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Les Vendéens vont devoir retirer les coeurs rouge et blanc de leurs plaques d'immatriculations, par Marc Bertrand.

Quelques plaques de Vendéens fiers de leurs coeurs... qu'ils vont devoir décoller ! © Radio France - Marc Bertrand 

La Cour de cassation, dans un arrêt rendu mi-décembre, estime illégal d'apposer quelque autocollant que ce soit sur nos plaques minéralogiques, même s'ils ne recouvrent aucun numéro. En Vendée, la vignette aux couleurs du drapeau vendéen collée à la plaque est une tradition très respectée. 

L'autocollant avec le cœur vendéen sur les plaques d’immatriculation des voitures pour masquer le logo de la région, c’est fini. La Cour de cassation a jugé illégal, dans un arrêt rendu en décembre, de coller n'importe quel vignette sur nos plaques minéralogiques, sous peine de 135 euros d'amende, en cassant le jugement d'une cour d'appel. Jusqu'ici, c'était toléré, si l'autocollant ne masquait pas le numéro TPPR, le numéro d'agrément marqué en petit sous le numéro du département dans le coin droit de la plaque.

Le cœur vendéen, "une fierté" 

En Vendée, comme en Corse ou chez les Catalans, ça fait partie de la culture locale. On croise partout l'autocollant rouge et blanc, avec les deux coeurs surmontés par la couronne et la croix : "C'est une fierté", s'exclame Lucie, une Challandaise, sur le parking du Leclerc : "Je suis Vendéen, je ne renie pas ma patrie", ajoute fièrement son compagnon. 

On a mis l'autocollant quand on s'est installés, parce qu'un voisin nous a dit qu'on avait vandalisé sa voiture parce qu'il n'avait pas le 85

Et pas question d'avoir le logo Pays de la Loire de la plaque officielle du département 85. Son cœur vendéen, Jean-Claude y tient : "Je ne l'enlèverai pas", assure-t-il, "ils sont malades", avant d'ajouter : "Je pense que ça va faire râler. Surtout Fifi, là-bas au Puy du Fou. Il ne va pas aimer du tout, je me souviens qu'il avait râlé quand ils ont voulu enlever le numéro des départements". Une référence à Philippe de Villiers qui, en 2008 alors qu'il était président du département, il avait qualifié de "foutage de gueule" le projet de supprimer le numéro du département des plaques minéralogiques.

Les "Parisiens" amateurs de vignettes

Mais plus royaliste que le roi, il y a les "étrangers", ces Parisiens, ces Marseillais, venus s'installer en Vendée, comme Louis : "On a mis l'autocollant quand on s'est installés, parce qu'un voisin nous a dit qu'on avait vandalisé sa voiture parce qu'il n'avait pas le 85". Au garagiste du coin, pile sur la route pour aller vers Noirmoutiers, Vincent a vendu des centaines de cœurs vendéens au tout début du premier confinement : "Beaucoup de gens venus de grandes villes, qui avaient peur qu'on leur casse un rétroviseur. En tout cas, c'est l'image qu'ils s'en font !" 

Au fait, pourquoi cette décision de la Cour de cassation ? La justice avait été saisie par un fabricant de plaques qui contestait l'activité de fabricants de logos autocollants. Il s'agit d'une concurrence déloyale, disait-il, puisque ces autocollants ne respectent pas la réglementation. Et qu'ils évitent d'avoir à payer une nouvelle plaque pour changer son numéro de département, ce qui coûte une quarantaine d'euros. La Cour de cassation leur a donné raison. Et désormais, au contrôle technique, certains garagistes enlèvent systématiquement les autocollants. 

Source : https://www.francebleu.fr/

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