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Actualité Monde - Page 139

  • Peut-on aider le Darfour?....

              S'il s'agit du domaine des souhaits et des voeux pieux, oui bien sûr, on peut avoir envie d'aider le Darfour;. Mais concrètement, peut-on vraiment agir sur les causes profondes, les raisons essentielles de cette tragédie ? En fait ne pose-t-elle pas un problème que tout le monde refuse de voir et de nommer: la soif de pouvoir, de puissance, de domination et d'expansionnisme tous azimuts de certains dirigeants musulmans, idéologues et dogmatiques à l'extrême ? Nous parlons bien de "certains dirigeants" car, surtout en Afrique noire, de nombreuses populations musulmanes, et leurs responsables politiques ou religieux, vivent un Islam non agressif: la dureté et la méchanceté de certains autres responsables -soi disant présidents mais vrais dictateurs, comme au Soudan par exemple- n'en est que plus évidente: c'est elle qu'il faut condamner au départ, avant de s'occuper des conséquences logiques de cette mentalité, de la terreur, de la tyrannie et de l'oppression que font régner ces dirigeants; c'est en les nommant d'abord, en les désignant et en les condamnant; puis en usant contre eux de toutes les armes et pressions possibles (politiques, diplomatiques, économiques: embargos etc...) que l'on commencera à agir sur la tragédie elle-même, qui n'est qu'une conséquence: pourquoi Bernard Henry Lévy n'en parle-t-il jamais ?

              Et si la toute première des choses à faire pour sauver le Darfour était, par exemple, de "casser" le Soudan afin de libérer les populations du sud, très majoritairement animistes et chrétiennes, noires de surcroît, qui n'ont rien à voir avec les tribus arabes musulmanes du nord qui les exploitent, les asservissent et les martyrisent ? On ferait d'une pierre deux coups, car cette séparation, qui permettrait au Sud Soudan -lointain héritier de la Nubie antique- d'accéder à l'indépendance et de voir la fin de son calvaire, affaiblirait par ailleurs d'autant les "semeurs de mort" du nord, leur retirerait une partie de ce pouvoir dont ils usent si mal, et pour persécuter aussi une partie de leur propre population, ce qui est le cas du Darfour, région musulmane de l'Ouest. On a bien laissé, en Europe, la Tchéquie se séparer de la Slovaquie, uniquement pour une incompatibilité d'humeur! entre ces deux nations slaves, européennes, de race blanche et de religion chrétienne, les différences étaient radicalement incomparables avec ce que nous voyons au Soudan: on leur a pourtant permis de se séparer, et tout le monde y trouve son compte: n'est-ce pas ce qu'il conviendrait de faire au Soudan dans un premier temps ?

              Quand au Darfour proprement dit, il ne faut pas se leurrer, ni tomber dans l'angélisme: ce serait très bien de pouvoir aider les populations qui souffrent, et si on peut le faire on doit le faire; mais il y a des limites à tout, y compris à la générosité: il faut cesser de croire et de faire croire qu'on peut et qu'on pourra aider, toujours et partout, tous ceux qui souffrent: c'est dur à dire mais c'est malheureusement ainsi; on n'a, par exemple, jamais rien fait pendant les 50 ans de bolchevisme pour les populations exterminées par le communisme en Russie; ni pour celles de "derrière le rideau de fer" abandonnées aux monstres sanglants que furent Ceaucescu et les complices de "l'ordre communiste" (!)...Ne faut-il pas cesser de faire de l'humanitaire une gesticulation qui remplace la vraie politique: une vraie politique qui consisterait d'abord dans une claire vision des choses, une pleine compréhension des problèmes; qui consisterait à poser les vraies questions, à lancer les vraies accusations, à nommer les vrais responsables: on quitterait le domaine des mots et des mondanités "bernard-henry-lévyennes" mais on y gagnerait en courage vrai, en efficacité tangible, en action concrète; on retrouverait la politique au sens fort et vrai; on "agirait" enfin, au lieu de palabrer sans fin, et sans intérêt.....

  • Quia nominor leo...!

