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Grandes "Une" de L'Action française - Page 14

  • Grandes "Une" de L'Action française : (1/2) Nazisme et communisme ? À égalité dans l'horreur ! Et faits pour d'entendre : Maurras prend le pari... gagnant !

     

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

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    Voici la "Une" du Dimanche 1er Juillet 1934 :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k765652k

     

    • Daudet est à "sa" place (la première colonne, de gauche, débordant sur le tiers supérieur de la deuxième). Il "tape dur" sur "Chautemps, chef de bande et terre-neuve du Cabinet", et ironise sur "le beau Régime pourrimentaire...".

    • Bainville aussi est à "sa" place (la sixième et dernière colonne). Mais, cette fois, il n'est pas en demi-colonne supérieure et se retrouve en demi-colonne du bas pour son article économique intitulé "L'un ou l'autre". Il y traite des prix et de notre monnaie, en concurrence - à son désavantage - avec les autres...

    • Ce changement de place est du à l'évènement considérable qui s'est produit dans l'Allemagne nazie, les 29 et 30 juin précédents, et que l'on connaît sous le nom de "nuit des longs couteaux" : l'extermination complète, sur ordre d'Hitler, des SA par les SS...

    Il était normal que l'AF évoquât longuement cet évènement, et lui consacrât la place importante qui lui revenait : le haut des deux dernières colonnes de droite, en "Une", et la moitié supérieure des trois colonnes de droite de la page deux !...

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    En page une, le haut des deux colonnes de droite (cinq et six) :

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    ...et, en page deux, le haut des trois colonnes de droite (quatre, cinq et six) :

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    • L'article de Maurras lui-même, "La Politique", toujours à "sa" place centrale, se trouve donc lui aussi réduit - actualité oblige ! - aux deux colonnes 3 et 4; il se compose de quatre paragraphes seulement, et c'est le très court paragraphe III qui va nous intéresser, aujourd'hui et, surtout, demain :

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    On le voit, Maurras, dans sa dernière ligne,  prévoit, affirme, prédit, à propos du nazisme et du communisme, qu'il renvoie dos-à-dos et condamne, "à égalité" : 

    "...Et ces égaux-là sont faits pour s'entendre... L'avenir le confirmera."

    Lorsqu'on prédit, à ce point-là, il faut évidemment bien connaître son sujet et être bien sûr de ses arguments et de son raisonnement; sinon, on passe pour un hurluberlu...

    Maurras n'a donc pas craint de prédire.

    Et, que croyez-vous qu'il arriva ?

    L'Histoire lui donna-t-elle tort, ou raison ?

    Vous allez voir qu'il ne faudra pas attendre bien longtemps pour être fixé, mais, comme on dit, "la suite au prochain numéro"...

     

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  • Grandes "Une" de L'Action française : 21 Juin 1931, la réunion du Mont Renaud...

     

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    (Haut lieu de mémoire de la Grande Guerre, le Mont Renaud est une colline qui domine la ville de Noyon, dans l'Oise. En mars/avril 1918, les troupes françaises "tenaient" la position, dernier verrou barrant la route de Paris à l'armée allemande...)

     

    Voici la "Une" du lundi 22 juin 1931 :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k764545s

    Et, proposé par "Wikimedia Commons", le lien donnant accès à 28 photos de cette "splendide" réunion (pour reprendre le terme employé par le journal); attention, cependant : on y voit Maurras, à la photo 25, or, comme on va apprendre pourquoi ci-après, Maurras... n'était pas à cette "splendide" réunion...

    https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:R%C3%A9union_de_l%27Action_Fran%C3%A7aise_au_Mont_Renaud?fbclid=IwAR0TqHi0q0kGiscIXOie9nauSoJMqN_qupG7twYmS2_fRnC87JMR4zhwak0

     

    Annonce de la réunion dans le numéro du 22 mai 31 :

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    Quasiment les trois premières colonnes de gauche et, en page deux, encore quasiment trois colonnes (les 2 et 3 complètes, et la moitié supérieure de la 4ème) !

    Du coup, Maurras et sa "Politique" occupent presque toute la place restante, en "Une" : les 4ème et 5ème, et la moitié de la sixième.

    Dans le dernier paragraphe de "La Politique", le VI, Maurras explique pourquoi il n'était pas au Mont Renaud : "C'est à mon regret le plus vif, et pour le bien du service commun, que j'ai du m'abstenir du pèlerinage au Mont Renaud. Mais j'étais de coeur avec nos admirables amis de la grande zone du Nord, avec M. de Resnes et ses militants actifs et fidèles, avec nos orateurs et nos organisateurs éminents, courageux, dignes de la France et et du Roi..."

    Maurras est donc "resté au local", pour "assurer la permanence", si l'on peut dire ! Et "gérer les affaires courantes", en quelque sorte ! Ce local était, comme il le dit, celui de la Rue de Rome, l'avant-dernier local du mouvement (le dernier sera celui du 1, rue du Boccador) avant sa scandaleuse dissolution, en 36...

    Genre et engagement : les ressorts de l'engagement féminin d'Action  française (années 1900-années 1930)

    Pas de Bainville, dans ce numéro, ni de Daudet, qui, lui, était à la "splendide "réunion, avec Étienne de Resnes, Georges Gaudy, Paul Robain et l'amiral Schwerer...

