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Philippe de Villiers : « On est devenu un peuple légume ».

La Cour de cassation a rendu un arrêt rendant illégal l’apposition d’un autocollant sur les plaques minéralogiques, même s’il ne recouvre aucun numéro. La vignette aux couleurs du drapeau vendéen collée sur les plaques est donc désormais interdite. Réaction de Philippe de Villiers au micro de Boulevard Voltaire.

https://soundcloud.com/bvoltaire/philippe-de-villiers-7

La Cour de cassation a jugé qu’il était illégal d’apposer des auto-collants sur les plaques minéralogiques. Il est donc illégal d’afficher un cœur vendéen sur sa plaque d’immatriculation. On vous imagine choqué par cette décision.

C’est moi qui ai suggéré à tous les Vendéens par la géographie ou par l’esprit de coller le logo de la Vendée. À l’époque, madame Alliot-Marie ministre de l’Intérieur avait décidé de supprimer sous la pression de la Commission européenne, les plaques minéralogiques des départements. Cela n’a pas posé de problème. Et tout à coup, la Cour de cassation, la plus haute instance de la justice française en a décidé autrement. Cela suscite de ma part des observations. On supprime un symbole qui vient du plus haut Moyen-âge. On trouvait déjà au Moyen-âge le double cœur surmonté de la couronne et de la croix. Sous nos yeux, on a une méthode qui nous rappelle les régimes totalitaires. On supprime toute la partie sous-jacente de ce qui fait le mystère de notre pays, la partie symbolique, la partie allégorique, la partie métaphorique. Cela va plus loin. Il se trouve que ce symbole c’est le double cœur, c’est le sacré cœur, c’est le petit morceau de flanelle que portaient épinglé sur le cœur les Vendéens en 1793. C’est une manière de revisiter l’Histoire et d’anéantir tous les efforts récents qui ont été faits pour réhabiliter une province qui a beaucoup souffert de la révolution et des colonnes infernales.

Finalement, la justice fait abstraction des traditions.

La justice vit dans l’instant comme monsieur Macron et les géants du numérique. Derrière le goût de l’instant, on a une justice très efficace. Au moment où elle nous demande de libérer les terroristes, on nous impose l’état de droit. L’état de droit consiste à bloquer toute décision qui ne plaît pas au politiquement correct. En même temps, l’état de droit permet d’installer chez nous une autre civilisation qui n’est pas la nôtre. Tout cela est concerté. Naturellement, tout le monde s’écrase comme d’habitude.

En 2008, on voulait enlever les numéros des départements des plaques minéralogiques. Cela n’est pas seulement la volonté de rayer l’appartenance à un département…

Si vous me poussez un peu plus loin, je vais y aller ! La couronne et la croix, c’est tout. Toute référence à la chrétienté en France et en Europe : c’est l’éradication systématique. On est très pour ce monde qui arrive sur nous. On est devenu un peuple légume remplaçable et interchangeable, des nomades.

 

Philippe de Villiers

Ancien préfet, créateur du parc d’attractions du Puy du Fou, ancien président du conseil général de la Vendée (1988 - 2010), fondateur du Mouvement pour la France

Commentaires

  • Je partage l'émotion ressentie et exprimée par Philippe de Villiers devant la décision de la Cour de Cassation déclarant illégale d'apposer la vignette aux couleurs du drapeau vendéen sur le côté droit des plaques d'immatriculation des véhicules. Dura lex sed lex. Cependant, on peut se consoler d'une décision sans coeur d'une république qui n'en a pas s'agissant d'un symbole séculaire d'une partie de la France qui se souvient de son passé, en se disant qu'autoriser l'apposition de vignette symbolique sur les plaques d'immatriculation pourrait donner des idées à certains qui n'ont que faire de la France éternelle et trouveraient là un moyen de revendiquer des identités toute autre dans le but de choquer et revendiquer une visibilité de nature à exaspérer d'autres groupes. Il n'est pas nécessaire d'être plus précis, je pense, dans une époque où certaines minorités bruyantes ne reculent devant rien ou presque pour clamer ses soi-disant droits à ne pas être discriminées.

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