              Georges Bush est venu en Albanie tenir des propos surprenants et incorrects, et pour tout dire dangereux et condamnables: comme un trublion mal élevé et sans aucune retenue, il a appelé les Albanais a déclarer tout de suite l'indépendance du Kosovo, sans tenir compte de l'opposition de la Russie! Pour qui se prend-il, et de quel droit agit-il ainsi ? Il n'est pas président de l'Europe, et que dirait-il si un président d'un pays d'Europe allait au Vénézuela, en Bolivie (ou n'importe quel autre pays d'Amérique...) pour appuyer Chavez ou Morales ? Approuver leur politique et dire à ces pays ce qu'ils doivent faire ?

              On peut constater avec un peu d'amusement qu'il vient d'inventer une sorte de "doctrine Monroe à l'envers", au moins en ce qui concerne deux points de cette doctrine: on sait qu'en 1823 James Monroe, président des États-Unis, formula un ensemble de principes de politique étrangère, déclarant entre autre que toute tentative des puissances européennes pour étendre leur influence sur le continent américain serait regardé par les États-Unis comme une menace pour leur sécurité et pour la paix; et que les États-Unis n'interviendraient pas dans les guerres opposant des États européens. Monsieur Bush re-écrit en quelque sorte deux articles de cette doctrine: il fait chez les autres, en l'occurence en Europe, ce qu'il ne veut pas qu'on fasse chez lui, en Amérique; et surtout, ce qui est beaucoup plus grave, il prend parti dans une affaire inter-européenne, et ce d'une façon guerrière et belliqueuse; en va-t-en guerre dangereux, en apprenti-sorcier qui joue les boutefeu, il pousse les Albanais à un acte propre à embraser de nouveau la poudrière des Balkans: il est stupide ou il le fait exprès ? 

              On voit les résultats calamiteux de la "politique" (!) menée par Bush en Irak (mais en est-ce une ?...): il semble que l'expérience ne lui profite pas !....Pour en revenir à ses déclarations tonitruantes et déplacées de Tirana, il est allé jusqu'à affirmer: "Nous allons travailler avec les diplomates russes et européens pour trouver une solution. Et, si cela n'arrive pas, alors nous dirons: Ca suffit ! L e Kosovo doit être indépendant." C'est la raison du plus fort à l'état pur (que les Romains traduisaient par cette expression "quia nominor leo"). Avec un cynisme et une mauvaise foi renversantes, Georges Bush condescend à concéder qu'il veut bien discuter, mais en annonçant tout de même que le résultat des discussions est connu d'avance ! A quoi sert-il donc de discuter ? 

              A Guantanamo, il a institué une zone de "non-droit" unique au monde, se moquant éperdument des protestations nationales et internationales: et nul ne peut rien faire à propos de cette base états-unienne, située dans la zone d'influence géographique directe des USA. Mais ici, en Europe, nous devons et nous pouvons faire en sorte que ne se reproduise plus jamais l'aberration qu'a constitué cette visite et les déclarations auxquelles elle a donné lieu: plutôt que de s'enliser dans des pratiques technocratiques, ou des discussions aberrantes avec la Turquie, au boulot, messieurs les "politiques" !...

  • Un Michaël Moore inattendu...

              Sur Canal Plus, le 22 Mai dernier, à l'occasion du Festival de Cannes, le réalisateur Michaël Moore s'est tout d'un coup lancé dans un touchant éloge de la France et des Français:

              "...Avant la guerre d'Irak les Français ont fait ce qu'un meilleur ami essaye toujours de faire...; seul votre meilleur ami peut faire ça...; votre meilleur ami, c'est celui qui vous dit la vérité, la vérité sur vous même; et les Français ont essayé de nous dire que c'était une erreur d'aller en Irak; et nous n'avons pas écouté les conseils de notre meilleur ami, et voilà le résultat; et moi je crois que beaucoup d'Américains aujourd'hui sont quand même reconnaissants aux Français d'avoir eu le courage de leur dire: "ne faites pas ça, c'est une erreur; n'allez pas en Irak !".

              Et aussi: "...Les Français sont nos meilleurs amis depuis la création de notre pays; nous n'aurions pas gagné notre Guerre d'Indépendance sans les Français...".

              Même s'il n'a pas cité nommément Louis XVI, l'hommage est rendu, et c'est l'essentiel... 