    1. En page une, vous pourrez lire, d'abord, un assez long compte-rendu de la manifestation, présidée par le maire de La Neuville-en-Hez, organisateur de la réunion, M. Collemant; celle-ci se tint dans la propriété de Jacques d'Escayrac, dont le père, Maire de Passel en 14, se montra si patriote qu'il fut déporté par "les boches" en Lituanie, pour y être torturé ! Le terrain choisi avait la forme d'un amphithéâtre : tribune en bas du Mont et public "en hauteur", si l'on peut dire, sur le flanc sud-est... On craignait la pluie, mais, finalement ce fut un soleil radieux qui régna : sur les photos proposées plus haut, on voit Léon Daudet, d'ailleurs, manifestement accablé par la chaleur, et portant un couvre-nuque, comme un Légionnaire, sous le soleil brûlant d'Afrique ! Le Mont porte encore des traces des ravages de la Grande guerre, comme cet arbre mort, en forme de croix, "qui, mort, se tient toujours debout, comme un témoin tragique et comme un prophète émouvant" ou ce "mur d'enceinte saccagé et dont les pans qui subsistent sont hachés de mitraille"...

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    Puis une partie des allocution d'Étienne de Resnes, Délégué Régional du Duc de Guise, de Georges Gaudy et de Paul Robain... :

    • "...Nous avons gagné la victoire. Tant mieux pour nous ! - dit Georges Gaudy - Notre conscience est tranquille. Tant pis pour tous les politiciens qui ruinent notre oeuvre..."

    • "...Nous voulons que l'Allemagne entende s'élever de ce promontoire, où vint buter la ruée germanique, la voix de ceux qui n'entendent pas abandonner à vau-l'eau leur victoire ni leurs droits. Et nous voulons que tous les Français entendent notre cri d'alarme avant que les misérables qui nous dirigent nous aient entraînés dans une nouvelle guerre..." dit Paul Robain.

    2. C'est en page deux que se trouvent résumées les deux allocutions poignantes de l'Amiral Schwerer et de Léon Daudet...

    • L'amiral Schwerer fustige les fous ou les traîtres qui, une première fois, ont agi dans le sens non des intérêts français mais des intérêts allemands, et qui agissent encore dans le même sens : à cause d'eux, la France voit encore l'Allemagne "se dresser devant elle, plus menaçante encore que par le passé; car son désir de pillage est encore accru par l'esprit de revanche...". Et, en parlant de Briand, il ne mâche pas ses mots :

    "Si c'est un traître, qu'on le fusille ! Si c'est un fou, qu'on l'enferme !"...

     

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    • Et c'est Daudet (ci-dessus et ci-dessous) qui conclut, mais doit attendre pour cela que cessent les "dix bonnes minutes" d'acclamation qui le saluent... Il attaque à la fois et le Pays légal (les Briand, Malvy et consorts...) et le Vatican, où règne... "un Pape allemand" ! Et revient sur l'ignoble assassinat de son fils Philippe par la police politique du Régime, marchant de conserve avec les anarchistes. ("Au souvenir évoqué de la mort de Philippe Daudet, les vingt-mille assistants se lèvent et se découvrent en un mouvement d'ensemble profondément émouvant"), dit le journal...

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  • Grandes "Une" de L'Action française : 13 juillet 1926, Maurras, visionnaire et prophétique, réagit à l'inauguration de la Grande mosquée de Paris...

     

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    Voici la "Une" du Mardi 13 Juillet 1926 :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7627391

     

    Maurras, Bainville, Daudet et Pujo la remplissent presqu'entièrement, laissant juste deux "bas de colonne" (la deuxième et la sixième) à la réception de Primo de Rivera - chaleureusement salué par le journal (2ème colonne) et au compte-rendu de "la réunion triomphale de Nîmes" (6ème colonne), qui réunit 40.000 personnes autour de Léon Daudet...

    DAUDET.jpg• l'article de Daudet, justement ("Le silence de Lannes"), est à "sa" place : colonne de gauche (et, ici, première moitié supérieure de la deuxième colonne).

    Il est consacré aux suites de l'assassinat de son fils Philippe par une collusion entre les anarchistes et la police politique du Régime et à la poursuite de l'enquête...

    • l'article de Bainville (qui signe toujours, modestement, "J.B.") est luiBainville.jpg aussi a "sa" place : sixième colonne, en haut. Intitulé "L'éclipse", il est économique : Bainville s'y inquiète de "la faiblesse de notre monnaie" et de "notre devise dépréciée", ce qui "entraîne des conséquences qu'il était facile de prévoir"; avec un mark à huit francs, Bainville s'inquiète de cette Allemagne qui se relève si bien et si vite de sa défaite de 18, c'est-à-dire d'il y a huit ans à peine !...

    • l'article de Pujo ("La jaunisse") est consacré à Georges Valois : hélas, la rupture est consommée avec lui, et, considéré avec le recul du temps, c'est un épisode qui fut bien triste pour notre mouvement...

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    • Enfin, et c'est ce qui nous intéresse ici, Maurras consacre le court deuxième paragraphe de sa "Politique" (toujours en plein milieu de la "Une" : 3ème, 4ème et début de la cinquième colonne ), intitulé sobrement "La Mosquée", à l'inauguration de la Grande mosquée de Paris.

    Voici, d'abord, le paragraphe 2 dans son entier :

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    Comme on le voit dès les premières lignes, Maurras s'y montre, d'emblée, plein d'estime envers "ces majestueux enfants du désert" et, dit-il en fin du premier paragraphe "Notre Garde républicaine elle-même, si bien casquée, guêtrée et culottée soit-elle, cède, il me semble, à la splendeur diaprée de nos hôtes orientaux."

    Mais...

