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Documents pour servir à illustrer une histoire de l'URP (37)

(Documents pour servir à illustrer une histoire de l'URP : contribution, commentaires, informations, renseignements, prêt de photos etc... bienvenus; retrouvez l'ensemble de ces documents dans notre Catégorie : Documents pour servir à illustrer une histoire de l'URP)

 

37 : 1965, Marseille : Congrès annuel de l'URP, au Cercle de France, 9 rue Saint Suffren...

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En racontant notre illustre "bagarre de la salle Mazenod" (Documents 14, 15 et 16) j'ai rapidement évoqué les trois locaux successifs que notre groupe a connus, celui du 9 rue Saint-Suffren étant le premier en date, et le lieu où s'est déroulé le Congrès dont on voit, ici, deux photos, tirées du Méridional-La France. J'ai aussi évoqué la façon toute bête dont nous l'avions perdu...

La grande salle de ce beau local, que nous utilisions tous les jours, se trouvait au deuxième étage, et donnait sur la Place Castellane. Mais on entrait dans l'immeuble par une ruelle assez minable, il faut bien le dire, située à l'arrière, dans la très moche rue Saint-Suffren (d'autres détails sur ce local dans notre livraison 14...)

En plus de cette salle, nous disposions d'un autre belle salle, au premier, qui possédait son bar et toute l'installation nécessaire pour l'organisation de repas, buffets ou occasions de ce genre; ou, aussi, pour des Cercles d'étude et/ou des conférences. Une structure légale, baptisée "Cercle de France" permettait de gérer tout cela...

Ce n'est pas sur la première (et plus grande) de ces deux photos que je voudrais m'étendre, en apportant mon grain de sel, mais sur la seconde. Des personnalités adultes que l'on voit sur la première, j'ai déjà évoqué plusieurs fois Pierre Chauvet (entre autres, livraison 12) ou Jean Lavoëgie, dit "Lavo", (entre autres dans notre livraison 1)...

Mais j'y retrouve avec plaisir Maître Renard, Jean Toublanc, Maître Grimaldi (qui fut maire de Speloncato, en Corse, de 59 à 71, et qui me parla si souvent de l'île de beauté, "sa" Corse (ce qui me donna l'envie d'y aller, que je ne pus concrétiser que bien plus tard, mais, tout de même, en faisant le tour de l'île en moto, en 73...), Jean de Saporta, sur les "terres" duquel nous fîmes, bien plus tard, après la déchirure de 71, un Camp très réussi, où se place l'affaire de l'assiette de lentilles de Pierre Debray, dont je parlerai bientôt...

On les voit sur la partie haute de la double photo ci dessous (Toublanc est à l'extrême droite, pas entièrement visible, avec son éternelle "bouffarde"... Maître Renard est à sa droite; Chauvet est au centre; Lavo et Maître Grimaldi respectivement sous le "R" et le "a" du titre...

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Cliquez sur la photo pour l'agrandir

 

C'est la partie inférieure de cette double photo que je souhaite "légender", du moins en partie, car plusieurs visages ne sont pas reconnaissables. Je nommerai quatre "jeunes" du premier rang, ce qui permettra de combler un vide et un manque, dans ces "documents", et de parler, au moins une fois, de l'un de mes frères, Jean-Marie...

Au premier plan donc (impossible de "reconnaître" derrière...) vous avez, à l'extrême droite, en train de reprendre son noeud de cravate Alain Bourrit; à sa droite, avec ses lunettes, Christian Mondoloni (dit "Mondo"); encore à droite, et toujours cravaté, votre serviteur, qui a l'air d'écouter bien sagement : la preuve, "il" prend des notes !!! On passe les trois suivants, "in-reconnaissables", et le quatrième, à ma droite, est mon frère Jean-Marie.

C'est lui qui, avec l'un de ses camarades de classe, m'emmena, un beau soir, en bas de la rue, à peine à cent mètres de notre maison de famille, au local du 9 rue Saint-Suffren. Et c'est donc avec lui que, tous les trois, nous lançâmes - sans savoir, évidemment, ce qui allait arriver par la suite... - le groupe qui devait succéder aux "jeunes", largement plus mondains que militants, que nous trouvâmes, alors, sur place... (1)

Ci dessous, dans le même "Le Méridional", du 11 décembre 1965, notre Banquet des Camelots est relaté; quatre lignes avant la fin de l'article, c'est Jean-Marie qui est appelé "Davin, responsables des Camelots de Marseille"...:

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Pourtant, c'est la première fois que je parle de Jean-Marie, car, finalement, il ne sera resté que peu de temps "au local" : assez vite, une sorte de "jeu de chaises musicales" s'installa, et il fut remplacé par un autre de mes frères, Jacques. Lequel, avant de venir, était - avec mon frère Philippe - membre actif de la FEN d'alors (Fédération des Étudiants nationalistes). C'était, à l'époque, la mouvance qui donnera le "GRECE" et où le Alain de Benoist de l'époque (fort différent de ce qu'il est devenu aujourd'hui) était en quelque sorte le maître à penser de ce mouvement. Et ce mouvement était bien plus actif et nombreux que nous, au départ, au moment où nous commençâmes notre aventure.

