vivacité, la voix un peu rauque de fumeuse charme par son élégance pimentée de saillies. Des engagements, oui, elle en a eu, notamment dans les combats pour l’Algérie française, mais elle n’en a jamais encombré sa littérature. Des hommes, elle en eu aussi, mais elle n’en fit jamais un étendard d’émancipation féminine, elle qui éleva quatre filles en travaillant comme journaliste à Marie Claire et au Figaro magazine.

    Parmi une œuvre romanesque tonique et en prise avec son temps, il faut distinguer ce qui, en dehors de son immense succès, fut un coup de pied dans le panthéon républicain, Le Roman de Sophie Trébuchet, livre dans lequel elle remettait en cause la filiation de Victor Hugo. Non seulement elle s’y livrait à un sérieux travail de recherche autour des relations de la mère du poète et de l’Adjudant général La Horie, occultées par l’histoire officielle de la IIIe République, mais, avec la facétie heureuse qui la caractérise, fidèle à son style en pieds de nez éclairants, elle truffait son récit, tel un Alexandre Dumas, d’adresses spirituelles où son lecteur est pris à témoin comme un confident. En note dans ce roman historique de la meilleure veine, on peut lire : « Mme de Staël, une sorte de Marie-France Garraud de l’époque, mais en plus cultivée »… Ce n’est peut-être pas politiquement très correct, mais c’est assez réjouissant pour construire la trame d’un authentique style littéraire.

    Dans Mickey, L’Ange, roman de 1977, décrivant une rombière un peu arrivée, elle évoque « ce qu’on appelle une belle femme, tu vois, comme on dit un beau camembert ». Et sa fille est une sorte de Françoise Hardy à cheveux longs et jean avec « un petit nez en prise de courant » qui se fait alpaguer par un gentil garçon comme une pitance glanée par un Gabriel Matzneff au jardin du Luxembourg ou à la piscine Deligny. Certes, ses héroïnes ne sont pas des exemples de vertu, mais elles croquent la vie en la respectant. Elles vont de l’avant sans s’excuser d’être ce qu’elles sont… C’est au Bon Dieu d’être miséricordieux.

    Le malheur

    Ce qui la met en colère aujourd’hui, c’est l’état des lieux de l’Éducation nationale. En 1977, prévoyant ce qui allait suivre, elle mettait en scène un petit prof de français qui s’exaspérait des parents d’élèves « Cornec ou mes fesses… à la limite du langage articulé ». C’est un enseignant d’il y a trente ans et qui y croit encore, mais qui constate alors qu’avec un « dernier sous-fifre des PTT… tu perds tes nerfs, ton sang, ta moelle à expliquer que si son Joël, son Bruno ou sa Véronique a de mauvaises notes, ce n’est pas forcément parce que tu es un sadique furieux, mais parce que Joël a décidé de ne rien foutre, qu’il est incapable de suivre une leçon et qu’il serait plus heureux si on lui permettait d’aller garder les oies ». Et le malheur, selon les éclats jubilatoires d’une Geneviève Dormann plus impliquée dans son temps qu’il n’y paraît au premier abord, c’est qu’aujourd’hui, les choses étant ce qu’elles sont, l’élève inadapté à un système imbécile de collège unique ne s’appelle même plus Joël, mais Kevin ou Aziz et qu’il ne dispose même pas d’espaces verts pour garder des moutons à La Courneuve.

    Ce qui l’indigne au vrai, et là le ton se fait plus grave, c’est « l’aggravation de l’inculture, du côté des parents et l’abandon de leur mission du côté des enseignants, la vulgarité des médias, la soumission totale au marché d’éditeurs acceptant au nom du chiffre des ventes le massacre de la langue française par leurs auteurs ». Ce sera le sujet du prochain livre qu’elle est en train d’écrire. Un pamphlet.

    Politique magazine