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    Oui : Maurras, visionnaire et prophétique... Notre actualité ne nous le montre que trop, aujourd'hui !

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    Un siècle après que ce court texte ait été rédigé, il apparaît clairement que Maurras avait vu juste, et que son pressentiment n'était que trop fondé : aujourd'hui, les termes d' "invasion/acculturation" semblent plus appropriés pour parler de la situation que celui de "colonisés" !

    Enfin, en annexe du sujet, si l'on peut dire, rien à rajouter, rien à retrancher dans ce court billet que nous avons publié ici-même le 7 avril 2017, presque cent ans après le texte de Maurras :

    Mieux vaudrait créer un jardin public à la place de la Grande Mosquée de Paris, si on devait la céder à l'Algérie !

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  • Grandes "Une" de L'Action française : 15 Avril 1912, le naufrage du Titanic...

     

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    Le Titanic coule le dimanche 14 avril, à 23h40. Les toutes premières nouvelles ne sont donc connues en Europe que le lundi 15, dans la stupéfaction générale. L'Action française ne parle pas de l'évènement ce lundi, et publie, le mardi 16, en page deux, un court communiqué, qui rend bien compte de la lenteur de transmission des nouvelles, puisque ce communiqué, écrit à partir des informations de l'Agence Havas, reprises par le journal, précise "tous les passagers du Titanic sont sauvés" (sic !)

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    Le journal "corrige le tir" dès le lendemain, mercredi 17, en publiant, en première page, en bas des deux colonnes de droite le communiqué suivant, bien plus alarmiste et proche de la réalité; ce communiqué s'achève par vingt-quatre lignes en page deux, tout en haut de la première colonne; on y lit :

    "...Pour expliquer ces nouvelles contradictoires reçues coup sur coup, on suppose que le commandant du Titanic ne croyait pas à l'imminence de la catastrophe, comme tendrait à le prouver le télégramme suivant expédié par M. Philip, l'opérateur de la télégraphie sans fil du littoral, à ses parents : "Avançons lentement vers Halifax. Navire pratiquement insubmersible. Ne vous inquiétez pas.". Ce télégramme avait été envoyé à minuit, et le Titanic sombrait deux heures après." (fin de "l'article").

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    C'est donc le 18, quatre jours après la catastrophe, que L'Action française consacra une bonne part de sa "Une" à l'évènement.

    Voici la "Une" de L'Action française du Jeudi 18 Avril 1912 :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k757609t/f1.item.zoom

    On y trouve évidemment Maurras et Daudet, et aussi Maurice Pujo. Bainville y est, bien entendu, mais pas sous son nom : comme pour la mort de Mistral, son article, en première page, est signé "Léonce Beaujeu". Pourquoi, et d'où vient ce pseudonyme ? Nous l'ignorons...

    • Maurras occupe les deux premières colonnes de la "Une", avec un long article intitulé "Nouveautés électorales", qui pourrait aujourd'hui encore servir utilement dans un Cercle d'études et de formation, sur les "joyeusetés" et la malfaisance intrinsèque du Système, avec tous les tripatouillages qu'il permet...

    • Daudet, lui, écrit déjà sur la catastrophe du Titanic : un article assez court, en bas de la deuxième colonne et en haut de la troisième, intitulé "Les enfants d'Archimède", dans lequel il rend hommage au courage de ceux qui ont péri en restant à leur poste :

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    • Maurice Pujo, lui, avec "Notre Triduum", dans la demi colonne quatre, partie inférieure, parle des trois réunions qui seront organisées "les 19, 23 et 26 avril, sous la présidence de Charles Maurras, de notre éminent maître et ami Jules Lemaître, et de Bernard de Vesins..." avec, aussi De Roux, Vesins, Daudet, Lasserre, Vaugeois, Valois...

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    • Et Bainville, là-dedans ? Il est là, et bien là, à sa place habituelle (la ou les deux colonnes de droite) et il propose un article pertinent, intitulé "Le naufrage", dans lequel il revient sur l'incroyable naïveté des hommes, du moins de certains, et la confiance illimitée accordée - à tort ! - au "progrès", et à sa réputation d'infaillibilité...

    Juste en-dessous de son article, que l'on verra après, se trouve un gros "pavé", qui se prolonge en page deux, sur toute la colonne de gauche et en haut de la deuxième :

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    Venons-en donc maintenant, pour clôturer cette "Une" consacrée en bonne part au Titanic, à l'article de Bainville. Comme il le fera deux ans plus tard, dans ses deux articles consacrés à la mort de Mistral (voir les Grandes "Une" 1 et 2) - nous l'avons dit - Bainville écrit son court article, sobrement intitulé "Le naufrage", à la fois sous le pseudonyme de Léonce Beaujeu et aussi dans une sorte de rubrique intitulée "Au jour le jour"... :

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    Enfin, pour aller un peu plus loin sur le sujet, voici ce que nous avons placé dans notre Éphéméride du 15 avril; vous y trouvez le lien vous permettant de lire l'article de Bainville, sous une forme plus "habituelle" !... :

     

    1912 : Roger-Marie Bricoux, violoncelliste de l'Orchestre du Titanic, périt dans le naufrage         

     

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    L'orchestre continua de jouer jusqu'à la fin (Image : Titanic, de James Cameron, 1997) 

     

    Les témoignages sont unanimes : s'ils varient quelque peu sur le dernier morceau joué par l'Orchestre (pour la grande majorité des survivants, il s'agit du cantique "Plus près de toi, mon Dieu...") tous les rescapés s'accordent à dire que, jusqu'aux derniers instants, l'Orchestre des huit musiciens a joué, comme si de rien n'était. Donnant ainsi un exemple rare de courage personnel et de noblesse de coeur.

