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Deux brèves réflexions sur ses enferrements successifs, à la suite d'une enième déclaration d’Eric Besson…

            Ce pauvre Besson, il est comme quelqu'un pris dans des sables mouvants: plus il remue, et plus ils s'enfonce. A partir de son élucubration première (le peuple français n'existe pas, il n'y a qu'un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble !...) il ne cesse de s'enferrer à chaque fois un peu plus, au rythme de ses explications de texte aussi confuses et emberlificotées que répétées et incessantes.

            On pourrait en dire, des choses, sur cette succession de propos surprenants en cascade: nous avons déjà publié le Pdf Contre les idéologies, les faits. En réponse aux élucubrations d'Eric Besson et d'autres officiels du Système... que vous pouvez consulter dans la rubrique PDF à télécharger, mais que nous remettons ici pour les trop pressés ou les trop impatients: En réponse aux élucubrations d'Eric Besson et d'autres officiels du...

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Diogène cherchait un homme;
Soubise, après Rossbach, son armée:
Besson chercherait-il le Nord ?...

            On s'en tiendra juste, aujourd'hui, à deux courts commentaires sur l'une "des dernières fois" du ministre: c'était chez Demorand, sur France inter, et Besson a cru finaud de déclarer:

            "...Je pense que tous nos concitoyens et notamment les plus jeunes d'entre eux, doivent comprendre et connaître les paroles de la Marseillaise et notamment pour une raison qui ne vous a pas échappée, c'est que la formule, la phrase « qu'un sang impur abreuve nos sillons » en 2010, elle n'a rien d'évident. Qu'est-ce qu'il faut expliquer ? Que le sang impur ce n'est pas le sang des étrangers, c'est historiquement le sang de ceux qui voulaient abattre la Révolution française, le sang de ceux qui voulaient mettre fin à notre République. Donc c'est ça qu'il faut expliquer." 

            A qui Besson fera-t-il croire qu'il n'y avait aucun mépris, aucune haine pour les étrangers -et surtout les Autrichiens- chez les Révolutionnaires ? Ceux-ci, en plus d'être des idéologues secs et froids, raisonnaient au passé prolongé, et vivaient encore sous la lancée de la guerre de presque deux siècles entre la Maison de France et la Maison d'Autriche -à bien des égards une véritable guerre civile européenne- guerre à laquelle avait heureusement mis fin le renversement des alliances, oeuvre grandiose voulue par Louis XV. Dans cette affaire, la monarchie était progressiste, une bonne part de l'opinion et les révolutionnaires furent conservateurs et passéistes! La haine de l'Autriche, centrée sur l'Autrichienne, était bel et bien réelle, et tourna bel et bien à l'hystérie collective....jusqu'à ce que Napoléon, pourtant héritier, continuateur et sabrede la Révolution donne tort aux Révolutionnaires, et raison à Louis XV, en épousant à son tour... une Autrichienne, 17 ans après que l'on ait haineusement assassiné Marie-Antoinette !

            Voilà pour l'aspect historique des choses -si l'on peut dire...

            Par contre, il y a autre chose dans cette déclarataion surprenante, et, là, Besson a raison. Dans sa folie meurtrière -nous parlions d'hystérie à l'instant, débouchant sur la xénophobie...- il reconnaît bien, de facto, que la Révolution hait tous azimuts: à l'extérieur aussi bien qu'à l'intérieur. C'est cela, en réalité, qu'il faut "expliquer", pour reprendre les propos du ministre (même quand il se trompe) : la Révolution hait jusqu'à decréter impur son ennemi. Ennemi extérieur (l'Autriche), ennemi intérieur (tout le monde). Car l'hystérie se double de la paranoïa: la meilleure preuve en est que les Révolutionnaires ont fini très rapidement par s'exterminer eux-mêmes.

             Ni Dieu ni maître ?-commentait Thibon-: vous aurez toujours des maîtres, mais ce seront des maîtres sans Dieu, qui ne se reconnaissent aucun supérieur, qui sont eux-même la mesure de toute chose, auprès desquels ne se trouve aucune pitié, aucun pardon....

            Et de citer cette passage de la correspondance de Frédéric II à Voltaire, que nous avons repris plusieurs fois: « Nous avons connu le fanatisme de la foi. Peut-être connaîtrons-nous, mon cher Voltaire, le fanatisme de la raison, et ce sera bien pire »

             On le voit, il y a beaucoup à expliquer, en effet, monsieur Besson.....

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