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  • Turquie: dire enfin "Non"!...

              e5ed716757d936032a5fbdb6c4ac37c3.jpgQu'on arrête de tergiverser et de tourner autour du pot: que l'on dise "Non" une bonne fois pour toutes à la Turquie et que l'on clôture des négociations qui n'auraient jamais dûes être ouvertes. On connaît les raisons nombreuses des tenants du Non (dont nous sommes); nous ne rappellerons que les trois principales: la première est de simple bon sens; aucune personne raisonnable ne peut sérieusement avancer que l'Europe a une frontière commune avec la Syrie, l'Irak, l'Iran et l'Azerbaïdjan: à trop dire n'importe quoi, a proposer des choses qui heurtent le bon sens le plus élémentaire, on n'est plus crédible, on se coupe des gens, et c'est ce qui est arrivé aux autorités européennes, et c'est ce qui a motivé pour une bonne part les "Non" français et néerlandais au projet de Constitution.

              La deuxième raison est plus politique: contre toute évidence, les turcs nient le génocide arménien, qui est un fait historique avéré, une certitude bien établie. Imagine-t-on que la réconciliation franco-allemande (mais aussi celle de l'Allemagne avec tous les autres peuples européens) aurait pu se faire si les allemands n'avaient pas reconnu la monstruosité de la faute commise, et s'ils ne l'avaient pas clairement regretté et formellement rejetée? La réponse est non, bien sûr; à des allemands qui diraient: "non, il ne s'est rien passé!" et qui, plus grave encore, (mais c'est ce qui se passe en Turquie!) mettraient en prison celles et ceux qui évoqueraient les camps de concentration et la Shoah; à ces allemands-là on refuserait même de parler. Or on prétend négocier avec les turcs, qui nient le génocide qu'ils ont perpétré et qui emprisonnent celles et ceux qui le dénoncent: on croit rêver! La troisième raison est la plus profonde, selon nous: il suffit de voir ce qui s'est passé en Turquie sur le long terme; sans polémiquer, sans faire de doctes et longs discours, uniquement en observant les réalités; en s'abstenant même de juger: 1°) 1453 (conquête de Constantinople): IOO% de chrétiens dans la ville; 2°) 2007: moins de 1%! les derniers des mohicans, la réserve d'Indiens pour les touristes, et pour faire croire aux naïfs (de ceux que Lénine appelait les "idiots utiles") que l'on est libre en Turquie!...

               La simple juxtaposition de ces deux chiffres montre bien la conception qu'ont les turcs de la "vie ensemble", de la "politique" au sens premier; là où ils passent, tout le reste disparaît, il ne reste plus qu'eux, et leur terrifiante uniformité, partout! c'est cela que veulent ceux qui se font les chantres de la "diversité"? mais où est la diversité en Turquie? les turcs ont réussi leur "purification ethnique" là où les nazis ont heureusement raté la leur; et aujourd'hui leur pays, aussi monolithique, est autre que peu crédible, il est tout simplement effrayant! Si c'est à un "modèle" (!) pareil qu'on veut nous marier, merci bien! En fait, les relations internationales marchent aussi, en partie, à la confiance, à l'affectif; quand nous voyons ce qu'on fait les turcs dans le pays qu'ils ont pris aux Grecs, c'est simple: nous n'avons pas confiance! mais alors pas du tout!..... 

  • La Chine est-elle notre ennemi ? par Antoine de Lacoste

    Les Chinois n’ont finalement pas que des défauts. Ils ont en tout cas une grande qualité : ils aiment le cognac. Cette appellation, célèbre dans le monde entier depuis des siècles, n’est plus beaucoup prisée dans notre pays. Les Français boivent moins mais pas mieux. Des breuvages étranges venus d’ailleurs supplantent progressivement nos gloires nationales, nos bons vins et nos grands digestifs.

    SAUVER LE COGNAC

    L’hygiénisme militant est solidement installé (quand serons-nous libérés de l’insupportable « à consommer avec modération » infligé par la loi Evin ?) et mène avec succès une offensive générale contre l’alcool. Sauf la bière que notre président consomme volontiers lors de ses sorties hors protocole. Il est certain que les boissons énergisantes, les faux jus de fruits chimiques et le coca-cola sont bien meilleurs pour la santé que les fruits de la vigne cultivés depuis des millénaires (environ -3000 avant Jésus-Christ pour le premier vin produit en Géorgie).

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