    Roger-Marie Bricoux était le violoncelliste du groupe... Il était né le 1er juin 1891 à Cosne-sur-Loire, sa famille se fixant ensuite à Monaco.

    Sur le Titanic, il était passager de seconde classe : il n'avait pas 21 ans...

    Il y avait 48 Français à bord du Titanic : ils formèrent une association, "Les Français du Titanic", et rédigèrent collectivement l'histoire du naufrage, dans un livre qui porte ce même nom...

     

    "Le Naufrage" a inspiré à Jacques Bainville un célèbre article, paru trois jours après la catastrophe, dans L'Action française du 18 avril 1912 : voir, dans notre Catégorie "Lire Jacques Bainville", l'article XI, Le Titanic ? Insubmersible ! Ou : réflexion sur la crédulité, d'hier, d'aujourd'hui, de toujours.

     

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    L'orchestre du Titanic au grand complet : de gauche à droite et de haut en bas : George Krins, Wallace Hartley, Roger Bricoux, Theodore Brailey, Percy Taylor, Wes Woodward, John Clarke et John Hume.

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  • Grandes "Une" de L'Action française : de Gaulle, l'AF, Maurras (Première partie, 3/3)... de Gaulle nommé général, Maurras "persiste et signe" dans sa grande satisfaction...

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    Voici la "Une" de L'Action française du  lundi 3 juin 1940 :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7678110/f1.image

    Daudet est "absent" de cette "Une" : on en a donné la raison hier : c'est Delebecque qui le remplace, dans "sa" colonne (la première)...

    Maurras consacre de nouveau et en totalité à de Gaulle, dont il parlait deux jours avant, le deuxième paragraphe de sa "Politique" (sous le titre "La réforme militaire"). C'est-à-dire un bon tiers de cette "Politique" : le bas de la troisième colonne et toute la quatrième; elle se poursuit en page deux, mais le 3ème et 4ème paragraphe (en tout 180 lignes) sont "censurés", et le 5ème parle d' "Un prêtre, un militant", qui peut enfin, après la levée des sanctions vaticanes, relire l'Action française...

    Maurras explique la raison pour laquelle il revient, deux jours après, sur le même sujet et la même personne,  dévoilant le "pourquoi" de sa discrétion "d'avant-hier"...

    Cliquez sur les images pour les agrandir...

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    Et, si vous souhaitez jeter un oeil sur la page deux, et ses "180 lignes censurées" des paragraphes III et IV de "La Politique", c'est ici (vous pouvez cliquer sur l'image pour l'agrandir, puis utiliser le zoom...):

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7678110/f2.item.zoom

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    Quelques réflexions, maintenant, en guise de conclusion  - provisoire... - à ces trois "livraisons" de "Grandes "Une" " de mardi, mercredi et aujourd'hui...

    Il est avéré que la famille de Gaulle - tout comme celle de son excellent camarade Officier Leclerc, le libérateur de Paris - était catholique et royaliste, l'une et l'autre abonnées à L'Action française. Les sanctions vaticanes de 1926 interrompirent peut-être les abonnements, mais pas les opinions fondamentales, qui restèrent les mêmes, dans les deux familles (1). On l'a vu, de Gaulle dédicaça son premier ouvrage à Maurras et L'Action française fut le seul journal d'opinion à faire écho - et un écho très favorable - au troisième livre de de Gaulle : Vers l'Armée de métier. 

    Au printemps 1934, sous l'égide du Cercle Fustel de Coulanges, émanation de l’Action française, de Gaulle prononça une série de conférences à la Sorbonne. Quand, le premier juin de cette année 34, l'AF fit l'éloge de son livre, Le Populaire et Léon Blum craignirent la possibilité d'un coup d’État. De Gaulle écrira à Hubert de Lagarde, le chroniqueur militaire de L'Action française qui avait rédigé la note de lecture très favorable : "Monsieur Charles Maurras apporte son puissant concours à l'Armée de métier. Au vrai, il y a longtemps qu'il le fait par le corps de ses doctrines. Voulez-vous me dire s'il a lu mon livre que j'ai eu l'honneur de lui adresser au mois de mai ?" . Ce même Maurras qui écrivait, dans l'AF, parlant de de Gaulle : "Quelle confirmation de nos idées les plus générales sur l'armée !...".

    Et en 1940, on l'a vu aussi, la nomination au grade de Général de Charles de Gaulle provoqua la jubilation de Charles Maurras dans L'Action française des 1er et 3 juin, dans lesquelles Maurras qualifiait de Gaulle de "pénétrant philosophe militaire"  et expliquant qu'il était resté discret à son sujet pour ne pas le gêner : "Sa thèse nous paraissait suffisamment contraire à la bêtise démocratique pour ne pas ajouter à ces tares intrinsèques, la tare extrinsèque de notre appui. Mieux valait ne pas compromettre quelqu'un que, déjà, ses idées compromettaient toutes seules...".

