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Les Tamouls (et les autres...) ont-ils quelque chose à exiger de la France ? La réponse est Non

            Petit retour en arrière sur quelque chose qui s'est passé, fin mai, à Paris, et qui mérite qu'on s'y arrête quelques instants...

            Plusieurs milliers de membres de la communauté tamoule de France se sont rassemblés pour signifier qu'ils ne "renonceraient pas" à leur autonomie au Sri Lanka malgré la défaite de la rébellion des Tigres face l'armée sri-lankaise après 30 ans de guerre civile.

 

            "Tant qu'il n'y aura pas de reconnaissance du peuple tamoul, nous continuerons, nous ne renoncerons pas", a déclaré à l'AFP Mahinthan Swasubramanian, le président de l'organisation des jeunes Tamouls de France, co-organisatrice de la manifestation.

 

TAMOUL A PARIS 1.jpg

            "Aidez-nous !", disaient des pancartes portant les photographies du président Nicolas Sarkozy, de la chancelière Angela Merkel ou du président américain Barack Obama. "L'UE a aidé le Kosovo, pourquoi pas Tamil Eelam ?" (Eelam tamoul, le territoire revendiqué par la rébellion au sein du Sri Lanka), demandait une pancarte brandie par les manifestants. "Nous voulons que la France, l'Union européenne, forcent l'Etat sri-lankais à reconnaître une autonomie aux Tamouls", a déclaré M. Swasubramanian. "On s'engage bien dans ce type de situations au Moyen-Orient, pourquoi pas au Sri Lanka ?", a-t-il ajouté, estimant que la Grande-Bretagne, "en tant qu'ancien colonisateur, avait un rôle particulier à jouer".

           De leur point de vue, ces manifestants ont parfaitement le droit de défendre leur opinion. Mais du nôtre, nous avons parfaitement le droit de souhaiter, et même d'exiger, que nos rues ne servent pas de champs clos où se règleraient tous les conflits de l'univers. Que ces personnes pensent ce qu'il leur plaît de la situation au Sri Lanka, c'est leur affaire, c'est leur problème, mais ce n'est pas forcément le nôtre, et elles n'ont pas à "vouloir" que la France "force" le Sri Lanka à ceci ou cela; pour qui se prennent-elles ? Et où se croient-elles ?...

            Le Pays Légal tolère depuis trop longtemps ce qui devient maintenant une habitude, mais dangereuse et pernicieuse, à savoir que n'importe quel groupe de n'importe quel pays se permet d'importer chez nous les querelles de sa terre d'origine, en cherchant éventuellement à vider lesdites querelles dans nos rues. Ne voit-on pas régulièrement de jeunes pro palestiniens s'en prendre à de jeunes pro israéliens, et réciproquement, aux cris de "Palestine vivra !" ou "Israël vaincra !". Si les uns et les autres ont tant à coeur le sort de la Palestine ou celui d'Israël, que ne partent-ils là-bas, règler leur(s) différend(s) sur le terrain, les armes à la main ? Cette fois, ce sont des Tamouls qui viennent exiger que la France "force" le Sri Lanka : et puis qui, après ? et puis quoi, encore ?...

             La France -qui, on devrait le rappeler à ces manifestants, n'a de toutes façons aucune juridiction au-delà de ses frontières...- a plus urgent à faire que de s'occuper de la terre entière, tâche dont elle n'a du reste absolument pas les moyens. Surtout lorsqu'il s'agit, en l'occurrence, de pays comme le Sri Lanka avec lesquels elle n'a jamais eu de liens particuliers d'aucune sorte durant son histoire...

             Il serait bon que les autorités le rappellent à ceux qui ont un peu trop tendance à l'oublier, transformant nos rue en champs clos de leurs querelles, qui ne sont pas les nôtres...

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