Ensuite les choses changèrent, et en notre faveur... 

Mais il me plait et il me paraît juste, devant cette ancienne photo, de nommer, ici, mon frère Jean-Marie, même s'il n'est pas resté très longtemps dans le groupe, et de combler ainsi cette sorte de lacune, en ce qui le concerne et en ce qui concerne les origines de notre groupe marseillais/aixois (puisque nous fûmes nombreux à faire nos études supérieures à Aix, en Droit ou en Lettres, où nous rencontrions nos camarades de la section d'Aix, très active elle aussi, emmenée - entre autres... - par Antoine de Crémiers)...

Voilà comment a commencé, non pas, bien sûr, l'URP, mais notre "groupe jeunes" de l'époque, au sein de notre chère URP : tout de suite, ce furent les affichages, avec la grande quantité de l'affiche que nous trouvâmes sur place :

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Mais aussi la vente d'Aspects et d'AFU (qui devait devenir la NAF, après la déchirure...)

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(Aspect, numéro du 22 avril 65)

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Nous vendions deux fois par semaine, essentiellement Place Castellane et Place de Rome, les mercredi et samedi après-midi; et les dimanches matin, aux sorties d'une dizaine d'églises de l'hyper-centre.

Pour ce qui est des tracts, nous nous y sommes mis, d'une façon régulière et intense un peu plus tard, et mon frère Jacques nous a fait profiter de son expérience acquise à la FEN (qui était, comme je l'ai dit plus haut, en avance sur nous à l'époque). Par exemple, nous fîmes souvent des tracts illustrés, au moyen de "stencils électroniques", notamment celui-ci, qui mit en fureur les gauchistes et fut cause de leur agression de notre réunion de la salle Mazenod (que j'ai racontée dans livraisons 14, 15 et 16) :

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Pour obtenir ce "stencil électronique", il fallait porter la maquette chez un professionnel et attendre trois jours pour le récupérer : lorsqu'on raconte cela aux jeunes militants d'aujourd'hui, évidemment, pour eux c'est la Préhistoire, l'âge des cavernes... et pourtant, pour nous, à l'époque, c'était... ultra-moderne ! Pour mémoire, le dernier que je suis allé porter puis retirer nous a coûté 30 francs !...

J'ai appelé toute cette période la "première période de notre groupe jeunes" et elle dura un peu plus de dix ans, ne s'arrêtant qu'en 75 : cette année-là, après Jean-Marie, ce fut Jacques qui quitta notre groupe militant pour aller faire l'essentiel de sa carrière à l'étranger. Titulaires du CAPES tous les deux, nous fûmes nommés lui à Longwy et moi à Beauvais. Ni mon frère ni ma belle-soeur ne supportèrent le climat ni le lieu et mon frère, se mit à penser - sans doute naïvement - que l'Agrégation lui permettrait d'obtenir un poste plus proche de Marseille. Il la prépara donc très sérieusement, réussit son écrit à Aix et me demanda de l'accompagner à Paris pour qu'il y prépare son oral déchargé de tout souci "d'intendance". J'acceptai, nous passâmes un mois de juillet fort agréable au demeurant (assistance au Défilé du 14, s'il vous plaît...), lui à bûcher comme un fou, moi m'occupant du "détail". Malheureusement, le sort lui fut contraire, et après son échec il ne voulut pas retourner à Longwy...

Moi, je partis pour l'armée, à l'École de Saumur puis au Régiment, rencontrer le Lieutenant Wallaert, et ensuite à Beauvais, mais je pouvais au moins rentrer chez moi, et "au local", à chaque vacances, les fins de semaine lorsque un évènement familial l'imposait, et bien sûr, à chaque Rassemblement...

Voilà comment, d'un frère à l'autre, je me remémore cette dizaine d'années, passées d'abord rue Saint-Suffren puis rue Dieudé (où nous vécûmes "Mai 68") et enfin rue Pavillon...

 

François Davin

 

(1) : Heureusement qu'il y avait Chauvet et Lavo, et un groupe d'anciens comme Louis Ducret, le trésorier (dont je parlerai bientôt, pour dire ce qu'il m'a raconté de la manif du 6 février à Marseille), André Joannon (qui sera trésorier après Ducret), Albert Motte et plusieurs autres...

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