    On sait que, dès la fondation du mouvement et du quotidien, Maurras et l'AF cherchèrent un appui important au sein de l'Armée. Daudet crut l'avoir trouvé en la personne du Général Mangin, dont il fit les plus vifs éloges et avec lequel il ne craignait pas de s'afficher publiquement. Malheureusement, Mangin mourut empoisonné, après un repas durant lequel il avait consommé des champignons ! Bizarre, bizarre... (dans notre Album Maîtres et témoins (III) : Léon Daudet), voir la photo "Mangin, qui avait conçu l'État rhénan"

    Nous disons à dessein "bizarre" car il faut bien admettre que :

    1. Il y a eu beaucoup de Généraux dans l'Armée française;

    2. Il y a eu beaucoup de Généraux qui ont mangé des champignons;

    3. Mais il n'y a eu qu'un seul Général qui en ait mangé et qui en soit mort. Et - comme par hasard... - ce fut Mangin...

     

    Ce Général tant recherché aurait-il donc pu être - après le "curieux" décès de Mangin... - le Général de Gaulle ? On vient de voir par les trois extraits que nous venons de donner que, jusqu'en 40, cela était parfaitement envisageable et possible.

    C'est juste après les articles des premier et trois juin que nous avons cités, lorsque "la drôle de guerre" eut pris fin, et à partir du 22 juin 40, après que Pétain eut demandé et signé l'armistice, que le contexte des rapports amicaux AF/de Gaulle, favorable à l'AF et, en tout cas, prometteurs, se retourna spectaculairement, et dramatiquement, pour évoluer de la façon que l'on sait...

    Bien longtemps après, le 13 mai 1958, encore, à Jean-Baptiste Biaggi - qui lui faisait l'éloge de Maurras - de Gaulle admit parfaitement cet éloge, regrettant cependant que Maurras l'eût "critiqué" (doux euphémisme !) : "Aussi bien, je n’ai jamais rien dit contre lui. Que ne m’a-t-il imité !"

    (1) : Les témoignages sont nombreux attestant de la permanence des idées traditionnalistes chez De Gaulle. Il a reconnu, devant Christian Pineau, qu’il avait été inscrit à l’Action française, et devant Claude Guy qu'il n'aimait pas la Révolution française : "À entendre les républicains, la France a commencé à retentir en 1789 ! Incroyable dérision : c'est au contraire depuis 1789 que nous n'avons cessé de décliner..."; devant Alain Peyrefitte son peu d'enthousiasme pour la république : "Je n'aime pas la république pour la république..." et qu'un roi pourrait être utile à la France : "Ce qu'il faudrait à la France, c'est un roi...". Et c'est Maurice Schumann, porte-parole de la France libre, qui prête à de Gaulle la formule : "Maurras est devenu fou à force d'avoir raison."...

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  • Grandes "Une" de L'Action française : de Gaulle, l'AF, Maurras (2/3)... de Gaulle promu Général, Maurras jubile...

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

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    Voici la "Une" de L'Action française du samedi 1er juin 1940 :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k767809p/f1.image.zoom

    6 années se sont écoulées, entre l'éloge de "Vers l'armée de métier" dans l'AF - qui fait l'objet de notre précédente livraison - et les deux articles de Maurras que nous allons lire, aujourd'hui et demain : il ne s'agit plus de présenter un livre au lecteur, et c'est Maurras lui-même qui va consacrer par deux fois, à deux jours d'intervalles, deux paragraphes entiers de sa "Politique" à de Gaulle lui-même, à ses qualités et à ses idées sur la façon de concevoir et mener la guerre. 

    Car, évidemment, la guerre - prévue par Bainville pour "dans vingt ans" dès la conclusion du calamiteux Traité de Versailles - a éclaté, déclarée par la France et la Grande-Bretagne en septembre 39; le Pays légal, emmené par Clemenceau, a  trahi la France et a laissé les anglo-saxons lui voler sa victoire, si chèrement acquise. En refusant de démembrer l'Allemagne, alors qu'elle démembrait l'Autriche-Hongrie, la République nous préparait, et nous a "donné"... Hitler !

    Bainville, mort en 36, n'aura, au moins, pas vu la réalisation de sa lucide et tragique prophétie...

    Quant à Daudet, son article est bien court : il n'a plus que deux ans à vivre, et, si nul ne le sait ou ne le dit,  le mal qui le ronge est déjà à l'oeuvre... Il y traite rapidement du problème dynastique en Belgique, qu'il connaît bien, ainsi que les Belges, puisque, rappelle-t-il, "j'ai vécu plus de deux ans en exil parmi eux..."

    Maurras, lui, a maintenant 72 ans... Mais, heureusement, il garde sa magnifique lucidité et jeunesse, et les gardera jusqu'à sa fin...

    Voici donc, en page une comme d'habitude, dans la partie inférieure et sur quatre colonnes, "La Politique" de Maurras, qui consacre l'intégralité du deuxième de ses trois paragraphes (quasiment deux colonnes) à la nomination de de Gaulle comme Général, pour s'en féliciter, d'emblée (la suite de "La Politique" se trouve en page deux, et elle est en partie "censurée") :

    "Il est beaucoup question du général de Gaulle, hier colonel, et qui a été promu comme l'une des lumières de la science et de l'art militaire français..."

    Cliquez sur les trois images pour les agrandir...

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    Voici le lien donnant accès à la page deux, et aux "45 LIGNES CENSURÉES" (mais il y en a aussi 27 un peu plus loin, et les trois dernières, toujours dans "La Politique" !) :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k767809p/f2.item.zoom

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    Pour lire les articles...

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  • Grandes "Une" de L'Action française : de Gaulle, l'AF, Maurras (Première partie, 1/3)... 1934 : Présentation élogieuse du livre "Vers l'Armée de métier"...

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

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    En 1924, Maurras avait fait parvenir un exemplaire, dédicacé, de son premier ouvrage ("La discorde chez l'ennemi") à Charles Maurras :

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    (À Charles Maurras. Respectueux hommage. 24 mars 1924. C. de Gaulle. "Les lois désarmées tombent dans le mépris, les armes insoumises aux lois tombent dans l’anarchie." (Cardinal de Retz).

    Après un deuxième ouvrage ("Le fil de l'épée"), paru en 32, de Gaulle fit paraître, en 34 son troisième livre : "Vers l'armée de métier". Ce livre "n’a en France qu’un bref succès de curiosité", comme le dit la Fondation Charles de Gaulle elle-même.

    Sauf... à L'Action française !

    Voici la "Une" du vendredi premier juin 1934, dans lequel est présenté, par une courte note il est vrai, mais d'une façon extrêmement élogieuse, l'ouvrage de ce Lieutenant-colonel de 41 ans (Maurras en a 66...). On y retrouve les trois amis habituels : Bainville, Daudet, Maurras, chacun à sa place habituelle : Daudet en première colonne (il déborde souvent sur la deuxième); Bainville tout à droite, en sixième colonne et Maurras, avec sa "Politique" dans les colonnes centrales :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k765622j

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    Mais la "Une" de ce numéro n'offre rien de véritablement exceptionnel, ou extra-ordinaire : c'est en dernière page, la sixième, que se trouve l'article élogieux d'Hubert de Lagarde, responsable des pages militaires à l'AF : "Charles de Gaulle : Vers l'Armée de métier (Berger-Levrault)", livre de 211 pages qui vient de paraître (1), mais qui reçoit un accueil des plus frais, sauf, donc, dans L'Action française.

    Lagarde présente cinq ouvrages sur les six colonnes de cette dernière page, qui en occupent le tiers inférieur... juste en dessous du seul "pavé" que le livre de de Gaulle obtiendra dans la presse ! Et ne ménage pas ses compliments envers l'auteur de "cet ouvrage remarquable" écrit dans "un style très élégant": il débute sa note de lecture par un très flatteur :

    "Tous les anciens élèves de l'École spéciale militaire qui ont eu, comme l'auteur de ces lignes, la chance d'entendre au lendemain de la guerre, le lieutenant-colonel Charles de Gaulle, alors capitaine, professer le cours d'histoire à Saint-Cyr, ont gardé un souvenir émerveillé de la lucidité de son enseignement. Historien militaire de grande valeur, le lieutenant-colonel de Gaulle, était particulièrement qualifié pour aborder, avec toute l'expérience du passé, l'étude des problèmes que pose l'heure présente..."

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    Ci-dessus, le "pavé" juste au-dessus du texte de Lagarde, le seul "pavé" paru dans toute la presse française !...

    Voici le lien qui vous donne accès directement à la page 6 :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k765622j/f6.item.zoom

    Et voici donc le premier des cinq livres rapidement, mais suffisamment, "commentés" par Hubert de Lagarde : il occupe quasiment les deux premières colonnes, soit le tiers de la place réservée à ces cinq ouvrages...

    En cliquant sur les trois images ci-dessous, vous les agrandirez et pourrez les lire encore plus facilement; il faut lire d'abord - évidemment - les trois colonnes de gauche, puis, ensuite, passer aux trois colonnes de droite... :

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    Si vous préférez cette autre présentation, ci-dessous, vous l'agrandirez en cliquant sur l'image, et pourrez utiliser le zoom...

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    (1) (Source : Fondation Charles de Gaulle) Le troisième livre de Charles de Gaulle, porteur de théories militaires peu conformistes, n’a en France qu’un bref succès de curiosité.

    De Gaulle part d’un constat simple : l’Allemagne d’Hitler se réarme et menace la paix. La France, elle, conserve des doctrines militaires obsolètes alors que sa frontière nord-est est poreuse. Il faut, d’urgence, renverser la vapeur : de Gaulle réclame dans son ouvrage la formation d’un corps de blindés, utilisé de façon autonome et offensive. Le degré de technicité des engins motorisés exige qu’ils soient servis par des soldats professionnels et toujours disponibles (d’où la nécessité de former une armée de métier).

    S’il s’inscrit dans l’héritage du général Estienne, précurseur des chars, de Gaulle va au-delà d’une réflexion purement stratégique. Son livre critique durement les armées de masse, mais aussi la politique défensive de l’état-major, arc-bouté derrière la ligne Maginot. Pour de Gaulle, la France doit pouvoir agir et non pas subir la loi de l’adversaire.

    Condamné par la majorité des généraux français, et par les socialistes qui craignent la suppression du service militaire, le livre attire en revanche l’attention du général Gudérian, créateur de la force mécanique allemande.

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    Pour lire les articles...

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  • Grandes "Une" de L'Action française : Maurras est en Espagne, "chez Franco"... (5/5)

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

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    Voici la "Une" de L'Action française du Vendredi 13 mai 1938, dans laquelle, comme nous l'annoncions hier, Maxime Réal del Sarte propose un "En Espagne avec Charles Maurras" dans lequel il résume ce voyage, en tire les principales leçons et clôture, en quelque sorte, le sujet...

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k767062m/f1.image

    Le début de son article se trouve tout en bas des deux dernières colonnes (la cinq et la six)...

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  • Grandes "Une" de L'Action française : Maurras est en Espagne, "chez Franco"... (4/5)

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

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    Voici la "Une" de L'Action française du dimanche 8 Mai 1938, où l'on retrouve "La Politique" de Maurras, et le lien conduisant à sa page deux :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7670575/f3.item.zoom

    Ce jour-là, le journal ne parle que très peu du voyage de Maurras. Par contre, celui-ci a envoyé sa "Politique", assez longue, qui occupe les deux colonnes centrales du journal, et dans laquelle il évoque son voyage, presqu'incidemment, à propos d'une mauvaise querelle cherchée par La Croix; et, en page trois, un court billet ("Charles Maurras a visité le front de Catalogne") annonce que les nouvelles arrivent mal d'Espagne; où Maurras, toujours accompagné de l'héroïque Général Moscardó, "passa en revue un bataillon d'infanterie" !

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    Maurras avec, à sa droite, "Maxime" et, à sa gauche, le héros de l'Alcazar, le Général Moscardó...

    • en page trois :

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  • Grandes "Une" de L'Action française : Maurras est en Espagne, "chez Franco"... (3/5)

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

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    Voici le lien conduisant à la "Une" de L'Action française du samedi 7 mai 1938 :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k767056s

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    • la suite et fin est en page deux, sur la moitié supérieure de la première colonne :

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  • Grandes "Une" de L'Action française : Maurras est en Espagne, "chez Franco"... (2/5)

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

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     Voici le lien conduisant à la "Une" de L'Action française du jeudi 5 mai 1938 :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7670541/f1.item.zoom

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  • Grandes "Une" de L'Action française : Maurras est en Espagne, "chez Franco"... (1/5)

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

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    Retraçons d'abord très rapidement le contexte dans lequel se déroule ce voyage :

    1. Maurras (né en 1868) a 70 ans. Un an auparavant, il a fait un peu plus de huit mois de prison à "la Santé" (du  au . Il y écrivit chaque jour son article pour L'Action française et, entre autres ouvrages, "Mes idées politiques". Le , près de soixante mille personnes vinrent lui rendre hommage à l’occasion de sa libération au Vélodrome d'Hiver en présence de la maréchale Joffre. Son crime : avoir tout fait pour que le Pays légal français ne pousse pas Mussolini dans les bras d'Hitler - ce qui se passa, en  fait...

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  • Grandes "Une" de L'Action française : La courte "entente" entre Maurras et André Gide...

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

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    Voici la "Une" du dimanche 5 novembre 1916, annonçant "Une lettre d'André Gide : la mémoire du lieutenant de vaisseau Dupouey, tombé au champ d'honneur : "le temps est venu de se connaître et de se compter" ", dans les deux dernières colonnes de droite, tout en bas, article intitulé "Les réponses à notre appel"...

    La-dite lettre est publiée en page 2, comme on le verra ci-après...

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    Durant la Grande Guerre, Gide se rapprocha de Maurras, dans le contexte particulier de l’Union sacrée.

    En juillet 1914, il déclare lire "avec le contentement le plus vif la lettre de Barrès invitant au ralliement". Il se réjouit alors de "voir, devant cette menace affreuse, les intérêts particuliers s’effacer, et les dissensions, les discordes."

    Chez Gide comme chez d’autres, le patriotisme se conjugue avec une volonté diffuse de réagir contre le déclin national. En septembre 1916, il évoque par exemple "la lente décomposition de la France", ou encore "l’abominable déchéance où reculait peu à peu notre pays" , à laquelle la guerre lui semble pouvoir remédier.

    Avec de telles dispositions, il se réjouit logiquement que les lettres du lieutenant Dupouey, mort au champ d’honneur, lui donnent "enfin l’occasion d’écrire à Maurras". Le 2 novembre 1916, il écrit à ce dernier : "Le temps est venu peut-être de se connaître et de se compter, vivants ou morts", en lui envoyant par la même occasion un mandat destiné à payer son abonnement à L’Action française. Maurras lui répond chaleureusement, le 5, jour où la lettre de Gide est publiée dans L’Action française.

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    Durant la guerre, dans son journal ou sa correspondance, Gide ne cessa de saluer l’excellence des articles de Maurras et plus généralement de L’Action française. Gide déclare ainsi lire "chaque jour" L’Action française "avec une approbation presque constante".

    Par delà le patriotisme, il y a bien adhésion idéologique, Gide pouvant célébrer, à l’usage de Lucien Maury inquiet de la, "l’organisation de résistance que travaille à former l’Action française", qu’il présente non comme le meilleur, mais comme le seul rempart possible contre ce danger : "L’Action française est, somme toute, le seul journal en France qui se soit bien tenu pendant la guerre.", écrira Gide...
    Ce sera dans les deux années qui suivent la fin de la guerre, que la position de Gide à l’égard de Maurras et de l’Action française évoluera rapidement, jusqu'à la rupture définitive, mais ce court moment d'entente entre les deux hommes méritait d'être rappelé...

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    C'est en page 2 du numéro du Dimanche 5 novembre 1916 que Maurras donne le contenu de la lettre d'André Gide commençant par "Mon cher  Maurras" et que le Maître annonce ainsi :

    "...Les troisième et quatrième textes arrivés ensemble nous viennent de plus loin. L'un d'outre-tombe. L'autre d'une région philosophique et littéraire où nous n'espérions nullement conquérir cette rare amitié. Un nom propre la définit pour tous les lettrés, il suffit de nommer notre confrère le poète, romancier et moraliste A. Gide. Des cahiers d'André Walter aux Caves du Vatican, la carrière littéraire d'André Gide dessine une courbe brillante mais dont les contacts avec l'Action française ont été jusqu'ici rares ou fugitifs, et  nos relations personnelles, datant de notre plus ancienne jeunesse à l'un et à l'autre, furent aussi clairsemées qu'il était possible. Cependant, à traveres les contradictions, ni l'estime ni la sympathie n'ont manquées, et voici la lettre datée du jour des Morts par laquelle l'auteur de La Porte étroite me communique ce témoignage d'un héros de la guerre arrivé du pays de l'ombre :..."

    Vous pouvez lire le court texte de cette lettre dans la première colonne de gauche de la page 2, dont elle occuppe le deuxième tiers, central; elle s'achève par un P.S. : "...Ci-joint un billet pour le meilleur usage, sur lequel vous voudrez bien prélever le montant d'un abonnement à l'AF..."

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7592450/f2.item.zoom

     

    À connaître également, cette très courte lettre de Gide à Maurras, publiée de façon anonyme dans L’Action française du 21 décembre 1917, en page quatre : elle se trouve en haut de la première colonne (de gauche), à la 39ème ligne, après le sous-titre "les timides"

    Maurras la présente ainsi :

    "Immédiatemment à la suite de cette lettre, nous sommes heureux de pouvoir publier les lignes que nous adresse un de nos écrivains les plus subtils et les plus raffinés, que tout, avant la guerre, séparait et même éloignait de l'Action française, mais qui y est venu en toute loyauté et qui, vrai conducteur d'âmes, s'efforce d'y incliner les Français qui suivent ses directions..."

    le texte de cette courte lettre ici :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7596381/f4.item.zoom

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    Pour lire les articles...

    En bas de page, une courte "barre de tâches" vous permet d'utiliser le zoom (tout à gauche de la barre) et de changer de page (flèche tout à droite); une fois appuyé sur "zoom", vous aurez, cette fois tout en haut de la page, une autre "barre de tâches" : en cliquant sur le "+", il ne vous restera plus, avec votre souris, qu'à vous promener sur la page, puis passer à la deuxième pour lire la suite...

     

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  • Grandes "Une" de L'Action française : Mort de Clemenceau, le "Perd la Victoire"...

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

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    Voici la "Une" du lundi 25 novembre 1929, qui annonce la mort de... celui qui nous a donné Hitler, la Seconde Guerre mondiale et toutes les horreurs qui sont venues avec...

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k763972n/f1.item.zoom

     

    Plusieurs surprises, dans cette "Une"...

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  • Grandes "Une" de L'Action française : c'est un Maurras enthousiaste qui "présente" Thibon aux lecteurs du journal...

    (retrouvez notre sélection de "Une" dans notre Catégorie "Grandes "Une" de L'Action française")

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    Comme d'habitude, voici le lien qui vous permet d'accéder à la "Une" de ce mercredi 10 juin 42 :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7683903/f1.item.zoom

    même si c'est en page 2 que Maurras "présente" Gustave Thibon (avec la première partie de son texte, qui s'achèvera le lendemain, jeudi 11 juin) :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7683903/f2.item.zoom

    Les temps sont difficiles pour L'Action française, qui n'a guère plus de deux ans à vivre... Le journal n'a plus que deux pages, et il est édité à Lyon; bien entendu, Bainville n'est plus là, depuis longtemps maintenant, mais, depuis, peu, c'est Léon Daudet qui commence à manquer à l'appel : il va décéder dans peu de temps, au début du mois de juillet, des suites de nombreuses attaques cérébrales...

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    C'est Thierry Maulnier qui "tient" la Revue de Presse, qui occupe un peu moins du tiers des six colonnes de la page 2, dans laquelle Maurras parle de Thibon.

    Il le fait dans sa "Politique", divisée en cinq paragraphes dont les trois premiers sont en "Une" et les deux derniers (avec la fin du troisième) sont en page 2 : l'enthousiasme éclate dès la première ligne du cinquième et dernier (et long !) paragraphe de cette "Politique" du jour, intégralement consacré à Thibon et intitulé "V. Le réalisme de la terre" :

     

    "Gustave Thibon est sans conteste le plus brillant, le plus neuf, le plus inattendu, le plus désiré et le plus cordialement salué de nos jeunes soleils..."

     

    (Né le 2 septembre 1903, Thibon a donc 39 ans lorsque Maurras écrit ces lignes enthousiastes. Il sera à ses côtés, comme il l'a raconté, lors de ses tous derniers jours, de ses toutes dernières promenades, de ses toutes dernières discussions...)

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    Et c'est donc le lendemain, jeudi 11 juin, que paraît la seconde partie de cette "présentation" au lecteur de Thibon : toujours dans la "Politique", qui cette fois n'a que trois paragraphes, le dernier étant à nouveau consacré à Thibon, avec le même titre, mais bizarrement "numéroté quatre" : "IV. Le réalisme de la terre"...

    Voici le lien pour la page 1 de ce jeudi... :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k768391g/f1.item.zoom

    ... et le lien vous donnant accès à la page 2 du journal, où se trouve ce troisième paragraphe, numéroté pourtant "quatrième" :

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k768391g/f2.item.

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    Pour saluer Gustave Thibon, voici le "Dans notre Éphéméride de ce jour" qui lui est consacré (le second, du  2 septembre, pour l'anniversaire de sa naissance, est identique) :

    • le 19 janvier, pour l'anniversaire de son entrée dans la Vie : Dans notre Éphéméride de ce jour : permanence de Gustave Thibon...

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    et, pour évoquer la relation tout à fait particulière qu'il a entretenue avec Simone Weil, notre Éphéméride du 3 février, à l'entrée "1909 : Naissance de Simone Weil, à Paris"

     

     

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